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À l’approche de la fin de l’année 2025, le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) a tenu une conférence de presse pour dresser un bilan de l’action du régime PASTEF et appeler les Sénégalais à une mobilisation citoyenne. Pour le FDR, l’année écoulée illustre une crise multidimensionnelle qui affecte tant l’économie que les institutions et les droits fondamentaux.

Un bilan économique jugé négatif

Selon le FDR, le gouvernement en place depuis près de deux ans n’a pas été en mesure de redresser l’économie nationale. Les importations de céréales ont atteint 2,3 millions de tonnes jusqu’en septembre 2025, contre 2 millions en 2023, traduisant un recul vers la souveraineté alimentaire. La campagne arachidière peine à démarrer et les producteurs sont contraints de brader leurs productions en raison de l’absence de crédits adaptés et de dettes impayées par l’État.

Le Front critique également le manque de mesures concrètes pour réduire le coût de la vie, malgré des annonces sur la baisse des prix. Les prix de l’énergie, de l’eau et des transports demeurent élevés, ce qui accentue les difficultés des ménages. « Rien ne justifie que le litre de super, à 820 F CFA en Côte d’Ivoire, soit à 920 F CFA chez nous », dénonce le FDR.

Une gouvernance politique et institutionnelle critiquée

Sur le plan institutionnel, le FDR dénonce une manipulation de la justice et des obstacles à la liberté d’expression. Selon le mouvement, des personnalités libérées sont soumises à des contraintes injustifiées et les voix critiques continuent d’être réduites au silence. L’institutionnalisation de conflits internes au sommet de l’État, autour de la présidentielle de 2029, contribue à « discréditer le pays et menacer sa stabilité politique ».

Le Front pointe également du doigt l’ostentation de certains dignitaires de l’État, critiquant leurs voyages en jet privé et l’utilisation de véhicules de luxe alors que le pays fait face à une grave crise économique et sociale.

Appel à la mobilisation et perspectives pour 2026

Face à ce constat, le FDR appelle toutes les forces vives du pays à une mobilisation citoyenne pour « arrêter la machine infernale de cette gouvernance malfaisante ». Dans ce cadre, le mouvement prévoit une tournée nationale, avec des rencontres dans les régions de Thiès et Diourbel, ainsi que des meetings à Mbacké et à Dakar au premier semestre 2026.

Le FDR entend également encourager l’inscription sur les listes électorales et la participation aux élections municipales et départementales prévues en octobre 2026. Le mouvement fait de la défense des libertés, de la justice sociale et de la paix civile ses priorités, tout en réclamant la fin des poursuites politiciennes et la libération des prisonniers politiques.

Pour le FDR, l’année à venir doit être celle du redressement national : une année de paix, de concorde, de justice et de progrès pour tous les Sénégalais. Le mouvement appelle chacun à s’impliquer activement pour restaurer la crédibilité du pays, renforcer les institutions et défendre les droits fondamentaux, soulignant que « les seuls vœux ne suffisent pas ».