L’Afrique subsaharienne s’impose comme la principale bénéficiaire de la stratégie de mobilisation de capitaux privés du Groupe de la Banque mondiale, indique un communique reçu à notre rédaction.

Au cours de l’exercice 2026, le volume de financements privés mobilisés dans la région a bondi de près de 150 %. Il est passé de 9 milliards de dollars en 2022 à 22 milliards de dollars en 2026. Cette performance représente la plus forte progression relative enregistrée parmi toutes les régions en développement.

L’impact de la Plateforme des garanties s’est fait ressentir dès son lancement en 2024. Cette plateforme centralisée a grandement simplifié l’accès aux outils de couverture des risques. Elle a ainsi permis d’attirer des investisseurs internationaux et régionaux vers des marchés africains traditionnellement jugés complexes.

Par ailleurs, on observe une diversification des sources de capitaux sur le continent. L’investissement en Afrique ne repose plus uniquement sur les grands fonds mondiaux. Les investisseurs régionaux et locaux complètent désormais les apports internationaux pour financer directement le tissu entrepreneurial local.

Enfin, l’institution maintient une priorité sectorielle axée sur l’emploi. Ces ressources privées ciblent en priorité les secteurs à fort impact social. Cela comprend notamment les infrastructures de transport, l’accès à l’énergie, l’agro-industrie et l’industrie manufacturière à valeur ajoutée.

Le défi de l’emploi des jeunes

L’urgence économique en Afrique subsaharienne reste la création d’emplois. Sur les 1,2 milliard de jeunes qui atteindront l’âge de travailler dans le monde d’ici 15 ans, une part majeure se trouve sur le continent africain.

Le secteur privé y génère 9 emplois sur 10. Les 22 milliards de dollars mobilisés servent directement de levier pour transformer le potentiel économique africain en opportunités concrètes pour la jeunesse.