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Par Babou Biram Faye

La Coupe d’Afrique des Nations n’est pas qu’un tournoi de football. Elle est un rituel continental, une respiration populaire, un espace de fierté et de reconnaissance pour des millions d’Africains. Pourtant, depuis quelques années, une question sensible s’impose dans le débat : faut-il organiser la CAN tous les quatre ans, au lieu de tous les deux ans ?
Derrière cette interrogation se cachent deux visions du football africain, incarnées par deux présidents de la CAF : Issa Hayatou, le gardien d’une tradition assumée, et Patrice Motsepe, le promoteur d’une réforme inspirée des standards mondiaux.
La CAN tous les deux ans a longtemps permis à l’Afrique d’exister régulièrement sur la scène internationale, d’offrir une vitrine aux talents locaux et d’affirmer une souveraineté sportive face aux calendriers imposés par l’Europe. La rendre quadriennale pose donc une question fondamentale : moderniser sans se renier est-il encore possible ?
Pour ses défenseurs, une CAN tous les quatre ans serait plus prestigieuse, mieux préparée et plus rentable. Mais, pour ses détracteurs, elle risque de devenir un produit aseptisé, déconnecté de son âme populaire, affaiblissant au passage les petites fédérations et réduisant les moments de communion nationale.
Pour des pays comme le Sénégal, la CAN demeure un puissant levier de cohésion, de fierté et de diplomatie sportive. Elle dépasse le cadre du football pour toucher au politique, au culturel et à l’identitaire.
Le débat reste ouvert. Mais, une chose est certaine : la CAN ne doit pas être réformée uniquement pour satisfaire les exigences du football mondialisé. Elle doit d’abord rester au service des peuples africains.