Le gouvernement gambien a averti ce mardi que l’ancien président Yahya Jammeh serait arrêté et poursuivi s’il revenait dans le pays en novembre 2025, comme il l’a récemment annoncé.

Dans un communiqué, les autorités précisent qu’aucun accord ne confère d’immunité à l’ex-chef d’État, en exil en Guinée équatoriale depuis 2017. Elles rappellent que la Commission vérité, réconciliation et réparations (TRRC) a documenté de graves violations des droits humains sous son régime, incluant meurtres, tortures et disparitions forcées.

« Le droit au retour ne protège pas contre la responsabilité pour des crimes graves », souligne le communiqué, réaffirmant l’engagement du gouvernement pour la justice et la non-récurrence.

Ce rappel intervient après la diffusion d’un message vocal de Yahya Jammeh à ses partisans, où il annonçait son intention de rentrer en Gambie et de reprendre la direction de sa faction politique.