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Le Brésil a « donné au monde une leçon de démocratie » avec le procès qui a conduit à l’incarcération de l’ex-président Jair Bolsonaro, condamné à 27 ans de prison pour tentative de coup d’Etat, a déclaré mercredi le chef de l’Etat Luiz Inacio Lula da Silva.

« Pour la première fois en 500 ans dans l’histoire de ce pays, quelqu’un est emprisonné pour tentative de coup d’État », a déclaré le président brésilien lors d’une cérémonie officielle à Brasilia.

En septembre, M. Bolsonaro a été reconnu coupable par la Cour suprême brésilienne d’avoir conspiré — notamment avec des militaires haut gradés — pour empêcher le retour au pouvoir de M. Lula, son tombeur à la présidentielle d’octobre 2022.

Cette condamnation était historique dans un pays encore hanté par le souvenir de la dictature militaire (1964-1985).

Il a commencé à purger sa peine mardi dans les locaux de la police fédérale à Brasilia, où il avait déjà été placé en détention provisoire samedi.

« Je suis heureux. Pas à cause de l’emprisonnement de qui que ce soit. Je suis heureux car ce pays a démontré qu’il est mûr pour exercer la démocratie dans sa plus haute plénitude », a dit mercredi M. Lula dans son discours.

« Sans faire de bruit, la justice brésilienne a montré sa force, n’a pas été intimidée par les menaces extérieures et a rendu un jugement exemplaire », a-t-il ajouté.

Le procès de M. Bolsonaro a suscité de vives tensions entre le Brésil et les Etats-Unis, l’ancien dirigeant d’extrême droite étant un allié de Donald Trump.

Invoquant une « chasse aux sorcières » contre M. Bolsonaro, le président américain a infligé en représailles une surtaxe douanière punitive au Brésil.

Mais il l’a allégée considérablement après une rencontre avec M. Lula en octobre.

AFP