Ces condamnations s’inscrivent dans le cadre d’un vaste programme de justice antiterroriste lancé par les autorités nigérianes après des années de stagnation judiciaire, en raison de l’ampleur des arrestations et du manque de moyens.

Plus de 1 000 personnes, détenues pour leur lien supposé avec le groupe terroriste, doivent encore être jugées dans les prochains mois. Les audiences se déroulent à huis clos dans une base militaire de l’État de Niger, sous haute sécurité.

Selon le ministère, les prévenus ont été reconnus coupables de divers actes de terrorisme, y compris des attaques contre des civils, des militaires et des installations publiques dans le nord-est du pays, principal bastion du groupe Boko Haram depuis le début de son insurrection en 2009.

Les organisations de défense des droits humains saluent cette reprise des procès, tout en appelant à davantage de transparence et de garanties pour les droits des accusés. Les familles des victimes, elles, espèrent que ces procès permettront enfin de faire la lumière sur les abus et violences perpétrés au cours des années de conflit.