Le dribbleur génial de l’Argentine s’est offert la Coupe du monde au Qatar dimanche 18 décembre, avec un doublé au passage. Sous les yeux de Zlatan Ibrahimović, ancien pensionnaire du Paris Saint-Germain, Messi, au crépuscule d’une carrière incroyable, a remporté le trophée qui lui manquait, pour sa cinquième participation au Mondial.

Le bruit était assourdissant dans les tribunes du stade Lusail au terme de cette rencontre folle qui avait vu la France revenir à trois reprises de l’enfer, avant de céder aux tirs au but. On avait presque l’impression d’être à La Bombonera (la bonbonnière en français), le stade le plus mythique d’Argentine, d’Amérique du Sud et probablement du monde. Au Qatar, les dieux du foot étaient argentins.

Dans l’histoire du Mondial
À 35 ans, le génie aux sept Ballons d’Or, qui compte notamment à son palmarès quatre Ligues des champions, la Copa América 2021, médaille d’or aux Jeux olympiques de 2008, et dix championnats d’Espagne avec le Barça, pourrait-être désormais l’égal de Maradona aux yeux de ses concitoyens. À Lusail, la « Pulga », a été porté par un public chauffé à blanc, le « meilleur » selon le coach Lionel Scaloni. Le voilà élu meilleur joueur de la Coupe du monde.

En tirant et en réalisant le penalty obtenu par Ángel Di María à la 23e minute, Lionel Messi est entré dans l’histoire du Mondial avec un double record. Le natif de Rosario est devenu le premier joueur de l’histoire à tirer cinq penaltys en une seule édition de la Coupe du monde, et le premier joueur de l’histoire à tirer six penaltys en Coupe du monde (un en 2018, cinq en 2022). En marquant face à la Croatie en demi-finale, le joueur du PSG était devenu le meilleur buteur de l’histoire de l’Argentine au Mondial.

Les larmes de 2014, la joie de 2022
« Évidemment, je voulais finir ma carrière avec cela (…) Mais j’aime le football, j’aime ce que je fais, j’aime être dans l’équipe nationale, être avec ce groupe. Et bien sûr, je veux continuer à vivre encore quelques matches en étant champion du monde », déclare-t-il sur TyC Sports et au micro de télévisions argentines. « S’il veut continuer en 2026, il sera avec nous. Il transmet énormément à ses coéquipiers. Il donne tellement à ses coéquipiers », témoigne le coach Scaloni en conférence de presse.

Le Mondial 2022 a donc consacré un génie, premier joueur à marquer en phase de groupes, huitièmes, quarts, demies et finale d’une même édition de Coupe du Monde. Les larmes de 2014 au Brésil après la défaite en finale face à l’Allemagne ont fait place à un large sourire au moment de soulever le trophée tant attendu. « Je le savais, je l’avais dit à un moment donné, que Dieu allait me le donner, et je ne sais pas pourquoi, j’avais le sentiment que ça allait être cette fois-ci. Et ça me procure une joie immense. »

Cette Coupe du monde au Qatar, atypique et décrié, s’est achevée dans la fièvre de Lusail, aux couleurs bleu ciel, blanche et noire de l’Albiceleste. Et à la gloire de Messi, certainement sous le regard de Diego Maradona, disparu en 2020.

RFI

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