Le gouvernement malien a décidé de mettre en vente une partie du stock d’or saisi à la compagnie minière canadienne Barrick Mining, selon des informations relayées par le média Brut. Cette décision marque un nouveau tournant dans le bras de fer qui oppose, depuis plusieurs mois, l’État malien au géant minier autour du complexe de Loulo-Gounkoto, l’un des plus grands gisements aurifères au monde.
Le site, situé dans l’ouest du Mali, est détenu à 80 % par Barrick Mining et à 20 % par l’État malien. Mais les relations entre les deux parties se sont considérablement tendues ces derniers mois. En janvier 2025, les autorités maliennes avaient saisi plus de trois tonnes d’or sur le site, forçant Barrick à suspendre ses opérations et à fermer ses bureaux de Bamako en avril.
Le 17 juin, le tribunal de commerce de Bamako a ordonné la mise sous administration provisoire du complexe pour une durée de six mois. Zoumana Makadji, ancien ministre malien de la Santé, a été nommé pour gérer temporairement le site.
Selon une source citée par l’AFP, la vente d’une partie de l’or saisi vise à relancer l’exploitation, qui est à l’arrêt depuis janvier. Cette mesure soulève cependant des interrogations sur les relations futures entre le Mali et les investisseurs étrangers dans le secteur minier, pilier central de l’économie malienne.

