Après le Soudan du Sud, l’Eswatini, petit pays enclavé à l’intérieur de l’Afrique du Sud, devient la nouvelle nation à recevoir des migrants condamnés et expulsés des États-Unis. Originaires du Laos, du Vietnam, de Cuba, du Yémen et de la Jamaïque, les cinq hommes sont désormais détenus dans les prisons de cette monarchie d’Afrique australe.
L’administration américaine a affiché la photo et les faits reprochés à ces cinq expulsés sur les réseaux sociaux, n’hésitant pas à les qualifier de « barbares ». Ils ont été condamnés pour différents motifs, allant de viol d’enfant à meurtre selon ces publications, et leurs pays d’origine refuseraient de les accueillir.
Ce sont donc les prisons de l’Eswatini qui les ont reçus cette semaine, la dernière monarchie absolue du continent qui est régulièrement critiquée pour ses violations des droits humains.
On ignore, pour l’instant, la teneur de l’accord passé avec Mbabane et ce que la nation reçoit en échange de cet accueil. Contrairement aux États-Unis, la porte-parole du gouvernement de ce petit pays d’un million d’habitants, Thabile Mdluli, assure que ces cinq hommes sont « en transit » vers leur pays d’origine. Ce dernier serait facilité par l’Organisation internationale pour les migrations. Une affirmation que l’agence des Nations unies a démentie, selon Reuters.
Ces dernières semaines, le président américain tente de faire pression sur les pays africains afin qu’ils acceptent d’accueillir des personnes expulsées des États-Unis. Le sujet a notamment été abordé lors de la visite à Washington de cinq chefs d’État du continent. Le Nigeria, également approché, a déjà affirmé ne pas vouloir céder à cette demande.
Source : RFI

