Des revendications toujours en suspens

Au cœur des échanges figuraient les accords résiduels non appliqués et les comportements jugés irrespectueux de certains inspecteurs de l’Agence de régulation pharmaceutique. Mais ce qui a particulièrement irrité And Gueusseum, c’est l’annonce, par voie de presse, de la signature d’un protocole d’accord par le ministre des Collectivités territoriales avec une autre entité, alors qu’un engagement avait été pris de recevoir le collectif.

Une décision jugée « partisane »

And Gueusseum, qui se présente comme le véritable porte-voix des travailleurs des Collectivités territoriales, dénonce une manœuvre de diversion. Selon le collectif, cette décision remet en cause les acquis obtenus, notamment les décrets sur la Fonction publique territoriale et les augmentations salariales issues de leur plateforme revendicative.

Le collectif souligne que seuls 1 155 agents ont été reconnus comme fonctionnaires, et 6 458 agents sont éligibles à l’augmentation plancher de 80 000 francs CFA sur trois ans, sur un total de 16 000 agents. Pour And Gueusseum, cette situation est inacceptable et ouvre un nouveau front social.

Un silence lourd sur les arriérés

Autre motif de frustration : l’absence de réponse sur les arriérés de paiement datant du 31 mai 2022, date de l’entrée en vigueur des accords. Le collectif parle d’un « coup de poignard dans le dos » et tient le gouvernement pour responsable de ce qu’il considère comme une trahison.

Soutien aux autres mouvements sociaux

Par solidarité, And Gueusseum a exprimé son soutien aux luttes du SYTJUDT-UNTJ, du Collectif des médecins en spécialisation (COMES), des travailleurs du SAPROCI à la SOCOCIM, ainsi qu’à ceux injustement licenciés.

Le collectif félicite ses membres et sympathisants pour leur engagement, les appelant à redoubler d’efforts et à rester mobilisés pour la suite du mouvement.