Le roi Mohammed VI a usé de son droit de grâce en faveur de 591 personnes, à l’occasion de la fête de la jeunesse, perpétuant une tradition marocaine marquée par les grandes célébrations nationales.
À l’occasion de la Fête de la jeunesse, le roi Mohammed VI a accordé sa grâce à 591 personnes condamnées par différents tribunaux du pays, a annoncé mercredi soir le ministère marocain de la Justice dans un communiqué officiel.
Selon le détail communiqué par les autorités, 445 détenus actuellement incarcérés bénéficieront de cette mesure de clémence. Parmi eux, trois verront le reliquat de leur peine annulé, 441 bénéficieront d’une remise de peine, tandis qu’un détenu verra sa condamnation à perpétuité commuée en une peine à durée déterminée.
À cela s’ajoutent 146 personnes poursuivies ou condamnées mais en liberté. Le ministère précise que 39 verront leur peine d’emprisonnement effacée, huit resteront redevables d’une amende malgré la levée de leur peine privative de liberté, 91 bénéficieront uniquement d’une grâce sur leurs amendes, et huit autres verront à la fois leur peine d’emprisonnement et leur amende annulées.
Cette décision s’inscrit dans une tradition marocaine qui voit régulièrement le souverain user de son droit de grâce à l’occasion des grandes fêtes nationales et religieuses. Elle intervient trois semaines après une mesure similaire prise lors de la célébration de l’anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple, au cours de laquelle 881 personnes avaient été graciées.
La grâce royale constitue l’un des prérogatives régaliennes les plus symboliques au Maroc, perçue à la fois comme un geste d’apaisement social et un acte politique marquant les célébrations nationales.
APA
