Les cours du pétrole ont augmenté ce vendredi, poussés par l’anticipation de nouvelles sanctions économiques que les États-Unis et l’Union européenne pourraient imposer à la Russie. Ces mesures, en ciblant le pétrole, pourraient réduire l’offre mondiale et faire monter les prix.
Cette hausse des prix est notable, car elle survient alors que d’autres signaux du marché indiquent une offre excédentaire. Un rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a d’ailleurs souligné la perspective d’une offre abondante de pétrole.
Plusieurs facteurs expliquent cette offre élevée :
L’OPEP+, qui inclut l’Arabie saoudite et la Russie, a augmenté sa production depuis avril pour gagner des parts de marché.
La production de pays comme les États-Unis, le Brésil, le Canada, la Guyane et l’Argentine est à des niveaux historiques.
Malgré cela, la menace de perturbations de l’approvisionnement dues aux sanctions l’emporte sur les inquiétudes concernant l’excédent.
Le président américain a déclaré que les nouvelles sanctions viseraient « durement » les banques, le pétrole et les droits de douane russes. Un responsable américain a précisé que Washington serait prêt à imposer des droits de douane supplémentaires sur les acheteurs de pétrole russe, comme la Chine et l’Inde, si l’Union européenne suivait la même voie.
De son côté, le Royaume-Uni a déjà sanctionné une centaine de fournisseurs militaires et de navires russes, soupçonnés de faire partie d’une « flotte fantôme ». Ces mesures visent à freiner l’économie de guerre de la Russie.


