Ce samedi sur le parking du stade Léopold Sédar Senghor, le Premier ministre et président du parti, Ousmane Sonko, a créé la surprise en exigeant la dissolution pure et simple de l’Alliance Pour la République (APR), la formation politique de l’ancien président Macky Sall. Cette demande radicale, formulée devant une foule nombreuse de partisans, est justifiée par l’« ampleur de la dette cachée que ce parti a laissé en héritage au Sénégal ». Une situation qui, selon lui, met directement en péril l’économie nationale.
La dette cachée au cœur de la polémique, le chef du gouvernement a martelé que le passif financier dissimulé laissé par l’ancienne majorité représente une menace existentielle pour les finances du pays. Bien que les détails précis et le montant de cette dette dite « cachée » n’aient pas été explicitement détaillés lors du rassemblement, Ousmane Sonko a affirmé que l’APR devait répondre de sa gestion. Sa requête de dissolution vise clairement à sanctionner lourdement les responsables de cette situation qu’il qualifie de désastreuse pour l’avenir économique du Sénégal.
Demande d’incarcération pour les « négationnistes »
Allant encore plus loin dans sa diatribe, le Premier ministre a brandi la menace d’une action en justice en demandant l’incarcération de « tous ceux qui nient l’existence de cette dette ». Cette déclaration musclée vise manifestement les figures politiques de l’APR et leurs alliés qui contestent l’existence ou l’ampleur d’un endettement dissimulé au-delà des chiffres officiellement reconnus. Elle marque une escalade majeure dans la confrontation politique entre la nouvelle majorité et l’ancien parti au pouvoir.
