L’association de la diaspora bissau- guinéenne en synergie avec les mouvements panafricains et acteurs de la société civile sénégalaise dénonce la situation que traverse la Guinée Bissau. En compagnie du collectif des panafricains et des mouvements de la société civile comme « y’en a marre », ils estiment que ce qui prévaut en Guinée Bissau est insoutenable. Ils accusent l’ex président, Oumaro Sissokho M’ballo de fragiliser les institutions de la république, à semer la confusion et à saboter le processus démocratique exprimé par les citoyens bissau guinéens.
« Nous condamnons avec la plus grande fermeté le faux coup d’État orchestré par le Président déchu, Umaro Sissoco Embaló, dont l’objectif est d’imposer par la désinformation un pouvoir illégitime en dehors de la volonté populaire.
Aucune ambition personnelle, aucune manipulation politique, ne peut justifier la force, la menace ou la confiscation du pouvoir contre la décision souveraine du peuple », ont déclaré les membres du collectif.

Ainsi, ils pensent que les résultats authentiques issus des urnes sont la seule preuve que Président M’ballo a été renversé par son opposant et il faut appliquer ces résultats sans conditions.
« Le choix du peuple bissau-guinéen doit être respecte, protégé, c’est pourquoi nous exigeons entre autres, le respect strict et immédiat du processus électoral, dans la transparence totale, la reconnaissance officielle du vainqueur légitime tel que déterminé par les votes, cessation immédiate de toutes les manœuvres militaires, politiques ou sécuritaires visant à détourner le verdict des urnes, la protection et le respect des institutions républicaines, garantes de la stabilité nationale et la libération immédiate et inconditionnelle de tous les otages et prisonniers politiques, arrêtés ou retenus dans le cadre de cette crise artificielle », ont-ils ajouté.
Pour les membres du collectif, aucun régime illégitime ne peut utiliser la détention comme arme de pression contre le peuple. Ils invitent, ainsi, la CEDEAO, l’Union Africaine et l’ensemble des institutions internationales à prendre leurs responsabilités historiques face à cette crise bissau-guinéenne. Ils soutiennent en outre, qu’il est temps d’exiger clairement à la junte militaire, actuellement, au pouvoir « de cesser toute tentative de confiscation des institutions, qu’elle se retire et qu’elle restaure la stabilité, l’ordre constitutionnel et la souveraineté populaire ».
Selon le collectif « l’Afrique ne peut plus tolérer les coups de force dissimulés, les manipulations électorales et les crises fabriquées destinées à diviser nos peuples. La Guinée-Bissau mérite la paix, la justice et la continuité démocratique ».

Ndoura Gobeïa

