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L’ancien Premier ministre et figure majeure du PAIGC, Domingos Simões Pereira dit DSP, a été arrêté ce mercredi à Bissau dans le cadre d’un coup d’État militaire qui a également visé le président de la République, selon l’annonce faite sur Facebook par Dionísio Pereira, membre du PAIGC et ancien ministre.

« Camarades, nous vous informons que DSP a été arrêté aujourd’hui. Jusqu’à présent, il n’y a aucune information officielle sur le lieu où il a été conduit ni sur les circonstances spécifiques de son arrestation », écrit Dionísio Pereira avant de préciser plus tard que DSP et Otávio Lopes sont actuellement détenus dans les cellules du deuxième escadron à Bissau.

« La situation reste incertaine et nécessite un maximum d’attention, de solidarité et de vigilance de notre part à tous », ajoute l’ancien ministre dans son message aux militants du PAIGC.

Un coup d’État à la veille des résultats électoraux

Cette arrestation, pas encore confirmée par les autorités, intervient dans un contexte de coup d’État militaire survenu ce mercredi, à moins de 24 heures de la proclamation officielle des résultats provisoires de l’élection présidentielle du 23 novembre. Un groupe de militaires affirme avoir pris le pouvoir pour contrer un projet de déstabilisation visant le pays et impliquant des politiciens en complicité avec des barons de la drogue.

L’élection présidentielle opposait douze candidats, dont le président sortant Umaro Sissoco Embalò, l’ancien président José Mário Vaz et Fernando Dias da Costa, soutenu par Domingos Simões Pereira et le PRS.

Le président Umaro Sissoco Embalò a affirmé avoir été arrêté vers midi dans son bureau au palais présidentiel par des éléments de l’armée, aux côtés du chef d’état-major général des armées, de son adjoint et du ministre de l’Intérieur.

Les putschistes prennent le contrôle total

Dans l’après-midi, les militaires ont annoncé prendre le contrôle total de la Guinée-Bissau et suspendre le processus électoral. La déclaration, lue par leur porte-parole, le général Dinis N’Tchama ou Denis N’Canha, chef de la résidence militaire présidentielle, justifie cette prise de pouvoir par la découverte d’un plan de déstabilisation du pays impliquant certains politiciens nationaux, des barons de la drogue et des tentatives de manipulation des résultats électoraux. Un dépôt d’armes de guerre aurait été saisi par le Service d’information de l’État.

Le Haut-Commandement militaire pour la restauration de la sécurité nationale et de l’ordre public a ordonné la fermeture des institutions de l’État, la suspension des activités des médias, la fermeture des frontières terrestres, maritimes et aériennes, ainsi que l’instauration d’un couvre-feu de 21h à 6h.

Fernando Dias da Costa, candidat soutenu par le principal parti d’opposition PAIGC et qui revendique la victoire au premier tour, a appelé les militaires à se maintenir en dehors du processus électoral. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, il a demandé à la population de rester calme tout en réitérant sa victoire.

Des tirs nourris ont été entendus en milieu de journée près du palais présidentiel et à proximité des locaux de la commission électorale. Les résultats provisoires officiels, qui devaient être publiés jeudi, resteront en suspens.

APA