Les nouveaux droits de douane imposés par les États-Unis sont entrés en vigueur ce jeudi 7 août, affectant une vingtaine de pays africains. Parmi les plus touchés figurent l’Algérie, la Libye et surtout l’Afrique du Sud, qui se voient appliquer un taux de 30 % sur plusieurs de leurs exportations vers le marché américain.
Ces mesures marquent une rupture avec l’esprit de l’Agoa, accord qui permettait jusque-là à de nombreux produits africains d’accéder au marché américain sans taxation. Le secteur automobile, le textile et les agrumes sud-africains sont les principales victimes de cette nouvelle politique commerciale.
Bien que des produits stratégiques comme le cuivre, les semi-conducteurs ou certains médicaments soient exemptés (représentant environ 35 % des exportations sud-africaines), le président Cyril Ramaphosa a qualifié ces taxes de « très punitives » et a appelé à diversifier les partenariats économiques du pays.
Des droits moindres ont été imposés à d’autres nations africaines : 15 % pour la vanille malgache ou le cacao ivoirien, et un taux de base de 10 % pour 32 autres pays.
L’impact de ces mesures, bien que variable, risque d’être significatif pour plusieurs économies du continent fortement dépendantes du commerce avec les États-Unis.

