Le Sénégal ambitionne de renforcer sa souveraineté alimentaire à travers la filière maïs. Pour l’année 2025, la production nationale est estimée à 639 000 tonnes, avec à la clé un potentiel de 25 000 emplois, selon le ministre de l’Agriculture, Mabouba Diagne.

La filière maïs s’impose de plus en plus comme un levier stratégique pour l’économie agricole sénégalaise. D’après les projections officielles, la production nationale devrait atteindre 639 000 tonnes en 2025. Une performance qui traduit les efforts engagés par les autorités pour développer cette culture, essentielle aussi bien pour l’alimentation humaine que pour l’industrie agroalimentaire et l’élevage.

S’exprimant sur les enjeux du secteur, le ministre de l’Agriculture, Mabouba Diagne, a souligné le fort potentiel de création d’emplois lié à la filière. Selon lui, le développement du maïs pourrait générer jusqu’à 25 000 emplois directs et indirects, notamment dans la production, la transformation et la commercialisation.

Le ministre a également rappelé le poids des importations de maïs sur les finances publiques. Chaque année, le Sénégal importe jusqu’à 500 000 tonnes de maïs, pour un coût estimé à 80 milliards de FCFA. Une dépendance extérieure que les autorités entendent réduire à travers l’augmentation de la production locale et la structuration de la chaîne de valeur.

Dans cette dynamique, l’État mise sur l’amélioration des rendements, l’accès aux intrants de qualité et le renforcement des capacités des producteurs. L’objectif affiché est double : satisfaire une part croissante de la demande nationale et transformer la filière maïs en un véritable moteur de croissance économique et d’emplois durables.

Auteur : Souadou Konté