Signée par l’ancien ministre des Finances Abdoulaye Daouda Diallo, cette missive datée du 22 février 2022 affirme sans ambiguïté que la cession des parts de Far Sénégal à Woodside ne bénéficie d’aucun régime fiscal dérogatoire. Selon lui, cette opération est soumise au droit commun prévu par le Code général des impôts. Une position qui contredit frontalement la défense de Woodside, qui soutenait jusqu’ici que l’opération échappait à toute imposition.

Fort de ce document, le Fisc sénégalais accuse désormais Woodside d’abus de procédure et réclame des dommages et intérêts, en plus de maintenir sa demande principale : le paiement de 41,4 milliards FCFA au titre des droits fiscaux non acquittés lors de l’acquisition des blocs pétroliers RSSD (Rufisque Offshore, Sangomar Offshore, Sangomar Deep Offshore).

Le tribunal a renvoyé l’affaire au 18 septembre 2025, une audience qui pourrait sceller l’issue de ce contentieux à forts enjeux économiques et juridiques.

BLD avec le quotidien Libération