L’Union des Magistrats du Sénégal (UMS) a procédé ce samedi au renouvellement de son bureau à l’occasion de son Assemblée générale ordinaire. À l’issue du scrutin, Cheikh Bâ, président de Chambre à la Cour d’Appel de Dakar, a été élu président de l’organisation avec 146 voix sur 273 votants, devant Abdoul Khadir Khaoussou Diop (76 voix) et Mouhamadou Ndiaye Sarr (58 voix).
Un choix porté par l’expérience
Ce vote marque l’arrivée à la tête de l’UMS d’un magistrat au parcours particulièrement riche. Cheikh Bâ, diplômé de plusieurs institutions internationales, dont l’Université Catholique de Bruxelles, l’Institut international des droits de l’homme de Strasbourg ou encore le Geneva Center for Security Policy, cumule plus de deux décennies d’expérience dans les sphères judiciaire, administrative et internationale.
Ancien juge d’instruction au pôle antiterroriste, conseiller technique au ministère de la Justice, président de chambre, et expert auprès de l’Union européenne et de l’ONUDC, il est reconnu comme un spécialiste de la justice pénale internationale, du droit humanitaire et de la gouvernance judiciaire. Il a également été directeur de cabinet au ministère des Forces armées en 2023.
Un programme structuré et ambitieux
Dans son discours de prise de fonction, le nouveau président a dévoilé les grandes lignes d’un programme ambitieux, réaliste et axé sur des actions immédiates. Sa vision repose sur une gestion collective, l’amélioration des conditions de travail des magistrats, la modernisation des juridictions, la défense de l’indépendance de la justice et le renforcement de la formation continue.
Soutenu par une équipe qualifiée, Cheikh Bâ entend faire de l’UMS un acteur fort dans la consolidation de l’État de droit au Sénégal, à travers des réformes concrètes et une gouvernance transparente.
De 2006 à 2013, il a occupé plusieurs postes clés à Dakar : juge des affaires familiales, président de chambre civile et commerciale, responsable du contentieux électoral et de l’état civil. Il a aussi contribué à la réforme du code pénal et du code de procédure pénale, tout en s’investissant dans la promotion des droits humains à travers l’Amicale des Étudiants de l’Institut des Droits de l’Homme et de la Paix, qu’il a fondée.
Son élection à la tête de l’UMS apparaît donc comme la reconnaissance d’un parcours d’excellence, placé sous le sceau du service public, de la compétence et de l’intégrité, selon un membre du nouveau bureau de l’UMS.

