Des assauts jihadistes ont visé ce mardi 19 août les positions des FAMa à Farabougou et Biriki-Were, dans un contexte de pressions continues sur les groupes armés dans le nord et l’est du pays.

L’état-major général des armées maliennes (EMGA) a annoncé que des attaques simultanées ont visé ce mardi aux environs de 05h20 les positions des Forces armées maliennes (FAMa) à Farabougou et Biriki-Were, dans la région de Ségou (centre). Les détails des assauts seront communiqués ultérieurement, alors que la situation reste suivie de près sur le terrain. De son coté, le JNIM, alliance jihadiste affiliée à Al-Qaida, la ville de Farabougou, le siège de l’armée et les milices affiliées au mouvement Danzo ont été pris sous contrôle.

Ces incidents s’inscrivent dans une séquence de pressions continues exercées par les forces maliennes sur les groupes jihadistes. Depuis janvier 2025, les FAMa ont multiplié les opérations contre l’État islamique au Sahel (EIS), neutralisant ou capturant plusieurs cadres notoires dans les régions de Gao et Ménaka. Le 3 janvier, Mahamad Ould Erkehile, alias « Abou Rakia », a été arrêté à Amasarakad avec plusieurs combattants et du matériel militaire, pour son rôle dans des attaques et exactions à Inwelan et Ménaka.

Déjà le 1er juillet, après de violents affrontements sur plusieurs fronts, les FAMa, appuyées par des éléments du Corps africain, contingent russe officiellement intégré au dispositif de défense, avaient repoussé des assauts simultanés du JNIM contre sept localités stratégiques : Niono, Molodo, Sandaré, Gogui, Nioro du Sahel, Kayes et Diboli. À Niono, plus de 80 assaillants ont été neutralisés selon Africa Corps, tandis que le JNIM revendiquait l’opération. À Diboli, un poste frontalier proche du Sénégal a été attaqué, avec des bâtiments administratifs criblés de balles, malgré la mise en place de patrouilles mixtes Mali-Sénégal.

Parallèlement, dans le nord-est, Abraham Boubacar, alias « Oubel », chef du Groupe d’action terroriste de l’EIS dans le secteur de Tessit, a été capturé le 29 juin avec dix de ses hommes. Moins de 24 heures plus tard, « Abou Dahdah », idéologue et spécialiste des engins explosifs, a été neutralisé près de Ménaka. Le 21 juillet, Souleymane Ag Bakawa, alias « Soldat », a également été éliminé à Chamam, où il dirigeait un groupe responsable de plusieurs enlèvements et attaques contre civils et militaires.

Ces opérations témoignent d’une pression soutenue sur la hiérarchie jihadiste, tout en révélant les limites des dispositifs de sécurité face à des attaques coordonnées. L’EMGA souligne la nécessité de vigilance et de coopération avec la population pour consolider chaque succès militaire et assurer la sécurité des populations et l’intégrité du territoire.

APA