Le Maroc a placé son Initiative Atlantique au cœur des discussions du 2ᵉ Sommet Afrique–CARICOM, la présentant comme un levier de coopération Sud–Sud destiné à transformer l’Atlantique en espace partagé de connectivité et de développement.

Lors de la rencontre entre l’Afrique et les Caraïbes, dimanche à Addis-Abeba, la délégation marocaine, conduite par son représentant permanent auprès de l’Union africaine et de la CEA-ONU, a défendu l’Initiative Atlantique comme une démarche dépassant le seul accès à la mer pour les pays africains enclavés. L’ambition affichée est de bâtir un réseau intégré d’infrastructures et d’échanges capable de relier durablement les deux régions.

Le Maroc a rappelé que les relations économiques entre l’Afrique et les Caraïbes demeurent en deçà des attentes, malgré les priorités identifiées lors du premier sommet, notamment dans les domaines du commerce, de l’agriculture, de l’énergie, de la santé, de l’éducation et de la connectivité. Rabat insiste sur la nécessité de renforcer les partenariats pratiques afin de bâtir un modèle de développement résilient et adapté aux spécificités régionales.

Lancée en novembre 2023, l’Initiative Atlantique entend permettre à l’Afrique de devenir un acteur majeur sur la scène mondiale, en capitalisant sur ses ressources et sur des alliances stratégiques avec d’autres régions du Sud global. Le projet ambitionne également de positionner l’Atlantique comme un pôle central de connectivité économique et sécuritaire.

Dans son discours de la Marche verte, le roi Mohammed VI avait défini l’objectif : transformer la région atlantique en un espace d’intégration et d’interaction humaine capable de jouer un rôle déterminant aux niveaux continental et international.

APA