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Dans une note officielle adressée à ses membres, le SAES-UGB dénonce l’irruption, survenue la veille, de personnes se réclamant de la Coordination des étudiants de Saint-Louis (CESL) dans une salle d’examen. Ces individus auraient interrompu les épreuves de Mécanique des fluides et d’Automatique, avant d’emporter les sujets, les copies d’examen et les brouillons.

Le syndicat qualifie cet acte d’« extrême gravité », estimant qu’il constitue une violation manifeste de l’article 20 de la loi n°94-79 du 24 novembre 1994, qui protège les franchises et libertés universitaires. Cette disposition garantit notamment le droit des étudiants à suivre librement les activités pédagogiques, tout en interdisant tout recours à la violence ou à l’intimidation au sein des établissements.

Le SAES-UGB considère ces actions comme « intolérables » et contraires aux principes fondamentaux de la vie universitaire. Il rappelle que la sécurité des enseignants, des étudiants et du personnel administratif relève entièrement des autorités universitaires.

Grève, exigences et conditions de reprise

La grève, qui concerne toutes les activités pédagogiques et administratives, restera en vigueur jusqu’à l’identification formelle de tous les auteurs de l’irruption, dont certains auraient déjà été reconnus.

Le SAES exige par ailleurs : l’ouverture immédiate de procédures disciplinaires contre les responsables ; la saisine des juridictions compétentes pour d’éventuelles poursuites pénales et des garanties claires et fermes de la part des autorités universitaires concernant la protection effective des libertés académiques.

Cet épisode s’inscrit dans un contexte de tension récurrente à l’UGB, où des différends entre étudiants et administration surgissent régulièrement autour des calendriers pédagogiques et des conditions d’apprentissage. Cette fois, le passage à l’acte dénoncé par le SAES pourrait marquer un tournant dans la gestion de la sécurité universitaire.

Les autorités rectorales n’ont, pour l’heure, pas réagi officiellement à cette annonce de grève. Une réponse rapide est néanmoins attendue pour éviter un enlisement de la situation.