Le décès tragique de Cheikh Touré, jeune gardien de but prometteur, jette une lumière crue sur les dérives du football de formation au Sénégal. Derrière les espoirs de carrière internationale se cachent trop souvent des pratiques douteuses et des exploitants sans scrupules.
Cette situation, Mady Touré, président de Génération Foot, l’avait maintes fois dénoncée. Il avait mis en garde parents et jeunes joueurs contre les faux agents et les marchands d’illusions, prônant une gestion professionnelle et encadrée des carrières sportives. Pour protéger ses joueurs, il avait mandaté un agent agréé FIFA, Thierno Seydi, chargé de défendre leurs intérêts. Malgré ces précautions, Mady Touré a été longtemps critiqué, incompris, voire attaqué.
La disparition de Cheikh Touré vient tristement confirmer ses mises en garde. Elle appelle à une prise de conscience collective et à des actions concrètes. Parents, formateurs, agents, autorités : chacun a un rôle à jouer pour protéger les jeunes footballeurs.
Aux familles, un appel à la vigilance est lancé : vérifier les structures, les références et les intentions de ceux qui approchent leurs enfants. À l’État, la société demande la mise en place d’un cadre réglementaire strict pour encadrer les académies de football et éliminer les structures informelles.
La sécurisation du parcours des jeunes talents ne peut plus attendre. Le drame de Cheikh Touré doit marquer un tournant. Il est temps d’agir.

