Le pouvoir doit fermer les yeux, déplacer certaines populations impactées & faire fi d’un quelconque agenda électoral (Par M. L DIATTA)
Pour régler définitivement le problème récurrent des inondations, le pouvoir Diomaye-Sonko devrait se résoudre à prendre des mesures jugées impopulaires. Il s’agira notamment par une approche intelligente de négociations avec les concernés de procéder à des déplacements massifs de populations de la banlieue dakaroise vers des zones habitables comme Bambilor, Sangalkam, Bayakh et autres…Clairement.On ne peut pas habiter des zones de dépression, disons non aedificandi comme certains quartiers des Parcelles assainies, de Diamaguene/ Diacksao, de la zone de captage et tant d’autres coins paumés de Dakar pour prétendre à une quelconque qualité de vie. C’est impossible ! C’est tellement vrai que ceux qui ont très tôt compris ont quitté la capitale pour investir des zones plus accueillantes comme Bambilor, Sangalkam, Bayakh, Keur Mousseu, Sebikotane et même Thiès à la faveur d’infrastructures structurantes comme l’aéroport international Blaise Diagne ( AIBD).
Il faut le constater pour le déplorer : La question sérieuse et sensible des inondations a été outrancierement politisée par des apprentis- sorciers de l’espace public de l’accession de Maître Abdoulaye Wade au pouvoir en 2000 à nos jours. Une approche populiste et contre-productive qui nous permet d’affirmer de manière péremptoire que les politiciens au pouvoir étaient tous pareils…Les hauts responsables du l’actuel pouvoir ont juste l’avantage de n’avoir pas encore terminé leur mandat mais il faut avoir la lucidité de les loger à la même enseigne que ceux qui ont politisé plus que de raison ce qu’il est convenu d’appeler le Business des inondations afin d’en tirer quelques suffrages électoraux. C’est la triste réalité. Maintenant qu’ils sont aux affaires, le Président Bassirou Diomaye Faye & Ousmane Sonko sont attendus sur le terrain des solutions structurantes et structurelles afin de faire de ces inondations un mauvais souvenir. C’est possible par une volonté politique inébranlable et sans calcul adossée à un langage de vérité adressé à ces populations vulnérables et impactées trompées par des promoteurs immobiliers véreux sous l’œil complice des agents de l’Etat nichés entre les services des domaines, du cadastre et de l’urbanisme. Toute une chaîne connue et identifiée qui est en train de sévir de plus belle. Il y’avait clairement arnaque sur la marchandise !
Par ailleurs, l’État devrait procéder à des investissements massifs dans plusieurs quartiers de la capitale pour régler définitivement la problématique récurrente de ces inondations qui ont fini de défigurer cette belle presqu’île qui nous sert actuellement de capitale en attendant des jours meilleurs et des décisions hardies et courageuses. Le Nigeria a pu trouver une solution même conjoncturelle en inventant Abuja, une capitale politique qui a cassé tant bien que mal la tyrannie de ce monstre de Lagos qui fait encore office de pôle économique majeur. Pourquoi pas nous ? Pour faire une omelette, il faut casser des œufs…

