L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a donné ce lundi le coup d’envoi de la 22e session du Concours d’Agrégation des Sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES). L’ouverture officielle, présidée par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Pr Daouda Ngom, consacre une fois encore le rôle central du Sénégal dans la promotion de l’excellence académique sur le continent.

C’est la troisième fois que la capitale sénégalaise accueille cette prestigieuse rencontre, après les éditions de 1987 et 1999. Une fierté nationale que n’a pas manqué de souligner le recteur de l’UCAD, le Pr Alioune Badara Kandji :

« Ce concours symbolise l’engagement du continent à promouvoir un enseignement supérieur de qualité et à soutenir la recherche scientifique, pilier essentiel du développement de nos sociétés. »

La session 2025 du concours, tenue du 18 au 28 octobre, a rassemblé 215 candidats venus de 12 pays de l’espace CAMES. Pour la première fois, la phase initiale, consacrée à l’évaluation des titres et travaux, s’est déroulée entièrement en ligne, illustrant la capacité des institutions africaines à s’adapter aux nouveaux outils numériques et à moderniser leurs pratiques académiques.

À l’issue de cette première étape, 113 candidats ont été déclarés sous-admissibles, soit un taux de 52,56 %. Ces résultats témoignent à la fois du niveau élevé des participants et de la vitalité de la recherche dans les universités africaines francophones.

Au-delà de la compétition, cette 22e session du Concours d’Agrégation met en lumière une ambition partagée par les États membres du CAMES : faire du savoir, de la recherche et de l’innovation les moteurs d’un développement endogène et durable.

En accueillant à nouveau cette rencontre, le Sénégal confirme son rôle de locomotive régionale dans la formation universitaire et la production scientifique. L’événement s’inscrit dans la continuité des efforts du pays pour renforcer son rayonnement intellectuel et consolider sa place parmi les pôles majeurs de l’enseignement supérieur en Afrique.