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	<title>pastef Archives -</title>
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	<title>pastef Archives -</title>
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		<title>POURQUOI PASTEF N’A PAS ÉTÉ SUFFISAMMENT PRÉPARÉ A L’EXERCICE DU POUVOIR ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Dec 2025 16:05:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Karantaba]]></category>
		<category><![CDATA[macky sall]]></category>
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					<description><![CDATA[PAR MAIMOUNA DIA Comme nous le savons PASTEF s’est construit dans la lutte, la résistance et le sacrifice. Il a affronté la répression, les arrestations, l’exil, la diabolisation médiatique et politique. Cette trajectoire héroïque a forgé une base militante solide et loyale, mais elle n’a pas permis, dans le même temps, de préparer sereinement l’exercice [&#8230;]]]></description>
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<p>PAR MAIMOUNA DIA</p>



<p>Comme nous le savons PASTEF s’est construit dans la lutte, la résistance et le sacrifice. Il a affronté la répression, les arrestations, l’exil, la diabolisation médiatique et politique.</p>



<p>Cette trajectoire héroïque a forgé une base militante solide et loyale, mais elle n’a pas permis, dans le même temps, de préparer sereinement l’exercice du pouvoir d’État.</p>



<p>Frantz Fanon nous a inspiré, car nous ne devions pas rater ce train de l’histoire et en bandoulière nous scandions fièrement que « Chaque génération doit, dans une relative opacité, découvrir sa mission, la remplir ou la trahir. »</p>



<p>Aujourd’hui, la mission historique de PASTEF n’est plus seulement de conquérir le pouvoir, mais de le structurer et de l’exercer sans trahir l’idéal de rupture qui l’a porté.</p>



<p>Ousmane Sonko est incontestablement le pilier central sur lequel repose l’essentiel du projet. Or, aucun chef de parti, aussi charismatique et déterminé soit-il, ne peut gouverner durablement sans une équipe politique structurée, loyale et préparée.</p>



<p>Le constat est clair : il manque autour de lui des lieutenants solides, capables de le seconder, de porter la vision et d’assumer des responsabilités stratégiques.</p>



<p>Or, la nature ayant horreur du vide, celui-ci a été comblé. Non pas par les cadres issus de la lutte, éprouvés par la persécution sous le régime de Macky Sall, mais par des alliés de dernière minute, plus aguerris aux arcanes du pouvoir qu’aux exigences de la rupture.</p>



<p>Fanon puisqu’il est à l’honneur, nous mettait déjà en garde contre ce glissement lorsqu’il affirmait : « La bourgeoisie nationale, qui prend le pouvoir à la fin du régime colonial, est une bourgeoisie sous-développée, sans puissance économique, et dont l’esprit est tourné vers l’imitation. »</p>



<p>Ces acteurs au pedigree institutionnel plus imposant n’ont ni partagé les sacrifices ni subi la répression. Ils ont simplement senti le vent tourner. Leur présence pose un risque réel : celui de la dilution du projet de rupture dans des logiques de conservation, de partage du gâteau et de reproduction du système.</p>



<p>PASTEF n’a pas manqué de vision ni de légitimité populaire, mais plutôt d’une préparation organisationnelle à l’exercice du pouvoir : formation de cadres administratifs, structuration interne, clarification des rôles et protection du projet contre l’opportunisme.</p>



<p>Nous nous sommes engagés pour une exigence de lucidité et de responsabilité historique. Car, la rupture ne peut être portée par ceux qui n’y ont jamais cru. Le creuset de compétences est bien là mais il n’est pas utilisé à sa juste valeur. Que nos instances assument pleinement leur rôle pour former et accompagner les militants.</p>



<p></p>
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		<title>Sénégal : le FDR dresse un bilan sévère de 2025 et appelle à une mobilisation nationale</title>
		<link>https://farafinanews.com/senegal-le-fdr-dresse-un-bilan-severe-de-2025-et-appelle-a-une-mobilisation-nationale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Dec 2025 22:37:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[FDR]]></category>
		<category><![CDATA[pastef]]></category>
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					<description><![CDATA[À l’approche de la fin de l’année 2025, le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) a tenu une conférence de presse pour dresser un bilan de l’action du régime PASTEF et appeler les Sénégalais à une mobilisation citoyenne. Pour le FDR, l’année écoulée illustre une crise multidimensionnelle qui affecte [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>À l’approche de la fin de l’année 2025, le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) a tenu une conférence de presse pour dresser un bilan de l’action du régime PASTEF et appeler les Sénégalais à une mobilisation citoyenne. Pour le FDR, l’année écoulée illustre une crise multidimensionnelle qui affecte tant l’économie que les institutions et les droits fondamentaux.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Un bilan économique jugé négatif</h3>



<p>Selon le FDR, le gouvernement en place depuis près de deux ans n’a pas été en mesure de redresser l’économie nationale. Les importations de céréales ont atteint 2,3 millions de tonnes jusqu’en septembre 2025, contre 2 millions en 2023, traduisant un recul vers la souveraineté alimentaire. La campagne arachidière peine à démarrer et les producteurs sont contraints de brader leurs productions en raison de l’absence de crédits adaptés et de dettes impayées par l’État.</p>



<p>Le Front critique également le manque de mesures concrètes pour réduire le coût de la vie, malgré des annonces sur la baisse des prix. Les prix de l’énergie, de l’eau et des transports demeurent élevés, ce qui accentue les difficultés des ménages. « Rien ne justifie que le litre de super, à 820 F CFA en Côte d’Ivoire, soit à 920 F CFA chez nous », dénonce le FDR.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une gouvernance politique et institutionnelle critiquée</h3>



<p>Sur le plan institutionnel, le FDR dénonce une manipulation de la justice et des obstacles à la liberté d’expression. Selon le mouvement, des personnalités libérées sont soumises à des contraintes injustifiées et les voix critiques continuent d’être réduites au silence. L’institutionnalisation de conflits internes au sommet de l’État, autour de la présidentielle de 2029, contribue à « discréditer le pays et menacer sa stabilité politique ».</p>



<p>Le Front pointe également du doigt l’ostentation de certains dignitaires de l’État, critiquant leurs voyages en jet privé et l’utilisation de véhicules de luxe alors que le pays fait face à une grave crise économique et sociale.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Appel à la mobilisation et perspectives pour 2026</h3>



<p>Face à ce constat, le FDR appelle toutes les forces vives du pays à une mobilisation citoyenne pour « arrêter la machine infernale de cette gouvernance malfaisante ». Dans ce cadre, le mouvement prévoit une tournée nationale, avec des rencontres dans les régions de Thiès et Diourbel, ainsi que des meetings à Mbacké et à Dakar au premier semestre 2026.</p>



<p>Le FDR entend également encourager l’inscription sur les listes électorales et la participation aux élections municipales et départementales prévues en octobre 2026. Le mouvement fait de la défense des libertés, de la justice sociale et de la paix civile ses priorités, tout en réclamant la fin des poursuites politiciennes et la libération des prisonniers politiques.</p>



<p>Pour le FDR, l’année à venir doit être celle du redressement national : une année de paix, de concorde, de justice et de progrès pour tous les Sénégalais. Le mouvement appelle chacun à s’impliquer activement pour restaurer la crédibilité du pays, renforcer les institutions et défendre les droits fondamentaux, soulignant que « les seuls vœux ne suffisent pas ».</p>





<p></p>
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		<title>Le PASTEF à la croisée des chemins : entre rupture et sursaut patriotique</title>
		<link>https://farafinanews.com/le-pastef-a-la-croisee-des-chemins-entre-rupture-et-sursaut-patriotiquebamba-niakhal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2025 11:43:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Diomaye Faye]]></category>
		<category><![CDATA[ousmane sonko]]></category>
		<category><![CDATA[pastef]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Syllabambaniakhal@gmail.com Aux limites d&#8217;une cohabitation délicate &#8230;Le Sénégal vit une période cruciale de son histoire politique contemporaine, marquée par une dualité de plus en plus antagoniste au sommet de l’Etat, qui n’est pas sans rappeler, dans une certaine mesure, les heures tragiques d’une rivalité déjà connue dans un passé pas si lointain, et qui, [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Par Syllabambaniakhal@gmail.com</strong></p>



<p>Aux limites d&rsquo;une cohabitation délicate &#8230;Le Sénégal vit une période cruciale de son histoire politique contemporaine, marquée par une dualité de plus en plus antagoniste au sommet de l’Etat, qui n’est pas sans rappeler, dans une certaine mesure, les heures tragiques d’une rivalité déjà connue dans un passé pas si lointain, et qui, de l’avis des historiens, imprima une bifurcation majeure dans la trajectoire du pays. Cette évolution intervient au moment où l&rsquo;enthousiasme que charriait la phase de conquête du pouvoir se confronte aux premiers signes d&rsquo;un désenchantement émergeant.</p>



<p>Les secousses qui transparaissent dessinent le spectre d’une déflagration d’amplitude inédite, capable d’ébranler les fondements démocratiques, sociaux et institutionnels du pays. Cette situation est d&rsquo;autant plus paradoxale que l&rsquo;arrivée au pouvoir du PASTEF avait suscité un enthousiasme populaire sans précédent, galvanisé par une rhétorique souverainiste, panafricaniste et résolument révolutionnaire. Le mouvement avait ravivé un imaginaire collectif longtemps étouffé par le conformisme des politiques gouvernementales désincarnée. Pour une large partie de la population, le PASTEF faisait renaître l’espérance d’une rupture systémique, dans un processus de refondation morale, économique et institutionnelle du pays.Pourtant, à peine vingt mois après l’installation du nouveau régime, cette espérance se trouve fragilisée par des contradictions internes qui minent progressivement la mise en œuvre concrète du projet de transformation social et économique. Le cœur de la tension reste tapi dans une opposition à peine larvée entre un Premier ministre, perçu comme le dépositaire moral et doctrinal du changement, et un Président dont l’attitude semble épouser les contours classiques de la normalisation politique, et s’accommoder avec l’ordre établi par l’ancien régime. Cette dualité d’orientations, l’une potentiellement révolutionnaire, l’autre à tendance conservatrice, écorne la cohérence du projet initial et brouille la lisibilité d’une ambition de plus en plus édulcorée. Elle menace également l’équilibre politique encore fragile d’une nation toujours marquée par les traumatismes de la période 2021–2024, des dernières années du règne du Président Macky Sall.</p>



<p>Pour comprendre la portée de cette évolution préoccupante et mesurer les enjeux qu’elle renferme, il importe de revenir sur la genèse, la nature idéologique et les dynamiques internes du PASTEF, mouvement dont l’histoire récente éclaire autant les promesses de la révolution annoncée que les causes profondes de ses divergences internes. Les illusions fondatrices : entre sincérité idéologique et patchwork doctrinalL’une des caractéristiques saillantes de l’ascension fulgurante du PASTEF se trouve dans la force de l’imaginaire politique qu’il a su engendrer, alors même que le mouvement ne s’est pas doté d’une doctrine véritablement unifiée. Porté par la figure emblématique d’Ousmane Sonko, le parti a bénéficié d’une formidable mobilisation populaire suscitée par l’indignation morale, la quête de justice sociale et le désir profond de rupture avec les logiques de prédation qui régissaient l’Etat depuis des décennies. La conjonction d’un contexte délétère et la promesse d’un avenir résolument meilleur, portée par un leader charismatique du parti, allait constituer l’alchimie irrésistible de la conquête du pouvoir. Pour de nombreux observateurs, cette dynamique traduisait une sincérité militante, presque mystique, incarnée par une personnalité hors norme perçue comme une providence, et parfois décrit par ses partisans de figure sacrificielle ayant affronté les dérives oligarchiques du système, au prix de sa liberté, de son intégrité physique et de sa carrière, pour la délivrance de son peuple.</p>



<p>Toutefois, cette perception demeure incomplète, car elle masque un fait central : le PASTEF ne reposait pas sur une architecture idéologique assumée et théorisée. Il s’agissait plutôt d’un ensemble composite d’idées empruntées à des traditions politiques variées : un panafricanisme réinterprété, des références à Cheikh Anta Diop, figure unificatrice des dynamiques révolutionnaires africaines et défenseur de la renaissance africaine, une critique radicale de la Françafrique, symbole prototypique du néocolonialisme occidental, une aspiration à la souveraineté économique, des références morales et religieuses assumées, et une rhétorique révolutionnaire mobilisant tour à tour les imaginaires de lutte anti-impérialiste incarnée notamment par Sankara et Patrice Lumumba, et des exigences de justice sociale portées à leur paroxysme.Cette hétérogénéité des repères idéologiques, loin d’être une faiblesse au début, a permis d’agréger des aspirations multiples sans les fondre dans un moule commun, produisant ainsi une cohésion forte autour du « Projet », mais conceptuellement inachevée. Ainsi, chaque catégorie sociale a pu projeter dans le discours du PASTEF ses propres attentes : pour les masses laborieuses, l’espoir d’un avenir libéré des pesanteurs socio-économiques ; pour l’élite intellectuelle, la satisfaction d’une possible réalisation de leurs idéaux militants empêchés par les politiques néolibérales des régimes vassalisés, soumis à l’influence persistante des puissances néocoloniales. Il ne s’agissait ni de populisme opportuniste ni de démagogie calculée, mais plutôt d’une sincérité diffuse, d’une habilité politique aussi authentique que conceptuellement confuse. Une fois au pouvoir, c’est ce même syncrétisme aux contours incertains qui allait devenir le terreau de contradictions profondes et des luttes de pouvoir. En toute vraisemblance, les ténors du parti n’avaient pas tous les mêmes niveaux d’engagement, ni les formations politiques minimales, qui forgent les balises psychologiques et préparent à l’exercice du pouvoir.</p>



<p>De l’effervescence révolutionnaire aux premiers signes de dissonance</p>



<p>L’accession au pouvoir du PASTEF devait marquer le passage de la contestation à la construction, de la rhétorique de rupture à l’élaboration d’une doctrine de transformation systémique. Ce moment espéré devait matérialiser la conversion des slogans en directives normatives, et des demandes citoyennes en politiques publiques audacieuses. Mais dès les premiers mois d’exercice du pouvoir, une dissonance était perceptible, révélant un décalage croissant entre les promesses de campagne et les réalités de la gouvernance, que les observateurs les plus prudents attribuaient de manière bienveillante au temps d’apprentissage nécessaire à toute nouvelle équipe dirigeante confrontée à la complexité administrative et institutionnelle de l’Etat. Les attentes pressantes liées à la justice sociale, en particulier la reconnaissance mémorielle des victimes politiques de l’ancien régime et la lutte contre l’impunité, n’ont pas été jugées prioritaires. En lieu et place de la dynamique révolutionnaire escomptée, la population a été confrontée à un spectacle désolant : celui d’une posture de pouvoir où la ferveur transformatrice semblait céder le pas à de grotesques jeux de représentation, transformant le « « banquet de la République » en scène d’autocélébration. La révolution promise comme profondément populaire se muait progressivement en une gestion technocratique du pouvoir, engluée dans les lourdeurs bureaucratiques. La masse citoyenne, initialement pensée comme fer de lance de la transformation sociale, s’est retrouvée figée dans une sempiternelle attente, à l’affût d’hypothétiques « directives révolutionnaires » qui tardaient à venir. Pendant ce temps, les auteurs de crimes de sang et de prédation économiques continuaient de circuler en toute impunité, à l’exception de quelques couards notables, préférant prendre la poudre d’escampette par anticipation, pour échapper à toute éventuelle poursuite. L’intervention publique du Premier ministre Ousmane Sonko, lors du Conseil national du PASTEF du 10 juillet 2025, exprimant frontalement ses frustrations et les obstacles rencontrés pour gouverner conformément aux engagements initiaux, a agi comme un révélateur brutal des tensions au sein de l’exécutif. Ce que beaucoup d’observateurs percevaient en filigrane depuis des mois, l’existence de divergences profondes entre les deux têtes de l’Etat, a alors éclaté au grand jour, ravivant l’espoir d’une opposition groggy, condamnée à une insignifiance politique après sa débâcle historique, et dont le seul espoir de renaitre repose sur les dissentions au sommet de l’exécutif. Dans cette configuration instable, le Premier ministre continue d’apparaître, aux yeux d’une frange majoritaire de la base militante et d’une large partie de l’opinion publique, comme le véritable dépositaire de la promesse de rupture. Son parcours marqué par l’adversité, ses épreuves politiques, sa constance idéologique relative et son discours inlassable en faveur de la finalité révolutionnaire du projet lui confèrent une crédibilité intacte auprès des masses laborieuses. L’immobilisme et les balbutiements des premiers mois de gouvernance n’ont pas vraisemblablement entamé sa légitimité : Sonko demeure, pour beaucoup, la figure cardinale du projet révolutionnaire.Quant au Président, il semble s’inscrire dans une ligne plus traditionnelle, dominée par les impératifs diplomatiques, les alliances transversales, les signaux d’apaisement adressés aux bailleurs, aux partenaires extérieurs et aux acteurs politiques nationaux, cultivant ainsi l’image d’un homme d’Etat mesuré, policé et soucieux d’apaisement et de respectabilité internationale, en nette rupture avec l’aura sulfureuse longtemps associée à Ousmane Sonko par ses détracteurs. </p>



<p>Les gestes symboliques révélateur de la normalisation sont particulièrement marquants : les éloges appuyés adressés à Alassane Ouattara, soudain paré des attributs de « grand démocrate » ; les hésitations à visiter les pays de l’AES comme pour consacrer leur bannissement ; la cooptation de figures emblématiques de l’ancien système, intégrées dans le dispositif politique immédiat du Président, au détriment des cadres d’un parti qui l’a porté au pouvoir ; les appels à la réconciliation nationale perçus comme une volonté de faire table rase du passé. Au plan national, ces signaux de normalisation témoignent sans doute d’une volonté d’apaisement et de recollement de la fracture sociale palpable. Au niveau international, les actions présidentielles laissent transparaitre un souci de maintenir le pays dans le concert feutré des nations, mues par la crainte de voir le pays tombé en déréliction, dans la disgrâce des puissances occidentales. Si cette perception se confirme, elle accrédite une attitude de prudence de la part du Président, qui n’entre pas forcément en dissonance avec le projet de transformation sociale, à condition qu’elle découle d’une décision concertée, d’une stratégie diplomatique assumée.Toutefois, une autre lecture demeure possible, celle du reniement, avec l’ambition de dissoudre le projet de « transformation systémique » dans les codes traditionnels du pragmatisme politique et de la diplomatie silencieuse et aseptisée. C’est le scenario de la vassalisation assumée et ses marges restreintes de développement. Pire encore, ce scenario laisse entrevoir la possibilité d’une stratégie présidentielle visant à se maintenir au pouvoir au-delà d’un mandat, en rupture totale avec le pacte tacite ou explicite, qui l’aurait initialement lié au Premier ministre.La banalisation du pouvoir : le choc du quotidien politiqueLe doute populaire prend de l’ampleur devant les signaux visibles d’une intégration rapide des nouveaux gouvernants aux privilèges du pouvoir et le recyclage des apparatchiks du « système ». Les images publiques de cadres du PASTEF « sapés comme jamais », paradant dans des V8 rutilants, ou revendiquant maladroitement des privilèges, comme à l’assemblée nationale, ont produit un choc symbolique.Ce spectacle incongru a renforcé l’idée que la révolution promise pouvait être dévoyée par l’exercice du pouvoir. La population, qui a majoritairement contribué à la victoire électorale, a été mise au second plan, alors que les nouveaux dignitaires s&rsquo;habituaient aux plaisirs d&rsquo;une existence marquée par le prestige et la représentation.L&rsquo;incohérence entre l’ascétisme revendiqué dans l’opposition et la jouissance assumée du pouvoir a miné la confiance initiale de nombreux partisans, surtout parmi l&rsquo;élite progressiste qui avait soutenu le mouvement.Ces changements ont mis en évidence, de façon incontestable, que la révolution systémique n&rsquo;a jamais été intégrée à une stratégie opérationnelle. Le manque d&rsquo;une doctrine précise a coïncidé avec une structure institutionnelle instable, caractérisée par une dyarchie politique non assumée. </p>



<p>La coexistence de deux légitimités &#8211; l’une populaire, incarnée par le Premier ministre, et l’autre institutionnelle, représentée par le Président &#8211; a cristallisé les contradictions.A cela se sont ajoutées les pressions diplomatiques, les contraintes économiques, les jeux d’alliances problématiques et l’absence de priorisation stratégique. Toute chose ayant débouché sur une action gouvernementale hésitante, exposée aux reniements, traversée par des conflits internes et fragilisée par une perte de cohérence.</p>



<p>Deux options probables pour l’avenir : la rupture ou le sursaut moral</p>



<p>Dans cette phase cruciale de l&rsquo;histoire politique du Sénégal, deux trajectoires distinctes se dessinent pour l’exécutif, qui évolue de facto dans une configuration bicéphale, héritée des péripéties singulières de la conquête du pouvoir. Ces scénarios ne relèvent pas seulement de rivalités personnelles, mais incarnent deux visions antagonistes du devenir national. La rupture comme clarification politique : les enjeux d&rsquo;un choix risqué</p>



<p>Si les désaccords entre les deux leaders de l&rsquo;exécutif devenaient insurmontables, une rupture institutionnelle pourrait s’imposer comme une tentative de clarification politique. Cette approche radicale dans sa forme, garantirait néanmoins une nouvelle cohérence dans l&rsquo;action publique et permettrait de réaffirmer les bases de la transformation systémique initialement prévue.Toutefois, une telle perspective n’est pas sans danger. Elle pourrait raviver les traumatismes récents du pays, faisant resurgir le spectre d’une répression féroce, comparable à celle observée entre 2021 et 2024, période marquée par des arrestations massives, des violences étatiques et une polarisation extrême de la société.La rupture pourrait aussi se manifester par une cohabitation institutionnelle, le Président étant contraint d&rsquo;admettre la prépondérance parlementaire du PASTEF à l&rsquo;Assemblée nationale. Une telle configuration, inédite dans la tradition politique sénégalaise, serait susceptible de désamorcer la crise, mais exigerait un sens élevé de l’Etat et une maturité démocratique dont rien ne garantit aujourd’hui la disponibilité.</p>



<p>Le sursaut patriotique et le retour aux idéaux fondateurs</p>



<p>La seconde voie, sans doute la plus conforme aux intérêts du Président, du Premier ministre et, plus largement, du pays, consiste en un sursaut moral et patriotique autour des engagements pris : une réconciliation politique fondée sur les principes initiaux du mouvement &#8211; sobriété, justice sociale, souveraineté authentique, cohérence doctrinale, transparence, discipline idéologique et refondation éthique du rapport au pouvoir. Un tel engagement ne serait pas un retour en arrière, mais une réappropriation lucide du projet révolutionnaire à la lumière de l’expérience gouvernementale. Ce scénario apparaît d’autant plus nécessaire que l’entourage actuel du Président suscite des inquiétudes légitimes. Celui-ci s’est entouré de caciques de l’ancien régime, figures aguerries du système politico-administratif, dont l’objectif non dissimulé est de fracturer l’exécutif pour mieux se repositionner dans le paysage politique. Leur stratégie repose sur la mise en concurrence méthodique des deux légitimités &#8211; présidentielle et populaire &#8211; dans l’espoir de profiter d’une confrontation destructrice entre les deux têtes de l’exécutif. Les propagandistes médiatiques de l’ancien régime s’y attèlent avec acharnement.</p>



<p> Toutefois, en s’engageant dans cette voie, le Président s’expose à un double risque majeur :</p>



<p>1. Se marginaliser politiquement, en s’aliénant la base sociale qui l’a porté au pouvoir et en assumant, malgré lui, l’opprobre infamant de la trahison à l’égard de celui qui, aux yeux de la population, apparaît légitimement comme son mentor ;2. Et devenir l’otage de l’ancienne oligarchie, dont la capacité de survie politique, forgée par des décennies d’habileté, de manœuvres et d’enracinement institutionnel, demeure redoutable et pourrait rapidement neutraliser toute ambition réformatrice.A l’opposé, un sursaut patriotique, renouant avec l’esprit de rupture, replaçant l’intérêt général au-dessus des ambitions personnelles, assumant une gouvernance concertée, apaisée et alignée entre le Président et le Premier ministre, et reconnaissant la centralité de la mobilisation populaire comme vecteur incontournable, permettrait au projet de transformation de retrouver un nouvel élan et d’éviter la déchirure fatale qui menace aujourd’hui de tout emporter. Un tel choix aurait la dignité des grandes décisions historiques. Il serait un acte de loyauté envers la nation, de reconnaissance envers le peuple et de fidélité envers la promesse révolutionnaire qui a mobilisé des millions de Sénégalais.Il serait également porteur d’espérance, de stabilité et de paix. D’autres scénarios, d’une gravité potentiellement terrifiante, pourraient certes être envisagés. Mais il est sans doute préférable de ne pas les évoquer ici, dans l’espoir qu’un sursaut national suffise à les conjurer à jamais.</p>



<p>En guise de conclusion</p>



<p>Le Sénégal se trouve aujourd’hui à un tournant crucial de son histoire politique récente. Les promesses de transformation systémique, portées par un élan populaire d’une intensité inédite, se voient désormais fragilisées par des tensions internes qu’il n’est plus possible de reléguer au second plan. La révolution annoncée n’est pas pour autant morte ; elle demeure en suspens, dans un état d’incertitude fébrile, attendant qu’un choix décisif soit posé : celui de la cohérence, du courage politique et de la fidélité aux engagements fondateurs.Ce choix ne peut se limiter au registre partisan. Il doit s’articuler autour d’une mobilisation sociale d’ampleur nationale, capable de dépasser les frontières étroites du mouvement politique initial pour irriguer l’ensemble du corps social. Ce processus appelle une transformation profonde, à la fois opérationnelle, institutionnelle et culturelle, visant à faire émerger le « Sénégalais nouveau », le « Jaambaar », acteur central et pilier anthropologique d’un changement durable, sur les plans social, économique et comportemental.L’histoire ne retiendra ni les slogans martiaux ni l’euphorie des premières heures, mais bien la capacité ou l’incapacité des dirigeants actuels à surmonter leurs contradictions, à maîtriser leurs luttes intestines et à réactiver l’esprit fondateur qui avait porté l’espérance collective. Il ne s’agit plus d’une simple nécessité politique. C’est désormais un impératif national catégorique, une exigence populaire incontournable, qui doit prévaloir sur toutes les ambitions personnelles, les calculs tactiques et les tentations de replis factionnels.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>PASTEF : le CRDP-50 accuse Aminata Touré et Abdourahmane Diouf de “tentatives de division interne”</title>
		<link>https://farafinanews.com/pastef-le-crdp-50-accuse-aminata-toure-et-abdourahmane-diouf-de-tentatives-de-division-interne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Nov 2025 00:04:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[CRDP-50]]></category>
		<category><![CDATA[pastef]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Collectif CRDP-50 a exprimé sa « profonde préoccupation » face aux récentes prises de position d’Aminata Touré, dite Mimi, et d’Abdourahmane Diouf, qu’il accuse de vouloir provoquer une fracture au sein de PASTEF-Les Patriotes. Dans un communiqué, le collectif estime que leurs démarches publiques « menacent la cohésion interne du parti » et pourraient [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Le Collectif CRDP-50 a exprimé sa « profonde préoccupation » face aux récentes prises de position d’Aminata Touré, dite Mimi, et d’Abdourahmane Diouf, qu’il accuse de vouloir provoquer une fracture au sein de PASTEF-Les Patriotes. Dans un communiqué, le collectif estime que leurs démarches publiques « menacent la cohésion interne du parti » et pourraient « fragiliser la stabilité institutionnelle » du pays.</strong></p>



<p>Selon le CRDP-50, ces attitudes surviennent alors que PASTEF, au pouvoir depuis l’adoption du Projet Vision 2050, cherche à consolider une gouvernance fondée sur « l’éthique, la justice sociale et la souveraineté nationale ». Le collectif affirme que les comportements pointés vont « à contre-courant » des principes de loyauté et de discipline du parti et vise­raient à « séparer le tandem » formé par le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko.</p>



<p>Le communiqué rappelle qu’Aminata Touré et Abdourahmane Diouf ont, selon le collectif, « toujours combattu Diomaye et Sonko », estimant de ce fait qu’ils « n’ont plus leur place » dans l’entourage du chef de l’État ni au sein du gouvernement.</p>



<p>Le CRDP-50 dit vouloir poursuivre son rôle d’alerte pour « préserver l’intégrité du Projet » et mettre en garde contre toute « tentative de manipulation ou de division interne ». Il appelle par ailleurs les militants et sympathisants à se mobiliser autour de la nouvelle coalition APTE.</p>



<p>Le collectif invite enfin Ousmane Sonko et le président Bassirou Diomaye Faye à maintenir une « alchimie » permettant de poursuivre l’action gouvernementale, tout en exhortant les membres du parti à rester « solidaires, vigilants et engagés » dans la construction d’un « Sénégal nouveau ».</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="http://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/11/FarafinaNews-2.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="740" src="http://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/11/FarafinaNews-2-1024x740.png" alt="" class="wp-image-13596" style="width:28px;height:auto" srcset="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/11/FarafinaNews-2-1024x740.png 1024w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/11/FarafinaNews-2-300x217.png 300w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/11/FarafinaNews-2-768x555.png 768w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/11/FarafinaNews-2-1536x1110.png 1536w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/11/FarafinaNews-2.png 2019w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p></p>
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		<title>Quand le pouvoir oublie le peuple</title>
		<link>https://farafinanews.com/quand-le-pouvoir-oublie-le-peuple/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2025 13:06:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Karantaba]]></category>
		<category><![CDATA[Diomaye Président]]></category>
		<category><![CDATA[ousmane sonko]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Khady Samb, journaliste et socio-anthropologue Le Sénégal vient à peine de tourner la page d’un long cycle politique qu’il semble déjà retomber dans ses vieux travers. Un peu plus d’un an après la mise en place de la coalition « Diomaye Président », qui a porté Bassirou Diomaye Faye à la tête de l’État, [&#8230;]]]></description>
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<p>Par Khady Samb, journaliste et socio-anthropologue</p>



<p>Le Sénégal vient à peine de tourner la page d’un long cycle politique qu’il semble déjà retomber dans ses vieux travers. Un peu plus d’un an après la mise en place de la coalition « Diomaye Président », qui a porté Bassirou Diomaye Faye à la tête de l’État, les signes de tension se multiplient. Cette coalition, censée incarner la rupture et la sobriété, s’enlise aujourd’hui dans des querelles internes. La nomination d’Aminata Touré à la coordination de la coalition en est le dernier symptôme. Derrière cette décision se joue plus qu’une simple question d’organisation. C’est la nature même du rapport entre le président et son Premier ministre, Ousmane Sonko, qui se révèle au grand jour.</p>



<p>Il faut se souvenir que tout est parti d’un pacte de confiance. Lorsque Sonko, leader du PASTEF, a été empêché de concourir à la présidentielle de 2024, il a désigné son camarade de parti, Bassirou Diomaye Faye, pour porter le flambeau. Ce choix, au-delà du geste politique, représentait un acte de loyauté et de continuité. Ensemble, ils ont incarné un projet de rupture, une promesse de justice et d’éthique qui avait rallumé l’espérance populaire. Un an après leur victoire, cette alliance qui semblait solide montre déjà des fissures.</p>



<p>Ce qui se joue à travers le désaccord sur la coordination de la coalition, c’est un bras de fer symbolique. Ousmane Sonko, Premier ministre, demeure une figure militante et charismatique, dotée d’une base populaire forte et fidèle. Bassirou Diomaye Faye, président de la République, cherche à consolider son autorité, à se détacher de l’ombre de celui qui l’a propulsé. Entre les deux, la tension est subtile mais réelle. Certains y voient une lutte d’ego, d’autres une divergence de stratégie ou de vision politique. Dans tous les cas, cette rivalité interne détourne l’attention de l’essentiel.</p>



<p>Le peuple sénégalais, celui qui a voté pour le changement, attend autre chose. Il ne demande pas à savoir qui dirige la coalition, mais comment ses conditions de vie vont s’améliorer. Il ne veut pas entendre parler de coordonnatrice, de communiqué ou de posture politique. Il veut du pain moins cher, un emploi stable, un avenir pour ses enfants.</p>



<p>Le véritable danger, c’est que la confiance du peuple s’effrite. Elle s’est construite autour d’un idéal collectif, pas autour d’ambitions concurrentes. Pendant que le pouvoir se fragilise, le pays affronte une situation économique préoccupante. La dette publique atteint des niveaux qui inquiètent les partenaires internationaux. Le FMI, à plusieurs reprises, a exprimé des réserves face aux engagements financiers du Sénégal et à la question des dettes dites « cachées », héritées de l’ancien régime. Le pays a dû négocier âprement pour éviter une suspension de soutien financier, dans un contexte où les marges budgétaires se réduisent et où la population peine déjà à supporter la cherté de la vie.</p>



<p>Chaque tiraillement au sommet renforce ainsi le sentiment d’instabilité. Il fait renaître les réflexes d’un système politique que les Sénégalais pensaient révolu. Le pays, confronté à la précarité, à l’endettement et à la désillusion sociale, ne peut plus se permettre cette perte d’énergie politique.</p>



<p>Il ne s’agit pas de choisir un camp entre Diomaye Faye et Ousmane Sonko. Il s’agit de rappeler que le Sénégal vit une phase décisive, une phase où l’action doit primer sur la posture. Les Sénégalais ont voté pour une vision, pas pour une compétition interne. Ils ont espéré une gouvernance sobre, pas une bataille de légitimité.</p>



<p>Le pouvoir partagé exige de la maturité, de l’humilité et du discernement. Ce que l’histoire retiendra, ce n’est pas qui aura dominé l’autre, mais qui aura su préserver l’unité au nom du peuple. Le Sénégal n’attend pas de nouveaux héros, il attend des résultats. Et c’est peut-être là que se jouera, une fois encore, la véritable signification du mot “rupture”.</p>



<p></p>
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		<title>Nouveau Gouvernement</title>
		<link>https://farafinanews.com/nouveau-gouvernement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Sep 2025 15:27:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[ousmane sonko]]></category>
		<category><![CDATA[pastef]]></category>
		<category><![CDATA[remaniement ministériel]]></category>
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					<description><![CDATA[Le signal fort des infrastructures jusque-là faiblesse criante du régime Pastef Par Mamadou Lamine DIATTA Dans ce réaménagement ministériel intervenu ce samedi 06 septembre 2025, les observateurs mettent surtout en lumière les changements majeurs constatés dans le Management de l&#8217;intérieur et de la justice.Mais il est intéressant de relever le détachement des infrastructures qui étaient [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Le signal fort des infrastructures jusque-là faiblesse criante du régime Pastef</strong></p>



<p><strong>Par Mamadou Lamine DIATTA</strong></p>



<p>Dans ce réaménagement ministériel intervenu ce samedi 06 septembre 2025, les observateurs mettent surtout en lumière les changements majeurs constatés dans le Management de l&rsquo;intérieur et de la justice.<br>Mais il est intéressant de relever le détachement des infrastructures qui étaient jusque-là corrélées aux transports par exemple. Autrement dit, il s&rsquo;agissait d&rsquo;un super ministère avec toutes les lourdeurs inhérentes à ce genre de montage.<br>Là, on constate un ministère entièrement dédié aux infrastructures confié à Monsieur Déthié Fall. Sans doute un signal fort envoyé à l&rsquo;opinion pour informer que des infrastructures structurantes vont bientôt sortir de terre. Faudrait- il le rappeler, jusque-là c&rsquo;était une faiblesse criante du régime Pastef car nombreux sont les Sénégalais qui reprochent au pouvoir de négliger en quelque sorte le bilan matériel au profit de l&rsquo;immatériel symbolisé essentiellement par cette reddition des comptes ronronnante et peu convaincante.<br>Or, c&rsquo;était quand même la force du pouvoir Macky Sall d&rsquo;avoir très tôt compris qu&rsquo;il fallait mettre le Sénégal en chantier. D&rsquo;où ces investissements massifs (issus de l&rsquo;endettement) qui ont abouti à des réalisations majeures comme les routes, l&rsquo;extension de l&rsquo;autoroute à péage ( Vdn 2 ou 3…la route de la grande côte etc) les pistes rurales( Pudc), le stade Abdoulaye Wade, Dakar Arena …<br>Le pouvoir Diomaye-Sonko semble enfin vouloir corriger cette perception avec l&rsquo;érection de ce ministère stratégique des infrastructures. C&rsquo;est mon intime conviction. C&rsquo;est connu, les réalités du pouvoir sont complexes.<br>Mais il faut quand même rappeler qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit point d&rsquo;une idée originale : Sous Wade et Macky, il y&rsquo;avait déjà un tel ministère et il faudrait faire l&rsquo;évaluation de son action.<br>L&rsquo;urgence également c&rsquo;est d&rsquo;éviter les conflits de compétences entre ce ministère stratégique et d&rsquo;autres ministères qui sont concernés par les mêmes chantiers.<br>Une question d&rsquo;intelligence sociale !</p>



<p><strong>MLDIATTA</strong></p>
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		<title>Chronique de BBF</title>
		<link>https://farafinanews.com/chronique-de-bbf-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Jul 2025 00:04:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Karantaba]]></category>
		<category><![CDATA[Babou Biram Faye]]></category>
		<category><![CDATA[pastef]]></category>
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					<description><![CDATA[CRISE AU SEIN DU PASTEF La guerre cognitive entre frères Par Babou Biram Faye « Quand deux frères se disputent le pouvoir, c’est la vérité qui perd la tête ».Le Parti Pastef est en crise. La maison Pastef tangue. Non pas sous les assauts de ses adversaires politiques ni sous le poids d’un système qui l’a jadis [&#8230;]]]></description>
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<p>CRISE AU SEIN DU PASTEF</p>



<p>La guerre cognitive entre frères</p>



<p>Par Babou Biram Faye</p>



<p>« Quand deux frères se disputent le pouvoir, c’est la vérité qui perd la tête ».<br>Le Parti Pastef est en crise. La maison Pastef tangue. Non pas sous les assauts de ses adversaires politiques ni sous le poids d’un système qui l’a jadis combattu, mais bien sous les secousses internes d’une guerre invisible, insidieuse : une guerre cognitive entre frères d’armes.<br>Deux figures. Deux trajectoires. Un même combat, autrefois solidaire, désormais miné par les non-dits et les tensions sourdes.<br>L’un est Président, l’autre Premier ministre. Tous deux sont issus du même moule, forgés dans le brasier de l’injustice, portés par l’espoir populaire, unis par un même rêve d’un Sénégal nouveau. Mais aujourd’hui, les murs de la « Maison du peuple » résonnent de non-dits, d’egos froissés, de stratégies parallèles. Le compagnonnage Diomaye–Sonko, qui faisait jadis figure de tandem indestructible, semble s’être transformé en une cohabitation silencieusement conflictuelle. Et c’est dans les couloirs feutrés du pouvoir que se joue désormais une partie d’échecs où chaque mouvement, chaque parole, chaque silence est calculé.<br>Bassirou Diomaye Faye, Président de la République, légaliste, pondéré, institutionnel. Ousmane Sonko, Premier ministre, tribun populaire, radical et disruptif. Un tandem improbable, presque chimérique, qui a su catalyser l’espérance sénégalaise… jusqu’à ce que les lignes commencent à bouger. Trop vite. Trop tôt.</p>



<p>Une crise plus cognitive qu’idéologique</p>



<p>Ce qui se joue n’est pas un simple affrontement politique.<br>Ce n’est ni une scission déclarée, ni un clash médiatique. C’est bien plus subtil, plus sophistiqué :<br>Il s’agit d’une guerre des perceptions, des récits, des symboles, des regards, des codes. Une guerre des récits dans laquelle chaque geste compte, chaque prise de parole est décortiquée, chaque silence devient message.<br>Sonko incarne la rue, le peuple, la légitimité charismatique. Il veut garder la main, parler sans filtres, agiter les consciences.<br>Diomaye, lui, porte la légitimité institutionnelle. Il veut rassurer, pacifier, asseoir l’État de droit.<br>Alors que Sonko continue de vouloir incarner l’esprit de rupture, Diomaye s’efforce de construire la continuité dans la légalité. Deux postures, deux méthodes. Et, parfois, des interférences.<br>Les militants, eux, sont perdus. Les Sénégalais, eux, attendent. Ils n’ont pas élu une division. Ils ont élu un duo. Un projet. Une cohérence.<br>En ce moment, la cohabitation psychologique entre les deux pôles du pouvoir devient de plus en plus complexe. Le parti est tiraillé. Le gouvernement avance sur deux jambes… qui ne marchent plus toujours dans la même direction.<br>Pourtant, PASTEF est né pour rompre avec un système. Aujourd’hui, il est devenu ce système. Et la contradiction est cruelle. Les partisans de la première heure découvrent avec stupeur que le pouvoir ne se décrète pas : il se gère.<br>Et gérer, c’est parfois désenchanter.<br>Les « frères » ne s’affrontent pas frontalement. Ils se testent. Ils se jaugent. Ils se déstabilisent par mots interposés, par décisions feutrées, par gestes protocolaires ou déplacements symboliques. Le peuple, qui croyait avoir élu une équipe soudée, commence à percevoir les fissures. Et ces fissures, si elles s’élargissent, risquent d’engloutir ou perdre l’élan populaire.<br>Pastef risque de devenir ce qu’il a combattu : une machine politique prise au piège des luttes d’influence et de leadership. L’ennemi n’est plus extérieur. Il est interne, rampant, idéologique. Il porte les habits du ressentiment, du soupçon, du besoin de reconnaissance.<br>Le tandem Diomaye–Sonko a porté haut l’espoir d’un pays en quête de dignité. Il doit aujourd’hui se souvenir que le pouvoir n’est pas une fin. C’est un moyen. Et que l’histoire jugera non pas les discours, mais, les résultats. Non pas les clashs, mais les actes.<br>Le peuple sénégalais n’a pas élu une rivalité. Il a élu une responsabilité. Le temps est venu, pour les deux frères, de faire taire la guerre cognitive et de remettre le projet national au centre du débat.</p>



<p>L’État, entre gouvernance et parti</p>



<p>Au cœur de cette crise, une confusion : où s’arrête Pastef, où commence l’État ? Le pouvoir doit-il être gouverné par un parti révolutionnaire ou réformiste ? Diomaye veut incarner l’État républicain, sobre et responsable. Sonko, lui, continue de mobiliser les foules, parfois en contradiction avec les postures présidentielles. Entre eux, des cadres tiraillés, des militants déboussolés, et une opinion publique en alerte.<br>L’histoire regorge de mouvements politiques minés par leurs propres contradictions internes. Pastef peut-il éviter le syndrome des frères ennemis ? Le moment est venu de clarifier les rôles, de dépasser les logiques de leadership personnel, de servir le Sénégal avant de se servir du pouvoir.<br>Sinon, ce rêve collectif risque de se dissoudre dans une querelle de courants, d’égos et de trahisons feutrées. Le peuple n’a pas élu un duo, il a élu un projet. Il appartient aux «frères» de se retrouver. Avant que la guerre cognitive ne devienne une fracture politique irréversible.<br>Conseils d&rsquo;un frère, descendant de Aguene et Diambogne.<br><strong>BBF</strong></p>
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		<title>Sénégal : PASTEF à la croisée des chemins</title>
		<link>https://farafinanews.com/senegal-pastef-a-la-croisee-des-chemins/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Jul 2025 21:13:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Karantaba]]></category>
		<category><![CDATA[macky sall]]></category>
		<category><![CDATA[ousmane sonko]]></category>
		<category><![CDATA[pastef]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Mahamadou Sagna Chapeau :Alors que le nouveau pouvoir issu de la révolution citoyenne portée par PASTEF prend ses marques, Mahamadou Sagna, sociologue, appelle à ne pas céder à la tentation du compromis. Il plaide pour une ligne claire : audit de la dette, justice pour les blessés et victimes, reddition des comptes de l’ancien [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Par Mahamadou Sagna</strong></p>



<p>Chapeau :<br>Alors que le nouveau pouvoir issu de la révolution citoyenne portée par PASTEF prend ses marques, Mahamadou Sagna, sociologue, appelle à ne pas céder à la tentation du compromis. Il plaide pour une ligne claire : audit de la dette, justice pour les blessés et victimes, reddition des comptes de l’ancien président Macky Sall, et rupture lucide avec la logique d’alignement imposée par le FMI.</p>



<p>L’accession de PASTEF à la magistrature suprême du Sénégal ne relève pas d’un simple changement de gouvernement. Elle consacre l’aboutissement d’une mobilisation citoyenne de grande ampleur, portée par une jeunesse debout, une société civile engagée et une diaspora vigilante. Cette victoire est l’expression d’un mandat clair : tourner la page d’un système jugé inégal, prédateur et opaque, et reconstruire l’État sur des bases de justice, de souveraineté et de dignité.</p>



<p>Mais une fois la victoire acquise, vient l’épreuve du pouvoir. Déjà, certains signes de prudence, voire d’hésitation, font craindre un glissement progressif vers une gestion classique, au détriment de la rupture annoncée. Or, les attentes sont profondes. Et les cicatrices, encore vives.</p>



<p>Rompre avec le système, pas l’apprivoiser</p>



<p>Changer un système, ce n’est pas seulement renouveler les visages. C’est s’attaquer aux structures profondes : la manière dont l’économie est pensée, dont la dette est contractée, dont les règles sont dictées et les priorités imposées. À ce titre, le Fonds Monétaire International (FMI) ne peut être abordé comme un partenaire neutre. Il est une institution structurante du système contre lequel PASTEF s’est construit.<br>Depuis des décennies, le FMI agit en Afrique comme un gardien de l’orthodoxie budgétaire, imposant des réformes d’austérité en échange d’appuis financiers souvent dérisoires. Sous couvert de stabilité macroéconomique, ses plans ont conduit à des coupes dans les services publics, à la précarisation des économies rurales, et à l’affaiblissement de l’État social.</p>



<p>Au Sénégal, cette présence s’est traduite par une caution systématique aux politiques d’endettement de l’ancien régime, sans exigence de transparence ni de résultats tangibles. Le FMI a ainsi légitimé un cycle de dettes toxiques, contractées pour financer des projets de prestige sans impact réel sur les inégalités.</p>



<p>Aujourd’hui, continuer à se plier aux recommandations du FMI reviendrait à neutraliser toute ambition de rupture. Car la logique de cette institution reste fondée sur l’ajustement, la compression des dépenses, la flexibilité du travail, et la libéralisation des marchés — des mesures historiquement incompatibles avec une politique de justice sociale ambitieuse.</p>



<p>Des précédents qui défient l’ordre établi</p>



<p>L’histoire récente offre pourtant des alternatives. En 2008, Rafael Correa, alors président de l’Équateur, fit réaliser un audit complet de la dette publique. Le rapport conclut à l’illégitimité d’une partie substantielle de cette dette. Correa suspendit le paiement des titres concernés, affrontant les marchés avec sang-froid. Résultat : l’Équateur réussit à racheter ses obligations à prix cassé et à réaffecter les fonds économisés aux secteurs sociaux.</p>



<p>En Bolivie, Evo Morales fit un choix radical : reprendre le contrôle des ressources naturelles. En renationalisant les hydrocarbures, son gouvernement put financer une politique sociale inédite, tout en se libérant progressivement des conditionnalités des institutions de Bretton Woods.</p>



<p>Même Jerry Rawlings, au Ghana, dans un tout autre contexte, avait compris la nécessité de restaurer une souveraineté économique minimale pour fonder une discipline budgétaire appuyée sur des critères nationaux, et non sur les agendas extérieurs.</p>



<p>Ces expériences montrent que l’affrontement avec le FMI n’est ni suicidaire, ni isolé, s’il est bien préparé, adossé à une base populaire et accompagné d’alliances internationales alternatives. Ce qui est suicidaire, c’est la résignation.</p>



<p>Une révolution a un prix : reconnaître les blessés</p>



<p>La révolution qui a porté PASTEF au pouvoir n’a pas été une abstraction théorique. Elle a coûté cher. Des Sénégalais ont été tués, blessés, mutilés. Des jeunes vivent aujourd’hui avec des balles dans le corps, des yeux perdus, des poumons abîmés. Des familles ont été détruites.</p>



<p>Ces blessés et ces martyrs doivent être considérés comme les fondations vivantes de la République nouvelle. Ils méritent :</p>



<p>une prise en charge médicale intégrale et durable,</p>



<p>une indemnisation à la hauteur de leur sacrifice,</p>



<p>une reconnaissance officielle, nationale et institutionnelle.</p>



<p>Les oublier, ce serait trahir. Pire : ce serait confirmer que la révolution fut un simple tremplin électoral, non un projet de transformation.</p>



<p>Macky Sall doit répondre</p>



<p>La refondation ne peut être complète sans clarification du passé récent. L’ancien président Macky Sall doit répondre de ses actes : endettement massif, répression politique, détournement de l’appareil judiciaire, privatisation des ressources. Il ne s’agit pas de vengeance, mais de rétablir le principe de reddition des comptes au sommet de l’État.</p>



<p>Un procès équitable, transparent et rigoureusement encadré doit être engagé, pour que l’impunité ne soit plus la règle tacite des régimes déchus.</p>



<p>L’heure des décisions</p>



<p>PASTEF ne peut gouverner comme un parti arrivé au pouvoir par la routine. Il doit gouverner comme un mouvement né d’une révolution, porteur d’un mandat historique. Cela implique des décisions nettes :</p>



<p>auditer la dette ;</p>



<p>rompre avec la logique d’alignement automatique au FMI ;</p>



<p>protéger les blessés, reconnaître les martyrs ;</p>



<p>établir la vérité sur les crimes économiques et politiques passés.</p>



<p>Le peuple sénégalais a montré sa capacité à vaincre la peur. Le pouvoir doit aujourd’hui montrer sa capacité à tenir sa promesse.<br>Lamine Sagna</p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>SANS TEST, JE QUITTE PASTEF (Par Abdou Wade)</title>
		<link>https://farafinanews.com/sans-test-je-quitte-pastef-par-abdou-wade/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinews]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Nov 2022 10:44:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[abdou wade]]></category>
		<category><![CDATA[adn]]></category>
		<category><![CDATA[pastef]]></category>
		<category><![CDATA[test]]></category>
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					<description><![CDATA[Notre leader Ousmane Sonko est allé répondre ce Jeudi 3 Novembre à une convocation du doyen des juges Oumar Maham Diallo. Il devait répondre à des questions de ce dernier sur l&#8217;affaire l&#8217;opposant à Adji Sarr. Nous, ses partisans, l’avons accompagné de nos prières les plus ardentes. A sa sortie, il a tenu une déclaration [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Notre leader Ousmane Sonko est allé répondre ce Jeudi 3 Novembre à une convocation du doyen des juges Oumar Maham Diallo. Il devait répondre à des questions de ce dernier sur l&rsquo;affaire l&rsquo;opposant à Adji Sarr.</strong></p>



<p>Nous, ses partisans, l’avons accompagné de nos prières les plus ardentes. A sa sortie, il a tenu une déclaration de presse pour lui-même nous informer qu&rsquo;il a refusé de faire un test ADN et qu&rsquo;il détient un rapport du Général Tine.<br><br>Maintenant, à un certain moment il nous faut avoir le courage de dire certaines vérités même si derrière on ne récoltera que des insultes et des menaces. La première vérité à dire est que Sonko a été fautif d&rsquo;aller à ce salon de massage sans informer sa famille, son chauffeur et son garde du corps. Il est le seul coupable de tout ce qu&rsquo;on dira sur lui en posant les pieds dans ce lieu sordide. Aucun homme respecté et respectable n&rsquo;y met les pieds.<br><br>Que l&rsquo;on ne nous fasse pas croire que c&rsquo;était pour se soigner. Aucun parmi nous n&rsquo;y croit car au tout début de cette affaire on affirmait tous qu&rsquo;il n&rsquo;y avait pas mis les pieds. Il a fallu que lui-même nous informe qu&rsquo;il y a été. Cela ne nous a pas empêché de l&rsquo;accompagner jusqu&rsquo;à ce que 14 sénégalais y perdent la vie.<br><br>Ensuite, lui-même a commencé à demander et même exiger un procès. On le croyait tellement que l&rsquo;on pensait qu&rsquo;il n&rsquo;avait rien à se reprocher. Comment cela se fait-il alors qu&rsquo;il ait refusé de se soumettre à un test ADN et à répondre à la question centrale : « avez-vous entretenu des relations coupables avec Adji Sarr » ?</p>



<p><br><br>En résumé, il dit en wolof  » Dîna weranté xuxaan wayé duma tekki tubëy ».<br><br>Ceux que Sonko ne respecte pas ce sont nous ses propres militants. Sait-il que nous vivons le martyr parce que tous nos détracteurs nous lancent à la figure qu&rsquo;il est coupable.<br><br>Aujourd&rsquo;hui, qu&rsquo;il a l&rsquo;occasion rêvée de nous libérer tous, il se débine et nous parle de tentative d&#8217;empoisonnement et de je ne sais quoi.<br>Sonko nous prend pour des demeurés ou pour des gens sans cervelle. S&rsquo;il n&rsquo;est pas coupable, le test ADN aurait été accueilli avec joie par lui-même.<br><br>Qu&rsquo;il sache que même ceux qui le défendent dans les médias et dans les réseaux sociaux pensent tous qu&rsquo;il est coupable. Ils ont soit peur de l&rsquo;affirmer du fait de la violence inouïe que l&rsquo;on risque d&rsquo;exercer sur eux ou soit ils veulent jouer aux plus fins en attendant de se servir. Aujourd&rsquo;hui, nous attendons que tous les responsables lui mettent la pression afin qu&rsquo;il aille jusqu&rsquo;au bout du test ou qu&rsquo;il nous laisse notre projet.<br>Plus personne n&rsquo;a confiance en lui. On fait juste semblant d&rsquo;accompagner mais le cœur n&rsquo;y est plus et c&rsquo;est malheureusement le cas pour tous. Ce sera comme les insultes que je recevrai après la publication de mon texte. Ils le feront sans trop y croire.<br><br>Avant de terminer, je voudrai savoir comment Ousmane peut-il accepter de recevoir des fuites d&rsquo;agents assermentés ayant juré de servir la République.<br><br>Il aurait dû le refuser parce que cela participe à faire disparaître notre administration. Ce combat, il devait le mettre au-dessus de sa personne. Réfléchissons un peu. Sonko, notre leader, nous cache des choses et cela personne ne peut plus le nier.<br><br>Qu&rsquo;il fasse le test ou qu&rsquo;il laisse un des nôtres continuer le projet. Que nos responsables aient le courage de le lui dire.<br><br>Abdou Wade<br>Responsable Pastef<br>Département de Goudomp</p>
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