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Une large partie du village de Dharali est envahie par la boue : des responsables des opérations de secours estiment qu’elle recouvre certains lieux jusqu’à 15 mètres, de quoi engloutir entièrement des bâtiments. C’est là que plus de 50 personnes sont recherchées, selon M. Shahedi, tandis que onze soldats sont également portés disparus à Harsil, un village en aval.

« Des colonnes militaires supplémentaires » ont été déployées pour les opérations de secours aux côtés de chiens renifleurs, de drones et d’engins de génie civil, a annoncé l’armée indienne mercredi. Des hélicoptères militaires sont mobilisés à des fins d’approvisionnement, notamment en médicaments, et d’évacuation, a ajouté l’armée.

Le chef du gouvernement régional Pushkar Singh Dhami a précisé que l’inondation était due à des précipitations soudaines et intenses. Les prévisionnistes ont annoncé mercredi que le niveau de tous les principaux fleuves de l’État d’Uttarakhand se trouvait au-dessus du seuil de danger. « Les habitants ont été déplacés sur les hauteurs en raison de l’élévation des niveaux d’eau causée par les pluies incessantes », a indiqué l’armée.

Un « événement extrême » qui pourrait être lié au changement climatique 

Les inondations meurtrières et les glissements de terrain sont courants lors de la saison de la mousson de juin à septembre en Inde mais « ces épisodes de pluies intenses deviennent de plus en plus fréquents et pourraient être liés au changement climatique », a indiqué à l’AFP l’hydrologue Manish Shrestha. Selon lui, 270 mm de pluie enregistrés en 24 heures font de cet épisode un « événement extrême ».

L’agence météorologique des Nations unies (OMM) indiquait l’année dernière que les inondations et sécheresses de plus en plus intenses étaient « un signal d’alarme » de ce qui attendait les populations à l’heure du changement climatique, qui rend le cycle de l’eau de la planète plus imprévisible.

L’urbanisation accélérée dans l’Himalaya précipite ces catastrophes

Cette catastrophe est rendue de plus en plus courante par le réchauffement climatique, mais aussi empirée par l’urbanisation accélérée dans cette région indienne. Les neiges de l’Himalaya fondent à grande vitesse à cause du réchauffement climatique. L’accumulation de toute cette eau aurait provoqué, mardi 5 août, la rupture d’un lac glaciaire à environ 6 000 mètres d’altitude.

En dévalant jusqu’à la vallée, ce torrent a emporté d’autres lacs et des roches sur son passage, jusqu’à balayer une quarantaine de bâtiments du village de Dharali. Mais le vrai problème est là : ces bâtiments n’auraient pas dû se trouver sur son passage.

« La puissance de la crue a fait déborder la rivière de son lit, mais elle est aussi partie dans son ancien lit, ainsi que dans la plaine entre les deux lits. Or plusieurs bâtiments ont été construits à ces endroits, ce qui n’aurait jamais dû être autorisé, car les rivières changent souvent leur cours dans l’Himalaya. Ce genre d’inondations est de plus en plus probable aujourd’hui, mais elles se transforment en catastrophes à cause de ces erreurs humaines », détaille Himanshu Thakkar, ingénieur et coordinateur du réseau d’Asie du Sud sur les rivières et les barrages.

Ces désastres arrivent quasiment tous les ans dans cette région, mais au lieu de freiner le rythme, les autorités indiennes construisent de plus en plus de bâtiments, de routes et de barrages dans l’Himalaya.

RFI