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		<title>DÉCRYPTAGE ET ANALYSE</title>
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		<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 11:33:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Dissonance cognitive, luttes de vérité et bifurcation du pouvoir au Sénégal post-2024Étude de la dyade Sonko–Diomaye comme dispositif épistémopolitique L’arrivée au pouvoir en 2024 du duo constitué de Bassirou Diomaye Faye (BDF) et d’Ousmane Sonko (OS) représente un événement critique dans la trajectoire politique contemporaine du Sénégal. Non seulement le régime né de l’alternance de [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Dissonance cognitive, luttes de vérité et bifurcation du pouvoir au Sénégal post-2024<br>Étude de la dyade Sonko–Diomaye comme dispositif épistémopolitique</strong></p>



<p>L’arrivée au pouvoir en 2024 du duo constitué de Bassirou Diomaye Faye (BDF) et d’Ousmane Sonko (OS) représente un événement critique dans la trajectoire politique contemporaine du Sénégal. Non seulement le régime né de l’alternance de 2024 constitue une rupture dans la longue continuité du libéralisme politique sénégalais dans lequel je suis activement immergé depuis 1972, mais il introduit également une innovation structurelle majeure : un exécutif marqué par une dyadification du pouvoir, dans lequel la légitimité institutionnelle du Président coexiste avec la centralité idéologique et charismatique du Premier ministre. Une telle configuration dépasse les catégories traditionnelles du leadership politique en Afrique de l’Ouest, et impose une relecture théorique inspirée de la sociologie du pouvoir (Weber, 1922 ; Bourdieu, 1993), de l’épistémologie politique (Foucault, 1976 ; Habermas, 1981) et de la psychologie cognitive appliquée au comportement électoral (Festinger, 1957 ; Marcus, 2000).<br>En ce sens, le couple OS/BDF constitue moins une dyarchie formelle qu’un dispositif épistémopolitique, c’est-à-dire une configuration produisant simultanément des régimes de vérité, des modes de légitimation, des pratiques de pouvoir et des formes de relation entre l’État et les citoyens. Cette perspective permet d’analyser la dyade non pas comme un accident institutionnel mais comme un opérateur de reconfiguration structurelle du champ politique. L’hypothèse centrale de cet article est que la coexistence de deux pôles de légitimité au sommet de l’État génère un phénomène de dissonance cognitive à grande échelle, transformant la vérité politique en enjeu conflictuel et ouvrant la voie à une bifurcation du pouvoir en vue des échéances électorales de 2027 et 2029.<br></p>



<p>La notion de dissonance cognitive (Festinger, 1957), qui me sert de paradigme ici, constitue un outil d’analyse particulièrement pertinent pour comprendre la dynamique sociale qui s’exprime dans l’après-2024. Le vote massif en faveur de la « Rupture » a produit un état de croyance fortement unifié, structuré autour de la conviction que le changement politique devait se manifester par un rejet radical des pratiques et acteurs du passé. Cette cognition fondatrice correspond à ce que Snow et Benford (1988) nomment un « master frame », un cadre interprétatif dominant qui organise les perceptions collectives. Lorsque les pratiques gouvernementales, nécessairement confrontées aux contraintes institutionnelles et aux compromis, se sont écartées de cette orthodoxie, la base électorale s’est trouvée confrontée à deux cognitions inconciliables : la rupture comme pureté idéologique et la rupture comme stratégie pragmatique. La tension entre ces deux représentations a généré un choc normatif que les individus cherchent à réduire, soit en réinterprétant la rupture comme compatible avec les compromis, soit en reconfigurant leurs loyautés politiques.<br></p>



<p>La dyade OS/BDF structure précisément ces deux voies de résolution. OS se présente comme le gardien du projet idéologique initial, ce que l’on peut analyser en termes de « vérité fondationnelle ». Sa posture s’inscrit dans une épistémologie politique fondationnaliste (Audi, 1993), dans laquelle la vérité découle de principes éthiques non négociables. OS incarne donc une forme de domination charismatique au sens weberien, renforcée par une communication fortement émotionnelle (Marcus, 2000), mobilisant les affects de loyauté, de sacrifice et de résistance. À l’inverse, BDF opte pour une conception pragmatiste de la vérité politique (Putnam, 1991 ; Rorty, 1991), où la légitimité provient des performances de gouvernance et de la capacité à produire des résultats visibles. Cette conception relève davantage d’un constructivisme institutionnel où la vérité n’est pas donnée mais produite à travers des processus décisionnels continus.<br>Cette tension épistémologique transforme l’arène politique en un espace de lutte pour le monopole de la définition de la réalité. Foucault (1976) a montré que la vérité n’est jamais indépendante des rapports de pouvoir ; elle est produite par des régimes de discours qui organisent simultanément savoir et domination. Dans le contexte sénégalais post-2024, deux régimes de vérité coexistent et se concurrencent : la vérité idéologique portée par OS et la vérité pragmatique incarnée par BDF. La communication politique devient alors une arme au sens foucaldien, c’est-à-dire un dispositif par lequel un acteur tente d’imposer sa version du réel. BDF mobilise une communication institutionnelle, centrée sur la rationalité des politiques publiques, cherchant à renforcer sa domination légale-rationnelle. OS, en revanche, utilise une communication mobilisatrice structurée par un récit moral et identitaire, visant à consolider son pouvoir symbolique et à rappeler que la « vraie » rupture est un projet vivant et non un programme administratif.<br>Cette configuration du pouvoir correspond à ce que Bourdieu (1993) décrit comme un champ : un espace de positions en lutte pour la détention du capital légitime. Le champ politique post-2024 est structuré par deux formes de capital : un capital institutionnel détenu par BDF et un capital symbolique concentré entre les mains d’OS. Ce dernier, malgré sa position institutionnelle, demeure avant tout le détenteur du capital militant et du capital de croyance, c’est-à-dire le pouvoir d’incarner la signification même de la rupture. Cette situation place BDF dans une position de dépendance paradoxale : il détient les instruments formels de gouvernance mais sa légitimité symbolique demeure partiellement subordonnée à OS. Le cas sénégalais valide ainsi les analyses de Luhmann (2000) selon lesquelles le pouvoir est un médium autopoïétique : il se reproduit par la communication, et non seulement par les institutions.<br></p>



<p>La dissonance cognitive parmi les électeurs n’est donc pas un effet secondaire mais un produit structurel de cette double légitimité. Les travaux de Mutz (2007) sur la psychologie politique montrent que les électeurs pris entre deux régimes de vérité aboutissent à des comportements imprévisibles, caractérisés par des reconfigurations rapides de loyauté. Les lignes de fracture observées dans le discours public sénégalais relèvent de ce phénomène : une partie de la base rationalise les compromis du Président en adoptant une conception plus flexible de la rupture, tandis qu’une autre adhère à une vision puriste incarnée par OS. Cette polarisation interne n’est pas simplement idéologique ; elle est cognitive et affective, structurée par les modes de résolution de la dissonance.<br>La projection électorale fondée sur la théorie des cycles de désillusion (Easton, 1965) suggère que les élections municipales de 2027 constitueront une arène cruciale. Elles permettront à OS de mesurer sa centralité charismatique indépendamment de l’appareil d’État, et à BDF de tester sa capacité à convertir son autorité institutionnelle en capital politique autonome. Si OS parvient à mobiliser massivement sur la base de la vérité idéologique, il renforcera son statut de pôle charismatique autonome, créant de facto un duopole durable. Si BDF domine l’espace local, il consolidera l’autorité institutionnelle comme source principale de légitimité. Les municipales produiront ainsi ce que Boltanski (2012) nomme une « épreuve de réalité », c’est-à-dire un moment où les récits doivent être validés par des pratiques concrètes.<br>La présidentielle de 2029 représente, dans cette perspective, une bifurcation possible du régime politique sénégalais. En l’absence d’un mécanisme interne permettant une harmonisation durable entre les deux régimes de vérité, il est probable que les acteurs se présentent en compétition ouverte. Le champ politique pourrait alors se structurer autour de deux épistémologies du pouvoir : une épistémologie de la performance (BDF) et une épistémologie de la mission (OS). Les travaux de Greenfeld (2001) sur le nationalisme et la modernité indiquent que les sociétés en transition oscillent entre ces deux logiques. Dans le cas sénégalais, la question sera de savoir si les électeurs préfèrent stabiliser le régime à travers une rationalité gouvernementale ou restaurer la vérité normative originelle de la rupture. Le vainqueur sera celui qui saura réduire la dissonance cognitive produite entre 2024 et 2029, en réconciliant croyance initiale et expérience politique.<br></p>



<p>Au total, la dyade Sonko–Diomaye constitue un objet d’analyse exceptionnel pour les sciences sociales. Elle montre comment le pouvoir peut se diviser sans se dissoudre, comment la vérité politique peut devenir un enjeu de lutte interne, et comment la dissonance cognitive peut structurer un système politique entier. Le Sénégal post-2024 n’est pas simplement un cas de répartition inhabituelle du leadership : il est le théâtre d’une transformation épistémopolitique dans laquelle le pouvoir, la vérité et la communication s’entremêlent pour produire un nouveau type de configuration institutionnelle. L’issue de cette configuration déterminera non seulement le futur du régime mais la nature même de l’État sénégalais dans la décennie à venir.</p>



<p>Moussa Sarr, Post-Doc en ingénierie de la connaissance; Ph.D. en sociologie, MST com; M.A com; DUT en RP.<br>PDG Lachine Lab L&rsquo;Auberge Numérique<br>Fondateur du Centre de Liaison et Transfert Ndukur.</p>



<p>Références:</p>



<p>Audi, R. (1993). The structure of justification. Cambridge University Press.<br>Boltanski, L. (2012). Énigmes et complots. Gallimard.<br>Bourdieu, P. (1993). La Noblesse d’État. Minuit.<br>Easton, D. (1965). A Systems Analysis of Political Life. Wiley.<br>Festinger, L. (1957). A Theory of Cognitive Dissonance. Stanford University Press.<br>Foucault, M. (1976). La volonté de savoir. Gallimard.<br>Greenfeld, L. (2001). The Spirit of Capitalism. Harvard University Press.<br>Habermas, J. (1981). The Theory of Communicative Action. Beacon Press.<br>Helms, L. (2014). Executive Politics in Parliamentary Democracies. Palgrave.<br>Luhmann, N. (2000). Politics as a Social System. Stanford University Press.<br>Marcus, G. E. (2000). Affective Intelligence and Political Judgment. University of Chicago Press.<br>Mutz, D. (2007). Effects of political conflict. Annual Review of Political Science, 10, 467–480.<br>Putnam, H. (1991). Realism with a Human Face. Harvard University Press.<br>Reif, K., &amp; Schmitt, H. (1980). Nine second-order national elections. European Journal of Political Research, 8(1), 3–44.<br>Rorty, R. (1991). Objectivity, Relativism, and Truth. Cambridge University Press.<br>Snow, D., &amp; Benford, R. (1988). Ideology, frame resonance, and participant mobilization. International Social Movement Research, 1, 197–217.<br>Weber, M. (1922). Wirtschaft und Gesellschaft. Mohr.</p>
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		<title>Sonko – Diomaye : les fins mots de l’histoire[ Plaidoirie pour la médiation et la stabilité institutionnelle au Sénégal ]</title>
		<link>https://farafinanews.com/sonko-diomaye-les-fins-mots-de-lhistoire-plaidoirie-pour-la-mediation-et-la-stabilite-institutionnelle-au-senegal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Nov 2025 19:32:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Karantaba]]></category>
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<p>Alors que le président Bassirou Diomaye Faye participe au sommet Union Européenne – Union Africaine à Luanda, l’attention politique au Sénégal reste tournée vers la dynamique complexe entre lui et son Premier ministre, Ousmane Sonko. Cette relation, fondée sur une histoire commune de lutte et de mobilisation, traverse aujourd’hui une phase de réajustement qui interroge observateurs, diplomates et citoyens.</p>



<p>L’arrivée au pouvoir en 2024 a installé une configuration inédite : un exécutif à deux têtes, reposant sur deux types de légitimité. D’un côté, la légitimité institutionnelle du Président, expression de la continuité de l’État et de la diplomatie républicaine. De l’autre, la légitimité charismatique et populaire du Premier ministre, forgée dans un contexte de tensions politiques et d’engagement militant intense. Ce modèle, admiré pour sa singularité et son audace, commence aujourd’hui à montrer ses zones de fragilité.</p>



<p>Les derniers événements n’ont pas révélé de crise ouverte, mais ils ont mis en lumière certains signaux faibles : une communication parfois mal coordonnée, des interprétations divergentes entre le style présidentiel et celui de la Primature, une base militante plus rapide à réagir que l’administration, et un appareil d’État qui, comme souvent dans les régimes semi-présidentiels, s’aligne naturellement sur la Présidence, garante de la continuité institutionnelle. Le déplacement récent du Premier ministre à l’étranger, qui a circulé dans l’espace public avant d’être encadré institutionnellement, n’a pas créé une crise politique en soi. Mais il a révélé la nécessité d’une synchronisation plus rigoureuse entre les deux pôles de l’exécutif.</p>



<p>Dans un pays qui sort de deux années de fortes tensions politiques, l’opinion publique est particulièrement attentive à la cohérence du pouvoir. Le moindre flou est amplifié, interprété, et parfois instrumentalisé. Cette hyper-sensibilité n’est pas surprenante : elle témoigne d’un désir collectif de stabilité, de clarté et de continuité dans l’action publique.</p>



<p>La situation sénégalaise est d’autant plus scrutée que le pays occupe une place centrale dans un environnement régional marqué par l’incertitude. Pour les partenaires africains et européens, la capacité du duo Sonko–Diomaye à parler d’une seule voix, à consolider leur cohésion et à réaffirmer leur complémentarité est désormais un enjeu stratégique. La question n’est pas de savoir si une rupture aura lieu, mais comment l’exécutif parviendra à transformer une dyarchie fragile en une collaboration mature.</p>



<p>Les fins mots de cette histoire s’écriront moins dans les incidents médiatiques que dans la capacité des deux hommes à aligner leurs méthodes, à clarifier leurs rôles et à unifier leur récit politique. Le Sénégal n’a pas besoin d’un exécutif fracturé ou de tensions larvées : il a besoin de deux leaders qui, malgré leurs différences de styles et de légitimités, se reconnaissent comme les piliers d’une même responsabilité nationale.<br>L’enjeu n’est pas seulement politique : il est institutionnel, régional et historique.</p>



<p><strong>Par Assane NIANG,<br>Spécialiste en Communication Institutionnelle<br>Formateur à l&rsquo;Université d&rsquo;Excellence Amadou Makhtar Mbow<br>Formateur à l&rsquo; ISEPAT Dakar -Diamniadio</strong></p>



<p><strong>E-mail : assane.niang1290@gmail.com</strong></p>



<p></p>
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		<title>DÉCRYPTAGE POLITIQUE ET ANALYSE</title>
		<link>https://farafinanews.com/decryptage-politique-et-analyse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 20:10:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[LA BATAILLE INFORMATIONNELLE AURA BIEN LIEU C’est en regardant les flammes de ma cheminée danser que me reviennent les souvenirs brûlants de mes matins d’Ottawa. À l’époque, je faisais partie du Bureau des enjeux au Cabinet du Premier ministre du Canada. Je devais me lever avant l’aube — souvent vers cinq heures du matin — [&#8230;]]]></description>
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<p>LA BATAILLE INFORMATIONNELLE AURA BIEN LIEU</p>



<p>C’est en regardant les flammes de ma cheminée danser que me reviennent les souvenirs brûlants de mes matins d’Ottawa. À l’époque, je faisais partie du Bureau des enjeux au Cabinet du Premier ministre du Canada. Je devais me lever avant l’aube — souvent vers cinq heures du matin — pour parcourir toute la presse nationale, en quête du moindre signal faible, du moindre frémissement médiatique pouvant influencer la journée politique. À sept heures, je me rendais au Langevin Block, ce cœur névralgique de la stratégie gouvernementale, pour préparer nos rencontres quotidiennes sur les enjeux stratégiques et affiner les réponses communicationnelles à déployer au bénéfice du Cabinet. Cette habitude, née de la rigueur et de la veille stratégique, n’a jamais quitté mon esprit. Car en observant aujourd’hui les convulsions politiques de mon Sénégal natal, je me surprends à revêtir instinctivement la même posture : celle de l’analyste, du veilleur, de l’homme qui cherche à lire dans la texture mouvante des discours et des silences les lignes de force du pouvoir et les stratégies d’influence qui le sous-tendent.</p>



<p>C’est dans cet état d’esprit, entre la mémoire des salles feutrées d’Ottawa et la rumeur passionnée de Dakar, que s’inscrit le texte qui suit — “Sénégal : la bataille informationnelle aura bien lieu” — une réflexion à la croisée de la philosophie politique et de la science de l’information, où la compréhension du présent devient une forme de lucidité partagée. Effectivement, il est des époques où la parole devient une arme, où le communiqué politique se transforme en missile stratégique, et où la circulation de l’information n’a plus pour fin la vérité, mais le contrôle des perceptions. </p>



<p>Le Sénégal, en ce mois de novembre, vit l’un de ces moments charnières : l’affrontement silencieux — mais ravageur — entre Mimi Touré et la coalition Diomaye Président, sous la houlette symbolique d’Ousmane Sonko, se joue moins sur le terrain institutionnel que dans les arènes invisibles de la bataille informationnelle. Cette guerre n’est pas nouvelle, mais elle atteint aujourd’hui un niveau de criticité tel qu’elle révèle les fondations mêmes du pouvoir contemporain au Sénégal : un pouvoir qui, désormais, se construit, se conteste et se reconquiert par la maîtrise du récit. Depuis la montée du projet Sonko–Pastef et la recomposition du champ politique après l’élection présidentielle, l’espace public sénégalais s’est transformé en un vaste laboratoire de la communication stratégique. Les communiqués, tweets, déclarations et vidéos en ligne sont devenus des outils de combat. Ce n’est plus la parole politique qui éclaire le réel ; c’est le flux d’informations — soigneusement scénarisées — qui façonne la perception du réel, crée les camps, désigne les héros et les traîtres. </p>



<p>La bataille informationnelle en cours entre Mimi Touré et la coalition Diomaye Président n’est pas seulement un affrontement personnel ou partisan : c’est un révélateur systémique du basculement du Sénégal dans la logique contemporaine de l’« infopolitique », où gouverner revient à orienter les flux symboliques avant même d’organiser les structures administratives. Les sciences de l’information et de la communication nous enseignent que toute bataille de l’information repose sur trois logiques : la production, la circulation et la réception. Dans le cas présent, Mimi Touré s’inscrit dans une posture de contre-attaque informationnelle. Ancienne Première ministre, elle connaît les codes de l’appareil d’État et maîtrise les leviers classiques de communication de crise. Mais elle est désormais hors du système, ce qui la place dans un espace intermédiaire : celui de la parole dissidente ayant perdu le canal institutionnel, mais jouissant encore d’un capital symbolique considérable. Sa stratégie repose donc sur une tactique d’inversion narrative : repositionner le discours de l’opposition historique (Sonko et Pastef) comme un nouveau pouvoir dévoyé, et s’ériger elle-même en conscience vigilante du système.</p>



<p>De l’autre côté, la coalition Diomaye Président et Ousmane Sonko jouent la carte de la légitimité populaire et du récit révolutionnaire. Leur communication repose sur l’imaginaire de la résistance : ils cherchent à maintenir la continuité du mythe originel du pastefisme — celui de l’intégrité, du peuple contre l’élite, de la justice contre le compromis. Mais cette position, devenue pouvoir d’État, se heurte désormais à un paradoxe : comment préserver la pureté du discours contestataire lorsqu’on est soi-même aux commandes ? La bataille informationnelle contre Mimi Touré révèle donc une tension interne à ce nouveau pouvoir : maintenir la cohérence symbolique d’un récit de libération tout en assumant la complexité pragmatique de la gouvernance. C’est là que la criticité de la situation émerge. Le concept d’analyse de criticité, emprunté aux sciences des systèmes complexes, désigne le point où une structure atteint un équilibre instable, susceptible de basculer sous la moindre perturbation. Dans l’écosystème informationnel sénégalais, cette criticité se manifeste par la sursaturation discursive : trop d’informations, trop de versions, trop de récits concurrents. Chaque camp cherche à occuper l’espace cognitif du citoyen, à imposer sa grammaire du réel. Le danger est double : d’une part, la politisation excessive du discours médiatique fragilise la rationalité collective ; d’autre part, la montée de la désinformation et du soupçon affaiblit la confiance dans toute institution, y compris celle du savoir. Pour comprendre la profondeur de cette bataille, il faut revenir à la structure des dispositifs d’influence. Les théoriciens de l’infopolitique — de Manuel Castells à Pierre Musso — ont montré que les sociétés contemporaines ne sont pas gouvernées seulement par la force ni même par la loi, mais par la circulation des signes. </p>



<p>Le pouvoir devient une fonction sémiotique : il appartient à celui qui parvient à imposer la signification dominante d’un événement. Dans ce sens, Mimi Touré et Ousmane Sonko se livrent moins à une querelle d’ego qu’à une lutte pour la définition du sens légitime du changement politique. Chacun veut s’approprier la narration du présent. Le cas de Mimi Touré illustre la sophistication croissante des tactiques informationnelles dans la sphère politique sénégalaise. Chaque communiqué qu’elle publie, chaque mot soigneusement pesé, fonctionne comme un acte de cadrage : elle déstabilise les alliances, suggère des fractures internes, évoque des trahisons potentielles. Elle ne cherche pas seulement à convaincre — elle veut fissurer la cohérence discursive du camp adverse. En cela, sa stratégie relève du narrative hacking : une technique bien connue dans les guerres de l’information où il s’agit d’introduire dans le discours de l’autre une perturbation symbolique capable de produire la dissonance cognitive.</p>



<p>Face à elle, Sonko et Diomaye, conscients du risque, tentent de verrouiller le récit à travers la verticalité de la communication présidentielle : centraliser les énoncés, éviter la dispersion des messages, maintenir une homogénéité symbolique. Cette stratégie, efficace à court terme, risque cependant de produire une rigidité informationnelle : à force de contrôler la parole, on finit par appauvrir la résonance du message. Or, dans une société hyperconnectée, la richesse du débat public repose sur la pluralité maîtrisée — non sur la censure implicite. C’est cette dialectique entre contrôle et ouverture qui déterminera la durabilité du pouvoir de Sonko et Diomaye. Mais il y a plus profond : la bataille informationnelle actuelle est aussi un symptôme d’un malaise civilisationnel plus large. Le Sénégal entre dans une phase de mutation du lien politique, où le capital symbolique et la maîtrise de l’information deviennent plus décisifs que la compétence administrative ou le programme économique. Nous assistons à l’émergence d’une économie attentionnelle du pouvoir : ce n’est plus celui qui agit le mieux qui gouverne, mais celui qui capte, canalise et entretient le flux d’attention collective. Dans cette économie, Mimi Touré joue sur la dissonance — elle se présente comme celle qui parle quand les autres s’autocensurent. Sonko, lui, incarne la rareté — il parle peu, mais chaque mot devient événement. Diomaye, quant à lui, occupe le terrain du discours mesuré, essayant d’équilibrer le mythe révolutionnaire et la responsabilité institutionnelle. La philosophie politique, relue à la lumière des sciences de l’information, nous oblige à dépasser la lecture superficielle de ces affrontements. Ce qui est en jeu, ce n’est pas seulement une bataille pour le pouvoir, mais une lutte pour la souveraineté cognitive. Le peuple sénégalais, saturé d’informations, devient l’objet de toutes les convoitises : on ne cherche plus à le convaincre, mais à le formater. Or, une démocratie mature ne peut survivre que si le citoyen conserve la maîtrise de son jugement — c’est-à-dire la capacité de distinguer le vrai du vraisemblable, l’analyse du récit, l’intention de la manipulation. Cette autonomie cognitive, aujourd’hui menacée, devrait être au cœur du débat public.</p>



<p>Si la bataille informationnelle « aura bien lieu », c’est parce qu’elle est déjà engagée à plusieurs niveaux : médiatique, politique, symbolique, et même algorithmique. Les réseaux sociaux sont devenus les champs de bataille de la nouvelle conflictualité politique. Chaque mot-clé, chaque vidéo virale, chaque manipulation d’image devient un projectile symbolique. Les stratégies de clustering — ces regroupements numériques d’opinions coordonnées — permettent de simuler des consensus, de créer l’illusion d’une majorité ou d’un rejet massif. Ainsi, la guerre de communiqués entre Mimi et Sonko n’est pas qu’une question de contenu, mais une question d’architecture cognitive : qui maîtrise les algorithmes de l’opinion ? qui comprend mieux la logique des réseaux ? qui sait transformer un micro-événement en onde de choc nationale ? Les sciences de l’information nous rappellent que, dans toute guerre de ce type, la victoire ne dépend pas seulement de la véracité, mais de la vélocité. Celui qui publie en premier, celui qui occupe le flux, impose la première interprétation. La vérité, dans l’espace numérique, n’est plus un absolu, mais un rythme. Le Sénégal est désormais pris dans cette temporalité accélérée où la rapidité de la réaction supplante la profondeur de la réflexion. Cette tendance, si elle n’est pas régulée, risque de réduire la politique à un théâtre d’ombres où les symboles se consument avant même que les idées ne puissent mûrir.</p>



<p>Dans cette perspective, la bataille informationnelle actuelle doit être pensée comme une opportunité de réinvention démocratique. Loin d’être un mal absolu, elle peut devenir un espace d’apprentissage collectif. Elle révèle à quel point la société sénégalaise a atteint un niveau de conscience critique où les citoyens ne se contentent plus de recevoir l’information : ils la produisent, la commentent, la déforment, la réapproprient. Ce processus, bien qu’anarchique, traduit une vitalité politique indéniable. Ce qu’il faut craindre, ce n’est pas la bataille elle-même, mais son instrumentalisation par des logiques de domination symbolique. </p>



<p>Philosophiquement, cette période rappelle le diagnostic de Michel Foucault sur les rapports entre savoir et pouvoir : celui qui détient la capacité de définir le discours acceptable détient, en réalité, la clé de la gouvernance. Mimi Touré le sait, et Sonko l’a compris. Entre eux, le combat n’est pas celui de la morale contre l’immoralité, mais de deux rationalités du pouvoir : l’une technocratique, rationnelle, expérimentée ; l’autre charismatique, intuitive, populaire. L’histoire du Sénégal politique s’écrit aujourd’hui à la jonction de ces deux matrices — entre la bureaucratie de la raison et la mythologie du peuple.Ainsi, enseigner au-delà des anecdotes suppose de lire la guerre de communiqués non comme un simple épisode politicien, mais comme le miroir d’une révolution silencieuse : celle de la cognition politique du peuple sénégalais. Le véritable enjeu n’est pas de savoir qui aura le dernier mot entre Mimi et Sonko, mais qui parviendra à transformer l’information en intelligence collective. Car la bataille informationnelle, en dernière instance, n’est pas un duel, mais un test : celui de la maturité d’une nation à penser son destin au-delà du vacarme de ses narrations. Et si le Sénégal, à travers cette épreuve, découvrait que sa véritable souveraineté n’est pas économique ni militaire, mais cognitive ? Que le futur du politique ne réside plus dans la conquête du pouvoir, mais dans la maîtrise de l’attention ? Alors la bataille informationnelle qui se joue aujourd’hui ne serait plus un drame, mais une initiation : l’apprentissage douloureux mais nécessaire d’une démocratie qui entre dans l’ère de la pensée critique partagée. La bataille informationnelle aura bien lieu, oui — mais peut-être, enfin, pour apprendre à penser ensemble.</p>



<p><strong>Moussa SARR, Ph.D, Président Directeur Général, Chercheur principalLachine Lab &#8211; l&rsquo;Auberge du centre de Liaison et Transfert Ndukur</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>LA CHRONIQUE DE MLD</title>
		<link>https://farafinanews.com/la-chronique-de-mld-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Aug 2025 10:14:15 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Karantaba]]></category>
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					<description><![CDATA[Sonko, le Plan Erdoğan et le secteur privé Par Mamadou Lamine DIATTA Même si l&#8217;actualité nationale reste dominée par le People et la politique politicienne, la visite officielle du Premier Ministre Ousmane Sonko présentement en Turquie est loin d&#8217;être banale. Surtout dans un contexte de raréfaction des ressources financières et de promotion d&#8217;un Plan de [&#8230;]]]></description>
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<p>Sonko, le Plan Erdoğan et le secteur privé</p>



<p>Par Mamadou Lamine DIATTA</p>



<p>Même si l&rsquo;actualité nationale reste dominée par le People et la politique politicienne, la visite officielle du Premier Ministre Ousmane Sonko présentement en Turquie est loin d&rsquo;être banale. Surtout dans un contexte de raréfaction des ressources financières et de promotion d&rsquo;un Plan de redressement économique et social (PRES) un tantinet controversé.<br>À la lisière de l&rsquo;Europe et de l&rsquo;Asie, la Turquie 20 ème économie mondiale, tire son importance géopolitique majeure de cette position géographique inédite. L&rsquo;air guilleret, le Leader Turc Recep Tayip Erdoğan présente le Premier ministre de la République du Sénégal comme un « frère qui joue actuellement un rôle clé sur le continent africain ». Une appréciation qui sonne comme une invite à une implication moins feutrée de notre pays dans des dossiers complexes comme le conflit israelo- palestinien. Erdoğan mesure à sa juste valeur la qualité et l&rsquo;efficacité de la diplomatie sénégalaise dans de telles situations.<br></p>



<p>Pour autant, les enjeux économiques de cette visite du Premier ministre en Turquie sont les plus prégnants et les plus saillants. Évalué à près de 250 milliards fr cfa, le volume des transactions entre les deux pays devrait atteindre le chiffre- record d&rsquo;1 milliard de dollars soit le double à savoir plus de 562 milliards fr cfa. Des ambitions qui restent raisonnables au regard de la présence en Turquie des ministres Sénégalais de l&rsquo;économie, de l&rsquo;énergie, des mines, de l&rsquo;agriculture , de l&rsquo;industrie etc.<br>Tout de même malgré les innombrables opportunités offertes par cette visite, il ya lieu de se poser des questions sur la faible implication des acteurs les plus en vue du secteur privé sénégalais dans la constitution de la délégation du Premier ministre. Interrogé par une télé de la place, l&rsquo;homme d&rsquo;affaires Serigne Mboup par ailleurs membre du club des investisseurs sénégalais ( CIS) informe que son frère fait partie des privés nationaux actuellement présents en Turquie. Maigre consolation.<br>Il faut souligner pour le déplorer que le Président Abdoulaye Wade a été jusque-là le seul Leader sénégalais à avoir mis les privés sénégalais dans les meilleures conditions de décrocher des contrats de joint- ventures avec les hommes d&rsquo;affaires des pays développés. Wade avait une véritable ambition pour le secteur privé national. Macky Sall privilégiait plutôt les entreprises chinoises, turques et européennes principalement dans les gros chantiers du BTP. </p>



<p>Aujourd’hui, les acteurs du secteur privé national sont pratiquement dans une phase avancée d&rsquo;observation et d&rsquo;attente pour connaître la vision du pouvoir Diomaye-Sonko relativement à leur rayonnement au Sénégal et à l&rsquo;international. Le Conseil national du patronat &#8211; CNP- et la CNES ont également compris l&rsquo;urgence d&rsquo;une fusion déjà actée qui va accoucher dans les meilleurs délais d&rsquo;une grande organisation patronale sénégalaise qui sera ainsi un interlocuteur crédible devant les plus hautes autorités. L&rsquo;émiettement du patronat joue en sa défaveur. « Seul on va plus vite et ensemble nous allons plus loin  » dit l&rsquo;adage.<br>C&rsquo;est l&rsquo;une des missions des pouvoirs publics de promouvoir le secteur privé partenaire vital dans le processus de création d&#8217;emplois, de valeur ajoutée et de richesses. Le Roi du Maroc Mohamed VI le fait de même que le Président ivoirien Alassane Ouattara. Même s&rsquo;ils n&rsquo;ont pas la même surface financière que leurs homologues des pays du nord, les privés nationaux ont besoin de l&rsquo;appui de l&rsquo;État pour par exemple servir de réceptacle à des transferts de technologies dans le cadre de partenariats innovants. L&rsquo;expertise sénégalaise est pourtant mise en lumière ailleurs en Afrique principalement dans les domaines stratégiques du BTP et de l&rsquo;ingénierie financière.</p>
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		<title>Deux têtes, une promesse, un cap (Par Bassirou Seck)</title>
		<link>https://farafinanews.com/deux-tetes-une-promesse-un-cap-par-bassirou-seck/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Jul 2025 00:42:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Karantaba]]></category>
		<category><![CDATA[Bassirou Seck]]></category>
		<category><![CDATA[Diomaye]]></category>
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					<description><![CDATA[Il y a 17 mois à peine, le Sénégal a rompu avec une longue tradition de confiscation du pouvoir. Une jeunesse debout. Un peuple résolu. Deux hommes issus de la même douleur, du même silence carcéral, du même rêve de rupture. Un President : Diomaye. Un Premier ministre : Sonko. Un attelage inédit. Une espérance [&#8230;]]]></description>
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<p>Il y a 17 mois à peine, le Sénégal a rompu avec une longue tradition de confiscation du pouvoir. Une jeunesse debout. Un peuple résolu. Deux hommes issus de la même douleur, du même silence carcéral, du même rêve de rupture. Un President : Diomaye. Un Premier ministre : Sonko. Un attelage inédit. Une espérance immense.</p>



<p>Mais aujourd’hui, l’espoir doit se traduire en exercice ordonné, cohérent et républicain. Le pouvoir ne pardonne pas l’improvisation. Et l’histoire ne pardonne pas ceux qui brouillent les lignes à son moment décisif.</p>



<p><strong>Deux énergies, une seule direction</strong></p>



<p>L’un incarne la solennité de l’État, l’autre l’âme du combat. Deux légitimités. Deux rythmes. Deux histoires parallèles. Le peuple a choisi un Président pour porter la clarté, la stabilité, la responsabilité. Il n’a pas voté pour une cohabitation émotionnelle. Il a voulu une rupture organisée, non une transition agitée.</p>



<p><strong>Le monde regarde, l’Afrique attend</strong></p>



<p>Le Sénégal est devenu, malgré lui, un test grandeur nature. Ni régime militaire, ni valet occidental. Juste une démocratie réelle. Un exemple rare. Mais cet exemple n’aura de poids que si la tête de l’État est lisible, unique, ferme. Les partenaires scrutent les gestes. Les signaux contradictoires fragilisent plus qu’ils n’amusent. Et le doute, quand il vient d’en haut, descend très vite en bas (excusez le pléonasme).</p>



<p><strong>Quand chacun retient son ombre, la lumière devient commune</strong></p>



<p>L’exercice du pouvoir exige du tact, du sens du moment, de la retenue. Ce n’est pas la fusion qui fait la force d’un binôme : c’est la maîtrise de ses limites. Ce n’est pas l’écho qui fait l’autorité : c’est la voix qui reste quand le bruit passe. Les rôles sont connus. Les textes sont clairs.</p>



<p>La discipline républicaine n’est pas une contrainte : c’est la condition de la durabilité. Le peuple a combattu. Il a gagné. Maintenant, il veut vivre. Il ne réclame plus des slogans, il veut des décisions. Il ne tend plus l’oreille, il guette les résultats.Et pour cela, il faut que chacun soit à sa place, toute sa place, rien que sa place. Pas par soumission, mais par respect du mandat populaire.</p>



<p><strong>Parler sans troubler, alerter sans diviser</strong></p>



<p>Je ne parle au nom de personne. Ni d’un courant. Ni d’un clan. Je parle en homme engagé, témoin d’une belle promesse qui mérite de tenir: la réussite du tandem Diomaye-Sonko. Elle est non seulement possible, mais nécessaire pour honorer l’attente du peuple.</p>



<p>Ce que nous avons conquis par le sang-froid et le courage ne doit pas être dissipé par la division. Le peuple n’a pas fait tomber un système pour voir émerger une équation confuse. Il veut un cap. Une voix. Une ligne claire.</p>



<p><strong>Le pouvoir est une promesse, pas une performance</strong></p>



<p>Le Sénégal n’a pas besoin d’une rivalité voilée. Il a besoin d’un État fort, d’un sommet lisible, d’un discours unifié. L’heure n’est plus au courage du combat. Elle est au courage de la rupture, de toutes les ruptures promises.</p>



<p>Aujourd’hui encore, vous incarnez l’espoir d’un peuple qui n’a pas changé de cap. Il attend simplement que ceux qu’il a portés au sommet parlent d’une seule voix et avancent, ensemble, dans la même direction, celle qu’il a rêvée avec vous deux et qu’il croit possible car vous en êtes capables.</p>



<p>Si chacun retient un peu de son ombre, alors la lumière appartiendra au peuple.</p>



<p><strong>Bassirou Seck</strong>, <strong>communicant &#8211; acteur politique engagé dans la dynamique présidentielle</strong></p>



<p></p>
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		<title>Diomaye-Sonko : un pouvoir face au risque d’opinion, leur talon d’Achille (Par Adama Sow )</title>
		<link>https://farafinanews.com/diomaye-sonko-un-pouvoir-face-au-risque-dopinion-leur-talon-dachille-par-adama-sow/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Jul 2025 20:46:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Karantaba]]></category>
		<category><![CDATA[Adama Sow]]></category>
		<category><![CDATA[sonko]]></category>
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					<description><![CDATA[Un an et demi après leur arrivée au pouvoir, le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko affrontent un défi redoutable, mais souvent sous-estimé : le risque d’opinion. Au-delà d’une supposée érosion de leur popularité, ce risque désigne une érosion silencieuse mais profonde du lien de confiance entre un pouvoir et ceux [&#8230;]]]></description>
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<p>Un an et demi après leur arrivée au pouvoir, le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko affrontent un défi redoutable, mais souvent sous-estimé : le risque d’opinion. Au-delà d’une supposée érosion de leur popularité, ce risque désigne une érosion silencieuse mais profonde du lien de confiance entre un pouvoir et ceux qui l’ont porté. Pour un régime né d’un élan populaire exceptionnel, forgé dans la contestation et élu au nom de la rupture, ce danger est à la fois politique, émotionnel et symbolique.<br>Pour rappel, l’élection présidentielle de mars 2024 fut un séisme démocratique. Diomaye Faye a été élu avec un score sans appel, adossé à une jeunesse exaspérée, une société civile mobilisée, et une opinion lassée des compromissions de l’ancien régime. L’espoir était immense, presque sacré.<br>Mais en politique, plus l’espérance est haute, plus la chute peut être brutale. Et l’usure n’attend pas le troisième mandat. Moins de deux ans après leur investiture, les premiers signes de fatigue dans l’opinion émergent. Loin de toute attaque extérieure, le principal danger vient de l’intérieur : la désillusion des soutiens d’hier, qui ne sont pas forcement des militants du Pastef.</p>



<p>Ce qui rend le pouvoir Diomaye–Sonko particulièrement vulnérable, ce n’est pas la force de l’opposition &#8211; encore morcelée &#8211; mais l’impatience d’une base qui exige des résultats concrets sur tous les fronts : pouvoir d’achat, emploi des jeunes, justice équitable, souveraineté économique, rupture avec les anciennes pratiques…<br>Or, les réformes profondes prennent du temps, et ce temps, l’opinion ne semble plus disposée à le concéder. L’inflation reste élevée, le chômage juvénile pèse, et les inégalités territoriales perdurent. Le fossé se creuse entre la promesse de la rupture et les lenteurs de l’action publique.<br>Des polémiques révélatrices d’un malaise croissant deviennent de plus en plus pesantes. En effet, ces dernières semaines, plusieurs épisodes ont cristallisé les tensions.<br>La tension avec le corps judiciaire, nourrie par des propos critiques du Premier ministre à l’encontre de certains magistrats, a ravivé un vieux clivage institutionnel, jetant un doute sur l’indépendance de la justice.<br>Les incidents impliquant des policiers à Cambérène, lors d’une manifestation de jeunes contre des déguerpissements, ont choqué l’opinion. Des vidéos montrant des violences policières ont circulé sur les réseaux, provoquant l’indignation et relançant le débat sur les méthodes de maintien de l’ordre.<br>L’affaire Badara Gadiaga-Amadou Ba, survenue lors de l’émission Jakarlo sur TFM, a mis en lumière la nervosité du pouvoir face aux critiques médiatiques. Le face-à-face tendu entre le chroniqueur Badara et le député de Pastef Amadou Ba a viré à la polémique nationale, notamment après l’appel à l’arrestation du chroniqueur, perçu comme une tentative d’intimidation.<br>Enfin, la cacophonie communicationnelle qui continue à devenir un marqueur dans la perception populaire, avec des versions contradictoires venant de différents membres du gouvernement, a conduit à une réunion de crise à la Primature, signe que le malaise n’est plus marginal. La Primature veut siffler la fin de la récréation et de l’inefficacité de la communication gouvernementale.<br>Le tandem exécutif repose sur une dualité de styles : Diomaye, président discret, presque ascétique ; Sonko, chef de gouvernement expansif et tribun hors pair. Si cette complémentarité a séduit au début, elle entraîne aujourd’hui des incompréhensions.<br>Entre les discours officiels et les prises de parole spontanées, entre les communiqués formels et les directs Facebook, le message du pouvoir perd en cohérence. L’opinion, toujours plus sensible au moindre signal, peine à s’y retrouver. Et dans une société où les perceptions comptent autant que les faits, la non maitrise communicationnelle est un poison lent mais fatal.</p>



<p>Pourtant, le plus grand danger pour le pouvoir Diomaye–Sonko n’est pas de commettre une erreur. C’est de laisser croire qu’il n’est plus du côté du peuple, qu’il a été absorbé par les logiques de l’État qu’il prétendait subvertir.<br>Le risque d’opinion, c’est cela : une rupture symbolique, insidieuse, entre le pouvoir et la population qui l’a hissé. Et ce risque s’alimente de chaque maladresse, chaque silence, chaque dissonance. Il se propage dans les réseaux sociaux, s’enracine dans les frustrations quotidiennes, et finit par prendre le visage de la trahison.</p>



<p>Pour prévenir cette crise larvée, le pouvoir doit réajuster son rapport à l’opinion. Cela suppose :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Une prise en charge hardie des urgences sociales, comme le cout de la vie, le chômage des jeunes, le cout du loyer, la dette due aux secteur privé, et l’arrêt des grands chantiers et projets .</li>



<li>Une professionnalisation de la communication, avec une voix unifiée, des porte-parole identifiés et une veille stratégique active.</li>



<li>Une capacité à réagir avec humilité et efficacité aux critiques légitimes.</li>



<li>Et surtout, une pédagogie permanente pour expliquer les choix, les réalisations, les délais, les contraintes du gouvernement.<br>Le pouvoir doit cesser de réagir à l’opinion comme à une attaque. Il doit l’écouter comme un baromètre, parfois imprévisible, mais toujours précieux.</li>
</ul>



<p>Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko ne pourront pas gouverner durablement s’ils deviennent étrangers à ceux qui ont fait leur victoire. Le risque d’opinion n’est pas un détail. C’est le talon d’Achille d’un régime qui a bâti sa légitimité sur une promesse de transformation radicale.<br>Pour durer, il ne suffit pas d’avoir été élu contre l’ancien monde. Il faut, jour après jour, prouver qu’on n’en reproduit pas les travers. Rester fidèles à l’espérance du Projet qui les a portés : voilà le vrai défi</p>



<p><strong>Adama Sow journaliste, analyste médias</strong></p>



<p></p>
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		<item>
		<title>« Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko peuvent diriger le Sénégal pendant deux mandats chacun… », (spécialiste des questions africaines)</title>
		<link>https://farafinanews.com/bassirou-diomaye-faye-et-ousmane-sonko-peuvent-diriger-le-senegal-pendant-deux-mandats-chacun-specialiste-des-questions-africaines/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Apr 2024 10:02:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Afriknews]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[Jean Baptiste Placca, journaliste spécialisé des questions africaines, était l&#8217;invité ce dimanche du Grand Jury sur la RFM. Avec une expérience de plus de trente ans dans le domaine du journalisme, M. Placca a apporté son éclairage sur l&#8217;élection récente de Bassirou Diomaye Faye, cinquième Président du Sénégal. Placca s&#8217;est dit « surpris » par l&#8217;ampleur de [&#8230;]]]></description>
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<p>Jean Baptiste Placca, journaliste spécialisé des questions africaines, était l&rsquo;invité ce dimanche du Grand Jury sur la RFM. Avec une expérience de plus de trente ans dans le domaine du journalisme, M. Placca a apporté son éclairage sur l&rsquo;élection récente de Bassirou Diomaye Faye, cinquième Président du Sénégal.</p>



<p>Placca s&rsquo;est dit « surpris » par l&rsquo;ampleur de la victoire de Faye, percevant un rejet de la façon dont le régime de Macky Sall s&rsquo;était terminé. Selon lui, les Sénégalais ont voulu résoudre deux problèmes majeurs lors du scrutin du 24 mars : l&rsquo;échéance constitutionnelle marquant la fin du mandat de Macky Sall et la réaffirmation de la démocratie. Il a souligné le degré de conscience politique du peuple sénégalais, illustré par leur choix dès le premier tour d&rsquo;élire un président et de donner la majorité à Faye.</p>



<p>Jean Baptiste Placca a également salué le geste politique courageux d&rsquo;Ousmane Sonko, ancien principal opposant à Macky Sall, qui a soutenu la candidature de Faye. Il a loué la confiance de Sonko envers son ami et le respect de leur projet politique commun, au-delà des ambitions personnelles.</p>



<p>Toutefois, le spécialiste des questions africaines reste prudent quant aux rivalités potentielles entre Sonko et Faye. Il estime qu&rsquo;à leur âge, ils ont le potentiel de diriger le Sénégal pendant deux mandats chacun, mais a averti que les dynamiques politiques pourraient éventuellement altérer cette vision à long terme.</p>



<p><strong>Aminata DIEYE</strong></p>
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		<item>
		<title>Conciliation entre Macky Sall et Ousmane Sonko :  le colossal pari d&#8217;Atépa</title>
		<link>https://farafinanews.com/conciliation-entre-macky-sall-et-ousmane-sonko-le-colossal-pari-datepa/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Aug 2022 02:02:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[aAtépa]]></category>
		<category><![CDATA[macky sall]]></category>
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					<description><![CDATA[Atépa le bâtisseur&#160;! C’est un don de Dieu. Une grâce divine. Oui, Atepa, est un nom et une référence dans le cercle des architectes&#160;! Son aura international d’homme doué pour ériger des villes dans des forêts tropicales est connue et reconnue de tous. En Guinée équatoriale, la ville de Bata&#160;: c’est l’infini œuvre de cet [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Atépa le bâtisseur&nbsp;! C’est un don de Dieu. Une grâce divine. Oui, Atepa, est un nom et une référence dans le cercle des architectes&nbsp;! Son aura international d’homme doué pour ériger des villes dans des forêts tropicales est connue et reconnue de tous. En Guinée équatoriale, la ville de Bata&nbsp;: c’est l’infini œuvre de cet homme. Il a tout réussi dans son domaine et a eu tous les honneurs nationaux et internationaux. La porte du 3<sup>ème</sup>&nbsp;Millénaire est à son actif. Disons simplement que l’homme fait l’unanimité dans son domaine. Il faut le lui reconnaître. A tout seigneur, tout honneur.</strong></p>



<p>Cependant il y a un espace, ou l’homme n’a jamais su tirer son épingle du jeu&nbsp;: celui de la&nbsp;&nbsp;mare des crocodiles, qu’est la politique. L’enfant de Bayla, en dépit d’avoir connu des rivières et des rizières, a du mal à les traverser à gué. Il s’est toujours heurté à des obstacles qui l’empêchent de regagner la rive de la gloire. Pourtant, de Senghor à Abdoulaye Wade,&nbsp;&nbsp;en passant par le Président Abdou Diouf, Pierre a toujours chuchoté dans leurs oreilles. Tous ces trois l’avaient, successivement, nommé conseiller et lui prêtaient oreille attentive.</p>



<p>De même, dans le conflit casamançais, notamment ceux du MFDC, il y a joué un rôle de médiateur&nbsp;; surtout que&nbsp;&nbsp;lui, le bâtisseur, est fils du terroir, où il est bien respecté. Au point de mettre sur pied le Cercle des cadres casamançais&nbsp;: une entité qui a mené à bien la médiation entre l’Etat le MFDC.</p>



<p>Dans ce registre, Atepa a tout récemment attiré l’attention de l’opinion, avec un pari «&nbsp;<em>fou</em>&nbsp;» du bâtisseur&nbsp;: réunir à faire fumer le calumet de la paix aux deux «&nbsp;<em>ennemis jurés</em>&nbsp;»&nbsp;à savoir Ousmane Sonko et Macky Sall. Vivement que la bâtisse s’érige et serve de havre de paix à toute la nation. Comme lui-même l’a si bien dit dans un entretien avec le quotidien Bés Bi de ce Week end, «&nbsp;<em>mon rôle actuel est de réunir tout le monde autour d’une table. Mon souhait est de prendre la main de Sonko, la main du président Macky Sall et celles d’autres leaders politiques pour pacifier leurs relations dans l’intérêt suprême de la Nation.</em>&nbsp;»</p>



<p>Ainsi, le débat est campé. C’est l’ultime objectif de Pierre Goudiaby Atéba.</p>



<p>Une ambition, suite au saut à chaud dans&nbsp;la mare aux crocodiles&nbsp;? En tout cas, c’est là comme&nbsp;une tâche herculéenne.</p>



<p>Tant entre les deux protagonistes le mal est profond et déroutant. Les positions sont extrêmes. Il est vrai que sous nos tropiques, dans l’espace politique même les montagnes peuvent se rencontrer. N’empêche entre le géologue et l’inspecteur des impôts, le fossé reste béant. La césure est telle que qui s’y engouffre risque de sombrer dans les abysses. Elle s’est creusée un peu bien avant qu’Ousmane Sonko, haut cadre de l’Etat du Sénégal ne soit radié de la fonction publique le 29 août 2016 (par le décret n°2016-1239).&nbsp;&nbsp;Cela s’est passé sous la gouverne de Macky Sall. Il était reproché à l’inspecteur de dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas, par obligation professionnelle. Autrement dit un manquement au devoir de réserve.</p>



<p>En atteste l’affaire des 94 milliards. A l’époque Ousmane Sonko, député avait saisi l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) d’une plainte portant sur des «&nbsp;transactions immobilières irrégulières et de détournements de deniers publics.&nbsp;» Et les investigations menées par l’institution avaient quasiment donné raison à Ousmane Sonko.</p>



<p>Dans l’affaire Pétro-Tim, également, l’ancien député du Pastef avait crié haut et fort l’implication de Aliou Sall, jeune frère du chef de l’Etat, dans une perception de pots-de-vin. Des affaires qui n’ont pas, jusque-là, connu leur épilogue. Et,&nbsp;&nbsp;elles mettaient en scelle des proches de Macky Sall, en l’occurrence Mamour Diallo, Aliou Sall.</p>



<p>Ce qui a, sans doute, sécrété une haine viscérale et une politique de discrédit entre le pouvoir et le bouillonnant jeune politicien. Qui vient de porter son parti sur les fonts baptismaux. Ce fut en janvier 2014. Et très vite, il devient la « bête noire » du régime. Tant ces dénonciations ont trouvé des échos chez la masse populaire, notamment chez les jeunes. Ainsi, le Pastef devint un rouleau compresseur et son président se hisse à la troisième place lors des présidentielles de 2019 avec 15,67 % des voix.</p>



<p>Le sommet du pic a été atteint dans l’affaire Adji Sarr. Un supposé viol avec menace de mort par arme à feu dont cette fille accuse Ousmane Sonko. Vérité ou pas une partie de l’opinion reste dubitative. Et Ousmane Sonko dans toutes ses sorties ne s’est jamais empêché de considérer le camp d’en face comme étant le principal commanditaire de ce « complot »(le régime). La dernière sortie en date est celle de lundi dernier. Quand il disait que l’Etat et la France sont en train de monter un dossier pour que demain « je ne puisse pas être candidat à la présidentielle ». Les évènements du 03 mars 2021 sont la goutte d’eau qui a fait déborder le vase (bilan 14 morts et 600 blessés en une semaine). </p>



<p>Somme toute, voilà quelques cailloux dans les chaussettes de notre bâtisseur Atépa. Dont la marche risque d’être longue et mouvementée.</p>



<p></p>



<p></p>
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		<item>
		<title>Khalifa, Sonko, Barthélémy… Décidément, ils traînent tous des casseroles ! (Par Samuel Sarr)</title>
		<link>https://farafinanews.com/khalifa-sonko-barthelemy-decidement-ils-trainent-tous-des-casseroles-par-samuel-sarr/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinews]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jun 2022 16:17:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[barthélémy]]></category>
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					<description><![CDATA[Il y a une coïncidence très frappante dans les rangs de la coalition des trouillards et des fainéants, Yewwi Askan Wi. Un bref survol de leurs parcours, nous amène à comprendre sans aucun doute, leurs motivations à vouloir mettre le feu dans la cité. Seulement, ils se rendent compte du grand décalage entre leurs déclarations de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Il<strong> y a une coïncidence très frappante dans les rangs de la coalition des trouillards et des fainéants, Yewwi Askan Wi. Un bref survol de leurs parcours, nous amène à comprendre sans aucun doute, leurs motivations à vouloir mettre le feu dans la cité. Seulement, ils se rendent compte du grand décalage entre leurs déclarations de guerre et leur capacité réelle à pouvoir passer à l’acte. Entre le dire et le faire, il y a tout un océan.</strong></p>



<p>Ces poltrons bavards, qui n’ont que leur langue bien acérée comme épée, n’ont pas la force de leur ambition satanique. &nbsp;<br>Ousmane Sonko, Barthélémy DIAS, Khalifa Sall qui n’ont jamais construit une salle de classe, un district sanitaire ou une maternité pour les femmes de leurs villages, veulent maintenant brûler ce beau pays bâti par des générations. Parce qu&rsquo;ils ont du mal à supporter le bruit sonore des casseroles qu&rsquo;ils trainent &nbsp;et qui attirent les regards méprisants des Sénégalais sur eux. &nbsp;<br>L&rsquo;appel au concert de casseroles initié par le bourreau de Adji Sarr, Ousmane Sonko, révèle un malaise au sein de cette coalition minée de l’intérieur par des problèmes d’égo, de positionnement, d’ostracisme, des histoires de ventre et de bas ventre&#8230; Lorsque de belles «driankés» militantes de la dernière heure, occupent les premières places de la liste nationale de Yewwi, cela suscite bien des frustrations légitimes chez les leaders fondateurs de la coalition.<br><br>Sonko, Barthélémy, Khalifa sont liés par leur destin commun. Leur carrière politique est menacée par leurs dossiers judiciaires (viol, meurtre, détournement de deniers publics) qu&rsquo;ils cherchent à dissimuler à travers une crise politique artificielle. Le Sénégal n’a jamais été en crise politique. Car, toutes les Institutions fonctionnement&nbsp;: l’Assemblée nationale, le Gouvernement, la Justice, le CESE,&nbsp;le HCCT, l’Armée, la Gendarmerie, la Police… C’est justement une race d’opposants, conscients de sa faiblesse politique, face au camp du pouvoir, qui gesticulent pour créer un semblant de chaos social. Cette minorité volubile est en intelligence avec d’ex défenseurs des droits humains régionalistes, comme Alioune TINE, Seydi GASSAMA qui puisent leur sève&nbsp; nourricière de ces crises politiques. Que le Sénégal soit épargné comme il l’a toujours été.</p>



<p><strong>Yewwi promet une amnistie à Khalifa SALL<br></strong><br>Dans la charte qui a créé la coalition Yewwi, les leaders ont pris l&rsquo;engagement d&rsquo;amnistier tout membre qui a perdu ses droits politiques.&nbsp; L&rsquo;ex Maire de Dakar condamné pour détournement de deniers publics d&rsquo;une valeur estimée à près de 3 milliards F CFA, se trouve être l&rsquo;unique leader ayant perdu ses droits politiques. Il n’est d’ailleurs ni électeur ni éligible. &nbsp;<br>Alors, Khalifa Sall espère revenir au galop dans l&rsquo;arène politique au lendemain de la chute du pouvoir actuel. Voilà, ce qui explique la haine qui a fini de rougir les lèvres de l’ancien patron des jeunes socialistes dont le bilan controversé est toujours frais dans notre mémoire en tant qu’opposant au régime d’Abdou DIOUF. &nbsp;Nous reviendrons sur le fameux Comité de bastonnade contre les opposants créés par les socialistes et son triste bilan rouge de sang. &nbsp;</p>



<p>Alors, ce qui fait courir Khalifa SALL, c’est que tous les leaders de Yewwi ont pris l&rsquo;engagement d&rsquo;amnistier l&rsquo;ex pensionnaire de Rebeuss. Son concert de casseroles à la Mairie de Dakar, l&rsquo;a conduit en prison. Et le voilà Khalifa Sall qui, telle une épouse qui a perdu son mari, avait du mal à retenir ses larmes lors de sa conférence de presse, avant son arrestation, brandir aujourd&rsquo;hui, un petit courage inhabituel devant les caméras.&nbsp;<br>Ces appels à l&rsquo;insurrection, ces attaques contre le président Macky Sall, ce concert aux casseroles cachent mal leur volonté d&rsquo;étouffer le brouhaha de leurs propres casseroles.<br>Lorsque Khalifa Sall a perdu le peu de crédibilité qui lui restait, pour avoir détourné, les maigres ressources des Dakarois, son nouveau mentor Ousmane Sonko (après Ousmane Tanor Dieng qu’il a poignardé dans le dos), traîne lui aussi les casseroles de Adji Sarr, tel un boulet accroché à ses pieds.&nbsp;Yewwi est la coalition des casseroles semble-t-il.<br><br><strong>Tenter de brûler le Sénégal, pour éviter le procès d’Adji SARR&nbsp;<br></strong><br>En vérité, le leader de Pastef rêve d&rsquo;un changement de régime pour enterrer le dossier de sa victime Adji Sarr. D’ailleurs, les Sénégalais ont remarqué que depuis la fin des auditions devant le doyen des juges, Sonko qui attend sa convocation, joue sa dernière carte pour éviter son face à face avec la fille. On a d&rsquo;ailleurs vu dans les réseaux sociaux, Adji Sarr qui suppliait les forces de l&rsquo;ordre, de ne pas arrêter Sonko qui selon elle,&nbsp;cherche à tout prix à étouffer le dossier du viol.&nbsp;Pour le Maire de Ziguinchor, il pense plus honorable d’être arrêté pour des motifs politiques que pour le viol.<br>Ainsi, pour ne pas affronter le regard accusateur de Adji Sarr qui n’hésitera pas à revenir sur les détails du viol, à la barre, Sonko est prêt à tout : brûler des pneus, menacer ses adversaires, s&rsquo;attaquer aux forces de sécurité, dénigrer la justice, collaborer avec le MFDC, appeler&nbsp; à l&rsquo;insurrection,&nbsp; inventer un supposé de sabotage contre son véhicule, dégoter dans son imagination fertile, un projet d&rsquo;assassinat oublié le lendemain. &nbsp;</p>



<p>Ousmane Sonko qui risque de&nbsp; perdre son immunité parlementaire, s&rsquo;inquiète pour son avenir politique du fait du délit de viol tel un grade, accroché à&nbsp; ses épaules. &nbsp;<br>Et, en dehors du dossier de Adji Sarr, Sonko traîne d&rsquo;autres casseroles avec une fille qui vit présentement à Pikine après un séjour forcé au Maroc. Nettoyez bien vos oreilles, car les sons de brillantes casseroles en alu, vont encore retentir les semaines à venir sur une autre affaire d&rsquo;adultère.&nbsp;<br><br><strong>Le sang indélébile de Ndiaga DIOUF sur les mains de Barthélémy<br></strong><br>Des casseroles en nickel, Barthélemy Dias en traîne également. Le dossier de Ndiaga DIOUF hante sa conscience depuis plusieurs années. Le sang de cette victime semble indélébile sur les mains de ce maire, qui apparemment, n&rsquo;a rien appris du dossier de détournement de deniers publics qui a envoyé Khalifa Sall en prison.<br>Pour la bonne et simple raison que Barthélemy Dias a fait des engagements financiers suspects déjà payés qui, demain, feront beaucoup de bruit comme les fameuses casseroles. Lorsque les corps de contrôles feront l’audit de certaines mairies, on en saura davantage. Déjà, les révélations du Ministre Bamba Fall sur la gestion de Barthélemy Dias, réveillent des soupçons suffisants pour lancer des enquêtes.&nbsp;Et ne soyez pas surpris de voir demain, le nom de ce fameux juriste de Yewwi Ngouda MBOUP dans les comptabilités de la Mairie de Barthélémy. Une intéressante affaire à suivre.<br><br><strong>LE DEPUTE DU PS DE FRANCE OLIVIER FAURE ENCOURAGE LE SENTIMENT ANTI FRANÇAIS&nbsp;<br></strong><br>«La démocratie Sénégalaise est piétinée. La liberté de manifester est entravée, la justice instrumentalisée&nbsp;» a écrit sur un post Olivier Faure, le premier secrétaire du PS de France et député.<br><br>On ne savait pas qu&rsquo;un acteur politique français de sa dimension pouvait atteindre ce niveau d’ignorance.&nbsp;<br>En plus, Monsieur Faure semble mépriser les lois sénégalaises qui encadrent la propagande électorale et les manifestations politiques à l&rsquo;approche d&rsquo;un scrutin. Il a prêché faux en parlant de manifestations interdites tout en sachant que même en France, les manifestations des « gilets jaunes&nbsp;» sont encadrées, interdites dans certaines zones et dans un contexte particulier. Et le plus grave encore, ce sont les attaques contre la justice sénégalaise.&nbsp;De quelle époque se croit-il&nbsp;? &nbsp;<br>En matière de lutte démocratique, de respect de l&rsquo;Etat de droit et des libertés, le Sénégal ne saurait recevoir des leçons d&rsquo;un député socialiste français dont des leaders ont, dans le passé, financé des guerres civiles, armé et soutenu des régimes sanguinaires, génocidaires et des dictateurs à travers le monde.&nbsp;On se gardera de revenir sur les drames humanitaires de la France en Afrique surtout en Libye, au Rwanda pour ne citer que ces deux exemples.&nbsp;<br>Olivier Faure, cet ignorant parlementaire, prend la défense des opposants sénégalais qui prônent « France Dégage » et qui saccagent les investissements français au Sénégal. Il faut être un carrent du rang d&rsquo;Olivier Faure pour prendre la défense des ennemis de la France et des Français.&nbsp;<br>Si les populations africaines en veulent à une certaine élite française, c’est parce qu’elles digèrent mal, ses récurrentes effractions dans les affaires intérieures de nos Etats. En faisant fi de nos réalités et de la vérité, ils pensent pouvoir nous imposer leur point de vue et leur agenda. Alors, lorsque Faure se trompe d’époque c’est son affaire. Et à Mélenchon qui mélange tout et se mêle de tout, le mépris est sa réponse.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Samuel SARR, Président Parti Libéral Social Sénégal (PLSS)</p>
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		<title>Face à la presse : Sonko magnifie l&#8217;indépendance des jeunes juges.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Farafinews]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jun 2022 21:45:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Indépendance]]></category>
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<p>Dans son adresse à la presse, ce jeudi, Ousmane Sonko chef de file de la coalition Yewi Askan Wi a tisser des lauriers aux jeunes magistrats sénégalais. De l&rsquo;avis du leader des patriotes la justice sénégalaise regorge de jeunes magistrats indépendants et intégres qui pour rien au monde ne courberont l&rsquo;échine devant personne. A ceux-là, il les exhorte à garder le cap.<br>Poursuivant ses propos, il dira que c&rsquo;est ce qui explique « le renvoi du procès des députés, Mame Diarra Fam et Dethie Fall.  » « C&rsquo;est le ministre Malick Sall qui a demandé le renvoi de ce procès pour aller en procès spécial parce qu&rsquo;il s&rsquo;est heurté au refus de jeunes magistrats en flagrant délit », a-t-il avancé.<br>Pour Ousmane Sonko, le ministre Malick Sall veut une condamnation de principe pour que leur camarades tombent sous le joug de l&rsquo;article 34. Et dans ce cas de figure ils risquent tout simplement d&rsquo;être frappés par l&rsquo;inéligibilité.<br>« Macky Sall est entrain de dérouler un plan, qui au final, aboutira à un troisième mandat et il ne faut pas l&rsquo;accepter », a-t-il conclut.</p>



<p>Par  Landing Jalo</p>
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