<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>sénégal Archives -</title>
	<atom:link href="https://farafinanews.com/tag/senegal/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://farafinanews.com/tag/senegal/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Wed, 31 Dec 2025 18:53:36 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.5</generator>

<image>
	<url>https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2022/04/cropped-Farafina_News-32x32.png</url>
	<title>sénégal Archives -</title>
	<link>https://farafinanews.com/tag/senegal/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>CAN 2025 : le Sénégal affrontera le Soudan en huitième de finale</title>
		<link>https://farafinanews.com/can-2025-le-senegal-affrontera-le-soudan-en-huitieme-de-finale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Dec 2025 18:53:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Sports]]></category>
		<category><![CDATA[CAN 2025]]></category>
		<category><![CDATA[sénégal]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://farafinanews.com/?p=14528</guid>

					<description><![CDATA[Le Sénégal connaît désormais son adversaire pour les huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025. Les Lions de la Teranga seront opposés au Soudan, classé troisième de la poule E, à l’issue de sa défaite face au Burkina Faso, mercredi. La rencontre est programmée pour le samedi 3 janvier à 16 [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le Sénégal connaît désormais son adversaire pour les huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025. Les Lions de la Teranga seront opposés au Soudan, classé troisième de la poule E, à l’issue de sa défaite face au Burkina Faso, mercredi.</p>



<p>La rencontre est programmée pour le samedi 3 janvier à 16 heures GMT. Ce duel ouvrira officiellement la phase des huitièmes de finale de la compétition.</p>



<p>Le Sénégal tentera de poursuivre son parcours face à une sélection soudanaise qualifiée parmi les meilleurs troisièmes de la phase de groupes.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="http://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/12/FarafinaNews-2.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="740" src="http://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/12/FarafinaNews-2-1024x740.png" alt="" class="wp-image-14430" style="width:28px;height:auto" srcset="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/12/FarafinaNews-2-1024x740.png 1024w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/12/FarafinaNews-2-300x217.png 300w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/12/FarafinaNews-2-768x555.png 768w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/12/FarafinaNews-2-1536x1110.png 1536w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/12/FarafinaNews-2.png 2019w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sénégal : inauguration historique de l’usine ISEVEM d’assemblage de véhicules militaires tactiques</title>
		<link>https://farafinanews.com/senegal-inauguration-historique-de-lusine-isevem-dassemblage-de-vehicules-militaires-tactiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Dec 2025 21:31:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[industrie de défense]]></category>
		<category><![CDATA[ISEVEM]]></category>
		<category><![CDATA[sénégal]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté nationale]]></category>
		<category><![CDATA[usine véhicules militaires]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://farafinanews.com/?p=14296</guid>

					<description><![CDATA[Le Président de la République a inauguré ce mardi l’usine ISEVEM d’assemblage de véhicules militaires tactiques, marquant une étape majeure dans la construction d’une industrie de défense sénégalaise. Ce projet structurant, porté par un partenariat public-privé entre l’État et ISEVEM, vise à renforcer l’autonomie stratégique des forces de défense et de sécurité, tout en réduisant [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Le Président de la République a inauguré ce mardi l’usine ISEVEM d’assemblage de véhicules militaires tactiques, marquant une étape majeure dans la construction d’une industrie de défense sénégalaise.</strong></p>



<p>Ce projet structurant, porté par un partenariat public-privé entre l’État et ISEVEM, vise à renforcer l’autonomie stratégique des forces de défense et de sécurité, tout en réduisant la dépendance extérieure du pays. À terme, l’usine permettra non seulement l’assemblage et la maintenance, mais aussi la conception et la production locale d’équipements militaires.</p>



<p>Au-delà des enjeux sécuritaires, l’inauguration de cette infrastructure représente un levier d’industrialisation, favorisant la création d’emplois qualifiés, le transfert de compétences et l’intégration des jeunes talents nationaux dans des filières à haute valeur ajoutée.</p>



<p>Avec ce projet, le Sénégal affirme sa volonté de développer une industrie de défense résiliente, innovante et souveraine, au service de la sécurité nationale, du développement économique et de la cohésion sociale.</p>



<p><strong>Auteur : BLD</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sénégal : Thierno Alassane Sall alerte sur la crise de gouvernance et le scandale ASER–AEE Power</title>
		<link>https://farafinanews.com/senegal-thierno-alassane-sall-alerte-sur-la-crise-de-gouvernance-et-le-scandale-aser-aee-power/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Dec 2025 21:18:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[ASER–AEE Power]]></category>
		<category><![CDATA[crise de gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[sénégal]]></category>
		<category><![CDATA[Thierno Alassane Sall]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://farafinanews.com/?p=14292</guid>

					<description><![CDATA[Thierno Alassane Sall, président du parti La République des Valeurs (RV), tire la sonnette d’alarme sur la situation politico-institutionnelle du pays. Selon lui, un bras de fer entre l’exécutif et le judiciaire fragilise les institutions sénégalaises et menace la stabilité démocratique. Dans une déclaration publique, Thierno Alassane Sall dénonce un « duel au sommet de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Thierno Alassane Sall, président du parti <em>La République des Valeurs</em> (RV), tire la sonnette d’alarme sur la situation politico-institutionnelle du pays. Selon lui, un bras de fer entre l’exécutif et le judiciaire fragilise les institutions sénégalaises et menace la stabilité démocratique.</strong></p>



<p>Dans une déclaration publique, Thierno Alassane Sall dénonce un « duel au sommet de l’État » alimenté par des ambitions présidentielles anticipées pour 2029. Il critique le fonctionnement de l’Assemblée nationale, accusant certains députés de valider systématiquement les budgets sans débat et dénonçant le mutisme de certains ministres face aux interpellations parlementaires.</p>



<p>Le leader de RV pointe également des pratiques de népotisme dans la fonction publique. Il évoque la nomination de la sœur du ministre de l’Eau à un poste de direction et le limogeage de Cheikh Dieng, ancien directeur de l’ONAS, pour des motifs similaires. Il s’interroge aussi sur le licenciement de 13 employés sénégalais de la SOGEM, filiale de l’OMVS, dénonçant des critères économiques supposés discriminatoires.</p>



<p>Sur le plan énergétique, Thierno Alassane Sall rappelle les promesses non tenues d’ASER–AEE Power, notamment l’électrification de 540 villages, et n’exclut pas de saisir les juridictions espagnoles si nécessaire, en attendant le délibéré de la Cour suprême sur cette affaire. Il met enfin en garde contre l’instrumentalisation de la justice dans plusieurs affaires politico-judiciaires, citant les cas d’Abdou Nguer, Badara Gadiaga et Farba Ngom.</p>



<p>Thierno Alassane Sall appelle à un retour au respect des institutions et à la transparence dans la gestion des affaires publiques, soulignant les risques pour la stabilité politique et la démocratie au Sénégal.</p>



<p><strong>Ndoura Gobeïa</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le Sénégal suspend toute extradition vers la France pour défaut de réciprocité (ministre)</title>
		<link>https://farafinanews.com/le-senegal-suspend-toute-extradition-vers-la-france-pour-defaut-de-reciprocite-ministre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Dec 2025 18:51:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[extradition]]></category>
		<category><![CDATA[france]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[sénégal]]></category>
		<category><![CDATA[Yassine Fall]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://farafinanews.com/?p=14214</guid>

					<description><![CDATA[Le gouvernement sénégalais a annoncé, jeudi 11 décembre, la suspension de toute extradition vers la France, évoquant un manque de réciprocité dans l’application de l’accord bilatéral liant les deux pays. Devant les parlementaires, la ministre de la Justice, Yassine Fall, a détaillé les raisons ayant conduit à cette décision. Selon la ministre, le Sénégal a [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Le gouvernement sénégalais a annoncé, jeudi 11 décembre, la suspension de toute extradition vers la France, évoquant un manque de réciprocité dans l’application de l’accord bilatéral liant les deux pays. Devant les parlementaires, la ministre de la Justice, Yassine Fall, a détaillé les raisons ayant conduit à cette décision.</strong></p>



<p>Selon la ministre, le Sénégal a reçu 19 demandes d’extradition émanant de la France au cours de l’année 2024. Sur ce total, 3 personnes ont été extradées, 4 demandes ont été refusées et 10 personnes restent non extradées.</p>



<p>Yassine Fall rappelle que <strong>le Sénégal n’extrade pas ses propres citoyens</strong>, qu’ils soient exclusivement Sénégalais ou binationaux. Deux des dossiers concernés impliquent d’ailleurs des Sénégalais que la France refuse pour l’instant de remettre aux autorités de Dakar, malgré des requêtes formelles.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le principe de réciprocité au cœur du désaccord</h3>



<p>La garde des Sceaux affirme que l’accord d’extradition repose sur un principe central : la réciprocité.<br>« Si l’une des parties ne coopère pas dans certains dossiers, l’autre est en droit de réagir », a-t-elle expliqué.<br>C’est sur cette base que le Sénégal a décidé de geler toutes les extraditions vers la France, dans l’attente d’une réponse satisfaisante à ses demandes.</p>



<p>Actuellement, la France réclame la remise de 12 personnes. Le Sénégal précise qu’en cas d’implication dans des infractions pénales, ces individus sont interpellés et poursuivis sur le territoire national, mais ne seront pas transférés aux autorités françaises tant que les divergences ne seront pas résolues.</p>



<p>La ministre de la Justice souligne que cette mesure vise à défendre les intérêts du Sénégal et à rappeler que « les accords internationaux ne peuvent fonctionner que s’ils sont appliqués de manière équitable par les deux pays ».</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="http://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/12/FarafinaNews-1.png"><img decoding="async" width="1024" height="740" src="http://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/12/FarafinaNews-1-1024x740.png" alt="" class="wp-image-14215" style="width:28px;height:auto" srcset="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/12/FarafinaNews-1-1024x740.png 1024w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/12/FarafinaNews-1-300x217.png 300w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/12/FarafinaNews-1-768x555.png 768w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/12/FarafinaNews-1-1536x1110.png 1536w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/12/FarafinaNews-1.png 2019w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sénégal, terre d&#8217;asile : l&#8217;hospitalité comme doctrine d&#8217;Etat</title>
		<link>https://farafinanews.com/senegal-terre-dasile-lhospitalite-comme-doctrine-detat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Dec 2025 19:44:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Afriknews]]></category>
		<category><![CDATA[anciens présidents]]></category>
		<category><![CDATA[sénégal]]></category>
		<category><![CDATA[Terre d'asile]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://farafinanews.com/?p=14021</guid>

					<description><![CDATA[Dossier réalisé par Henriette Niang Kandé Depuis plus de six décennies, le Sénégal s’est imposé comme l’un des rares États africains à ériger l’asile en véritable doctrine d’État, à la croisée de l’humanité, de la stratégie diplomatique, de la stabilité régionale et de la continuité juridique. Des premiers réfugiés bissau-guinéens fuyant la répression portugaise jusqu’aux [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p> Dossier réalisé par Henriette Niang Kandé</p>



<p>Depuis plus de six décennies, le Sénégal s’est imposé comme l’un des rares États africains à ériger l’asile en véritable doctrine d’État, à la croisée de l’humanité, de la stratégie diplomatique, de la stabilité régionale et de la continuité juridique. Des premiers réfugiés bissau-guinéens fuyant la répression portugaise jusqu’aux présidents renversés, des intellectuels guinéens ou caribéens aux militants anti-apartheid, des opposants gambiens, aux victimes des coups d’État contemporains, le pays a constamment offert refuge, protection et visibilité. À travers cette histoire, souvent méconnue, se dessine l’identité singulière de Dakar comme capitale politique, intellectuelle et morale de l’Afrique de l’Ouest.</p>



<p>Ce dossier retrace, dans l’ordre chronologique, les grandes étapes de cette vocation, en éclairant les gestes d’accueil, les ruptures régionales, les réseaux intellectuels transatlantiques, les dynamiques de la justice internationale et la modernisation récente du droit de l’asile.Depuis son accession à l’indépendance en 1960, le Sénégal s’est construit une tradition d’accueil qui dépasse le simple imaginaire culturel de la Téranga. Celle-ci, profondément enracinée dans les pratiques sociales sénégalaises, a fourni la matrice symbolique à partir de laquelle, les dirigeants ont élaboré une politique d’asile durable. L’hospitalité, dans ce contexte, n’est ni un geste circonstanciel ni une exception morale. Elle est une institution politique et diplomatique. Dès 1968, le pays adopte la loi n° 68-27, incorporant dans son droit interne, les principes de la Convention de Genève (Les blessés et malades des forces armées en campagne ; les blessés, malades et naufragés des forces armées en mer ; les prisonniers de guerre ; les civils en temps de guerre) et de la Convention de l’OUA qui reprend, en l’élargissant, la Convention de Genève. Dans cette convention, toute personne fuyant des persécutions pour motifs de race, de religion, de nationalité, d’opinion politique ou contrainte de quitter son pays en raison d’une agression extérieure est considérée comme réfugiée). La loi n° 68-27 introduit un cadre légal clair pour la gestion de l’asile. Elle marque la transition entre une hospitalité spontanée et une politique publique ordonnée. Le Sénégal devient ainsi l’un des premiers pays africains indépendants à intégrer pleinement le droit international dans son dispositif national. Ce texte, consolidé par la loi n° 2022-01, donne au Sénégal, un cadre juridique robuste qui lui permet de gérer des flux variés. C’est ainsi que le pays a pu accueillir des exilés politiques, des réfugiés civils, des demandeurs d’asile individuels, des dirigeants déchus, des intellectuels menacés, et même deux anciens détenus de Guantánamo. Loin d’être un simple cadre technique, ce dispositif traduit la manière dont le Sénégal articule stabilité politique interne, position diplomatique de médiateur et capital symbolique panafricain. C’est ce triangle construit sur le droit, la diplomatie, et l’imaginaire, qui permet de comprendre pourquoi activistes, journalistes, opposants et anciens chefs d’État chassés du pouvoir ont fait du Sénégal, le point d’ancrage de leurs exils.Cette construction s’est appuyée sur une réalité culturelle préexistante. La Téranga n’est pas une hospitalité naïve. Elle exprime une manière spécifique de se rapporter à l’étranger, fondée sur la protection, le partage et la responsabilité. Senghor en fait un instrument de prestige, Diouf l’a élevée au rang de capital diplomatique, Wade s’en est servi pour projeter le Sénégal sur la scène internationale et Macky Sall en a fait un pilier de sa diplomatie multilatérale.Les fondations d’une politique d’asile</p>



<p>L’indépendance et les premières crises frontalières</p>



<p>Dès le lendemain de son indépendance, le Sénégal est confronté à ses premières vagues d’exil politique. La guerre coloniale menée par le Portugal en Guinée-Bissau, pousse les premiers réfugiés à traverser la frontière sud. Le problème date de 1960. Cette année-là la  » province  » portugaise de Guinée, coincée entre la Guinée-Conakry, indépendante depuis 1958, et le Sénégal, qui accédait alors à la souveraineté, a commencé de s&rsquo;agiter. Çà et là, des petits groupes de maquisards font leur apparition, attaquant des représentants de l&rsquo;autorité coloniale ou des détachements de l&rsquo;armée portugaise. Lisbonne réagit vigoureusement en envoyant sur place, troupes et matériel. Dès lors, des villages casamançais, accueillent ces familles parfois au péril de leurs propres réserves alimentaires. Au centre de Sédhiou (archive Journal Le Monde du 3 février 1965), comme dans les villages alentour, l’hospitalité se déploie avant même l’intervention de l’État. A l’époque, le président Senghor avait déclaré au reporter du Monde : « Le Sénégal reste une terre d&rsquo;asile. Nous en sommes fiers et nous continuerons à accueillir ceux qui viennent ici chercher la paix. Mais, du fait du départ des troupes françaises, à cause aussi de l&rsquo;engagement que nous avons pris d&rsquo;aligner le prix de notre arachide sur les cours mondiaux, notre situation économique et financière est momentanément délicate. Les Français, qui ont toujours été nos amis, ne peuvent-ils nous aider à venir en aide à ces dizaines de milliers de réfugiés ? » L’ONU installe alors un commissariat aux réfugiés à Dakar, à la demande du gouvernement sénégalais, dans l’une des premières coopérations humanitaires d’envergure du pays.  </p>



<p>La diplomatie senghorienne et l’articulation entre asile et engagement international </p>



<p>Sous Senghor, l’asile devient un instrument de politique étrangère. Dès les années 1970-1980, Dakar se positionne comme capitale des luttes de libération, centre de solidarité anticoloniale, et espace de socialisation des élites militantes africaines. Le Sénégal s’affirme comme porte-voix institutionnel de la cause palestinienne. Depuis 1975, il préside de manière continue, le Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien à l’ONU. Les discours d’Abdou Diouf à l’ONU insistent sur le « soutien constant » du Sénégal au peuple palestinien et sur la disponibilité de Dakar, à accueillir séminaires et conférences internationales sur ce dossier.Cette diplomatie de principe s’accompagne, sur le terrain, d’une hospitalité politique concrète. La présence prolongée de représentants de l’OLP à Dakar, la proximité personnelle de Yasser Arafat avec les autorités sénégalaises et l’octroi d’un passeport sénégalais au leader palestinien, souvent mentionné dans les témoignages diplomatiques, fonctionnent comme des marqueurs d’un asile à la fois symbolique et opérationnel. Cette vocation se manifeste dans l’accueil de militants de l’ANC et des réseaux anti-apartheid. À partir de 1975, la présence d’exilés sud-africains, namibiens et zimbabwéens se renforce. Dakar accueille des militants, des étudiants, des artistes et des journalistes fuyant les régimes oppressifs. Les archives des années 1980 de la presse sénégalaise montrent combien les journaux ont joué un rôle essentiel. Afrique Nouvelle, Sud Magazine, Wal Fadjri, Le Soleil publient tribunes, appels et analyses qui donnent visibilité à des combats souvent étouffés ailleurs. En juillet 1987, la Conférence de Dakar, joue un rôle visible dans les réseaux anti-apartheid, en réunissant l’ANC en exil et des acteurs sud-africains comme l’Institute for Democracy in South Africa, (IDASA), des intellectuels, des partis d’opposition, pour discuter des scénarios de transition vers une Afrique du Sud postapartheid. Cette rencontre consacre Dakar comme lieu de médiation anticipatrice où s’est négocié une partie des futurs compromis politiques sud-africains.  C’est ainsi que se dessine le premier modèle. Une plateforme diplomatique pour les mouvements de libération, articulant accueil physique des cadres en exil et engagement institutionnel dans les arènes multilatérales.</p>



<p>La naissance d’un refuge intellectuel africain</p>



<p>Les années 1960–1970 voient l’arrivée de figures majeures de l’intelligentsia africaine. La Guinée de Sékou Touré produit un flux continu de réfugiés. Le Sénégal accueille enseignants, écrivains, diplomates et techniciens. Leur présence nourrit les réseaux intellectuels dakarois, renforce le pluralisme du débat politique et contribue à l’essor d’un environnement critique rare sur le continent.Camara Laye (auteur de L’Enfant Noir), s’installe à Dakar après sa rupture avec le régime de Sékou Touré. Seydou Badian Kouyaté (Sous l’orage), pourchassé après le coup d’État de 1968 au Mali, trouve lui aussi refuge à Dakar. Joseph Ki-Zerbo, historien burkinabè, rejoint le milieu intellectuel dakarois.Ces personnalités contribuent à structurer un espace de pensée où se croisent littérature, recherche et engagement politique. Les débats organisés à l’Université de Dakar, les rencontres du Musée Dynamique, les séminaires du CODESRIA créent un écosystème dans lequel, les exilés africains peuvent non seulement survivre, mais écrire, enseigner et publier.</p>



<p>L’exil caribéen : l’apport décisif des Haïtiens</p>



<p>Parallèlement aux exilés africains, Dakar accueille dès les années 1960 des artistes et des intellectuels haïtiens fuyant la dictature des Duvalier. Lucien Lemoine et Jacqueline Scott-Lemoine s’imposent comme des figures majeures du théâtre sénégalais. Leur empreinte se retrouve dans le jeu des comédiens du Théâtre National Daniel Sorano, dans les archives radiophoniques, dans les ateliers de diction qu’ils ont animés. Les Lemoine s&rsquo;ancrent dans les institutions culturelles, tandis que l’’influence haïtienne enrichit la scène sénégalaise en y introduisant de nouvelles esthétiques, thèmes et voix. L’Université de Dakar quant à elle, bénéficie de l’arrivée de spécialistes du créole, d’historiens du monde caribéen et de comparatistes, qui introduisent les révolutions atlantiques, les littératures créoles et les imaginaires caribéens. Cette présence ancre le Sénégal dans une géographie intellectuelle reliant Afrique et Caraïbe. </p>



<p>L’exode mauritanien et la première grande crise de Masse</p>



<p>La crise mauritano-sénégalaise de 1989 ouvre une nouvelle séquence dans l’histoire du refuge. Les expulsions massives orchestrées en Mauritanie conduisent des dizaines de milliers de Négro-Mauritaniens à traverser le fleuve. L’accueil est massif et durable. Une partie de ces réfugiés vit encore au Sénégal aujourd’hui. Cette crise fonde l’expérience sénégalaise de l’asile de masse et pose les bases d’un engagement humanitaire de long terme. </p>



<p>Les présidents en exil et la stabilisation régionale Ahmadou Ahidjo, le précédent fondateur</p>



<p>L’arrivée à Dakar en 1984, de l’ancien président camerounais Ahmadou Ahidjo, condamné à mort par contumace, crée un précédent inédit. Le Sénégal devient refuge pour un dirigeant déchu, choisissant la protection plutôt que l’extradition dans un contexte politique tendu. Ce geste assoit la réputation de Dakar comme sanctuaire politique.</p>



<p>Hissein Habré, de l’asile politique au laboratoire de justice pénale </p>



<p>Le cas de Hissein Habré, président du Tchad de 1982 à 1990, constitue un tournant majeur dans l’histoire de l’asile au Sénégal. Après sa chute, Habré se réfugie à Dakar, où il demeure de nombreuses années sans être inquiété.Sous la pression conjuguée des victimes, des ONG et des décisions de la Cour internationale de Justice, le Sénégal est rappelé à ses obligations au titre de la Convention contre la torture. Il doit poursuivre ou extrader l’ancien chef d’État. En 2012, l’Union africaine et le Sénégal s’accordent pour créer les Chambres africaines extraordinaires au sein des juridictions sénégalaises, compétentes pour juger les crimes internationaux commis au Tchad entre 1982 et 1990. Le procès Habré, ouvert en 2015 et conclu en 2016 par une condamnation à la prison à perpétuité transforme le Sénégal en laboratoire africain de justice pénale internationale, démontrant qu’un État d’asile peut, sous certaines conditions, devenir aussi un État de jugement.</p>



<p>Dawda Jawara, Yahya Jammeh et la Gambie sous Tension</p>



<p>Le 22 juillet 1994, un coup d’État conduit par Yahya Jammeh renverse le président gambien Dawda Jawara. Dans les heures qui suivent, il est exfiltré par un navire américain puis accueilli au Sénégal, où il vivra plusieurs années avant de pouvoir rentrer en Gambie au début des années 2000. Cet épisode illustre le rôle du Sénégal comme État tampon qui protège son voisin pour la stabilité de la Casamance. Plus tard, le régime fort de Yahya Jammeh transforme Dakar en base arrière de la dissidence. Les opposants gambiens y organisent conférences, réseaux de plaidoyer et campagnes médiatiques. La presse sénégalaise, indépendante, amplifie leurs voix et contribue à leur visibilité.La rétractation de Jammeh après sa défaite électorale provoque l’afflux de milliers de civils gambiens vers le Sénégal. Villages et villes ouvrent leurs portes. L’intervention de la CEDEAO rétablit l’ordre, mais le Sénégal reste la principale terre d’accueil des activistes gambiens.</p>



<p>Amadou Toumani Touré, l’exil discret d’un président démocrate</p>



<p>Le renversement d’ATT en mars 2012 conduit le Sénégal à accueillir un dirigeant connu pour son engagement démocratique</p>



<p> Dans le cadre de l’accord de restauration de l’ordre constitutionnel, ATT démissionne le 8 avril et quitte ensuite le Mali pour se réfugier au Sénégal, où il est officiellement accueilli avec sa famille. Il vivra à Dakar pendant près de cinq ans, avant de rentrer à Bamako fin 2017.Là encore, l’exil au Sénégal est associé à une forme de neutralisation pacifique du conflit de succession. Le pays hôte garantit la sécurité de l’ancien président, tout en laissant aux acteurs maliens et régionaux la responsabilité de la recomposition politique interne. </p>



<p>La continuité de l’exil intellectuel et académique</p>



<p>Tout au long des années 1990–2000, Dakar consolide son image de capitale intellectuelle africaine. L’activité du CODESRIA, le dynamisme des lettres sénégalaises, la présence d’universitaires exilés africains et caribéens renforcent une identité intellectuelle singulière, où la liberté d’expression constitue un atout diplomatique.Solidarité sénégalaise haïtienne, justice internationale, modernisation juridique et nouveaux défis régionaux. </p>



<p>À la suite du dévastateur séisme survenu en Haïti en janvier 2010, le président Abdoulaye Wade avait annoncé l’accueil symbolique de réfugiés haïtiens au Sénégal, présenté comme la « terre mère » de peuples issus de la traite. Cette initiative, mêlant solidarité humanitaire et geste panafricaniste, visait à offrir un asile provisoire à des familles sinistrées. Quelques dizaines de personnes furent ainsi transférées à Dakar, où un dispositif d’accueil provisoire avait été mis en place. L’opération demeure l’un des épisodes marquants de la diplomatie humanitaire du Sénégal au début de la décennie 2010.</p>



<p>L’accueil des ex-détenus de Guantánamo</p>



<p>En 2015 et 2016, le Sénégal accepte d’accueillir deux anciens détenus de Guantánamo. Ce geste humanitaire, discret mais symboliquement fort, inscrit le pays dans les enjeux globaux de la sécurité internationale et du respect des droits humains.</p>



<p>Les crises continuelles : Mali, Guinée-Bissau, Mauritanie et Gambie</p>



<p>La fragmentation du Sahel, les coups d’État successifs en Guinée-Bissau, les tensions identitaires mauritaniennes persistantes et les turbulences gambiennes continuent de projeter vers le Sénégal des exilés politiques, des réfugiés civils et des acteurs de la société civile. Dakar demeure un pôle de stabilité et un espace de respiration démocratique.</p>



<p>L’exil d’Umaro Sissoco Embaló</p>



<p>Le mois dernier, le renversement d’Umaro Sissoco Embaló conduit à son accueil à Dakar. Moins de quarante-huit heures plus tard, l’ancien chef de l’État bissau-guinéen quittait discrètement Dakar pour Brazzaville. Ce départ rapide a illustré la gestion mesurée par Dakar d’une situation délicate. Il témoigne également de la coordination diplomatique mise en œuvre au plan régional, pour faciliter son transfert vers le Congo. Cette hospitalité s’inscrit dans la continuité des précédents Jawara et ATT, tout en tenant compte des leçons du procès Habré.</p>



<p>Le rôle décisif des ONG et de la société civile</p>



<p>Depuis une quinzaine d’années, la gestion de l’asile s’appuie sur une société civile active. Amnesty International Sénégal, Article 19, RADDHO et Caritas offrent assistance juridique, psychosociale, administrative et documentaire aux populations exilées. Leur expertise contribue à renforcer la qualité de la protection et à humaniser les procédures.</p>



<p>Un état-refuge face aux obstacles du  siècle</p>



<p>Au terme de soixante-cinq années d’histoire, le Sénégal apparaît comme l’un des rares États africains à avoir donné à l’asile un contenu politique, diplomatique, juridique et intellectuel. Cette constance a façonné une identité souveraine, fondée sur la stabilité interne, la liberté de la presse, la vitalité universitaire, la conscience panafricaine et l’engagement international.Le contexte régional et global exige désormais de nouvelles adaptations. Les menaces sécuritaires au Sahel, les crises politiques récurrentes en Guinée-Bissau, les tensions persistantes en Mauritanie, les effets du changement climatique et les recompositions géopolitiques post-pandémie imposent au Sénégal de réinventer sa doctrine sans renoncer à son héritage. La capacité de l’État à préserver son ouverture tout en assurant sa sécurité déterminera l’avenir de Dakar comme capitale des exils africains. Ce rôle ne relève ni du hasard ni d’une simple bienveillance culturelle. Il est l’expression d’un choix historique, renouvelé de décennie en décennie. Celui d’être un refuge pour les peuples, un médiateur pour les crises, et un phare intellectuel pour un continent en quête de stabilité.</p>



<p><strong>Henriette Niang Kandé</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le Sénégal officialise sa candidature pour accueillir une CAN entre 2031 et 2035</title>
		<link>https://farafinanews.com/le-senegal-officialise-sa-candidature-pour-accueillir-une-can-entre-2031-et-2035/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Nov 2025 18:22:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Sports]]></category>
		<category><![CDATA[CAF]]></category>
		<category><![CDATA[CAN]]></category>
		<category><![CDATA[sénégal]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://farafinanews.com/?p=13673</guid>

					<description><![CDATA[Le Sénégal a officiellement déposé sa candidature pour organiser l’une des éditions de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) programmées entre 2031 et 2035. Cette annonce marque la volonté du pays de renouer avec l’accueil d’un grand rendez-vous continental, plus de trente ans après avoir abrité l’édition de 1992. Écarté lors de l’attribution de la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Le Sénégal a officiellement déposé sa candidature pour organiser l’une des éditions de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) programmées entre 2031 et 2035. Cette annonce marque la volonté du pays de renouer avec l’accueil d’un grand rendez-vous continental, plus de trente ans après avoir abrité l’édition de 1992.</strong></p>



<p>Écarté lors de l’attribution de la CAN 2027, finalement confiée au trio Kenya–Ouganda–Tanzanie, et hors course pour l’édition 2029, le Sénégal opte désormais pour une stratégie de long terme. L’objectif : consolider ses infrastructures sportives et présenter un dossier concurrentiel à la Confédération africaine de football (CAF).</p>



<p>Cette démarche intervient dans un contexte de modernisation accélérée, porté notamment par le stade Me Abdoulaye Wade, divers projets de rénovation régionale et les préparatifs en vue des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026.</p>



<p>Le Comité exécutif de la CAF a, de son côté, prolongé la période d’évaluation avant de désigner les hôtes des CAN 2029, 2031, 2033 et 2035. Cette extension doit permettre un examen approfondi des candidatures au regard des importants défis logistiques et financiers liés à ces compétitions.</p>



<p>À ce stade, cinq dossiers ont été officiellement reçus : ceux de l’Angola, du Rwanda, de l’Éthiopie, du Sénégal et de la candidature conjointe Mali–Guinée. En revanche, l’Algérie et la République démocratique du Congo, un temps annoncées, n’ont pas confirmé leur intérêt.</p>



<p>Avec cette candidature, le Sénégal réaffirme son ambition de jouer un rôle majeur dans le football africain. Le pays mise sur la qualité de son dossier, ses infrastructures en développement et son dynamisme sportif pour convaincre la CAF. La décision finale est attendue dans les prochains mois, à l’issue de la phase d’inspection et d’évaluation.</p>



<p><strong>Avec RTS et WIWSPORT</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Éliminatoires mondial 2026 : le Sénégal écrase le Soudan du Sud (5-0) et vise la qualification</title>
		<link>https://farafinanews.com/eliminatoires-mondial-2026-le-senegal-ecrase-le-soudan-du-sud-5-0-et-vise-la-qualification/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Oct 2025 19:35:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Sports]]></category>
		<category><![CDATA[Mondial 2026]]></category>
		<category><![CDATA[sénégal]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan du Sud]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://farafinanews.com/?p=12200</guid>

					<description><![CDATA[Le Sénégal a livré une démonstration de force en écrasant le Soudan du Sud sur le score de 5 à 0 ce vendredi à Juba, lors des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026. Cette large victoire conforte les Lions de la Téranga en tête du groupe B avec 21 points. Les buts sénégalais ont [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le Sénégal a livré une démonstration de force en écrasant le Soudan du Sud sur le score de 5 à 0 ce vendredi à Juba, lors des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026. Cette large victoire conforte les Lions de la Téranga en tête du groupe B avec 21 points.</p>



<p>Les buts sénégalais ont été inscrits par cinq joueurs différents, témoignant de la richesse offensive de l&rsquo;équipe :</p>



<p>Ismaïla Sarr, auteur d&rsquo;un doublé (29ᵉ et 54ᵉ).</p>



<p>Sadio Mané, buteur juste après la pause (46ᵉ).</p>



<p>Nicolas Jackson (60ᵉ).</p>



<p>Cherif Ndiaye (75ᵉ).</p>



<p>Malgré ce festival offensif, la qualification directe n&rsquo;est pas encore acquise. Le Sénégal est toujours talonné par son poursuivant direct, la RD Congo, qui s&rsquo;est également imposée face au Togo (0-1).</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/10/FarafinaNews-4.png"><img decoding="async" width="1024" height="740" src="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/10/FarafinaNews-4-1024x740.png" alt="" class="wp-image-12201" style="width:28px;height:auto" srcset="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/10/FarafinaNews-4-1024x740.png 1024w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/10/FarafinaNews-4-300x217.png 300w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/10/FarafinaNews-4-768x555.png 768w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/10/FarafinaNews-4-1536x1110.png 1536w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/10/FarafinaNews-4.png 2019w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Analyse Économique Comparative : le Sénégal face à la Guinée, un dépassement temporaire ? (Par le Dr. Seydina Oumar Seye)</title>
		<link>https://farafinanews.com/analyse-economique-comparative-le-senegal-face-a-la-guinee-un-depassement-temporaire-par-le-dr-seydina-oumar-seye/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Sep 2025 20:25:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Afriknews]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[économie]]></category>
		<category><![CDATA[Guinée]]></category>
		<category><![CDATA[sénégal]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://farafinanews.com/?p=11512</guid>

					<description><![CDATA[Une récente analyse des performances économiques ouest-africaines a mis en lumière un fait notable : en 2023, l&#8217;économie guinéenne, portée par l&#8217;explosion de sa production minière (bauxite et alumine), a temporairement surpassé celle du Sénégal en termes de taux de croissance. Cependant, cette situation conjoncturelle masque des réalités structurelles profondément différentes et un potentiel de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Une récente analyse des performances économiques ouest-africaines a mis en lumière un fait notable : en 2023, l&rsquo;économie guinéenne, portée par l&rsquo;explosion de sa production minière (bauxite et alumine), a temporairement surpassé celle du Sénégal en termes de taux de croissance. Cependant, cette situation conjoncturelle masque des réalités structurelles profondément différentes et un potentiel de rebond sénégalais qui pourrait, à moyen terme, inverser à nouveau la donne : le rebasing du PIB Sénégalais. </p>



<p>La Conjoncture Guinéenne : Une Croissance Minière Volatile</p>



<p>La performance guinéenne est largement tributaire du secteur extractif. La mise en service de nouvelles mines et la montée en puissance de projets existants ont dopé le PIB, affichant une croissance robuste. Toutefois, cette croissance présente une double fragilité :</p>



<p>1. Volatilité des cours mondiaux : Elle est extrêmement dépendante des prix des matières premières, sur lesquels le pays n&rsquo;a aucun contrôle.</p>



<p>2. Faible impact sur l&#8217;emploi et la diversification : Le secteur minier est capitalistique mais ne crée pas suffisamment d&#8217;emplois directs et entraîne peu de valeur ajoutée locale (effet de liaison limité), limitant sa contribution au développement économique inclusif. </p>



<p>Le Contexte Sénégalais Actuel : Dette Cachée et Dégradation de la Notation</p>



<p>Le ralentissement relatif du Sénégal s&rsquo;explique par un cocktail de défis internes et externes : · La crise de la dette cachée : L&rsquo;épisode des garanties étatiques controversées accordées à des sociétés hors-bilan (notamment dans le secteur des hydrocarbures) a érodé la confiance des investisseurs et des partenaires. Cela a mis en lumière des faiblesses en matière de gouvernance financière et de transparence de la dette, bien que des mesures correctives aient été promises: redressement économique puis relance et accélérer.</p>



<p>Dégradation du risque-pays : Cette perte de confiance, couplée à un endettement public élevé et aux retombées de la crise ukrainienne (inflation, déficit commercial), a conduit à une dégradation de la notation souveraine du Sénégal par les agences (Moody&rsquo;s, Fitch). Cela renchérit le coût d&#8217;emprunt sur les marchés internationaux, pesant sur les finances publiques.· Attentisme pré-électoral : L&rsquo;environnement politique incertain en 2023-2024 a également contribué à un ralentissement des investissements et des décisions économiques majeures. Le Rebasing du PIB et l&rsquo;Aube des Hydrocarbures : Les Leviers du Rebond Sénégalais</p>



<p>La donne économique sénégalaise est sur le point de connaître une transformation radicale, laissant présager un dépassement rapide de la performance guinéenne à court terme.</p>



<p>1. L&rsquo;Opération de Rebasing (Base 2024) : Le Sénégal s&rsquo;apprête à réactualiser le calcul de son PIB, qui utilisait jusqu&rsquo;ici une structure économique datant de 2014. Ce rebasing intégrera le poids des nouveaux secteurs (numérique, services modernes, industries émergentes, Hydrocarbures, gaz&#8230;) et offrira une image bien plus fidèle et volumineuse de l&rsquo;économie réelle. Il est attendu que le PIB nominal s&rsquo;en trouve significativement rehaussé, modifiant instantanément tous les ratios (dette/PIB, déficit/PIB) pour les améliorer.</p>



<p>2. Le Potentiel Inégalé des Hydrocarbures : Le véritable game-changer réside dans l&rsquo;exploitation imminente des champs pétroliers et gaziers de Sangomar (pétrole) et surtout Grand Tortue Ahmeyim &#8211; GTA (gaz).</p>



<p> Contrairement au modèle minier guinéen, ces projets :   Généreront des recettes budgétaires massives (plusieurs centaines de millions, voire milliards de dollars par an à plein régime).   </p>



<p>Stimuleront un écosystème industriel (centrales électriques, industries pétrochimiques, GNL) créateur de valeur ajoutée et d&#8217;emplois.   · Amélioreront durablement la balance commerciale via les exportations.  </p>



<p>Garantiront la sécurité énergétique du pays, réduisant la facture des importations de fuel.Conclusion : Le  rebasing du PIB Sénégalais et un  retour de la confiance sous l&rsquo;égide du FMILa situation actuelle, où la croissance guinéenne surclasse celle du Sénégal, est donc très probablement un phénomène temporaire ( rebasing). La dynamique fondamentale de l&rsquo;économie sénégalaise, une fois les incertitudes politiques levées, est autrement plus solide et diversifiée (agriculture, tourisme, services, industries, BTP). </p>



<p>Le retour des équilibres macroéconomiques et de la confiance des investisseurs passera par une finalisation réussie du programme du FMI (programme de réformes) et une gestion irréprochable et transparente des futures recettes gazières et pétrolières (à travers notamment le Fonds Souverain d&rsquo;Investissements Stratégiques &#8211; FONSIS). In fine, le redressement économique suivi de la relance et accélérer les dividendes socio-économiques du potentiel de la croissance pro-pauvre&#8230;Dès 2025-2026, avec le démarrage de la production d&rsquo;hydrocarbures et les effets du rebasing, le Sénégal est bien placé pour non seulement dépasser à nouveau la croissance guinéenne, mais surtout pour s&rsquo;engager sur une trajectoire de croissance structurellement plus robuste, diversifiée et créatrice de richesse partagée, consolidant son statut de hub économique majeur en Afrique de l&rsquo;Ouest.</p>



<p> La supériorité guinéenne n&rsquo;aura été qu&rsquo;une parenthèse conjoncturelle dans une course de fond où le Sénégal dispose d&rsquo;atouts largement supérieurs autrement plus puissants et durables.</p>



<p><strong>Dr. Seydina Oumar Seye</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le Sénégal reste 18ᵉ au classement FIFA, le Maroc toujours en tête en Afrique</title>
		<link>https://farafinanews.com/le-senegal-reste-18%e1%b5%89-au-classement-fifa-le-maroc-toujours-en-tete-en-afrique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Sep 2025 14:58:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Sports]]></category>
		<category><![CDATA[fifa]]></category>
		<category><![CDATA[maroc]]></category>
		<category><![CDATA[sénégal]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://farafinanews.com/?p=11410</guid>

					<description><![CDATA[L&#8217;équipe nationale du Sénégal a maintenu sa 18ᵉ position au classement mondial de la FIFA pour le mois d&#8217;août. Avec 1645,23 points, les Lions de la Teranga conservent leur deuxième place sur le continent africain, derrière le Maroc. Malgré deux victoires importantes face au Soudan et à la République démocratique du Congo (RDC) lors des [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>L&rsquo;équipe nationale du Sénégal a maintenu sa 18ᵉ position au classement mondial de la FIFA pour le mois d&rsquo;août. Avec 1645,23 points, les Lions de la Teranga conservent leur deuxième place sur le continent africain, derrière le Maroc.</p>



<p>Malgré deux victoires importantes face au Soudan et à la République démocratique du Congo (RDC) lors des éliminatoires du Mondial 2026, le Sénégal ne parvient pas à rattraper le Maroc, qui reste la première nation africaine. Le Maroc, classé 11ᵉ mondial, a accumulé 1706,27 points.</p>



<p>À l&rsquo;échelle mondiale, le classement a connu un bouleversement majeur. L&rsquo;Espagne a pris la tête pour la première fois depuis 2014, mettant fin au règne de l&rsquo;Argentine, qui a chuté à la troisième place. La France a également dépassé l&rsquo;Argentine, se positionnant à la deuxième place. Le prochain classement de la FIFA sera publié le 23 octobre 2025.</p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La tentation du parti-État : un glissement révélateur (Par Souley WADE)</title>
		<link>https://farafinanews.com/la-tentation-du-parti-etat-un-glissement-revelateur-par-souley-wade/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Sep 2025 14:44:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Karantaba]]></category>
		<category><![CDATA[Partis politiques]]></category>
		<category><![CDATA[politiques]]></category>
		<category><![CDATA[sénégal]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://farafinanews.com/?p=11212</guid>

					<description><![CDATA[Il a été récemment évoqué l’idée de s’inspirer d’expériences étrangères pour renforcer la structuration politique. Mais la question n’est pas de copier tel ou tel modèle ; elle est de savoir si nos institutions, notre histoire démocratique et notre culture politique permettent une telle évolution sans dérives.Dans les pays où l’on parle d’“administration X ou [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p> Il a été récemment évoqué l’idée de s’inspirer d’expériences étrangères pour renforcer la structuration politique. Mais la question n’est pas de copier tel ou tel modèle ; elle est de savoir si nos institutions, notre histoire démocratique et notre culture politique permettent une telle évolution sans dérives.Dans les pays où l’on parle d’“administration X ou Y”, il existe une tradition bien encadrée : seuls certains postes stratégiques sont occupés par des responsables politiques, tandis que l’immense majorité de l’administration reste neutre, protégée par un statut solide, une culture de service public, et d équilibre des pouvoirs. C’est ce cadre qui empêche la politisation totale de l’État. Au Sénégal, la réalité est bien différente. L’administration est déjà fragilisée par des nominations partisanes, et des rivalités politiciennes, la justice demeure sous l’emprise de l’exécutif, le parlement manque de contre-poids, et les partis restent centrés sur des figures plus que sur des institutions durables. </p>



<p>Dans un tel contexte, parler de parti-État revient moins à consolider la démocratie qu’à accroître le risque d’une politisation sans limite, où l’appareil d’État devient l’instrument exclusif d’un camp.Le discours de rupture avait pourtant soulevé l’adhésion. Il parlait au cœur comme à la raison, en promettant des changements nets : ouvrir les directions générales des sociétés publiques à de vrais appels à candidatures, dépolitiser l’administration, mettre fin à l’opacité des fonds politiques, garantir l’indépendance de la justice en retirant le président de la République du Conseil de la magistrature, briser l’ingérence de l’exécutif dans les affaires judiciaires. On annonçait aussi la sobriété de l’État, symbolisée par la remise en question de l’acquisition d un nouveau avion présidentiel jugé trop coûteux, la fin des manifestations partisanes financées en partie avec l appui de l Etat, et l’avènement d’une gouvernance inclusive, au-delà des clivages. Autant d’actes de rupture qui avaient nourri l’espoir d’un véritable renouveau.Mais cet espoir s’est vite effacé. </p>



<p>Car ces promesses, une à une, ont été reniées : la justice demeure instrumentalisée, l’avion présidentiel vole toujours, et même pour aller présider des manifestations politiques partisanes, les fonds politiques restent opaques, et la gouvernance inclusive n’a jamais dépassé le stade du slogan. De là, naît un désenchantement profond, à la mesure des attentes initiales. Et pendant ce temps, les urgences s’aggravent : l’emploi des jeunes s’éloigne, la migration par la mer continue, les inondations plongent des familles dans la détresse. Les espoirs nés de la rupture se dissolvent dans une logique de revanche et de captation du pouvoir. Nous ne voulons pas d’une administration faite pour Mademba ou Massamba. Nous voulons une administration républicaine, dépolitisée, régie par le culte de l’excellence. Voilà la véritable rupture.Derrière l’emprunt de vocabulaire, ce qui se dessine est clair : la construction d’un appareil partisan qui, au lieu de servir l’État, risque de l’asservir. Nous avons besoin d’un État impartial, d’une justice indépendante, d’une administration neutre, et de réponses concrètes aux défis du quotidien.La trajectoire semble tracée car l’histoire le montre : le populisme au pouvoir mène toujours au même point final — le reniement, l’impasse et, inévitablement, l’échec.</p>



<p>À moins qu’un sursaut collectif, porté par une lucidité retrouvée, ne transforme ce désenchantement en énergie constructive. Alors, l’exception sénégalaise prouvera, une fois encore, sa vitalité. L’espoir est toujours permis.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
