Une ère de changement pour l’Afrique

Les deux dernières décennies ont été le théâtre de changements majeurs sur le continent africain. Les systèmes publics locaux, nationaux et régionaux sont mis à rude épreuve : crises économiques, climatiques, transitions démographiques et aspirations croissantes des populations à un avenir meilleur. Tous les pays africains, avec leurs spécificités culturelles et historiques, sont touchés. Il faut donc innover, mobiliser les savoirs endogènes et libérer les potentiels propres à chaque pays.

Cette phase transitoire exige une mobilisation des intelligences collectives pour une réflexion partagée, portée par des sociétés africaines de plus en plus impliquées et conscientes. Les partis politiques, les syndicats, les médias, les universités, les associations, les églises, et bien sûr les think tanks, ont un rôle essentiel à jouer pour alimenter intellectuellement cet élan.

En période de changement et de rupture, le travail des idées est essentiel. Pour les dirigeants africains, la mission est délicate : évoluer dans un monde en pleine transformation, où une mauvaise décision peut être fatale, socialement, économiquement ou écologiquement. Les think tanks africains, en mobilisant l’expertise locale et internationale, sont bien placés pour éclairer le débat public et servir l’intérêt général.

C’est dans cette mission que s’inscrit une fondation comme le FTM (forum du tiers-monde, ayant un accord de siège avec le gouvernement du Sénégal), Arcade (Africaine de Recherche et de Coopération pour l’Appui au Développement Endogène), et d’autres. Fondée sur les valeurs de liberté, de progrès et d’humanisme, contextualisées aux réalités et aspirations africaines, elle contribue à générer des idées nouvelles pour accompagner les mutations du continent. Ce travail s’inscrit dans une perspective de valorisation des dynamiques locales et d’inspiration des meilleures pratiques mondiales pour construire des sociétés africaines résilientes, inclusives et prospères.

CSSY Dakar, 18 septembre, 2025