Le groupe jihadiste Jnim a mené une double attaque en moins de 24 heures contre des convois de camions-citernes en provenance du Sénégal et à destination de Bamako, provoquant la destruction de nombreux véhicules et la mort de plusieurs militaires.
La première attaque s’est produite samedi entre Diédiéni et Kolokani, à environ 100 kilomètres de la capitale malienne. Un convoi escorté par l’armée a été ciblé par les jihadistes.
Le lendemain, dimanche, une attaque encore plus importante a eu lieu entre Kaniéra et Lakamané, dans le secteur de Kayes. Plus de 80 camions-citernes ont été pris pour cible. Selon des sources sécuritaires et civiles contactées par le média français RFI, au moins une vingtaine de camions ont été incendiés, tandis que les jihadistes ont diffusé des images montrant de nombreux véhicules en flammes.
Selon les informations disponibles, les soldats maliens chargés de l’escorte ont été contraints de se replier, abandonnant les camions et laissant derrière eux des militaires tués ou capturés. Cette attaque s’inscrit dans un contexte de blocus imposé par le groupe Jnim dans la région de Kayes depuis le 3 septembre. Bien que l’armée affirme avoir « vigoureusement réagi », ces incidents soulignent les défis sécuritaires majeurs auxquels la région est confrontée.
Avec RFI
