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	<title>Europe Archives -</title>
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		<title>Europe: les discours identitaires alimentent-ils les violences xénophobes?</title>
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		<pubDate>Sun, 03 Aug 2025 13:05:17 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Monde]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis deux mois, différents pays d’Europe sont secoués par des vagues de mobilisations anti-immigration qui sombrent dans la violence, comme ce week-end au Royaume-Uni. L’émergence de cette tendance témoigne de l’efficacité grandissante des discours identitaires auprès des populations particulièrement touchées par les inégalités sociales. Irlande du Nord, Espagne, Royaume-Uni&#8230; Depuis le mois de juin, les [&#8230;]]]></description>
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<p>Depuis deux mois, différents pays d’Europe sont secoués par des vagues de mobilisations anti-immigration qui sombrent dans la violence, comme ce week-end au Royaume-Uni. L’émergence de cette tendance témoigne de l’efficacité grandissante des discours identitaires auprès des populations particulièrement touchées par les inégalités sociales.</p>



<p>Irlande du Nord, Espagne, Royaume-Uni&#8230; Depuis le mois de juin, les manifestations anti-immigration se multiplient en Europe, occasionnant presque systématiquement des violences. Difficile de ne pas voir le spectre des émeutes britanniques de l’été dernier planer au-dessus de ces mobilisations qui émulent le déchainement de violence survenu outre-Manche après le meurtre de trois jeunes filles à Southport le 29 juillet 2024. Il aura fallu moins d’un an pour que des rassemblements du même ordre agitent de nouveau l’archipel britannique, mais aussi l’Espagne.</p>



<p>Le 9 juin 2025, c’est d’abord la ville de&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/europe/20250611-irlande-du-nord-deuxi%C3%A8me-soir%C3%A9e-de-violences-%C3%A0-ballymena-apr%C3%A8s-une-tentative-de-viol">Ballymena, en Irlande du Nord</a></strong>&nbsp;qui s’embrase après l’arrestation, la veille, de deux adolescents d’origine roumaine suspectés d’avoir agressé sexuellement une jeune fille. Un mois plus tard, le 9 juillet, l’Espagne sombre à son tour dans la violence xénophobe après l’agression d’un homme de 68 ans dans la ville de&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/europe/20250713-espagne-appels-au-calme-apr%C3%A8s-des-%C3%A9meutes-anti-immigr%C3%A9s-pr%C3%A8s-de-murcie">Torre Pacheco</a></strong>, en Murcie. Dans le même temps, commencent à&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/europe/20250728-royaume-uni-regain-de-tensions-aux-abords-d-h%C3%B4tels-accueillant-des-demandeurs-d-asile">Epping, au nord de Londres</a></strong>, des rassemblements violents d’opposants à l’immigration devant le Bell Hotel. Les abords de cet établissement qui accueille des demandeurs d’asile continuent d’être régulièrement investis par des centaines de manifestants.</p>



<p>Même les<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/reportage-international/20250624-en-pologne-l-inqui%C3%A9tude-des-r%C3%A9fugi%C3%A9s-ukrainiens-apr%C3%A8s-l-%C3%A9lection-du-pr%C3%A9sident-ultra-nationaliste">&nbsp;rassemblements du 19 juillet en Pologne</a></strong>, quoique «&nbsp;<em>pacifiques</em>&nbsp;», ont vu de nombreux cortèges arborant le slogan «&nbsp;<em>Stop à l’immigration</em>&nbsp;» investir les rues de plus de 80 villes du pays, et s’inscrivent dans ce climat de contestation de plus en plus visible de la politique d’accueil européenne.</p>



<p>«&nbsp;<em>Nous assistons à une érosion délibérée des principes fondamentaux de la coexistence démocratique</em>&nbsp;», martèle Gemma Pinyol Jiménez, professeure à la faculté de sciences politiques et de sociologie de l’université autonome de Barcelone. Continuer de considérer ces démonstrations de force comme des événements isolés serait «&nbsp;<em>courir le risque de passer à côté du nœud du problème</em>&nbsp;», à savoir «&nbsp;<em>la normalisation grandissante de discours haineux et xénophobes</em>&nbsp;», poursuit la chercheuse. Reste à savoir pourquoi ces discours trouvent une nouvelle résonance aujourd’hui.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’œuf ou la poule&nbsp;?</h2>



<p>Difficile d’isoler une cause profonde de cette résurgence de violences. Les discours identitaires, généralement promus par l’extrême droite, n’ont pas disparu depuis le début du XXIème siècle. Mais le retour des violences fréquentes de grande ampleur s’inscrit dans un regain de popularité de ces idées. Ces dernières sont-elles ainsi à l’origine des émeutes ou jouent-elles un rôle de catalyseur de tensions préexistantes ? La réponse n’est pas évidente.</p>



<p>Les «<em>&nbsp;inégalités grandissantes, l’anxiété économique ou la fragmentation sociale</em>&nbsp;» sont autant de raisons qui poussent ceux qui en sont victimes à voir dans les discours identitaires une réponse unique à leur situation, selon Gemma Pinyol Jiménez. Sans être la seule raison de l’émergence de ces violences xénophobes, ces positions «&nbsp;<em>entretiennent la peur, prônent l’exclusion et confèrent une légitimité à l’action violente</em>&nbsp;», selon la chercheuse. Le migrant prend un rôle de «&nbsp;<em>bouc-émissaire</em>&nbsp;» et devient un «&nbsp;<em>danger plutôt qu’un être humain&nbsp;</em>».</p>



<p>«<em>&nbsp;Les prix élevés des logements, le chômage ou des conditions de travails précaires&nbsp;</em>»<em>&nbsp;</em>rendent attrayantes l’envie de «<em>&nbsp;blâmer les immigrés pour tous les maux de la société</em>&nbsp;», selon Zenia Hellgren, sociologue à l’université publique de Barcelone et membre d’un groupe de recherche interdisciplinaire sur l’immigration. Au Royaume-Uni, le taux de chômage des jeunes tourne aux alentours des 14&nbsp;% et&nbsp;en Espagne dépasse les 24&nbsp;%. Les deux pays traversent également une importante crise des logements. Des situations sur lesquelles s’appuient les discours anti-immigration.</p>



<p>En Grande-Bretagne, les passages successifs de Boris Johnson puis de Richi Sunak à Downing Street ont entretenu l’idée de la crise migratoire. Voilà des années que le feu couve et il ne suffit aux identitaires de l’extrême droite britannique que d’un léger souffle pour l’entretenir des jours durant. Sans s’être encore présenté aux abords du Bell Hotel, qu’il qualifie «<em>&nbsp;d’hôtel des migrants&nbsp;</em>», l’influenceur islamophobe Tommy Robinson a régulièrement utilisé son compte X à 1,3&nbsp;million d’abonnés pour soutenir les manifestants. Nigel Farage, le leader du parti d’extrême droite « Reform UK », s’est également illustré dans l’affaire Epping en reprenant à son compte une désinformation concernant l’acheminement de contre-manifestants en bus par la police. Qui plus est, ces discours entretiennent le besoin de faire corps face à « l’Autre », en dramatisant la question pour mieux jouer sur les peurs collectives.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le sectarisme et l’exclusion</h2>



<p>Cette observation se vérifie particulièrement en Irlande du Nord où le sectarisme fait partie intégrante de l’histoire de l’Ulster. Cet «&nbsp;<em>héritage s’observe dans des lieux comme Ballymena</em>&nbsp;», selon Jack Crangle, professeur d’histoire moderne à la Queen’s University de Belfast. Cette hostilité qui a longtemps régit les rapports entre catholiques et protestants, nationalistes et unionistes, «&nbsp;<em>s’est progressivement dirigée vers un nouvel ‘‘Autre’’ à mesure que l’immigration en Irlande du Nord a augmenté</em>&nbsp;», observe l’historien dans un article intitulé «&nbsp;<em>Northern Ireland has a long history of immigration and diversity. And of racism</em>&nbsp;».</p>



<p>L’augmentation d’entreprises xénophobes de la part de certaines mouvances loyalistes est documentée depuis plusieurs années. L’une des plus récentes en date s’est produit le 10 juillet 2025 lorsqu’un bucher, érigé à Moygashel dans le cadre d’une tradition loyaliste annuelle s’est illustré par l’installation, à son sommet, d’un bateau rempli de mannequins à la peau noire accompagné d’une pancarte appelant à «&nbsp;<em>arrêter les bateaux</em>&nbsp;». Mais la promotion du rejet de l’étranger n’épargne pas l’Espagne.</p>



<p>Depuis sa montée en force en 2019, le parti d’extrême droite espagnol Vox s’appuie sur « l’imaginaire de la Reconquista », selon Carole Viñals, maître de conférences-HDR à l’Université de Lille, spécialiste en civilisation de l’Espagne contemporaine. «&nbsp;<em>Ils rejettent toute atteinte à l’unité territoriale de l’Espagne, poursuit la chercheuse, mise en péril par l’accueil de populations immigrés</em>&nbsp;». Aux élections régionales de 2023, le parti de Santiago Abascal a doublé son score national de 12,3&nbsp;% dans la province de Murcie, atteignant 26&nbsp;% dans la municipalité de Torre Pacheco. Le président de Vox en Murcie, José Ángel Antelo, est d’ailleurs visé par une enquête pour incitation à la haine raciale dans le cadre des émeutes.</p>



<p>Cette augmentation dans l’intensité et l’échelle des violences xénophobes en Europe depuis l’été dernier doivent être considérés dans leur globalité, estime Gemma Pinyol Jiménez. La chercheuse insiste sur le besoin d’encadrer «&nbsp;<em>les discours haineux</em>&nbsp;» mais avant tout de répondre aux «<em>&nbsp;réels besoins de la population, en renforçant l’État social et la cohésion citoyenne</em>&nbsp;». Il s’agirait alors pour les États européens de traiter le problème à la racine, en conciliant accueil de populations immigrées et stabilisation du socle social national. Sans cela, ils prennent le risque d’attiser la rhétorique de la «&nbsp;<em>préférence nationale</em>&nbsp;» brandie par les identitaires.</p>



<p>Crainte d&rsquo;un nouvel embrasement au Royaume-Uni, un an après les émeutes anti-migrants</p>



<p>Des centaines de manifestants anti-migrants et de contre-manifestants se sont rassemblés dimanche 3 août au Royaume-Uni, sous haute surveillance policière, près d&rsquo;un hôtel hébergeant des demandeurs d&rsquo;asile dans la ville anglaise d&rsquo;Epping, théâtre de tensions la semaine dernière. Les forces de l&rsquo;ordre avaient déployé un important dispositif dans la crainte de nouveaux débordements dans cette ville située au nord-est de Londres, alors que des associations antiracistes et d&rsquo;aide aux réfugiés d&rsquo;un côté, et des habitants opposés à l&rsquo;hébergement de demandeurs d&rsquo;asile dans cet hôtel de l&rsquo;autre, avaient appelé à des rassemblements concomitants. Les deux groupes avaient été autorisés à manifester à de strictes conditions et des barrières avaient été installées pour les tenir à l&rsquo;écart l&rsquo;un de l&rsquo;autre. Trois personnes ont été arrêtées, a indiqué la police locale dans un communiqué, jugeant toutefois que les rassemblements avaient été «&nbsp;<em>pacifiques</em>&nbsp;».</p>



<p>Les autorités redoutent que ces tensions ne se propagent, à l&rsquo;image des émeutes anti-immigration qui avaient secoué le Royaume-Uni l&rsquo;été dernier, après le meurtre de trois fillettes dans la ville de Southport (nord-ouest de l&rsquo;Angleterre), poignardées par un adolescent. Samedi en fin de journée, un rassemblement s&rsquo;est tenu devant un autre hôtel à Bowthorpe, près de Norwich (est de l&rsquo;Angleterre), selon des médias britanniques. Le 21 juillet, plusieurs dizaines de personnes avaient manifesté à Diss, dans l&rsquo;est de l&rsquo;Angleterre, pour réclamer la fermeture d&rsquo;un autre hôtel hébergeant des demandeurs d&rsquo;asile.</p>



<p><strong>RFI avec AFP</strong></p>



<p></p>
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		<title>L’Europe et le gel des avoirs russes : la morale prise au piège (Par Magaye Gaye)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Jul 2025 12:45:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Ubuntu]]></category>
		<category><![CDATA[BRICS]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Magaye gaye]]></category>
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					<description><![CDATA[UNE PATATE CHAUDE POUR L’EUROPE Le gel par l’Union européenne de plus de 210 milliards d’euros d’avoirs russes, auxquels s’ajoutent près de 25 milliards d’euros d’avoirs privés, soulève aujourd’hui plus d’inquiétudes qu’il n’en résout. Conçu au départ comme une mesure d’urgence face à la guerre en Ukraine, ce gel commence à diviser les esprits en [&#8230;]]]></description>
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<p>UNE PATATE CHAUDE POUR L’EUROPE</p>



<p>Le gel par l’Union européenne de plus de 210 milliards d’euros d’avoirs russes, auxquels s’ajoutent près de 25 milliards d’euros d’avoirs privés, soulève aujourd’hui plus d’inquiétudes qu’il n’en résout.</p>



<p>Conçu au départ comme une mesure d’urgence face à la guerre en Ukraine, ce gel commence à diviser les esprits en Europe même. De plus en plus de voix s’élèvent : juges, économistes, anciens diplomates. Car ces avoirs n’ont pas été saisis par une décision de justice, mais bloqués par simple décision politique.</p>



<p>Derrière cette action se joue un affrontement silencieux entre puissance et morale. Et comme souvent dans l’histoire, c’est lorsque le droit devient un outil d’exception que les fondations d’un ordre juste commencent à vaciller.</p>



<p>UN DÉPÔT DE CONFIANCE DÉTOURNÉ DE SA FONCTION</p>



<p>Les fonds russes ont été volontairement déposés dans le système financier européen, sur la base des règles internationales de sécurité des réserves. Le gel revient à transformer ce dépôt de confiance en instrument de représailles, sans base judiciaire.</p>



<p>Les réserves d’un État ne sont pas un bien privé.</p>



<p>Le gel remet en cause la notion de neutralité des banques centrales.</p>



<p>Dans toute conception éthique de la propriété, qu’elle soit spirituelle ou profane, le bien confié reste inviolable tant qu’aucune autorité judiciaire impartiale n’en décide autrement. Le gel introduit donc une faille : la parole donnée n’est plus sacrée.</p>



<p>On parle de mesure temporaire. Mais aucune limite n’a été fixée, aucun tribunal indépendant ne s’est prononcé. L’Union européenne juge, décide, et exécute.</p>



<p>Ce gel sans procès rappelle d’autres précédents historiques : notamment le gel des avoirs iraniens aux États-Unis ou ceux de la Libye sous Kadhafi. Mais dans ces cas, des arbitrages avaient été envisagés. Ici, il n’existe aucun cadre de restitution.</p>



<p>Dans l’histoire récente, certains avoirs gelés ont été restitués. On peut citer, entre autres, la restitution partielle de fonds iraniens après l’accord nucléaire de 2015, ou la levée progressive des gels d’avoirs libyens dans certains cas. Ces dénouements ont toujours été le fruit d’une pression diplomatique et morale, jamais de la seule logique de puissance.</p>



<p>Ceux qui parlent de droit doivent d’abord accepter de se l’imposer à eux-mêmes.</p>



<p>Depuis 2024, l’Union européenne a décidé d’utiliser les intérêts générés par ces fonds (près de 3 milliards d’euros par an) pour financer l’aide militaire à l’Ukraine. Ce transfert pose un problème moral de fond.</p>



<p>Utiliser les fruits d’un bien gelé, sans qu’aucune condamnation légale n’ait été prononcée, c’est retirer à la neutralité financière sa crédibilité. La finalité — soutenir un pays agressé — ne justifie pas l’abandon des principes.</p>



<p>Ce que l’on fait au nom du bien, quand il viole la justice, devient lui-même une injustice.</p>



<p>Le FMI, censé être la sentinelle du système financier mondial, est resté silencieux face à une décision qui a fracturé ce même système. En gardant le silence sur le gel des avoirs russes, il a cautionné la politisation du droit financier international, creusant un peu plus la défiance entre le Nord et le Sud</p>



<p>TRUMP, UNE PRUDENCE CALCULÉE FACE AU DROIT INTERNATIONAL?</p>



<p>Donald Trump a de son côté déclaré que si un accord de paix n’était pas trouvé dans un délai de 50 jours entre la Russie et l’Ukraine, il imposerait des droits de douane de 100 % à tous les pays qui commercent avec Moscou.</p>



<p>Mais fait notable : il a refusé de sanctionner directement la Russie, contrairement aux Européens. Cette attitude, loin d’être de la passivité, semble motivée par une prudence juridique et stratégique, et peut-être une volonté d’éviter une violation flagrante du droit international.</p>



<p>En se gardant de confisquer des fonds ou de bloquer des avoirs sans base légale, Trump a adopté une approche plus conforme aux règles du droit international public, bien qu’elle reste économiquement coercitive à l’échelle mondiale.</p>



<p>LES BIENS MAL ACQUIS DES PAYS DU SUD : INALIÉNABLES POUR QUI ?</p>



<p>Alors que les avoirs russes sont gelés et promis à un usage militaire, des dizaines de milliards issus de la corruption dans les pays du Sud restent bloqués dans les banques européennes.</p>



<p>Lorsqu’il s’agit de les restituer aux peuples spoliés, les États invoquent des lois sur l’inaliénabilité des biens publics, la complexité des circuits financiers, ou le manque de preuves.</p>



<p>En France, l’article 3111-1 du Code général de la propriété publique et la loi de 2002 sur le patrimoine permettent ainsi de garder légalement des biens volés à d’autres peuples, au nom du droit.</p>



<p>Deux poids, deux mesures. L’Europe agit avec sévérité contre ceux qu’elle combat, mais avec indulgence envers ceux dont les détournements alimentent son économie.</p>



<p>L’argent volé aux peuples du Sud n’est pas perdu pour tout le monde. Il est réinvesti dans les économies du Nord, qui prospèrent sur la misère des autres. C’est un capitalisme du crime organisé, validé par le silence complice de la légalité occidentale. »</p>



<p>FRAGILISATION DU SYSTÈME FINANCIER ET DÉDOLLARISATION EN MARCHE</p>



<p>Loin de pénaliser uniquement la Russie, ce gel affaiblit la réputation monétaire de l’UE.</p>



<p>Au-delà des effets immédiats, il fragilise le système financier mondial. L’acte de geler des avoirs souverains sans décision multilatérale affaiblit la crédibilité des grandes monnaies internationales.</p>



<p>Face à cela, des dynamiques de dédollarisation et de désoccidentalisation financière se renforcent. De nombreux pays réduisent leur dépendance à l’euro et au dollar, et accélèrent les accords bilatéraux en monnaies locales. Les BRICS accélèrent la construction de leurs propres circuits de financement (ex : BRICS Bank, systèmes de paiement alternatifs).</p>



<p>L’UE perd sa capacité d’attraction financière universelle.</p>



<p>Il existe à moyen terme un risque d’ effet boomerang : retrait massif des actifs souverains non occidentaux de l’euro.<br>Mais surtout, ce gel met en lumière une nouvelle vulnérabilité pour les pays européens eux-mêmes : leur propre capacité à se refinancer est menacée. Dans un monde interdépendant, l’endettement repose sur la confiance. Geler des fonds sans droit, c’est miner cette confiance.</p>



<p>Et quand la Chine et les pays du Golfe ou l’Afrique ne veulent plus acheter la dette européenne, c’est toute l’architecture de l’euro qui tremble.</p>



<p>En definitive nous pensons que le gel des avoirs russes pose une question plus profonde que la guerre elle-même. Peut-on bâtir un ordre mondial fondé sur la sécurité financière, la neutralité monétaire et la régulation internationale, tout en confisquant unilatéralement les biens d’un État dès qu’il devient adversaire ?</p>



<p>L’histoire enseigne que ce qui est injuste, même accepté un temps, finit toujours par engendrer le désordre. Et qu’aucune puissance ne peut rester stable si elle renonce à la justice.</p>



<p>QUELQUES PISTES DE SOLUTION</p>



<p>Encadrer juridiquement l’usage des fonds via l’ONU ou un tribunal spécial.</p>



<p>Initier un pacte de transparence sur les avoirs gelés de tous les pays.</p>



<p>Proposer aux BRICS un dialogue monétaire multilatéral (sans hypocrisie).</p>



<p>Créer une doctrine européenne de souveraineté monétaire crédible.</p>



<p></p>
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