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	<title>politique Archives -</title>
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	<title>politique Archives -</title>
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		<title>L&#8217;homme d&#8217;Etat à l&#8217;épreuve de la démocratie : 14 principes pour une conscience politique responsable</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Dec 2025 21:33:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Karantaba]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Papa Abdoulaye Seck]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Dr.Papa Abdoulaye Seck Ce qui se passe dans certaines régions d’Afrique, avec des élections présidentielles débouchant sur des résultats contestés, des coups d’État, ou encore l’exil de candidats qui, de l’extérieur, ne peuvent qu’élever la voix, est une véritable honte continentale.Rendons grâce à Dieu d’avoir jusqu’ici épargné le Sénégal de telles dérives, et continuons [&#8230;]]]></description>
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<p>Par Dr.Papa Abdoulaye Seck</p>



<p>Ce qui se passe dans certaines régions d’Afrique, avec des élections présidentielles débouchant sur des résultats contestés, des coups d’État, ou encore l’exil de candidats qui, de l’extérieur, ne peuvent qu’élever la voix, est une véritable honte continentale.<br>Rendons grâce à Dieu d’avoir jusqu’ici épargné le Sénégal de telles dérives, et continuons de croire que la démocratie nécessite une fortification permanente.</p>



<p>L’élite africaine doit cesser de penser que sa mission historique consiste uniquement à diriger. Elle doit comprendre que la démocratie n’est pas un simple jeu de chaises musicales entre élites.<br>En vérité, notre continent a besoin d’hommes et de femmes d’État, non d’hommes et de femmes dans l’État, occupés à servir une minorité sans empathie. Il ne s’agit pas d’une nuance de style, mais d’une différence de fond.</p>



<p>C’est dans ce contexte que j’ai lu le post d’un élu local écrivant :.« J’aspire à être un homme d’État. »<br>Une phrase forte, inspirante, mais surtout exigeante.</p>



<p>Sans prétention aucune ,voici, à mon sens, les valeurs fondamentales qui doivent guider celles et ceux qui aspirent réellement à être des hommes et des femmes d’État :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Aimer profondément son pays<br>L’amour de la Nation doit précéder toute ambition personnelle. Il doit guider chaque décision.</li>



<li>Avoir un sens profond des responsabilités<br>Être responsable, c’est assumer pleinement ses actes, ses choix et leurs conséquences. C’est la rigueur morale, la fidélité à la parole donnée, la capacité à rendre des comptes et la discipline intérieure qui demeure même à l&rsquo;abri d&rsquo;un regard extérieur.</li>



<li>Respecter l’éthique républicaine<br>L’État n’est pas un patrimoine privé. Il ne se gouverne ni dans l’ombre, ni pour une minorité, mais au service du bien commun.</li>



<li>Placer l’intérêt général au-dessus des intérêts particuliers<br>Toute décision publique doit s’ancrer dans la recherche du bien-être collectif.</li>



<li>Cultiver la vérité et la transparence<br>La confiance des citoyens ne se gagne que par la clarté, la sincérité et la cohérence des actes.</li>



<li>Défendre la paix sociale comme un bien sacré<br>La stabilité du pays prime sur les ambitions individuelles. Elle est la condition du progrès.</li>



<li>Reconnaître la dignité de chaque citoyen<br>Aucun peuple ne progresse durablement lorsque certains sont invisibilisés ou méprisés.</li>



<li>Faire preuve d’humilité face au pouvoir<br>L’humilité concerne la façon d’exercer l’autorité : écouter, apprendre, reconnaître ses limites. Le pouvoir est un service, jamais un privilège.</li>



<li>Préparer l’avenir plutôt que les échéances électorales<br>Un homme d’État pense dans la durée, non en cycles électoraux.</li>



<li>Valoriser le travail, la compétence et le mérite<br>Le favoritisme et la médiocrité ont toujours affaibli les nations.</li>



<li>Garantir la justice pour tous<br>Sans justice, la démocratie se vide de son sens et l’État perd sa légitimité.</li>



<li>Refuser la manipulation des institutions<br>Un homme d’État protège les règles du jeu républicain, il ne les tord jamais à son avantage.</li>



<li>Comprendre et accepter que le respect d’une volonté exprimée par un peuple n’est pas négociable<br>La volonté souveraine d’un peuple doit être respectée sans conditions, sans calculs et sans interprétation opportuniste. Elle s’applique pleinement, parce qu’elle est la base même de la démocratie.</li>



<li>Savoir partir avec honneur<br>La grandeur d’un dirigeant se mesure autant à ce qu’il construit qu’à la manière dont il quitte le pouvoir.</li>
</ol>



<p>L’Afrique a besoin d’hommes et de femmes d’État.<br>Pas de gestionnaires du pouvoir.<br>Pas d’occupants de fonctions.<br>Mais de bâtisseurs de destinées collectives.</p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sénégal : un consortium d’ONG alerte sur la crise institutionnelle et appelle les autorités au dialogue</title>
		<link>https://farafinanews.com/senegal-un-consortium-dong-alerte-sur-la-crise-institutionnelle-et-appelle-les-autorites-au-dialogue/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Nov 2025 18:34:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[ONG]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
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					<description><![CDATA[Un large consortium de 15 organisations de la société civile, réunissant notamment l’ONG 3D, la RADDHO, la LSDH, l’ONDH, l’URAC, l’AJED, le CERAG, Handicap Form Educ, l’AFEX, OSIDEA, le Forum du Justiciable, Siggil Jigéen, Présence Chrétienne et GRADEC, s’est mobilisé pour analyser la situation politique, économique et sécuritaire jugée « tendue » au Sénégal. Réunis [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Un large consortium de 15 organisations de la société civile, réunissant notamment l’ONG 3D, la RADDHO, la LSDH, l’ONDH, l’URAC, l’AJED, le CERAG, Handicap Form Educ, l’AFEX, OSIDEA, le Forum du Justiciable, Siggil Jigéen, Présence Chrétienne et GRADEC, s’est mobilisé pour analyser la situation politique, économique et sécuritaire jugée « tendue » au Sénégal.</strong></p>



<p>Réunis autour du thème « Cohésion nationale et responsabilité partagée : Agir pour un Sénégal uni », les participants, parmi lesquels les ambassadeurs de la Paix et un représentant de l’Union européenne, ont exprimé leurs vives inquiétudes face à ce qu’ils qualifient de « crise institutionnelle » marquée par une forte incertitude au sommet de l’État.</p>



<p>Selon Babacar Gaye, Moundiaye Cissé, Mame Adama Gueye et d’autres acteurs engagés, l’heure est à la formulation de « solutions urgentes pour éviter l’escalade, renforcer l’unité nationale et soutenir la relance économique ». Mais avant d’envisager des pistes de sortie de crise, les intervenants ont tenu à dresser un état des lieux sans complaisance.</p>



<p>Le professeur Babacar Gaye a ainsi lancé une mise en garde solennelle aux autorités :<br><em>« Si cette situation économique et politique perdure, elle va provoquer des conséquences beaucoup plus dévastatrices au grand malheur des Sénégalais. Nous lançons une alerte et espérons être entendus. Les autorités doivent mesurer la gravité des risques encourus. »</em></p>



<p>De son côté, Me Mame Adama Gueye, ambassadeur de la Paix, a pointé un déficit de communication entre le pouvoir et les forces vives de la nation.<br><em>« Quand il y a problème, l’autorité doit faire le premier pas pour rassembler. La cohésion nationale doit commencer par ceux qui dirigent le pays »</em>, a-t-il insisté, appelant à davantage d’ouverture pour éviter que le Sénégal ne sombre dans une crise « insoutenable ».</p>



<p>Ce consortium espère désormais que son appel contribuera à instaurer un climat d’écoute, de responsabilité et de dialogue, dans un contexte où les tensions politiques et économiques suscitent des préoccupations croissantes au sein de la société civile.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="http://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/11/FarafinaNews-3.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="740" src="http://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/11/FarafinaNews-3-1024x740.png" alt="" class="wp-image-13850" style="width:28px;height:auto" srcset="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/11/FarafinaNews-3-1024x740.png 1024w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/11/FarafinaNews-3-300x217.png 300w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/11/FarafinaNews-3-768x555.png 768w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/11/FarafinaNews-3-1536x1110.png 1536w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/11/FarafinaNews-3.png 2019w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Sénégal : le FDR soutient les députés de l’opposition et dénonce une “comédie politique” à l’Assemblée nationale</title>
		<link>https://farafinanews.com/senegal-le-fdr-soutient-les-deputes-de-lopposition-et-denonce-une-comedie-politique-a-lassemblee-nationale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Nov 2025 18:19:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblée nationale Sénégal]]></category>
		<category><![CDATA[FDR]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Front Démocratie et de la République (FDR) a exprimé, dans un communiqué publié le 27 novembre 2025, son soutien total aux députés de l’opposition qui ont décidé de boycotter la séance de questions d’actualité prévue à l’Assemblée nationale le 28 novembre. Selon le mouvement, cette initiative du Premier ministre ne relève pas d’un exercice [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Le Front Démocratie et de la République (FDR) a exprimé, dans un communiqué publié le 27 novembre 2025, son soutien total aux députés de l’opposition qui ont décidé de boycotter la séance de questions d’actualité prévue à l’Assemblée nationale le 28 novembre. Selon le mouvement, cette initiative du Premier ministre ne relève pas d’un exercice normal de contrôle parlementaire, mais d’une « comédie politique » destinée à servir les intérêts d’une faction du parti au pouvoir.</strong></p>



<p>Le FDR affirme que la programmation de cette séance n’a jamais été évoquée en Conseil des ministres, contrairement à l’usage, et accuse le chef du gouvernement de transformer l’hémicycle « en meeting partisan ». Le Front dénonce ainsi « une nouvelle forfaiture » et une série d’atteintes répétées à la Constitution et aux institutions du pays.</p>



<p>Le mouvement s’inquiète également du silence des autorités à propos de la récente note de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) sur le changement d’année de base des comptes nationaux (Base 2021). Le FDR juge étonnante l’absence de communication officielle sur ce rapport, qu’il estime essentiel dans un contexte économique jugé « catastrophique ».</p>



<p>Par ailleurs, la Conférence des leaders du Front se réjouit des nouvelles adhésions et invite d’autres forces vives à rejoindre sa démarche pour « défendre la République et les intérêts du peuple sénégalais ». Le plan d’action du FDR a été révisé, avec des activités programmées à Dakar et dans les autres régions du pays.</p>



<p>« Il s’agit de sauver le Sénégal », conclut le communiqué.</p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’hostilité contre Ousmane Sonko expliquée en quelques mots</title>
		<link>https://farafinanews.com/lhostilite-contre-ousmane-sonko-expliquee-en-quelques-mots/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Nov 2025 21:28:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Karantaba]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[ousmane sonko]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Pape Sadio Thiam L’hostilité dirigée contre Ousmane Sonko ne peut se comprendre à travers les seules logiques partisanes ou les rivalités de pouvoir immédiates. Elle s’inscrit dans un système social et politique traversé par des rapports de domination, des routines administratives, des intérêts solidement enracinés et des imaginaires collectifs. À ce titre, Sonko fonctionne [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Par Pape Sadio Thiam</strong></p>



<p>L’hostilité dirigée contre Ousmane Sonko ne peut se comprendre à travers les seules logiques partisanes ou les rivalités de pouvoir immédiates. Elle s’inscrit dans un système social et politique traversé par des rapports de domination, des routines administratives, des intérêts solidement enracinés et des imaginaires collectifs. À ce titre, Sonko fonctionne comme un révélateur : sa trajectoire met en lumière les tensions profondes qui structurent l’État sénégalais contemporain.</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Les hostilités internes : reproduction des élites et défense des positions acquises</li>
</ol>



<p>L’opposition qui se cristallise autour de Sonko émane d’abord de segments du champ politique et administratif cherchant à protéger des positions sociales, symboliques et matérielles consolidées. À ces logiques structurelles s’ajoute sa dimension charismatique, qui transforme la peur et la défiance en véritables mécanismes d’hostilité. Sonko ne se contente pas d’exprimer des idées ou des programmes : il incarne les aspirations populaires. Cette capacité à personnifier les attentes de la société amplifie l’effet d’écrasement symbolique sur ses adversaires et les oblige à réagir de manière souvent précipitée ou disproportionnée.</p>



<p>a) Ceux que la reddition des comptes menace directement</p>



<p>Les acteurs qui ont tiré parti des faiblesses institutionnelles voient en Sonko non seulement un réformateur potentiel, mais une figure publique puissante, capable de mobiliser l’opinion et d’exposer publiquement les failles du système. Son charisme transforme une menace administrative en menace sociale, ce qui intensifie leur hostilité.</p>



<p>b) Ceux impliqués dans des violences d’État</p>



<p>Pour ceux liés à l’usage de la force publique ou à des violations passées, la stature de Sonko crée un double effet : il incarne à la fois la justice que leurs actions passées risquent d’invoquer et un leadership capable de rallier les citoyens à cette exigence de responsabilité. Cette combinaison rend la peur concrète et psychologiquement pressante.</p>



<p>c) Les prédateurs économiques et la haute administration rentière</p>



<p>Les élites économiques et administratives, habituées à la préservation de privilèges, voient en Sonko un catalyseur de transformation, capable de mobiliser l’opinion et de réduire l’efficacité de leurs stratégies traditionnelles de prédation. Son charisme agit ici comme un amplificateur de menace : il rend visibles et contestables des pratiques qui auparavant restaient tolérées.</p>



<p>d) Les élites religieuses liées aux avantages de l’État</p>



<p>Les autorités religieuses dépendant des ressources publiques sont également déstabilisées par la visibilité et la légitimité symbolique de Sonko. Sa capacité à mobiliser la jeunesse et à concentrer l’attention sur la moralisation de l’État affaiblit les relais traditionnels d’influence et rend leur position plus fragile.</p>



<p>e) Les rivalités liées à la compétition symbolique</p>



<p>Dans le champ politique, Sonko accumule un capital symbolique considérable. Sa popularité auprès des jeunes et des classes urbaines fait de lui un point focal de l’attention collective, ce qui intensifie le sentiment d’écrasement pour les acteurs dépourvus de légitimité comparable.</p>



<p>f) Les médias dépendants des ressources politiques</p>



<p>La capacité de Sonko à contourner les circuits médiatiques traditionnels grâce aux réseaux sociaux et à sa présence charismatique met en évidence le fossé entre médias dépendants et mobilisation directe des citoyens. Cette pression directe sur l’opinion publique accentue l’hostilité des acteurs médiatiques traditionnels.</p>



<p>Dans l’ensemble, ces hostilités internes s’articulent autour de la défense des positions acquises et de la préservation des privilèges, mais elles sont désormais exacerbées par le charisme de Sonko, qui lui confère une force symbolique et politique capable d’affoler et d’écraser ses adversaires.</p>



<ol start="2" class="wp-block-list">
<li>Les hostilités externes : héritages postcoloniaux et intérêts transnationaux</li>
</ol>



<p>Au-delà des frontières, Sonko cristallise des méfiances liées à des enjeux géopolitiques et économiques. Son charisme transnational, sa capacité à attirer l’attention internationale et à représenter les aspirations populaires sénégalaises, transforme sa simple présence en facteur de perturbation pour certains intérêts externes.</p>



<p>• Les anciennes puissances peuvent percevoir sa montée comme une remise en cause de leur influence historique, renforcée par le fait que Sonko est une figure identifiable et crédible aux yeux de la population et des observateurs étrangers.</p>



<p>• Les acteurs économiques transnationaux voient en lui un rival charismatique capable de mobiliser l’opinion contre des modèles économiques qui leur sont favorables.</p>



<p>• Les imaginaires globaux et discours transnationaux amplifient encore sa perception comme obstacle symbolique et stratégique : il incarne une volonté populaire qui peut limiter ou redéfinir les marges de manœuvre des acteurs externes.</p>



<ol start="3" class="wp-block-list">
<li>L’émergence d’une figure transnationale</li>
</ol>



<p>Sonko dépasse désormais le cadre d’une carrière politique classique. Il incarne un idéal de rupture, de justice sociale, de souveraineté et de dignité politique. Son charisme lui permet de transformer les frustrations collectives en force mobilisatrice, de rassembler des segments hétérogènes de la société et d’affoler ses adversaires, tant internes qu’externes.</p>



<p>Cette identification s’explique par :</p>



<p>• un parcours marqué par l’exclusion, la persécution et la résilience ;<br>• sa capacité à personnifier les aspirations populaires et à cristalliser les attentes collectives ;<br>• l’incarnation d’un projet de refondation de l’État ;<br>• sa faculté à transformer le désordre latent en mobilisation structurée, mettant ses rivaux sous pression.</p>



<ol start="4" class="wp-block-list">
<li>L’effet d’écrasement charismatique</li>
</ol>



<p>Le charisme de Sonko ne se limite pas à une popularité électorale ou à un prestige symbolique : il crée un effet d’écrasement sur ses adversaires. Cet effet se manifeste à plusieurs niveaux :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Politique interne : les rivaux se trouvent obligés d’adopter des positions défensives, de modifier leurs stratégies ou de se discréditer publiquement face à une figure dont la légitimité morale et symbolique est supérieure.</li>



<li>Mobilisation sociale : le charisme de Sonko permet de rallier rapidement des segments importants de la population, en particulier la jeunesse et les classes urbaines, réduisant la marge de manœuvre des élites traditionnelles.</li>



<li>Pression médiatique : par sa maîtrise des réseaux sociaux et son aura personnelle, Sonko oblige les médias dépendants à s’adapter ou à perdre en audience et en crédibilité.</li>



<li>Impact transnational : sa capacité à incarner les aspirations populaires attire l’attention des acteurs étrangers, transformant sa personne en facteur de perturbation des équilibres établis.</li>
</ol>



<p>Cet effet d’écrasement ne relève pas d’une intimidation violente, mais d’une supériorité symbolique et charismatique, qui rend ses adversaires moins légitimes aux yeux du public et accentue leur sentiment d’urgence et de vulnérabilité.</p>



<p>Conclusion</p>



<p>L’hostilité envers Ousmane Sonko n’est pas circonstancielle ; elle traduit des tensions structurelles du système politique sénégalais et de l’État postcolonial africain. Son charisme, en amplifiant son autorité symbolique et sa capacité à mobiliser directement la société, intensifie la peur et la réaction de ses adversaires, tout en consolidant sa position comme figure centrale du renouvellement politique. À travers sa trajectoire et l’effet d’écrasement charismatique qu’il produit, Sonko devient le catalyseur d’une transformation profonde des rapports entre élites, institutions et société, dans un contexte où la demande de justice, de souveraineté et de transparence atteint un niveau inédit.</p>



<ol class="wp-block-list"></ol>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« L&#8217;imposture de l&#8217;improvisation – le leadership s&#8217;apprend, il ne s&#8217;improvise pas (CHERIF SALIF SY, économiste-politiste)</title>
		<link>https://farafinanews.com/limposture-de-limprovisation-le-leadership-sapprend-il-ne-simprovise-pas-cherif-salif-sy-economiste-politiste/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Nov 2025 19:04:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Karantaba]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Leadership]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir]]></category>
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					<description><![CDATA[Le débat récurrent sur la compétence des élites dirigeantes est trop souvent obscurci par une affirmation fallacieuse et régulièrement invoquée : « Il n&#8217;existe aucune école pour former un président, un ministre ou un PDG. » Cette formule choc, souvent brandie pour discréditer la valeur des diplômes, sert surtout à masquer une illusion bien plus [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p> Le débat récurrent sur la compétence des élites dirigeantes est trop souvent obscurci par une affirmation fallacieuse et régulièrement invoquée : « Il n&rsquo;existe aucune école pour former un président, un ministre ou un PDG. » Cette formule choc, souvent brandie pour discréditer la valeur des diplômes, sert surtout à masquer une illusion bien plus pernicieuse : le mythe du leader inné. Elle sous-entend que le talent, le charisme ou une expérience brute suffisent à légitimer l&rsquo;exercice du pouvoir, évacuant ainsi l&rsquo;impératif absolu d&rsquo;une formation structurée au leadership et à la complexité de l&rsquo;action. Le leadership moderne, qu&rsquo;il soit politique ou entrepreneurial, n&rsquo;est pas un don mystérieux ; c&rsquo;est une discipline exigeante qui se construit. Loin d&rsquo;être un champ négligé, la préparation à l&rsquo;exercice des responsabilités est multiple, alliant une expertise technique pointue à une indispensable dimension humaniste. Refuser ce principe, c&rsquo;est faire le choix dangereux de l&rsquo;improvisation face à des enjeux systémiques.</p>



<p>I. Déconstruire le mythe du leader charismatique « né » L&rsquo;archétype du leader, figure providentielle et naturellement douée, propulsée au sommet par son seul charisme ou une succession de succès, relève d&rsquo;une conception romantique et obsolète. Cette croyance, confortable car elle semble démocratique, est en réalité un leurre qui méprise la complexité des compétences requises. Le leadership est un savoir-faire complexe et appris. L&rsquo;exercice du pouvoir au XXIe siècle exige bien plus qu&rsquo;une simple capacité à galvaniser les foules ou qu&rsquo;une intuition présumée infaillible. Il requiert la maîtrise délibérée et simultanée de trois dimensions interdépendantes, qui sont toutes, sans exception, formables et perfectibles : 1. Le savoir (connaissances techniques et institutionnelles) : Il s&rsquo;agit de comprendre les règles du jeu dans leur dimension concrète. Cela englobe la maîtrise des cadres juridique, financier et réglementaire. Un dirigeant qui ignore les contraintes légales ou les mécanismes économiques est un navigateur sans carte.</p>



<p>2. Le savoir-être (intelligence relationnelle et jugement) : C&rsquo;est la capacité à gérer les dilemmes éthiques, à motiver et fédérer des équipes pluridisciplinaires, à négocier sous pression et à incarner une autorité légitime. Ces soft skills, souvent négligées, se cultivent par la psychologie, la sociologie et la philosophie.</p>



<p>3. Le savoir-agir (pensée stratégique et opérationnelle) :  cette dimension consiste à définir une vision cohérente à long terme, à anticiper et gérer les risques systémiques, et à mettre en œuvre des plans d&rsquo;action complexes dans un environnement mouvant. C&rsquo;est l&rsquo;art de transformer une idée en réalité viable.  L&rsquo;improvisation est un luxe que la complexité moderne ne peut plus se permettre.  Un dirigeant non formé est un dirigeant à haut risque, souvent incapable d&rsquo;anticiper les conséquences systémiques et domino de ses décisions, qu&rsquo;elles soient politiques, économiques ou sociales. L&rsquo;exemple parlant du secteur privé : le MBA et au-delà</p>



<p>L&rsquo;affirmation selon laquelle la formation au leadership est superflue trouve sa réfutation la plus immédiate dans le monde de l&rsquo;entreprise, où les résultats sont mesurables et les échecs rarement indulgents.</p>



<p> • Le MBA (Master of Business Administration) et son écosystème :  loin de se réduire à un enseignement technique de la finance ou du marketing, les programmes réputés sont des laboratoires du leadership. Ils ne se contentent pas de transmettre un savoir ; ils simulent la gouvernance d&rsquo;entreprise à travers des études de cas réels, entraînent à la prise de décision en situation de crise et développent la pensée stratégique complexe face à des scénarios concurrentiels ;</p>



<p>• L&rsquo;éthique et la RSE comme disciplines centrales :  l&rsquo;échec d&rsquo;un leader aujourd&rsquo;hui dépasse largement le cadre financier. Les scandales environnementaux, les crises sociales ou les manquements éthiques peuvent anéantir une réputation et une valeur boursière en quelques jours. La gestion de la responsabilité sociale de l&rsquo;entreprise (RSE) et l&rsquo;intégration d&rsquo;une gouvernance éthique ne sont plus des options ; ce sont des disciplines enseignées pour prévenir les catastrophes et construire une résilience durable. Le leadership en entreprise est une discipline rigoureuse où l&rsquo;échec d&rsquo;une stratégie mal conçue a des conséquences immédiates et tangibles : faillites, licenciements, destruction de valeur.  Nier la nécessité de cette formation reviendrait à nier l&rsquo;utilité des écoles d&rsquo;ingénieurs sous prétexte que la construction d&rsquo;un pont relèverait de la simple intuition. </p>



<p>II. L&rsquo;armature de l&rsquo;État : quand l&rsquo;expertise rencontre la sagesse Dans la sphère publique, l&rsquo;enjeu est encore plus crucial. Le leadership politique ne peut se contenter d&rsquo;une vision ; il doit s&rsquo;incarner dans une compétence institutionnelle et une profondeur culturelle. Le malentendu sur la « technocratie » Les hauts fonctionnaires formés dans des institutions comme l’ENA à Dakar, l&rsquo;INSP (ex-ENA) en France ou la Kennedy School of Government, à Harvard ne sont pas formés pour gagner des élections : c&rsquo;est le rôle de la vie politique et du débat démocratique. Leur rôle est de savoir gouverner l&rsquo;État une fois le mandat confié. Ils apprennent la faisabilité technique des politiques publiques, la légalité des actions de l&rsquo;État, la gestion efficiente des ressources publiques (budgets, personnel) et la gestion de crises de grande ampleur. Un ministre ou un haut responsable qui méprise ou ne peut s&rsquo;appuyer sur ce socle de compétences techniques risque de voir ses plus belles ambitions se briser sur le récif de la complexité administrative, juridique et budgétaire. Cette formation garantit un minimum de rationalité, de prévisibilité et de conformité dans l&rsquo;action de l&rsquo;État, protégeant ainsi l&rsquo;intérêt général contre les velléités les plus irréalistes. Le rôle fondamental et subversif des humanités C&rsquo;est précisément à ce stade que l&rsquo;exigence de formation doit être la plus élevée et la plus subtile. La critique légitime ne porte pas sur l&rsquo;existence des écoles, mais sur un déséquilibre possible : la priorité donnée à la technique au détriment du sens. Un leader qui ne se nourrirait que de bilans financiers, de notes techniques ou de sondages d&rsquo;opinion est un leader intellectuellement amputé, dangereusement inadapté pour affronter les grandes questions de société. Les humanités (philosophie, histoire, littérature, sciences sociales) ne sont pas un supplément d&rsquo;âme décoratif ; elles sont l&rsquo;antidote indispensable à la technicité stérile et le fondement d&rsquo;un jugement éclairé : </p>



<p>• L&rsquo;histoire confronte le dirigeant à la fragilité du pouvoir, à la répétition des schémas et à l&rsquo;imprévisible. Elle enseigne l&rsquo;humilité, la prudence et la conscience du temps long ;</p>



<p>• La philosophie arme l&rsquo;esprit pour décortiquer les arguments, identifier les sophismes et forger un jugement éthique solide. Elle est cruciale pour trancher des dilemmes bioéthiques, sociaux ou environnementaux ;</p>



<p>• La littérature et les arts cultivent l&#8217;empathie, cette capacité à se mettre à la place d&rsquo;autrui, et offrent une compréhension fine des ressorts profonds, souvent irrationnels, des individus et des sociétés. Le leadership politique n&rsquo;est pas seulement l&rsquo;art de faire fonctionner la machine étatique, mais l&rsquo;art profondément humain de choisir la direction qu&rsquo;elle doit prendre. Et le choix, en dernier ressort, est toujours une affaire de valeurs, de hiérarchie des priorités et de perspective mondiale, qualités que seules les humanités permettent de cultiver de manière critique. </p>



<p>III. Les textes fondateurs : le patrimoine stratégique du leader</p>



<p>La formation intellectuelle des leaders ne saurait être complète sans la fréquentation des grands textes qui ont façonné la réflexion sur le pouvoir et la stratégie. Leur étude, au sein des universités et des grandes écoles, fournit un cadre conceptuel inestimable. </p>



<p>• « L&rsquo;Art de la guerre » de Sun Tzu (Ve siècle av. J.-C.) : ce traité de stratégie militaire chinois est devenu une référence incontournable dans les écoles de commerce et de management. Ses enseignements sur l&rsquo;importance de la connaissance du terrain, de la ruse, de l&rsquo;adaptabilité et de la victoire sans combat trouvent un écho direct dans la conduite des affaires et la gestion des rivalités concurrentielles. </p>



<p>• « Le Prince » de Nicolas Machiavel (1532) : souvent réduit à une apologie de la raison d&rsquo;État, cet ouvrage est avant tout une analyse réaliste des mécanismes de conquête et de conservation du pouvoir. Il invite le dirigeant à une lucidité sans faille sur la nature humaine et les contraintes de l&rsquo;action, une lecture essentielle pour déchiffrer les jeux de pouvoir dans les organisations. </p>



<p> • « L&rsquo;Exercice du pouvoir » d&rsquo;Alain Cotta : Dans la continuité de ces penseurs, cet ouvrage contemporain recense et dissèque les nouvelles modalités par lesquelles le pouvoir s&rsquo;exerce aujourd&rsquo;hui (ruse, séduction, mensonge, secret, réseaux). Il offre une grille de lecture précieuse pour comprendre les arcanes du management moderne et de la gouvernance. • « Entre leurs mains. Enquête sur l&rsquo;exercice du pouvoir » d&rsquo;Isabelle Boccon-Gibod &#8211; Cet ouvrage repose sur une série d&rsquo;entretiens avec des figures du pouvoir (juge, chef d&rsquo;entreprise, religieux, chirurgien, etc.). Il cherche à saisir la nature du pouvoir immédiat et ce qui le justifie aux yeux de ceux qui l&rsquo;exercent, offrant un tableau original de la société française.  • « Les Mandarins du pouvoir. L&rsquo;exercice du pouvoir au Québec de Jean Lesage à René Lévesque » de Pierre O&rsquo;Neill et Jacques Benjamin &#8211; Ce livre propose une analyse historique des différentes formes d&rsquo;exercice du pouvoir, en s&rsquo;intéressant notamment aux hauts fonctionnaires et aux « fabricants d&rsquo;images ». </p>



<p> IV. Conclusion : pour un leadership de compétence, exigeons la préparation La promotion de l&rsquo;idée selon laquelle la formation au leadership serait inutile constitue une dangereuse régression intellectuelle et pratique. Elle valorise implicitement l&rsquo;amateurisme, l&rsquo;instinct et la communication au détriment de l&rsquo;expertise, de la réflexion et de la compétence. Elle entretient l&rsquo;illusion que toute personne est interchangeable au sommet, ce que démentent violemment l&rsquo;ampleur et la nature des défis contemporains. Pour assumer dignement et efficacement les responsabilités du pouvoir au XXIᵉ siècle, il ne suffit pas d&rsquo;être populaire, médiatique ou entrepreneurial. Il faut être préparé de manière holistique : 1. Formé à la technique et à la stratégie pour assurer l&rsquo;efficacité et la pérennité de l&rsquo;action.2. Formé aux humanités et à l&rsquo;éthique pour garantir le sens, la justesse et la légitimité des décisions.</p>



<p>3. Nourri par les textes fondateurs de la stratégie et de la science politique pour bénéficier de la sagesse des anciens et éviter les écueils historiques. Défendre l&rsquo;apprentissage continu et l&rsquo;exigence de compétence n&rsquo;est pas un acte élitiste ; c&rsquo;est un acte de salubrité publique et de responsabilité collective. C&rsquo;est exiger, pour ceux qui ont entre leurs mains le destin d&rsquo;une nation, la prospérité d&rsquo;une économie ou le bien-être des citoyens, d&rsquo;être les plus aptes à la tâche. Non par un privilège de naissance ou un coup du sort, mais grâce à une préparation rigoureuse, complète et perpétuellement affinée. Le vrai leadership n&rsquo;est pas un don ; il est acquis, cultivé et mérité. »</p>
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		<title>LES MARDIS DE DIODIO</title>
		<link>https://farafinanews.com/les-mardis-de-diodio-6/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Aug 2025 11:12:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Karantaba]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[vote]]></category>
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					<description><![CDATA[OÙ VA LE SENEGAL ? A PROPOS DE LA POLITIQUE ET DU VOTE « L&#8217;une des sanctions pour refuser de participer à la politique est que vous finissez par être gouverné par vos inférieurs les médiocres « PLATON « Le sage qui a refusé de gouverner devrait se préparer à subir les règles des idiots »SOCRATE « Les personnes qui [&#8230;]]]></description>
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<p>OÙ VA LE SENEGAL ?</p>



<p>A PROPOS DE LA POLITIQUE ET DU VOTE</p>



<p>« L&rsquo;une des sanctions pour refuser de participer à la politique est que vous finissez par être gouverné par vos inférieurs les médiocres « <br>PLATON</p>



<p>« Le sage qui a refusé de gouverner devrait se préparer à subir les règles des idiots »<br>SOCRATE</p>



<p>« Les personnes qui élisent des politiciens corrompus, des imposteurs, des voleurs et des traîtres ne sont pas des victimes… mais des complices »<br>GEORGE ORWELL</p>



<p>« Un vote est une sorte de prière sur le genre de monde dans lequel vous voulez vivre. »<br>TOUR. RAPHÉAL WARNOCK</p>



<p>« Ne pas voter n&rsquo;est pas une protestation. C&rsquo;est une reddition. »<br>KEITH ELISON</p>



<p>« Si vous ne votez pas, vous perdez le droit de vous plaindre. »<br>GEORGES CARLIN</p>



<p>« Les mauvais gouvernements sont élus par les « bons » citoyens qui ne votent pas.<br>PLATON</p>



<p>« Votez comme si vos droits en dépendaient car votre vote est votre voix. »<br>MARTIN LUTHER</p>



<p>« L&rsquo;ignorance d&rsquo;un électeur dans une démocratie porte atteinte à la sécurité de tous. »<br>JOHN F. KENNEDY</p>



<p>« Le bulletin de vote est plus fort que la balle. »<br>ABRAHAM LINCOLN</p>



<p>« Nos vies commencent à se terminer le jour où nous devenons silencieux sur les choses qui&nbsp;comptent. »*<br>???</p>



<p>« Quand on est acquis à la CAUSE DU PEUPLE SOUVERAIN, l&rsquo;engagement politique devient un devoir moral ».<br>Diodio Nduka Ndiaye</p>



<p><strong>HUMBLEMENT.</strong></p>



<p><strong>PAIX ET DEVELOPPEMENT DURABLE.</strong></p>



<p><strong>EL HADJ NDIAYE DIODIO, INGENIEUR TELECOM TEL 776367842</strong></p>
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		<title>« Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko peuvent diriger le Sénégal pendant deux mandats chacun… », (spécialiste des questions africaines)</title>
		<link>https://farafinanews.com/bassirou-diomaye-faye-et-ousmane-sonko-peuvent-diriger-le-senegal-pendant-deux-mandats-chacun-specialiste-des-questions-africaines/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Apr 2024 10:02:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Afriknews]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Diomaye Faye]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Baptiste Placca]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[sénégal]]></category>
		<category><![CDATA[sonko]]></category>
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					<description><![CDATA[Jean Baptiste Placca, journaliste spécialisé des questions africaines, était l&#8217;invité ce dimanche du Grand Jury sur la RFM. Avec une expérience de plus de trente ans dans le domaine du journalisme, M. Placca a apporté son éclairage sur l&#8217;élection récente de Bassirou Diomaye Faye, cinquième Président du Sénégal. Placca s&#8217;est dit « surpris » par l&#8217;ampleur de [&#8230;]]]></description>
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<p>Jean Baptiste Placca, journaliste spécialisé des questions africaines, était l&rsquo;invité ce dimanche du Grand Jury sur la RFM. Avec une expérience de plus de trente ans dans le domaine du journalisme, M. Placca a apporté son éclairage sur l&rsquo;élection récente de Bassirou Diomaye Faye, cinquième Président du Sénégal.</p>



<p>Placca s&rsquo;est dit « surpris » par l&rsquo;ampleur de la victoire de Faye, percevant un rejet de la façon dont le régime de Macky Sall s&rsquo;était terminé. Selon lui, les Sénégalais ont voulu résoudre deux problèmes majeurs lors du scrutin du 24 mars : l&rsquo;échéance constitutionnelle marquant la fin du mandat de Macky Sall et la réaffirmation de la démocratie. Il a souligné le degré de conscience politique du peuple sénégalais, illustré par leur choix dès le premier tour d&rsquo;élire un président et de donner la majorité à Faye.</p>



<p>Jean Baptiste Placca a également salué le geste politique courageux d&rsquo;Ousmane Sonko, ancien principal opposant à Macky Sall, qui a soutenu la candidature de Faye. Il a loué la confiance de Sonko envers son ami et le respect de leur projet politique commun, au-delà des ambitions personnelles.</p>



<p>Toutefois, le spécialiste des questions africaines reste prudent quant aux rivalités potentielles entre Sonko et Faye. Il estime qu&rsquo;à leur âge, ils ont le potentiel de diriger le Sénégal pendant deux mandats chacun, mais a averti que les dynamiques politiques pourraient éventuellement altérer cette vision à long terme.</p>



<p><strong>Aminata DIEYE</strong></p>
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		<item>
		<title>Tribune des Nations-Unies : L’Afrique savoure la victoire du Président Macky Sall (Par Isma Diagne)</title>
		<link>https://farafinanews.com/tribune-des-nations-unies-lafrique-savoure-la-victoire-du-president-macky-sall-par-isma-diagne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinews]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 Sep 2023 14:20:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Ubuntu]]></category>
		<category><![CDATA[macky sall]]></category>
		<category><![CDATA[Nations unies]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune]]></category>
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					<description><![CDATA[L’Afrique savoure la victoire du Président Macky Sall à la tribune des Nations unies au moment où un groupuscule de Sénégalais de l’extérieur tentent vainement de ternir son image. L’origine des méfaits d’un aigri se résume par l’inélégance de ses dires et de ses actes, pour confirmer l’autre qui disait que «&#160;qui parle se fait [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>L’Afrique savoure la victoire du Président Macky Sall à la tribune des Nations unies au moment où un groupuscule de Sénégalais de l’extérieur tentent vainement de ternir son image.</strong></p>



<p>L’origine des méfaits d’un aigri se résume par l’inélégance de ses dires et de ses actes, pour confirmer l’autre qui disait que «&nbsp;qui parle se fait découvrir et qui agit se fait connaître.&nbsp;» La citoyenneté ne succombe pas à des excès de patriotisme mais elle définit la libre ligne de conduite à tenir à l’endroit de toute institution.</p>



<p>De par certains actes planifiés depuis un certain moment par des personnes mal intentionnées, la bassesse reste la fibre alléchante de ce petit groupe qui ne comprend rien des enjeux d’un État de droit.&nbsp; De par ces actes démesurés, l’indiscipline que l’opinion internationale ne reconnaissait pas du Sénégalais, reste la variable qui sous-tend ce vacarme qui prédomine par intermittence.</p>



<p>Certains dont leur existence en politique n’est basée que sur de la manipulation, des calomnies et balivernes malsaines  font croire surtout à la jeunesse que leurs principaux ennemis restent les institutions de la République. </p>



<p>Le mensonge est le seul moyen d’ascension sur la sphère politique nationale, pour cette nouvelle catégorie de politiciens prêts à tous les moyens, même non conventionnels, pour accéder au pouvoir. Heureusement qu’ils font face à un État de droit, cité parmi les plus respectueux des droits de l’homme au monde. Un pays dont la démocratie demeure un de ses critères de crédibilité dans les institutions internationales.</p>



<p>Un pays où le leadership de son président apaise la douleur des injustices sociales avec une correction qui se fait sentir dans tout le territoire national et même dans toute la sous région. Aujourd’hui, pas plus tard qu’à la 78ème assemblée générale des Nations unies, le Sénégal sous le leadership du Président Macky Sall est encore honoré comme exemple par sa diplomatie vivante, son État de droit, sa stabilité incontournable et sa belle marche vers l’émergence avec un modèle économique basé sur un programme inclusif étalé sur un temps bien déterminé.</p>



<p>Ces performances matérielles et immatérielles, chantées de la plus haute des tribunes des nations, font la fierté des Africains qui l’ont manifestée à sa juste valeur et en revanche font mal à des sénégalais qui tentent de ternir l’image du Sénégal avec des comportements provoquant des pincements de cœur chez tout bon sénégalais.</p>



<p>« L’expérience, ce n’est pas ce qui arrive à quelqu’un, c’est ce que quelqu’un fait avec ce qui lui arrive», disait Aldous Huxley.<br>L’État du Sénégal est entre les mains d’un homme qui a une grande expérience de la gestion d’un État. C’est pour cela que ses mérites sont chantés dans les plus grands rendez-vous des nations et ses fortes plaidoiries pour tout un continent toujours pris en exemple par ses pairs africains. Comme ils l’ont si bien dit, c’est sous la houlette du Président Macky Sall comme président de l’Union africaine que l’Afrique est acceptée comme membre du Conseil de sécurité des Nations unies.</p>



<p>Une prouesse aux yeux des Africains, qui prouve avec élégance l’expérience d’un véritable homme d’État qui leur a fait ses adieux en tant que président de la République, une autre première émanant d’un chef d’État africain.<br>Pour revenir à ce petit groupe mal intentionné, l’expérience de l’échec de sa tentative de sabotage de la venue du Président Macky Sall au pays de l’oncle Sam, montre à suffisance leur véritable immaturité dominée par l’indiscipline et le communautarisme. Comme disait l’autre « tout émissaire n’est que &nbsp;le reflet de celui qui l’envoie».<br>Isma DIAGNE<br>Cadre républicain<br>Responsable APR Rufisque</p>



<p></p>



<p></p>
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		<title>Présidentielle 2024 :Le Parti « Beeg Beeggu Askann Wii » adoube Amadou Ba</title>
		<link>https://farafinanews.com/presidentielle-2024-le-parti-beeg-beeggu-askann-wii-adoube-amadou-ba/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinews]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Sep 2023 07:19:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Beeg Beeggu Askann Wii]]></category>
		<category><![CDATA[candidature]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Parti « Beeg Beeggu Askann Wii » exprime toute sa loyauté et sa gratitude au Président de la République Macky Sall, Président de la Coalition « Benno Bokk Yakaar » et de la grande majorité présidentielle et le félicite pour le choix porté. après une démarche inclusive, sur le Premier Ministre Amadou BA. Le [&#8230;]]]></description>
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<p>Le Parti « Beeg Beeggu Askann Wii » exprime toute sa loyauté et sa gratitude au Président de la République Macky Sall, Président de la Coalition « Benno Bokk Yakaar » et de la grande majorité présidentielle et le félicite pour le choix porté. après une démarche inclusive, sur le Premier Ministre Amadou BA.</p>



<p>Le Parti « Beeg Beeggu Askann Wii » marque son accord sur le choix porté sur un homme d’une grande humilité et d’ouverture, d’expérience et de compétences transversales avérées comme porte étendard de notre grande coalition à la prochaine présidentielle de février 2024.</p>



<p>Le Parti « Beeg Beeggu Askann Wii » exprime son engagement total au Premier Ministre Amadou BA et appelle toute la grande coalition de la majorité présidentielle à faire preuve d’unité et de solidarité et les Sénégalais de tous bords, épris de paix et de progrès, à l’accompagner vers la victoire dès le premier tour au soir du 25 février 2024 afin de perpétuer la vision d’un Sénégal émergent, d’un Sénégal de tous et pour tous et de préserver la stabilité du pays, la cohésion nationale, les idéaux de la démocratie et les principes de la république.</p>



<p>Vive le Sénégal ! Vive la République !<br>Fait à Dakar, le 17 septembre 2023</p>



<p>Le Secrétariat Politique</p>



<p>Parti « Beeg Beeggu Askann Wii »</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Nous tenir éveillés (Par Fewine Sarr)</title>
		<link>https://farafinanews.com/nous-tenir-eveilles-par-fewine-sarr/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinews]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Aug 2023 13:56:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Karantaba]]></category>
		<category><![CDATA[Felwine sarr]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[Senegal]]></category>
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					<description><![CDATA[Le président de la République du Sénégal avait promis de réduire son opposition politique à sa plus simple expression. Le ministre de l’Intérieur, en publiant le 31 juillet 2023 un décret signé par sa main et dissolvant le Pastef ; et le doyen des juges en mettant le leader de cette formation politique en prison, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le président de la République du Sénégal avait promis de réduire son opposition politique à sa plus simple expression. Le ministre de l’Intérieur, en publiant le 31 juillet 2023 un décret signé par sa main et dissolvant le Pastef ; et le doyen des juges en mettant le leader de cette formation politique en prison, viennent au nom de la République d’accomplir formellement ce dessein. En agissant ainsi, le gouvernement du Sénégal a porté un grand coup à la démocratie sénégalaise. Fille d’une longue et lente construction faite de soubresauts, d’épreuves et de luttes, les beaux jours de la démocratie sénégalaise, dans sa réalité substantielle, auront vécu. Pas qu’elle fut sans défaut ; elle avait ses limites et ses dimensions à parfaire, mais l’essentiel était préservé, c’est-à-dire, le refus de l’arbitraire le plus absolu et la possibilité pour les citoyennes et citoyens de coconstruire le destin collectif de la nation. L’horizon demeurait ouvert avec ses chantiers en perspective. Nous allions aux urnes, votions en paix et choisissions nos représentants. Les dernières interdictions de partis politiques dans notre histoire politique datent des années 1960 ; celle du Parti Africain de l’Indépendance (PAI) en 1960 sous le régime de Senghor ; celles du Bloc des Masses Sénégalaises (BMS) en 1963 et du Front National Sénégalais (FNS) de Cheikh Anta Diop en 1964, dans une époque et un contexte politique différents. Depuis, nous avions fait du chemin pensions-nous ; multipartisme limité à trois courants en 1976, à quatre en 1978, intégral sous l’ère de Abdou Diouf ; environ 339 partis politiques enregistrés au total dont 151 durant cette dernière décennie ; une vie syndicale et associative, une liberté d’expression que l’on nous enviait dans la sous-région.&nbsp;Le Sénégal a connu sous Senghor, Diouf et Wade des joutes politiques dures. Celles-ci furent verbales et parfois émaillées de violences. Maître Wade fut même accusé du meurtre d’un juge, président du Conseil constitutionnel, Maître Babacar Sèye. Son parti politique ne fut pas pour autant dissous et interdit. Depuis l’ère senghorienne, nous ne connaissions plus cette forme de déni démocratique. Le sentiment qui nous habite est celui d’un retour à contretemps d’une histoire passée et d’une véritable régression démocratique.&nbsp;Le parti qui vient d’être interdit est celui dont le message recueille l’adhésion de la majorité de la jeunesse sénégalaise (70 % de la population) des classes laborieuses et d’une masse silencieuse qui aspire à un profond changement de mode de gouvernance. C’est un fait simple, visible, indubitable ; une évidence que la bonne foi ne peut nier, que l’on adhère ou pas à la vision politique du Pastef, il suffit d’ouvrir les yeux. Dans quelle démocratie élimine-t-on formellement du jeu le parti le plus représentatif du moment ?&nbsp; Que fait-on de l’aspiration de centaines de milliers de personnes à une expression politique républicaine et à la participation aux décisions qui configurent leur destin ? Lui intime-t-on l’ordre de rentrer chez elle sagement, à cette aspiration ? Si elle ne peut s’exprimer démocratiquement, comment s’exprimera-t-elle ?&nbsp;Depuis quelques temps, il ne reste de notre démocratie que l’élégance du terme et ses reflets de naguère. Elle est devenue une catégorie que l’on a inexorablement vidée de son sens véritable. La démocratie, plus qu’un régime politique est un état de la communauté politique. Est démocratique, une société fondée sur la Justice. Celle-ci est devenue sous nos cieux l’instrument d’une répression politique dirigée contre les opposants ou tout simplement contre ceux qui ont une position critique. L’appareil judiciaire a ces derniers temps abusé d’une rhétorique autour de la sûreté de l’État, du respect des Institutions, du maintien de l’ordre public, pour organiser la répression systématique des opposants, leur intimidation et leur emprisonnement ; ainsi que la mise sous silence des voix dissidentes et des esprits épris de justice. Il n’est nullement besoin de revenir sur les arguments kafkaïens parfois convoqués et les situations ubuesques créées pour arriver à cette fin. Dans ce pays, un opposant a été séquestré et son quartier barricadé par les forces de police pendant 55 jours sans aucune base légale ; ses partisans traqués, pourchassés et arrêtés sous nos regards médusés. C’est sous ce ciel que nous nous agitons. Les derniers évènements que nous avons vécus, nous ont appris que la vérité des faits et leur massivité, ne suffisaient hélas pas à tous nous édifier sur la texture de notre nouvelle réalité. Encore faut-il vouloir (pouvoir) les regarder en face, ces faits ; avoir le courage de les admettre, leur accorder le poids qui leur sied, être en mesure de dépasser ses propres biais et ses aveuglements ; entendre ce qu’ils nous disent, et pas seulement à l’oreille, mais à nos corps et à nos tripes, lorsqu’ils nous réveillent au milieu de la nuit.&nbsp;La réalité nue est que nous vivons sous un régime qui piétine allègrement le droit auquel il est censé être soumis ; un régime qui ne respecte pas ceux des citoyens qui s’opposent à lui. Un État qui se dresse contre sa société, la violente et utilise la puissance publique pour préserver les intérêts d’une classe et ceux de ses propres clientèles. Sa Justice politique s’est octroyée un monopole de la qualification des faits, hors de tout contrôle du sens et de leur véracité. Elle peut décider sans avoir à s’en expliquer qu’un emoji, un article d’opinion, ou une phrase sortie de son contexte de performativité, est une menace à la sureté de l’État et déclencher ainsi l’appareil répressif et coercitif. L’État a ainsi créé des citoyens de différentes catégories. Ceux qui peuvent ouvertement et impunément appeler au meurtre sur les plateaux de télé et ceux qui pour un émoticône, un mot de travers, un post Facebook, une opinion critique, se retrouvent en prison ou en exil. Il suffit d’appartenir, ou de se faire identifier comme appartenant au bon ou au mauvais camp, pour que les jugements de cour vous fassent ange ou démon.&nbsp;La question de fond qui se pose pour nos sociétés est celle d’un désir profond de justice sociale, d’équité, de rupture avec un pacte issu du temps colonial et ratifié par l’État postcolonial africain, qui consiste en une iniquité structurelle dans le partage du bien-être et des possibilités d’une vie décente. Pour cela, une gouvernance véritablement démocratique est le prérequis. Ce n’est pas seulement un désir de changement qui souffle au Sénégal et en Afrique de l’Ouest en général, mais un désir de révolution politique, sociale et économique ; c’est-à-dire de changement radical de paradigme du vivre-ensemble, des termes du contrat social, des conditions du partage de la prospérité et des fondements de notre communauté politique.&nbsp;C’est cette aspiration que l’État néo-patrimonial et ses clientèles souhaitent briser parce que remettant en cause les privilèges de leur rente de situation. Le postulat d’un État tourné vers le bien-être du plus grand nombre échoue sous nos cieux sur la banquise de ses pratiques. L’État postcolonial est un appareil de commande et de contrôle qui prélève les ressources communes de la nation, les redistribue prioritairement à ses clientèles et laisse des miettes aux citoyens. Pour se préserver, il utilise la puissance publique et les institutions censées garantir la paix et l’équilibre contre les individus et concourt ainsi à produire de l’a-citoyenneté. Sa démarche consiste, durant ces jours pluvieux que nous vivons, à nous habituer à la petite oppression quotidienne, qui petit à petit enfle et devient grande. Des arrestations de militants, de journalistes, de voix critiques et leur emprisonnement. Un processus vertigineux de normalisation d’un État de non-droit et d’iniquité, dont le corollaire est l’accroissement de notre tolérance à l’arbitraire. Une fabrique progressive du consentement à l’oppression en repoussant chaque jour les limites de l’acceptable et en élimant notre capacité d’indignation.&nbsp;Pour cela, il s’agit de miser sur la capacité d’accommodement naturelle des individus à toute situation, qui est un réflexe de survie ; mais aussi sur la peur, parfois la lâcheté, et surtout chez ceux qui n’adhèrent pas à un tel état de fait, sur un sentiment d’impuissance devant les évènements. Tout ceci nous obligeant à consentir et à nous associer à la ruine morale en cours, en faisant de nous les spectateurs passifs de l’injustice. Silence, on réprime, on emprisonne, on force à l’exil ! Surtout ne dites rien et détournez le regard. Les civilisations pourrissent par le cœur. Aucun combat pour le futur ne saurait faire l’impasse sur l’oppression présente.&nbsp;C’est à cette nuit qu’il nous faut refuser de consentir. D’abord comprendre ce qui nous arrive. Un monde même affreux, lorsqu’on l’éclaire on le domine. Mener inlassablement la bataille du sens. Refuser les opérations de brouillage de celui-ci. La ruse de l’oppression est de nous amener au déni de sa réalité ; car il ne faut pas s’y méprendre, ce n’est pas seulement une formation politique et ses membres qui sont visés, mais l’idée que collectivement nous nous faisons de la liberté, de la dignité et de la justice ainsi que notre idéal d’une communauté juste qui sont sous assaut. Au préalable, nos corps furent vulnérabilisés afin de les rendre plus facilement capturables pour tenter d’y éteindre la flamme de l’esprit et la conscience de notre inaliénable dignité.&nbsp;Il nous faut continuer à nommer les choses, leur abjection, et nous dresser lorsqu’apparait leur visage inacceptable. En attendant, garder l’espoir en lieu sûr et raviver la lumière qui nous anime. Cette saison que nous traversons prendra fin. Maintenir allumé le point d’or de notre courage et de notre refus de la nuit. La bataille qu’il faudra mener quand cette saison sèche de la démocratie sera passée, est celle de la refondation de nos institutions. Elle est impérieuse. Repérer ce qui les a rendus corruptibles et y remédier radicalement.&nbsp;Récemment le traitement particulier d’une région du pays, la Casamance, doit nous alerter. Voici une région qui fut pendant des semaines sous embargo, ses voies de communication obstruées (bateau arrêté, routes nationales fermées à certaines heures, trafic des bus Dakar Dem Dikk réduit) parce qu’elle est acquise au leader du Pastef. Pendant presque 40 ans, une rébellion s’y est faite jour, avec comme revendication, l’indépendance. L’un des ressorts de cette demande fut le manque de reconnaissance ressenti par une frange de sa population, comme pleinement appartenant à la communauté nationale sénégalaise. A cette demande de reconnaissance, nous devons collectivement répondre en consolidant le sentiment et la réalité de l’appartenance symbolique, effective, affective et pratique de la Casamance à la communauté nationale. Ces actes ont pour effet de cisailler à nouveau le pacte national et républicain et de raviver une plaie qui a du mal à cicatriser. Les évènements récents en Casamance de jeunes encore tués par balles, et le tribut particulier que paye cette région du pays à cette crise, sont inacceptables. La responsabilité du régime actuel est de ne pas nous entrainer dans une aventure dont nous mettrons des décennies à nous relever.</p>
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