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	<title>Coup d&#039;État Archives -</title>
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		<title>Tentative de coup d’État au Bénin: une trentaine de militaires placés sous mandat de dépôt</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Dec 2025 18:24:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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<p>Une trentaine de personnes, majoritairement des militaires, ont été écrouées ce 16 décembre 2025, après avoir été arrêtées en lien avec la tentative de coup d&rsquo;État déjouée au Bénin le 7 décembre. Elles ont été présentées au procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) à Cotonou lundi, puis ont été placées sous mandat de dépôt, ce mardi 16 décembre, à l&rsquo;issue de leur audition. Plusieurs mutins sont toujours en fuite, dont leur leader présumé, le lieutenant-colonel Pascal Tigri.</p>



<p>Ce mardi matin au&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/b%C3%A9nin/">Bénin</a></strong>, le parquet spécial de la Criet a placé une trentaine de personnes, en majorité des militaires, sous mandat de dépôt pour plusieurs infractions, dont attentat à la sûreté de l&rsquo;État. La procédure s&rsquo;est déroulée toute la nuit.</p>



<p>Trente et un mandats de dépôt ont ainsi été délivrés, avec une détention provisoire pour tous ceux qui ont été présentés au parquet spécial. Parmi eux, un seul civil. Les autres sont trente militaires de l&rsquo;armée béninoise portant divers grades : des officiers, des sous-officiers, des adjudants, des sergents-chefs et des soldats. Ils sont inculpés pour « trahison, attentat à la sûreté de l&rsquo;État, assassinat et intelligence avec des puissances étrangères ».</p>



<p>D&rsquo;après les sources de RFI, certains ont pris part à l&rsquo;attaque contre le domicile du président Patrice Talon, ainsi que contre les domiciles des deux chefs d&rsquo;état-major et du directeur de cabinet militaire de Patrice Talon. Ce dernier a perdu son épouse lors de cette agression.</p>



<p>Les personnes placées sous mandat de dépôt ont quitté la Criet après 11h00, menottées deux par deux, à bord de plusieurs voitures de la police et sous bonne escorte.</p>



<h2 class="wp-block-heading">D&rsquo;autres auditions devant la Criet attendues</h2>



<p>Par ailleurs, lundi soir, le fils de l&rsquo;ancien président béninois Boni Yayi, responsable aux affaires extérieures du parti d’opposition Les Démocrates, a été libéré. Sa garde à vue a été brève, elle a été levée lundi. Il a rejoint sa famille aussitôt. Chabi Yayi est sous convocation. La procédure n’est donc pas encore close. La police judiciaire l’a convoqué pour jeudi prochain. Il devrait être, selon son avocat, présenté au procureur spécial de la Criet, Mario Metonou, qui appréciera le rapport de l’enquête préliminaire. Son conseil, Maître Augustin Abalo, se dit optimiste et salue la clairvoyance et l’objectivité des enquêteurs et des autorités de poursuite.</p>



<p>Après ces 31 personnes, d&rsquo;autres doivent encore être présentées au parquet spécial, sans oublier celles activement recherchées, dont le chef des mutins, le lieutenant-colonel Pascal Tigri.</p>



<p><strong>RFI</strong></p>



<p></p>
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		<title>TENTATIVE DE COUP D’ÉTAT AU BÉNIN : ET SI LE NIGERIA AVAIT AGI AU NOM DE LA FRANCE ?</title>
		<link>http://farafinanews.com/tentative-de-coup-detat-au-benin-et-si-le-nigeria-avait-agi-au-nom-de-la-france/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Dec 2025 17:32:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Afriknews]]></category>
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					<description><![CDATA[Magaye GayeÉconomiste internationalAncien cadre de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) La tentative de coup d’État récemment évoquée au Bénin mérite une lecture stratégique dépassant les apparences immédiates. Une hypothèse mérite d’être posée sans détour : et si certaines interventions régionales actuelles étaient, en réalité, des prolongements indirects de velléités françaises ? Depuis plusieurs [&#8230;]]]></description>
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<p>Magaye Gaye<br>Économiste international<br>Ancien cadre de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD)</p>



<p>La tentative de coup d’État récemment évoquée au Bénin mérite une lecture stratégique dépassant les apparences immédiates. Une hypothèse mérite d’être posée sans détour : et si certaines interventions régionales actuelles étaient, en réalité, des prolongements indirects de velléités françaises ?</p>



<p>Depuis plusieurs mois, les relations entre la France et le Nigeria se sont intensifiées, non seulement sur le plan économique, mais aussi sur le plan diplomatique et sécuritaire. Le président français Emmanuel Macron a réaffirmé publiquement la solidarité française à l’égard du Nigeria face aux défis sécuritaires majeurs du pays, notamment dans le nord, et a annoncé un renforcement du partenariat entre Paris et Abuja à la demande de Tinubu dans ce contexte de montée de la violence et du terrorisme.</p>



<p>Cette dynamique s’inscrit dans une histoire récente de visites et d’échanges réguliers entre les deux chefs d’État. Le président nigérian Bola Tinubu a été accueilli officiellement à Paris, marque d’un rapprochement politique fort, et les discussions ont porté sur la coopération économique, la sécurité régionale et la lutte contre le terrorisme.</p>



<p>Ce dialogue stratégique entre Macron et Tinubu se déroule alors que la France a progressivement réduit sa présence militaire directe en Afrique de l’Ouest, notamment dans le Sahel. Paris cherche à maintenir une influence en adaptant sa coopération aux demandes des partenaires africains, privilégiant désormais formation, renseignement, soutien logistique et partenariat plutôt que des déploiements unilatéraux.</p>



<p>Dans ce schéma, le Nigeria apparaît comme un acteur central. Puissance militaire régionale, leader démographique et économique, il est capable d’intervenir là où la France ne peut plus le faire ouvertement, tout en donnant à l’opération une coloration africaine et multilatérale.</p>



<p>POURQUOI PAS LE SÉNÉGAL EN GUINÉE-BISSAU ?</p>



<p>La question mérite d’être posée, car elle éclaire précisément la nouvelle donne géopolitique. Le Sénégal, sous un régime désormais clairement souverainiste, ne constitue plus un relais automatique des stratégies héritées de l’ancienne puissance coloniale. Dans ce contexte, il est peu crédible que la France ait pu demander au Sénégal d’intervenir militairement en Guinée-Bissau ou ailleurs pour défendre des intérêts qui ne sont plus alignés avec la nouvelle orientation politique de Dakar.</p>



<p>Ce refus implicite ou explicite ouvre la voie à une reconfiguration des relais d’influence. Certains États deviennent alors des intervenants par procuration, parfois sans assumer publiquement les véritables bénéficiaires géopolitiques de leurs actions. L’intervention n’est plus française dans sa forme, mais elle peut le rester dans ses finalités.</p>



<p>La récente crise béninoise illustre ce cadre. À la suite de l’appel à l’aide du gouvernement béninois face à la mutinerie, le Nigeria a déployé des forces aériennes et terrestres pour repousser les putschistes. Les autorités françaises ont reconnu avoir fourni assistance logistique et renseignements en soutien aux opérations conjointes visant à restaurer l’ordre constitutionnel.</p>



<p>UNE DOCTRINE D’INTERVENTION INDIRECTE À ANTICIPER</p>



<p>Nous assistons à l’émergence d’une doctrine d’intervention indirecte. Les puissances coloniales en retrait externalisent désormais leurs velléités d’ingérence. Elles ne s’appuient plus sur des bases militaires visibles ni sur des opérations officiellement assumées, mais sur des États tiers africains, agissant au nom de la stabilité régionale, de la CEDEAO ou de la sécurité collective.</p>



<p>L’Afrique entre dans une phase où la domination n’est plus toujours visible, mais plus subtile, plus déléguée, plus régionalisée dans sa mise en œuvre. Il devient essentiel que les stratèges africains étudient cette nouvelle mécanique, identifient les États susceptibles de jouer ce rôle de relais diplomatique ou militaire, et anticipent les conséquences diplomatiques, sécuritaires et politiques de cette transformation.</p>



<p></p>
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		<title>TENTATIVE DE COUP D’ÉTAT AU BÉNIN : LES ENJEUX GÉOPOLITIQUES QUE BEAUCOUP N’ONT PAS VUS</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 19:45:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Afriknews]]></category>
		<category><![CDATA[Karantaba]]></category>
		<category><![CDATA[Bénin]]></category>
		<category><![CDATA[Coup d'État]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p> Le coup d&rsquo;État avorté au Bénin ce week-end n’est pas seulement un fait divers politique. C’est un événement majeur qui a retenu l’attention de toute l’Afrique et de ses partenaires internationaux. Au-delà du fait que la tentative ait été neutralisée — grâce, semble-t-il, au réflexe républicain de l’armée et au manque de préparation des putschistes — cet épisode soulève des interrogations géopolitiques profondes qu’il serait dangereux d’ignorer. Car ce n’est pas seulement au Bénin que tout se joue. Ce sont les équilibres de puissance en Afrique de l’Ouest qui sont désormais sous tension.</p>



<p>1. L’INTERVENTION EXTÉRIEURE : UN SIGNAL QUI INTERROGE</p>



<p>La réaction quasi immédiate du Ghana, de la Côte d’Ivoire et du Nigéria pose une question fondamentale : qui protège quoi et pour qui ? Sous couvert de “défense de l’ordre constitutionnel”, ces interventions semblent montrer l’existence de réseaux d’intérêts extérieurs prêts à intervenir pour préserver une architecture politique précise dans la sous-région.Les informations révélées par la presse internationale confirment que le Nigéria a lancé une intervention militaire directe sur le sol béninois. Des avions de combat nigérians ont pénétré dans l’espace aérien du Bénin pour « déloger les putschistes de la télévision nationale et d’un camp militaire où ils s’étaient regroupés ». Des troupes au sol ont également été déployées pour appuyer l’opération. Ce niveau d’intervention dans un État souverain, avant même une concertation institutionnelle classique, témoigne de l’existence d’un verrou stratégique que certains acteurs cherchent manifestement à protéger. Pourquoi une telle rapidité et une telle intensité dans la réaction ?Parce que les trois États côtiers encore alignés sur le modèle institutionnel classique — Bénin, Côte d’Ivoire, Togo — constituent le corridor maritime indispensable pour maintenir le contrôle économique et logistique de toute la région.Si l’un d’eux basculait dans une dynamique souverainiste ou militaire, cela ouvrirait une porte stratégique directe pour le Mali, le Burkina Faso et le Niger, trois pays enclavés qui gagneraient soudain un accès maritime cohérent avec leur nouvelle orientation politique. C’est pourquoi les pays côtiers classiques utilisent parfois leur position géographique comme levier politique, pour tenter de contraindre les pays de l’AES à revenir vers la CEDEAO ou à rester dans les schémas traditionnels.La précipitation observée ce week-end traduit donc une crainte profonde :perdre le contrôle du dernier verrou maritime de l’UEMOA.</p>



<p>2. UNE UEMOA FRACTURÉE : 5 PAYS SUR 8 EN RUPTURE</p>



<p>Sur les huit États membres de l’UEMOA, cinq sont aujourd’hui engagés dans une dynamique de rupture ou de souveraineté renforcée : Sénégal, Mali, Niger, Burkina Faso, Guinée-Bissau (plus la Guinée hors UEMOA, mais dans la même logique). Cela signifie que la majorité de l’espace échappe déjà à l’influence classique qui a structuré la région depuis des décennies. Ne restent alignés que trois États : Bénin, Côte d’Ivoire, Togo.</p>



<p>3. LE BÉNIN : UN PIVOT GÉOSTRATÉGIQUE QU’ON CHERCHE À VERROUILLER</p>



<p>Le Bénin est l’un des trois derniers États côtiers permettant de maintenir la continuité logistique, économique et sécuritaire du modèle institutionnel classique. Sa stabilité devient donc une pièce centrale du statu quo régional.</p>



<p>4. UN RÉALIGNEMENT MONDIAL EN FAVEUR DES ESPACES ANGLOPHONES ?Le rôle du Ghana et du Nigéria n’est pas neutre. Plusieurs puissances semblent repositionner leurs leviers d’influence vers les pays anglophones, au moment où l’espace francophone entre dans une recomposition profonde.</p>



<p>5. LE RISQUE : SACRIFIER LA DÉMOCRATIE POUR PRÉSERVER UN ORDRE GÉOPOLITIQUE</p>



<p>Quand la stabilité d’un pays devient un enjeu stratégique régional, le risque est grand que la volonté populaire passe au second plan. Ce week-end au Bénin nous oblige à poser la vraie question : veut-on stabiliser un pays ou préserver un système ?</p>



<p>CONCLUSION : REGARDER AU-DELÀ DE L’ÉVÉNEMENT</p>



<p>La tentative de putsch n’est que la partie émergée d’un mouvement plus vaste : recomposition des influences, montée des souverainismes, repositionnement des puissances, nouveaux corridors stratégiques. Comprendre l’Afrique de l’Ouest d’aujourd’hui impose d’intégrer ces variables majeures.</p>



<p><strong>Magaye Gaye, Économiste international, Ancien cadre de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD)</strong></p>
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