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Cette rencontre de trois jours intervient dans un contexte délicat. Le Mali, le Niger et le Burkina Faso, trois pays sahéliens frappés de plein fouet par l’insécurité, ont quitté officiellement l’organisation, dénonçant son inefficacité face aux groupes jihadistes et l’accusant de collusion avec des puissances étrangères, notamment la France.

Malgré ces tensions, la Cedeao entend accélérer la mise en œuvre effective de sa Force en attente. Après avoir validé un cadre de formation en juillet 2025, l’organisation se penche désormais sur les aspects financiers : options de mobilisation de ressources, mécanismes de prélèvement communautaire et stratégies de recouvrement des contributions impayées sont au cœur des discussions, conformément aux directives du 67ᵉ sommet des chefs d’État tenu en juin.

Une réponse collective face à des menaces partagées

Considérée comme une réponse régionale aux défis sécuritaires, la Force en attente est conçue pour répondre aux attaques terroristes, aux crises politiques et aux changements anticonstitutionnels de pouvoir. Le président nigérian Bola Ahmed Tinubu a rappelé l’urgence de son opérationnalisation : « La Force en attente de la Cédéao doit passer du concept à la réalité opérationnelle dès maintenant ».

La réunion d’Abuja s’inscrit dans la continuité des orientations du Comité des chefs d’état-major (CCDS), qui avait, dès août 2024, appelé à une coopération accrue en matière de renseignement et à une coordination militaire renforcée.

La Cedeao a déjà validé l’envoi de 1 200 soldats en Sierra Leone et fixé un objectif ambitieux de 5 000 hommes pour la Force en attente, dont 1 650 dans une brigade antiterroriste prioritaire. Par ailleurs, le programme de formation adopté inclut des modules sur les droits humains, l’égalité de genre et la prévention des conflits, avec le soutien de partenaires comme l’Union européenne, la France, l’Allemagne ou encore l’Espagne.

En misant sur une approche combinant formation spécialisée et financement durable, la Cedeao cherche à doter la région d’une force capable de répondre rapidement aux crises, dans un contexte marqué par de récentes attaques au Bénin, au Nigéria et au Togo.

Cette dynamique s’inscrit dans la Vision 2050 de l’organisation, qui ambitionne une Afrique de l’Ouest intégrée, pacifique et résiliente.

Avec APA