Le Front pour une Révolution anti-impérialiste populaire et panafricaine (FRAPP) a exprimé, ce dimanche 13 juillet, sa vive indignation après l’arrestation à Dakar de Biram Ould Dah Abeid, figure emblématique de la lutte antiesclavagiste en Mauritanie et opposant politique de premier plan.
Dans un communiqué ferme, le mouvement panafricaniste dénonce une interpellation qui ferait suite à une dénonciation des autorités mauritaniennes, connues selon le FRAPP pour leur « répression systématique » contre les militants des droits humains.
« Biram est l’une des figures les plus persécutées en Mauritanie. Son seul « tort » est d’avoir osé dénoncer l’esclavage, le racisme structurel et le système de domination qui opprime les Haratines et les Noirs », affirme le communiqué.
Installé au Sénégal depuis huit ans, Biram Ould Dah Abeid est perçu par de nombreux mouvements comme une voix incontournable de la résistance face aux injustices sociales en Afrique de l’Ouest.
Appel au respect des droits et à la solidarité panafricaine
Le FRAPP interpelle l’État sénégalais, lui demandant de garantir la sécurité et la liberté de Biram, et de ne pas céder aux pressions politiques en provenance de Nouakchott.
« Le panafricanisme ne peut être celui des arrangements entre États au détriment des peuples. Il doit être celui des peuples en lutte, solidaires dans leur quête de dignité », martèle le FRAPP.
Le mouvement appelle l’ensemble des forces progressistes, partis politiques, syndicats, ONG et citoyens, à se mobiliser contre toute tentative d’extradition ou de mise au silence de l’opposant mauritanien.
Pour le FRAPP, au-delà du sort d’un homme, c’est la crédibilité des idéaux panafricanistes qui est en jeu. La solidarité africaine, affirme-t-il, ne saurait être sélective ni dictée par des considérations diplomatiques, au risque de trahir l’esprit même de justice et d’émancipation qui anime les luttes des peuples.

