La République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda ont signé ce vendredi à Washington un accord de paix qualifié d’historique, visant à mettre un terme au conflit meurtrier dans l’est de la RDC. Cette initiative, menée sous la médiation des États-Unis, marque une avancée majeure après plusieurs décennies de tensions.
L’accord a été paraphé par les ministres des Affaires étrangères des deux pays lors d’une cérémonie solennelle présidée par le secrétaire d’État américain Marco Rubio, au département d’État. Une poignée de main entre les deux représentants africains a symbolisé cette percée diplomatique, accueillie avec espoir mais aussi prudence.
« C’est un moment important après trente ans de guerre », a déclaré Marco Rubio, tout en rappelant que « beaucoup reste à faire ».
Le texte prévoit notamment :
- le désengagement des forces armées des deux pays,
- la protection des civils,
- le retour sécurisé des personnes déplacées et réfugiées,
- ainsi que la création d’un mécanisme de suivi pour garantir l’application des engagements.
Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a souligné que l’accord repose sur un engagement « irréversible et vérifiable » à cesser tout soutien aux FDLR et autres groupes armés. Il a toutefois reconnu les incertitudes qui pèsent sur la mise en œuvre, rappelant les échecs passés.
De son côté, la ministre congolaise des Affaires étrangères a insisté sur l’importance de traduire ces engagements en actions concrètes, dans le respect de la justice et de la souveraineté nationale.
Un sommet est prévu fin juillet à la Maison Blanche, en présence des présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame, sur invitation de Donald Trump, dans un nouveau rôle diplomatique.
Cet accord, s’il est effectivement appliqué, pourrait constituer un tournant décisif pour la stabilité régionale des Grands Lacs.

