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	<title>Japon Archives -</title>
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		<title>Japon: Sanae Takaichi, une Première ministre face à une montagne de défis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 07:15:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
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		<category><![CDATA[Shinzo Abe]]></category>
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					<description><![CDATA[Élue Première ministre dès le premier tour par la chambre basse du Parlement, ce mardi 21 octobre, Sanae Takaichi est la première femme à accéder à la tête du gouvernement japonais. Sa nomination deviendra officielle quand elle aura rencontré l&#8217;empereur Naruhito plus tard dans la journée. Cette héritière de Shinzo Abe, conservatrice radicale qui cite Margaret [&#8230;]]]></description>
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<p>Élue Première ministre dès le premier tour par la chambre basse du Parlement, ce mardi 21 octobre, Sanae Takaichi est la première femme à accéder à la tête du gouvernement japonais. Sa nomination deviendra officielle quand elle aura rencontré l&#8217;empereur Naruhito plus tard dans la journée. Cette héritière de Shinzo Abe, conservatrice radicale qui cite Margaret Thatcher en exemple, va devoir gérer une situation politique précaire, des enjeux économiques majeurs et des tensions régionales accrues.</p>



<p>Après son&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/asie-pacifique/20251004-japon-sanae-takaichi-nouvelle-cheffe-du-parti-pld-pouvoir-en-passe-d-%C3%AAtre-premi%C3%A8re-ministre"><u>couronnement à la tête du parti au pouvoir</u></a></strong>, début octobre, Sanae Takaichi a été désignée Première ministre. Mais le plus dur est à venir, et cette figure de l’aile droite du Parti libéral-démocrate le sait. Parmi ses priorités affichées : celle de redresser la situation de sa formation politique, divisée et en perte de vitesse.&nbsp;</p>



<p>Car depuis plusieurs années, le PLD, qui domine le paysage et le pouvoir presque sans discontinuer depuis 1955, voit son socle électoral s’effriter, en particulier au profit d’une nouvelle droite radicale et populiste.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Reconquête électorale&nbsp;</strong></h2>



<p>«&nbsp;<em>La victoire de Takaichi à la tête du PLD est aussi due à la précédente victoire d’un jeune parti d’extrême droite et conspirationniste, le Sanseito, qui a remporté un&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/asie-pacifique/20250720-japon-le-gouvernement-ishiba-perd-la-majorit%C3%A9-au-s%C3%A9nat-d-apr%C3%A8s-les-premi%C3%A8res-estimations">succès électoral à la chambre haute</a></strong>&nbsp;l’été dernier&nbsp;</em>», analyse Arnaud Grivaud, maître de conférences à l’Université Paris-Cité. Pour contrer cette dynamique, le PLD a donc choisi de se repositionner plus à droite, misant sur une candidate très conservatrice capable de séduire l’électorat menacé de défection.&nbsp;</p>



<p>À ce titre, sa proximité avec Shinzo Abe est un atout. Après<strong>&nbsp;</strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/asie-pacifique/20220708-japon-l-ancien-premier-ministre-shinzo-abe-conduit-%C3%A0-l-h%C3%B4pital-apr%C3%A8s-une-attaque"><u><strong>l&rsquo;assassinat de ce dernier en 2022</strong></u></a>, le parti avait adopté des positions plus modérées, non sans conséquences. «<em>&nbsp;Beaucoup d’électeurs de PLD déçus après la disparition du Premier ministre, qui était plus proche des courants nationalistes très à droite au sein du PLD, se sont reportés sur le Sanseito</em>&nbsp;», analysait Valérie Niquet, maître de recherche à la fondation pour la recherche stratégique, en juillet. En désignant une héritière d’Abe à sa tête, le parti espère récupérer cette frange.</p>



<p>La campagne de Sanae Takaichi, focalisée sur l’identité nationale, la sécurité et la question migratoire, s’inscrit d’ailleurs dans une stratégie de reconquête : «&nbsp;<em>Nous avons inauguré une nouvelle ère pour le PLD&nbsp;</em>», a-t-elle déclaré à l’issue de son élection début octobre, tout en admettant : «<em>&nbsp;Plutôt que de me sentir heureuse, je sens que le véritable défi se trouve devant nous.&nbsp;</em>» Et il s’agit notamment de redonner de sa superbe à son parti, dans un contexte politique compliqué.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un jeu parlementaire incertain</strong></h2>



<p>Car sur le plan institutionnel, la nouvelle Première ministre va devoir composer avec un Parlement particulièrement fragmenté. Le PLD, affaibli par des scandales et des revers électoraux, a perdu la majorité absolue dans les deux chambres et ne peut plus compter sur son partenaire traditionnel, le parti centriste du Komeito, qui a rompu leur alliance historique. Le refus du PLD&nbsp;de mieux encadrer les financements politiques est la cause principale de ce divorce, mais aussi les positions ultraconservatrices de Takaichi qui ont placé le Komeito dans une situation inconfortable.&nbsp;</p>



<p>La patronne du PLD avait pourtant tenté d&rsquo;adoucir son image. «&nbsp;<em>Je ne veux pas être cataloguée comme une conservatrice pure et dure, je suis plutôt une conservatrice modérée maintenant que tous ces partis ont fait leur apparition</em>&nbsp;», avait-elle déclaré le mois dernier, faisant référence aux formations d’extrême droite comme Sanseito. Cela n&rsquo;a pas suffi à convaincre son vieux partenaire, dont le retrait de la coalition, après 26 ans de soutien, a plongé le pays&nbsp;dans la crise politique.</p>



<p>Mais Takaichi &#8211; qui a multiplié les discussions en vue d&rsquo;une alliance alternative &#8211; a fini par&nbsp;signer un accord de coalition avec le Parti japonais pour l&rsquo;innovation (Ishin), formation réformatrice de droite.&nbsp;Le PLD contrôle 196 sièges à la chambre basse du Parlement, et Ishin 35 sièges. Si cela&nbsp;leur permet d&rsquo;obtenir 231 sièges à la chambre basse du Parlement, soit deux de moins que la majorité, cela signifie que la nouvelle coalition aura toujours besoin du soutien d&rsquo;autres partis pour faire passer des lois.</p>



<p>Cette situation inédite impose à Sanae Takaichi une posture de négociatrice, loin de l’image d’intransigeance affichée pendant la campagne.&nbsp;«<em>&nbsp;La capacité de Sanae Takaichi à se maintenir au pouvoir va vraiment dépendre de sa capacité à être flexible et à passer de la candidate qui mettait très en avant son conservatisme à une Première ministre qui va devoir faire bien des compromis, notamment avec la configuration actuelle au Parlement&nbsp;</em>», estime Arnaud Grivaud.</p>



<p>Reste donc à voir comment elle naviguera sur cet échiquier complexe, entre des modérés méfiants et une extrême droite qui jouerait bien les faiseurs de roi. D&rsquo;autant que la presse nippone s&rsquo;interroge déjà sur la solidité de l&rsquo;alliance PLD/Ishin, qui partagent certes quelques positions communes mais cultivent aussi de nombreux points de divergences. Frondes et motions de censures ne sont pas à exclure face à une personnalité déjà clivante, y compris dans son propre parti.&nbsp;</p>



<p><strong>RFI</strong></p>
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		<title>Ticad 2025 : le Japon redéfinit son ancrage stratégique entre l’Afrique et l’océan Indien</title>
		<link>https://farafinanews.com/ticad-2025-le-japon-redefinit-son-ancrage-strategique-entre-lafrique-et-locean-indien/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Aug 2025 00:31:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Afriknews]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
		<category><![CDATA[TICAD 9]]></category>
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					<description><![CDATA[À l’occasion de l’ouverture de la 9ᵉ édition de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Ticad), le Premier ministre japonais Shigeru Ishiba a formulé une proposition ambitieuse : la création d’une zone économique intégrée regroupant l’Afrique et la région de l’océan Indien. Une initiative qui dépasse les seules préoccupations économiques pour [&#8230;]]]></description>
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<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-6065bbb12c45734a8b31ecf29fac15bb">À l’occasion de l’ouverture de la 9ᵉ édition de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Ticad), le Premier ministre japonais Shigeru Ishiba a formulé une proposition ambitieuse : la création d’une zone économique intégrée regroupant l’Afrique et la région de l’océan Indien. Une initiative qui dépasse les seules préoccupations économiques pour s’inscrire dans une logique géopolitique globale de redéploiement stratégique.</p>



<p>Devant 49 chefs d’État et de gouvernement africains réunis à Yokohama, Ishiba a détaillé une vision dans laquelle les entreprises japonaises, appuyées par leurs filiales en Inde et au Moyen-Orient, seraient appelées à jouer un rôle pivot dans le développement économique africain. L&rsquo;Objectif est de réduire la dépendance du continent à l’égard de la Chine, principal bailleur d’infrastructures en Afrique depuis deux décennies.</p>



<p>Après plus de 30 ans de stagnation et de déflation, le Japon cherche de nouveaux leviers de croissance à l’international. L’Afrique, avec sa démographie dynamique, ses besoins en infrastructures et sa transition numérique naissante, apparaît comme une terre d’opportunités pour les entreprises japonaises, longtemps en retrait sur ce continent face à la Chine, aux pays du Golfe et, dans une moindre mesure, aux puissances occidentales.</p>



<p>Cette volonté de repositionnement se manifeste par une diplomatie économique plus offensive. Le Japon ne se limite plus à l’aide publique au développement. Il mobilise désormais le capital privé comme levier principal, avec l’appui direct du gouvernement. « Une croissance accrue peut être obtenue par le renforcement des connexions à l’intérieur et au-delà des régions », a plaidé Ishiba, en référence à une vision intégrée de la zone allant du golfe Persique au littoral atlantique africain.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Vers un corridor d’influence alternatif à la Chine</h3>



<p>L’intégration économique de l’Afrique à la région indo-pacifique s’inscrit dans une logique plus vaste d’équilibre stratégique. La Chine a pris une avance considérable avec ses investissements dans le cadre des « Nouvelles routes de la soie ». Le Japon, sans les ressources illimitées de Pékin, mise sur une diplomatie qualitative, axée sur la formation, la technologie et les partenariats durables.</p>



<p>Dans ce cadre, Tokyo se distingue en annonçant un programme éducatif ciblé sur l’intelligence artificielle. Dirigé par le professeur Yutaka Matsuo de l’université de Tokyo, ce projet vise à former 300 000 étudiants africains dans des domaines applicables comme l’agriculture, la logistique ou l’industrie. Douze pays, dont le Kenya et l’Ouganda, seront concernés dans un premier temps.</p>



<p>Le contexte international favorise également cette montée en puissance. Le retrait progressif des États-Unis de certaines zones d’influence, y compris sur le plan de l’aide au développement, ouvre un espace diplomatique et économique que le Japon semble déterminé à occuper. En proposant un partenariat fondé sur le transfert de compétences, la stabilité régionale et l’intégration des marchés, Tokyo offre une alternative crédible aux modèles chinois et américains, tout en consolidant son ancrage dans la région indo-pacifique.</p>



<p>Au-delà des annonces, le sommet Ticad 2025 révèle un changement de posture fondamental dans la politique étrangère japonaise. Plus assertif, plus structurant, ce nouvel engagement ne se limite pas à l’Afrique. Il s’inscrit dans une reconfiguration géoéconomique majeure à l’échelle de l’Asie et de l’océan Indien. Reste à voir si cette stratégie se traduira par des investissements concrets, et si les États africains sauront en tirer parti sans créer une nouvelle forme de dépendance.</p>



<p><strong>BLD</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/08/FarafinaNews-10.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="740" src="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/08/FarafinaNews-10-1024x740.png" alt="" class="wp-image-9820" style="width:28px;height:auto" srcset="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/08/FarafinaNews-10-1024x740.png 1024w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/08/FarafinaNews-10-300x217.png 300w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/08/FarafinaNews-10-768x555.png 768w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/08/FarafinaNews-10-1536x1110.png 1536w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/08/FarafinaNews-10.png 2019w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p></p>
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		<title>Droits de douane: Trump met la pression en frappant la Corée du Sud et le Japon</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Jul 2025 21:12:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Corée du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[droits de douane]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
		<category><![CDATA[Trump]]></category>
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					<description><![CDATA[Le président américain Donald Trump a promis lundi 7 juillet une surtaxe douanière d&#8217;au moins 25% à plusieurs pays, dont le Japon et la Corée du Sud, deux alliés asiatiques clés. Pour Washington, il s’agit d’inciter ses autres partenaires à signer des accords commerciaux au plus vite. Donald Trump l’avait annoncé sur son réseau social [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le président américain Donald Trump a promis lundi 7 juillet une surtaxe douanière d&rsquo;au moins 25% à plusieurs pays, dont le Japon et la Corée du Sud, deux alliés asiatiques clés. Pour Washington, il s’agit d’inciter ses autres partenaires à signer des accords commerciaux au plus vite.</p>



<p>Donald Trump l’avait annoncé sur son réseau social Truth Social. Lundi&nbsp;7&nbsp;juillet, le président des États-Unis a envoyé des lettres à plusieurs pays (entre 10 et 15) mentionnant les nouvelles taxes qui seront imposées à partir du 1er&nbsp;août à leurs produits quand ils entrent aux États-Unis si aucun accord n’est signé avant cette date. Le président américain n’a pas fait dans la demi-mesure.</p>



<p>S’il met ses menaces à exécution, le Japon et la Corée du Sud, partenaires historiques de Washington,&nbsp;mais aussi le Kazakhstan et la Malaisie seront frappés de 25&nbsp;% de droits de douane, contre un taux de 24&nbsp;% annoncé en avril. La surtaxe sera plus lourde pour l’Afrique du Sud (30&nbsp;%) mais surtout pour le Laos et la Birmanie (40&nbsp;% tous les deux).</p>



<p>Le président américain met ainsi un terme à la&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/am%C3%A9riques/20250409-droits-de-douane-trump-suspend-les-taxes-r%C3%A9ciproques-pour-90-jours-mais-les-augmente-pour-la-chine"><strong>trêve annoncée début avril&nbsp;</strong></a>durant laquelle les droits de douane sont retombés à 10&nbsp;%, le temps de négocier. Sur les 90&nbsp;accords en 90&nbsp;jours voulus par le président américain, seuls deux ont été signés &#8211; avec le Royaume-Uni et Vietnam &#8211; en plus d’un accord de principe avec la Chine. Trop peu pour Donald Trump pour qui il importe désormais d’accélérer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dans la ligne de mire de Donald Trump</h2>



<p>Depuis plusieurs jours, la Corée et le Japon étaient dans sa ligne de mire. Le 1er&nbsp;juillet, Donald Trump étrillait déjà Tokyo alors qu’il voyageait à bord de son avion présidentiel Air Force One&nbsp;: «<em> Eux et d’autres sont tellement gâtés après nous avoir arnaqués pendant 30, 40&nbsp;ans qu’il leur est vraiment difficile de conclure un accord.</em> »</p>



<p>Le président américain accusait notamment le pays de ne pas acheter « <em>une seule </em>» voiture américaine ou le riz produit aux États-Unis, alors que le Japon fait justement face à une crise d’approvisionnement de cette denrée. Le pays est pourtant le deuxième plus gros importateur de riz américain chaque année, selon les chiffres de la Banque Mondiale.&nbsp;</p>



<p>Le négociateur commercial du Japon, Ryosei Akazawa, avait répondu qu’il ne céderait pas sur ce point. «<em> J’ai répété à maintes reprises que l’agriculture est le fondement de la nation. Nous ne nous engagerons pas dans des discussions qui la sacrifieraient </em>».</p>



<p>Donald Trump a finalement aussi choisi de sacrifier son allié coréen. Le président&nbsp;<strong><a href="https://apnews.com/article/lee-south-korea-president-election-yoon-92511c3352a547c51ffda24fec534023" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lee Jae Myung</a></strong>&nbsp;s’était lui-même dit dubitatif sur la possibilité de s’entendre avec les Américains qui avaient déjà annoncé en avril 25&nbsp;% de droits de douane pour son pays. C’est notamment le secteur technologique, incarné par le groupe Samsung, qui se trouve pénalisé.&nbsp;</p>



<p>Pour tous les autres partenaires de Washington, la pression est naturellement encore montée d’un cran. Arriveront-ils à signer un accord commercial avec les États-Unis avant que Trump ne les sanctionne ?</p>



<p>La tâche est loin d’être aisée. Après avoir passé toute la semaine dernière à négocier, le commissaire de l’Union européenne au Commerce Maroš Šefčovič est reparti bredouille de Washington. De son côté, l’<a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/indon%C3%A9sie/"><strong>Indonésie</strong></a>&nbsp;a tenté une opération de séduction en annonçant le 4&nbsp;juillet investir 34&nbsp;milliards de dollars (28,8&nbsp;milliards d’euros) aux États-Unis pour éviter le tarif douanier prohibitif de 32&nbsp;% qui lui était promis début avril.&nbsp;</p>



<p>Pour tous les pays, il s’agit de trouver le bon équilibre entre preuve de bonne volonté à l’égard de Donald Trump, l’autoproclamé roi du deal, et la nécessaire protection de leurs secteurs stratégiques.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’UE veut toujours un accord de principe avant mercredi&nbsp;&nbsp;</h2>



<p>L’UE n’a par exemple toujours pas conclu d’accord commercial avec les États-Unis, par ce qu’elle s’inquiète par exemple pour son industrie métallurgique. Les droits de douane de 50&nbsp;% imposés à l’acier et l’aluminium inquiètent autant la Commission européenne que les groupes privés. Au-delà de l’accès au marché américain pour les produits de l’UE, c’est la redirection de la production autrefois destinée aux États-Unis qui inquiète.</p>



<p>Axel Eggert, directeur général de l’Association européenne de l’acier, affirmait en juin que l’UE pourrait être étouffée par un afflux d’acier étranger bon marché en raison des droits de douane américains. « <em>Sans action rapide, nous ne serons pas seulement submergés, nous nous noierons</em>. »</p>



<p>L’Union souhaite aussi réduire les 20&nbsp;% annoncés sur ses autres exportations phares, notamment les produits pharmaceutiques, l’automobile, la construction aéronautique, ainsi que les vins et spiritueux.</p>



<p>Dans son briefing du 7&nbsp;juillet, le porte-parole de la Commission européenne pour le commerce Olof Gill a déclaré « <em>Nous sommes pleinement préparés à obtenir un accord de principe d’ici mercredi. Et nous mettons tout en œuvre pour y parvenir. </em>»</p>



<p>Si aucune avancée concrète n’a été évoquée pour l’instant, les diplomates de l’UE restent optimistes&nbsp;: Maroš Šefčovič a remercié Washington pour une «<em> semaine de travail productive </em>» sur X, alors qu’Ursula von der&nbsp;Leyen a dit avoir un appel de bon augure avec Donald Trump ce dimanche.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Inde inquiète pour ses agriculteurs</h2>



<p>En Inde, le président Narendra Modi espère lui aussi encore échapper aux&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/asie-pacifique/20250409-l-inde-esp%C3%A8re-tirer-un-avantage-comp%C3%A9titif-des-droits-de-douane-am%C3%A9ricains"><strong>36&nbsp;% de droits de douane promis par Donald Trump avant la pause du 9&nbsp;avril</strong></a>. Le pays serait proche d’un accord depuis plusieurs semaines, mais New Delhi a peur de porter un coup dur à ses agriculteurs en cédant aux demandes américaines.</p>



<p>D’après le gouvernement indien, 40&nbsp;% de la main-d’œuvre du pays travaille dans le secteur agricole. Il y aurait 80&nbsp;millions de producteurs de produits laitiers. Autant d’électeurs potentiels que le gouvernement ne veut pas perdre.&nbsp;</p>



<p>Selon un ancien secrétaire des unions laitières interviewé par Outlook Business, le pays à majorité hindoue craint aussi que le lait américain soit produit par des vaches maltraitées ou nourries avec des rations contenant des résidus de produits bovins.&nbsp;</p>



<p>De son côté, Taïwan jouait encore au mois de mai l’apaisement : le président <strong><a href="https://www.google.com/search?sca_esv=aac06f93ec91051d&amp;rlz=1C1GCEA_enFR1169FR1169&amp;q=Lai+Ching-te&amp;stick=H4sIAAAAAAAAAONgFuLSz9U3MK2KN0s3U0JiP2I05RZ4-eOesJTOpDUnrzGqcXEFZ-SXu-aVZJZUCklwsUFZfFI8XEjaeBax8vgkZio4Z2TmpeuWpAIAE2_6imEAAAA&amp;sa=X&amp;ved=2ahUKEwijoPyX9qqOAxVHKvsDHdgHEEsQzIcDegQIFhAk" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lai Ching-te</a></strong> assurait que les désagréments entre les deux pays &#8211; 32 % de droits de douane annoncés &#8211; ne sont que des « <em>frictions entre amis </em>». Menacée par la Chine, qui ne reconnaît pas son indépendance et souhaite l’annexer, l’île a absolument besoin de la protection militaire américaine. </p>



<p>Mêmes craintes au Brésil, déjà très pénalisé par les taxes sur l’acier et l’aluminium, où l’immense secteur agricole actuellement pénalisé à hauteur de 10&nbsp;%, emploie 28&nbsp;millions de personnes.</p>



<p>Le Brésil qui, au même titre que les autres membres des Brics, dont le sommet se tient actuellement à Rio, ont été d’ailleurs directement menacés par Donald Trump, qui leur a promis 10&nbsp;% de taxes supplémentaires, s’ils adoptaient des mesures non alignées avec les intérêts américains.</p>



<p>Pékin a immédiatement réagi en affirmant que le bloc ne cherchait pas la confrontation au sujet des droits de douane. «&nbsp;<em>La Chine a toujours affirmé sa position selon laquelle les guerres commerciales et tarifaires ne font pas de gagnants et que le protectionnisme ne permet pas d’avancer</em> », a déclaré Mao Ning, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.</p>



<p><strong>Source : RFI</strong></p>
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