Environ 200 migrants ont tenté de rejoindre l’enclave espagnole de Ceuta à la nage depuis les côtes marocaines ce week-end, illustrant une fois de plus la pression croissante de l’immigration irrégulière à la frontière entre le Maroc et l’Espagne. L’opération, qui s’est déroulée entre la nuit et le petit matin, a nécessité l’intervention conjointe de la Marine royale marocaine et des garde-côtes espagnols.
Le groupe de migrants comprenait des hommes, mais aussi des femmes, des enfants et des personnes handicapées, mettant en danger leur vie dans l’espoir d’un avenir meilleur en Europe. Plusieurs d’entre eux ont été secourus en mer, tandis que d’autres ont été interceptés et renvoyés vers les côtes marocaines avant d’être pris en charge par les autorités locales.
Cet épisode s’inscrit dans un contexte de pressions migratoires récurrentes sur les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. Face à la situation, les autorités marocaines ont ouvert une enquête pour identifier les réseaux de traite humaine impliqués.
Le Maroc, en première ligne face à l’immigration irrégulière, a déclaré avoir empêché plus de 78 000 tentatives de passage illégal et démantelé 332 réseaux de trafic en 2024. De son côté, l’Espagne a accordé 2,5 millions d’euros au Maroc pour renforcer les capacités de surveillance aux frontières, via l’acquisition de matériel et de véhicules spécialisés.
La coordination entre Rabat et Madrid reste essentielle pour éviter des drames humains, alors que les tentatives désespérées de traversée se poursuivent, malgré les risques croissants en Méditerranée.

