Le rappeur Thiat, membre du célèbre duo Keur-Gui et figure emblématique du mouvement citoyen Y’en a marre, revient sur le devant de la scène avec un nouveau morceau inédit, intitulé « Poroze Bi ». Un titre qui risque de faire du bruit.
Dans ce texte au vitriol, encore non diffusé sur les plateformes officielles, l’artiste dénonce sans ambages ce qu’il considère comme une rupture dévoyée par le régime de Pastef, pourtant porté au pouvoir sur des promesses de changement profond.
« Affiché démocrate… dawal apprenti dictateur, régime fureur… », scande Thiat dans ce morceau engagé, renouant avec son style contestataire et sans concession.
Thiat ne se limite pas à une attaque personnelle. Il vise la gouvernance dans son ensemble, pointant une dérive qu’il juge autoritaire, en contradiction avec les valeurs de justice sociale, de transparence et de démocratie portées initialement par le parti au pouvoir.
Le rappeur déplore également un modèle économique basé sur les taxes et les recettes douanières, qu’il assimile à une pression croissante sur les couches les plus vulnérables de la population. Le refrain du morceau décrit un pays « au 4ᵉ sous-sol », image choc d’un Sénégal en recul, loin des ambitions annoncées.
Avec « Poroze Bi », Thiat confirme sa posture de contre-pouvoir artistique, fidèle à l’ADN du collectif Y’en a marre et au rôle historique du rap dans la contestation politique au Sénégal.
Reste à voir si ce morceau, pour l’instant confidentiel, sera officiellement publié dans les jours à venir. Une chose est sûre : la parole de Thiat continue de déranger et d’exister.

