Ce premier Août restera gravé dans les annales comme le point de bascule d’une ère nouvelle. Devant un parterre d’autorités, au premier rang desquelles le président de la République, de citoyens, d’acteurs économiques, réunis au Grand Théâtre national de Dakar, le Premier ministre Ousmane Sonko a levé le voile sur le Plan de Redressement Economique et Social. D’un montant de plus de 4600 milliards de Francs CFA à mobiliser d’ici 2028, ce plan d’une rare audace, est surtout révolutionnaire par sa méthode : zéro dette nouvelle, zéro compromission, zéro dépendance. Ce n’est donc pas qu’un simple plan de relance : c’est un acte de foi, une déclaration de rupture, un manifeste politique où le souverainisme économique est assumé, pensé et articulé autour de quatre leviers stratégiques : Mobilisation des ressources domestiques (2111 milliards de francs CFA).
Recyclage d’actifs publics sans privatisation (1091 milliards).
Réduction du train de vie de l’Etat (50 milliards).
Financement endogène (1352 milliards).
Par ces choix, le Premier ministre Ousmane Sonko tourne définitivement la page de la facilité emprunteuse et ouvre celle de la responsabilité collective. En affirmant sans ambages, que le développement du Sénégal passe désormais par l’effort national, la sobriété étatique et la valorisation du secteur privé local, Ousmane Sonko redonne du sens à la souveraineté et de la dignité à la gestion publique. Il fallait du courage. Il fallait de la vision. Il fallait oser défier les dogmes économiques hérités de décennies d’ajustement et de dépendance. Ousmane Sonko l’a fait. Il appelle à un sursaut. Pas seulement économique, mais mental., pas seulement financier, mais civique. Ce plan n’est pas qu’une batterie de chiffres : c’est un cri d’honneur, un appel à la reconstruction nationale, une main tendue au peuple pour bâtir un avenir basé sur nos propres ressources, nos propres forces, notre propre génie.
Dans un contexte international où la dette publique revêt souvent les caractéristiques d’un piège mortel pour les pays du sud, le Sénégal, par ce plan, fait le choix courageux d’être debout. Il rejette la soumission aux injonctions extérieures, et engage une dynamique où la transparence, la rigueur et la souveraineté seront les maîtres-mots.
Ce plan est aussi un signal fort envoyé à la jeunesse, aux entrepreneurs, aux agriculteurs, aux investisseurs locaux : le temps est venu de compter sur nous-mêmes. De bâtir un modèle endogène. De faire du « Sénégal d’abord » un cap, pas un slogan. Oui avec le patriote en chef, un cap est donné. Une philosophie gouvernante émerge. Et un peuple est interpellé. Il ne s’agit plus d’espérer que les solutions viendront d’ailleurs. Il s’agit désormais de retrousser nos manches, de valoriser nos ressources, de croire en notre potentiel, et de refuser le cycle infernal de l’endettement sans fin. Le Sénégal a désormais une boussole. A nous tous de marcher dans le sens du sursaut.
