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Le journaliste et ancien secrétaire général du Synpics, Bamba Kassé, dénonce les arrestations de Maïmouna Ndour Faye et Babacar Fall. Dans une réaction virulente, il s’interroge sur le sens de ces mesures, au moment où le Sénégal accueille le Salon international des médias.

Les interpellations de Maïmouna Ndour Faye, directrice de 7TV, et de Babacar Fall, directeur de la rédaction de la RFM, continuent de susciter indignation et incompréhension dans le monde médiatique.

Le journaliste Bamba Kassé, ancien secrétaire général du Synpics, a réagi avec fermeté, estimant que les arrestations des deux journalistes constituent une dérive grave et injustifiable au regard de la mission fondamentale de la presse.

« Sauf s’il s’agit d’un terroriste poseur de bombes, d’un déserteur de l’armée nationale, d’un irrédentiste proclamé ou d’un attiseur reconnu de la haine et promoteur de la violence, le journaliste ne doit se poser qu’une question : le public a-t-il intérêt à écouter, regarder ou lire ? »

Selon lui, le fait d’interviewer une personne recherchée ne constitue pas une infraction, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’un échange à distance.

« Un individu recherché, fût-il classé “fugitif”, n’a pas moins de droit d’être interviewé qu’un ancien condamné pour meurtre », soutient Bamba Kassé, rappelant que le droit à l’information prime tant qu’il n’y a pas incitation à la violence ou menace à la sécurité nationale.

Il balaie également d’un revers de main la notion de “recel” évoquée par certains pour justifier les interpellations : « La question du fameux recel n’a aucune pertinence. Khalifa Diakhaté aurait pu être poursuivi pour cela, puisqu’il avait réussi à “localiser” Boy Djiné alors que nos forces de défense et de sécurité peinaient à le trouver. »

Le journaliste pose enfin une question cruciale sur la crédibilité internationale du pays :

« Qu’en sera-t-il lorsque le fugitif accordera une interview à des médias internationaux ? Va-t-on couper leur signal ? Le ferait-on, quel intérêt cela aura-t-il dans ce monde interconnecté où même la coupure d’internet n’empêche pas la circulation de l’information ? »

Et de conclure, dans une formule devenue virale : « Libérez Maïmouna et Babacar. Thiakhaane bakhoul. »

Une sortie cinglante, alors même que le Sénégal abrite le Salon international des médias en présence de journalistes étrangers et que le FMI est en mission à Dakar, un contexte que Bamba Kassé juge révélateur d’une contradiction inquiétante entre le discours officiel et les pratiques.