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	<title>pape alé niang Archives -</title>
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	<title>pape alé niang Archives -</title>
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		<title>Fin de la manif pour la libération de Pape Alé Niang : La déclaration des associations de presse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Farafinews]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Nov 2022 19:24:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[déclaration]]></category>
		<category><![CDATA[libération]]></category>
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					<description><![CDATA[Emprisonnement de Pape Alé Niang &#8211; Ce que les autorités sénégalaises doivent bien entendre ! Le journaliste Pape Alé Niang, raflé en pleine rue depuis le 6 novembre 2022, est incarcéré à la prison de Sébikhotane suite à une machination ourdie et exécutée au plus haut sommet de l’Etat du Sénégal par des autorités politiques [&#8230;]]]></description>
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<p>Emprisonnement de Pape Alé Niang &#8211; Ce que les autorités sénégalaises doivent bien entendre !</p>



<p>Le journaliste Pape Alé Niang, raflé en pleine rue depuis le 6 novembre 2022, est incarcéré à la prison de Sébikhotane suite à une machination ourdie et exécutée au plus haut sommet de l’Etat du Sénégal par des autorités politiques et judiciaires bien identifiées. Les chefs d’inculpation suivants lui sont opposés : « diffusion d’informations militaires non autorisées par la hiérarchie, recel de documents administratifs et militaires, diffusion de fausses nouvelles de nature à jeter le discrédit sur les institutions publiques. »</p>



<p>Dans un mémorandum exhaustif rendu public le 14 novembre, la Coordination des associations de presse du Sénégal (CAP) a démontré le caractère grotesque des « infractions » qui ont servi à bricoler une accusation truffée d’incohérences et de mensonges dans le but de neutraliser un journaliste qui dérange.</p>



<p>La Coordination des associations de presse du Sénégal exige &#8211; encore une fois &#8211; la libération immédiate et inconditionnelle de Pape Alé Niang emprisonné dans l’exercice normal de ses fonctions de journaliste. Elle rappelle au gouvernement du Sénégal que la liberté de presse n’est ni négociable, ni à marchander. Cette liberté n’a donc pas vocation à être administrée par un Etat dont on voit ce que peuvent être les penchants dans des affaires présumées privées.</p>



<p>Depuis le 6 novembre, le Sénégal est sous surveillance mondiale. De grandes organisations de droits humains et de médias dénoncent l’emprisonnement autoritaire et anachronique de Pape Alé Niang et réclament son élargissement sans délai. A cet effet, le très influent Comité pour la protection des journalistes (CPJ) basé aux Etats Unis, a d’ores et déjà annoncé la rétrogradation du Sénégal &#8211; à partir du 1er décembre 2022 &#8211; dans le groupe peu glorieux des pays qui mettent les journalistes en danger physique et/ou de mort si Pape Alé Niang n’est pas libéré à cette date. Le gouvernement du Sénégal s’en moque peut-être, mais les portes d’une approche réformiste de ses rapports avec la presse et les citoyens épris de libertés lui sont encore ouvertes. Seul l’intérêt supérieur du Sénégal doit être l’alpha et l’oméga de nos actions respectives.</p>



<p>C’est en mettant un terme net à cette fuite en avant dans l’agression permanente contre les libertés que les plus hautes autorités de ce pays aideraient à asseoir un New deal dans l’espace public. C’est sur d’autres fronts qu’elles sont donc appelées à exercer leurs expertises si tant est qu’elles sont conformes à l’intérêt général.</p>



<p>Les organisations des journalistes et techniciens des médias – dans la diversité de leurs préoccupations &#8211; ont déjà documenté et transmis aux autorités compétentes les attentes de la corporation.</p>



<p>L’affaire Pape Alé Niang est un miroir. Elle nous renvoie l’état de la démocratie dans notre pays et la qualité de la contribution respective des acteurs à la consolidation de nos acquis. Autant les professionnels des médias font preuve très souvent d’une grande responsabilité dans l’exercice de leur métier. A ce jour, nul en effet ne peut leur reprocher d’avoir mis une seule fois en danger la sécurité du pays et de ses institutions. Autant les politiciens s’acharnent sans cesse et comme ils peuvent à rétrécir chaque jour les espaces d’expression professionnelle et citoyenne. C’est inacceptable, mais cela vaut aujourd’hui privation de liberté au journaliste Pape Alé Niang. Et c’est cela que l’Etat du Sénégal doit entendre et accepter une fois pour toutes. Aujourd’hui, sa libération immédiate et inconditionnelle est une urgence nationale et même internationale.</p>



<p>Libérez Pape Alé Niang !</p>



<p>PAN ! A bas le monstre !</p>



<p>CAP (Coordination des associations de presse)</p>
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		<item>
		<title>Affaire Pape Ale Niang et la liberté de la presse sous Macky Sall (Par Bara Ndiaye)</title>
		<link>https://farafinanews.com/affaire-pape-ale-niang-et-la-liberte-de-la-presse-sous-macky-sall-par-bara-ndiaye/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinews]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Nov 2022 19:02:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[arrestation]]></category>
		<category><![CDATA[liberté]]></category>
		<category><![CDATA[pape alé niang]]></category>
		<category><![CDATA[presse]]></category>
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<p>Ce n&rsquo;est jamais de gaieté de cœur qu&rsquo;on assiste à l’arrestation d&rsquo;un confrère surtout que sa liberté et son travail peuvent parfois l&rsquo;amener à faire valoir des principes qui ne recoupent pas toujours nos lois et règlements. Seulement, notre liberté d&rsquo;informer peut-être mise à rude épreuve si toutefois elle entend s&rsquo;affranchir de la responsabilité qui doit gouverner le travail du journaliste. La liberté de la presse est un principe immuable et heureusement, sous Macky Sall, aucun journaliste n&rsquo;est allé en prison pour un délit de presse. </p>



<p>Pape Ale Niang peut avoir la ligne éditoriale de son choix mais la recherche de l&rsquo;équilibre dans la collecte, le traitement et la diffusion de l&rsquo;information est également un principe sacré en matière de journalisme. Je défie toute personne à me prouver que, dans son travail de journaliste, Pape Ale Niang fait preuve de neutralité. Il est manifestement à la solde d&rsquo;un camp politique alors que le journaliste ne doit être ni le bourreau ni le complice d&rsquo;une tendance politique. La presse ne saurait être un repère de militants en cagoules. Il est plus sage, plus courageux et plus simple de faire son « coming out politique » et mettre ainsi à l&rsquo;aise sa corporation et ses organes qui, de toutes les façons, sont fondés à soutenir leurs membres et rappeler les principes qui encadrent le métier.</p>



<p>Plus généralement, il est bon de rappeler qu&rsquo;aucun régime politique au Sénégal n&rsquo;a fait mieux que Macky Sall en matière de promotion de la liberté de presse. Beaucoup de préoccupations portées pendant des décennies par les acteurs du secteur de la presse ont été prises en charge par son gouvernement. L&rsquo;adoption en 2017 d&rsquo;une nouvelle loi sur la presse (code de la presse) avec une batterie de décrets et arrêtés d&rsquo;application a redonné espoir en ce qu&rsquo;elle permet, à terme, au gouvernement et aux acteurs d&rsquo;assainir le milieu, améliorer son environnement socio-économique et faire des acteurs eux-mêmes les vigies par l&rsquo;instauration d&rsquo;un organe d&rsquo;autorégulation moderne et plus adapté. Voici quelques changements majeurs dans le secteur avec le nouveau code de la presse.&nbsp;</p>



<p><strong>I- l&rsquo;accès à la profession de journaliste est désormais bien encadré</strong></p>



<p>Avec la nouvelle loi sur la presse, n&rsquo;importe qui ne peut plus se réveiller et s’autoproclamer journaliste.&nbsp;</p>



<p>Désormais, il faut une sorte de carte d&rsquo;identité des journalistes attribuée par une commission nationale où siègent les acteurs du secteur (journalistes, syndicalistes, patrons de médias écrits – notamment en ligne – et audiovisuels) et des représentants des ministères de la Justice, de la Communication et du travail. Cette commission est présidée par un représentant des médias choisi par ses pairs. Désormais pour se prévaloir du titre de journaliste, il faut être titulaire d&rsquo;un diplôme délivré par une école de journalisme reconnue par l’État. </p>



<p>Une dérogation existe pour ceux qui n&rsquo;ont pas fréquenté une école de journalisme, mais il leur faut tout de même être détenteur d’un diplôme universitaire et avoir au minimum une expérience de deux ans dans une rédaction. Pour cette dernière catégorie, le passage devant une commission de validation des acquis de l&rsquo;expérience est indispensable. Une innovation de taille est apportée dans ce processus. Même diplômé, l&rsquo;organe d&rsquo;autorégulation qui est le CORED doit délivrer un quitus à tous les candidats à la carte. Ce quitus permet d&rsquo;établir l&rsquo;inexistence d&rsquo;une sanction privative du droit d&rsquo;obtention du précieux sésame. </p>



<p><strong>II- Les acteurs eux-mêmes, dans une large mesure, assurent la police du secteur</strong></p>



<p>Le code de la presse a institutionnalisé l&rsquo;autorégulation. Un vieux principe tendant à protéger la liberté de la presse voudrait que le journaliste ne soit coupable que devant le tribunal de ses pairs. La nouvelle loi au Sénégal prévoit la création d&rsquo;un organe dirigé par les professionnels pour connaître des manquements ou non aux principes éthiques et déontologiques. Autrement dit, le législateur prévoit que ce soient les journalistes et techniciens eux-mêmes qui jugement leurs homologues avec la possibilité de leur infliger des sanctions échelonnées qui peuvent aller jusqu&rsquo;au retrait de la carte de presse. Cette option vise à réduire au minimum les condamnations des journalistes par les tribunaux de droit commun au regard de la spécificité de leur métier.&nbsp;</p>



<p><strong>III- Le Fonds d&rsquo;Appui et de Développement de la presse a été créé</strong></p>



<p>Régler les problèmes de la presse revient aussi à s&rsquo;intéresser à son environnement socio-économique caractérisé depuis toujours par une grande précarité. La création de ce fonds est incontestablement une des mesures les plus salutaires de ce nouveau code de la presse. Auparavant, il s’agissait d’un simple fonds de dotation réparti quasiment sans critères rigoureux. </p>



<p>Le nouveau système permettra aux entreprises de presse de contracter des prêts à des taux préférentiels. Ce qui est une véritable bouffée d’oxygène en perspective, en particulier pour la presse écrite privée. L&rsquo;innovation réside dans son Conseil de gestion qui compte en son sein, les représentants du syndicat des journalistes, des patrons de presse, de la presse en ligne, des radios communautaires et bien sûr du ministère de la communication. Ce qui ne se faisait pas. </p>



<p>L&rsquo;engagement du gouvernement du Président Macky Sall ne s&rsquo;est pas limité à l&rsquo;instauration d&rsquo;un cadre juridique adapté. Il s&rsquo;est surtout manifesté par des mesures fiscales qui ont aidé certaines entreprises de presse qui allaient inéluctablement baisser pavillon. Depuis 2012, d&rsquo;importantes décisions d&rsquo;amnistie fiscale sont prises assez souvent pour tirer les entreprises de presse en proie aux lourdes charges.&nbsp;</p>



<p>En définitive, il est à retenir que dans le domaine de la promotion d&rsquo;une presse libre, le gouvernement du Président Macky Sall a toujours fait preuve de volonté politique. Toutes les innovations majeures citées plus haut ont permis de réussir une si belle réforme révolutionnaire en dépit du blocage né de la frilosité des pouvoirs politiques pendant près de deux décennies.&nbsp;</p>



<p><strong>Bara Ndiaye&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Directeur général de la Maison de la presse Babacar Touré</strong></p>
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