La tension monte autour de la détention de Badara Gadiaga, chroniqueur à la TFM, actuellement gardé à vue à la police centrale de Dakar. Ce samedi, ses avocats ont dénoncé une interdiction formelle d’entrer en contact avec leur client, une mesure qu’ils qualifient de « grave violation des droits fondamentaux ».
Dans un communiqué parcouru FarafinaNews, le collectif d’avocats constitué pour la défense du journaliste affirme que des instructions strictes ont été données par le commissaire central pour interdire toute visite, y compris celles des avocats.
« Ce comportement rétrograde n’a pas sa place dans un État de droit », déplore le collectif, qui fustige une décision « arbitraire et injustifiable ».
Depuis la soirée du vendredi 11 juillet, les avocats affirment ne disposer d’aucune information sur les conditions de détention ni sur l’état de santé de leur client, ce qui alimente de fortes inquiétudes. Pour eux, cette interdiction viole non seulement le droit à la défense, mais aussi la dignité humaine et la présomption d’innocence.
« Cette entrave manifeste à l’exercice de la profession d’avocat est une tentative de museler la défense. Elle ne saurait être tolérée dans une République démocratique », ont-ils martelé.
Le collectif rappelle que le droit à l’assistance d’un avocat est garanti à toutes les étapes d’une procédure, quelle que soit la nature des faits reprochés. Il affirme sa détermination à défendre les principes républicains et à faire respecter les garanties juridiques fondamentales.
« La défense sera toujours debout, pour tous », concluent les avocats, visiblement résolus à porter cette affaire sur la place publique si nécessaire.
Aucune déclaration officielle n’a encore été faite par les autorités policières au moment où nous publions cet article. Mais cette situation soulève des interrogations sur le respect des procédures judiciaires au Sénégal, et sur l’équilibre entre sécurité publique et libertés individuelles.

