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	<title>BOAD Archives -</title>
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	<title>BOAD Archives -</title>
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		<title>SÉNÉGAL 2026 : TRANSFORMER LA VICTOIRE SPORTIVE EN VICTOIRE ÉCONOMIQUE ET SOCIALE</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Jan 2026 17:42:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[BOAD]]></category>
		<category><![CDATA[CAN 2025]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Sénégal vient de remporter la Coupe d’Afrique des Nations. Cette victoire dépasse le cadre du football et devient un symbole national de discipline, de résilience et de cohésion. Les Lions ont montré qu’il est possible de surmonter la pression et les obstacles grâce à la foi, à l’humilité et au collectif. Ils ont démontré [&#8230;]]]></description>
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<p><br>Le Sénégal vient de remporter la Coupe d’Afrique des Nations. Cette victoire dépasse le cadre du football et devient un symbole national de discipline, de résilience et de cohésion. Les Lions ont montré qu’il est possible de surmonter la pression et les obstacles grâce à la foi, à l’humilité et au collectif. Ils ont démontré que l’excellence ne se mesure pas seulement par le talent, mais par la capacité à s’effacer pour le bien commun, à respecter un plan, à travailler ensemble et à tenir sous la pression.<br></p>



<p>ÉTHIQUE, FOI ET HUMILITÉ : LE SOCLE MORAL DES LIONS<br>Tout au long de la compétition, les jeunes joueurs ont fait preuve d’un attachement profond à l’éthique et aux principes religieux. Les stars de l’équipe n’ont jamais cherché à briller individuellement et ont systématiquement mis le collectif avant leur gloire personnelle. On les voyait prier avant les matchs, respecter les temps de recueillement et suivre rigoureusement les règles de vie collective. Leur mental d’acier s’est manifesté dans les moments difficiles, lorsque l’équipe était menée au score ou sous forte pression : ils ont tenu, résisté et trouvé la force de renverser la situation sans extravagance ni panique. Leur comportement reflète une maturité exceptionnelle et une éducation solide, montrant que l’engagement envers la foi, la discipline et l’humilité peut devenir un moteur puissant de réussite collective. Ces qualités ont été déterminantes dans leur victoire et représentent un capital moral que le Sénégal doit désormais exploiter pour son développement économique et social.<br></p>



<p>DES FONDS POUR TOUS : NE PAS LES ACCAPARER<br>Les primes et fonds récoltés doivent bénéficier au collectif national et non à une minorité. L’État, qui a pris en charge les infrastructures et la préparation de l’équipe, doit veiller à ce que la cagnotte ne soit pas accaparée par quelques dirigeants sportifs, mais serve le bien de tous. Utilisés à bon escient, ces fonds peuvent renforcer les filières locales, promouvoir le sport et ses métiers, développer des programmes jeunesse et améliorer les infrastructures, concrétisant ainsi le lien entre succès sportif et développement économique et social.<br></p>



<p>CAPITALISER LA VICTOIRE : CONFIANCE ET LEVIER ÉCONOMIQUE<br>La victoire des Lions a provoqué un choc de confiance inédit dans le pays. Chaque citoyen retrouve l’espoir et la certitude qu’un objectif ambitieux peut être atteint par la discipline, le collectif et la persévérance. Cette énergie doit maintenant être transformée en actions concrètes pour générer une croissance durable. La première étape est de développer la marque “Made in Sénégal”, en incitant les Sénégalais à consommer local et à valoriser les produits nationaux, de l’artisanat au textile en passant par l’agroalimentaire. Chaque achat devient ainsi un geste citoyen qui soutient l’économie nationale et renforce la fierté collective.<br>Le deuxième levier est la création de centres sportifs de grande valeur capables d’attirer de jeunes talents africains et de développer le tourisme sportif. Ces académies, complexes et infrastructures doivent permettre à chaque visiteur de vivre l’expérience de l’excellence sénégalaise, tout en générant des revenus directs et indirects pour l’économie locale. Le Sénégal peut ainsi transformer sa réputation sportive en un atout tangible pour le développement territorial et la création d’emplois.<br>Troisièmement, la confiance retrouvée ouvre la voie à la mobilisation citoyenne et à l’éducation aux valeurs de discipline et de collectif. Chaque jeune peut s’inspirer du comportement des Lions pour développer son travail, son engagement associatif ou entrepreneurial, et contribuer à la mise en œuvre de projets structurants pour le pays. Le gouvernement et les collectivités locales peuvent soutenir ces initiatives par des programmes visibles et concrets : subventions aux PME locales, concours d’innovation, promotion de filières sportives et culturelles, et campagnes de sensibilisation pour l’économie circulaire.<br>Enfin, le Sénégal peut utiliser cette victoire pour affirmer sa capacité stratégique et son autonomie économique. La discipline et la rigueur démontrées par l’équipe nationale montrent que le pays peut mobiliser ses ressources, exécuter des plans ambitieux et résister aux pressions externes. Le Sénégal doit également montrer à toutes ces institutions internationales qui voudraient le mettre à genoux que cela n’est pas possible : nous sommes un peuple discipliné, résilient et déterminé, capable de tracer sa propre voie avec courage et intelligence. C’est le moment de transformer la fierté sportive en une stratégie économique et sociale globale, où la confiance collective devient un moteur de croissance et d’innovation.<br></p>



<p>Cette CAN révèle un capital moral national que le Sénégal doit exploiter pour bâtir son avenir. La vraie finale commence maintenant. Transformer l’émotion en discipline, la discipline en exécution et le collectif en institutions solides est le chemin vers une croissance durable et inclusive. La victoire n’est pas un hasard, elle est une méthode, et cette méthode doit guider le Sénégal vers son redressement économique et social.<br><strong>Magaye Gaye<br>Économiste international, ancien cadre de la BOAD</strong></p>



<p></p>
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		<title>Nouveau concept économique &#8211; l&#8217;économie des réflexes : et si le développement africain commençait par la maîtrise du quotidien ?</title>
		<link>https://farafinanews.com/nouveau-concept-economique-leconomie-des-reflexes-et-si-le-developpement-africain-commencait-par-la-maitrise-du-quotidien/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Jan 2026 22:33:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[BOAD]]></category>
		<category><![CDATA[économie de réflexe]]></category>
		<category><![CDATA[Magaye gaye]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Magaye GAYEÉconomiste internationalAncien cadre de la BOAD Depuis plusieurs décennies, la réflexion économique sur l’Afrique est dominée par les mêmes recettes : croissance du PIB, grands projets structurants, investissements étrangers massifs, plans de développement à long terme. Pourtant, malgré cette abondance de stratégies, une réalité persiste : le pouvoir d’achat des populations progresse peu, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><br><strong>Par Magaye GAYE<br>Économiste international<br>Ancien cadre de la BOAD</strong><br></p>



<p>Depuis plusieurs décennies, la réflexion économique sur l’Afrique est dominée par les mêmes recettes : croissance du PIB, grands projets structurants, investissements étrangers massifs, plans de développement à long terme. Pourtant, malgré cette abondance de stratégies, une réalité persiste : le pouvoir d’achat des populations progresse peu, les déséquilibres extérieurs demeurent profonds et la trajectoire de développement reste fragile.<br>Cette situation invite à une remise en question fondamentale : et si le problème du développement africain n’était pas seulement un déficit d’investissements, mais aussi un déficit de maîtrise ?<br>C’est dans cette perspective que s’inscrit ce que je propose d’appeler l’économie des réflexes.<br></p>



<p><strong>Redonner un sens concret à l&rsquo;économie</strong><br>L’économie est trop souvent perçue comme une discipline abstraite, réservée aux experts, aux modèles et aux statistiques. Or, dans sa dimension la plus essentielle, l’économie est d’abord une science de l’usage : usage des ressources, usage de l’énergie, usage du temps, usage de la monnaie.<br>Dans de nombreux pays africains, le problème n’est pas uniquement que la richesse est insuffisante, mais qu’une part importante de cette richesse potentielle est dissipée chaque jour, silencieusement, par des gaspillages cumulés : eau perdue, électricité inutilement consommée, équipements de mauvaise qualité remplacés trop fréquemment, importations répétitives sans valeur ajoutée locale.<br>L’économie des réflexes part d’un postulat simple :<br>des gestes quotidiens, lorsqu’ils sont intelligemment encadrés et généralisés, peuvent produire des effets macroéconomiques majeurs.<br></p>



<p><strong>L’économie des réflexes : définition</strong><br>L’économie des réflexes consiste à intégrer l’intelligence économique directement dans les usages quotidiens, à travers des équipements, des normes simples et des comportements incorporés, afin de générer des gains économiques immédiats sans attendre de lourds investissements.<br>Ce n’est ni une économie de la restriction, ni une économie de la pénurie.<br>C’est une économie de l’optimisation silencieuse.<br></p>



<p><strong>La question énergétique : le terrain naturel de l&rsquo;économie des réflexes  </strong><br>S’il existe un domaine où l’économie des réflexes peut transformer profondément les trajectoires africaines, c’est bien celui de l’énergie, au sens large : électricité, eau, hydraulique.<br>Prenons des exemples simples, souvent négligés dans les politiques publiques.<br>La généralisation d’équipements à arrêt automatique pour l’eau — robinets temporisés, débits calibrés, coupure après inactivité — permettrait de réduire drastiquement le gaspillage hydraulique. Or, chaque mètre cube d’eau économisé est aussi une économie d’énergie, de maintenance, d’investissements futurs et de dépenses publiques.<br>De même, dans le domaine de l’électricité, le débat est trop souvent limité à la promotion d’ampoules dites « économiques », alors même que nombre de ces produits sont de faible qualité, à durée de vie réduite, générant des coûts récurrents pour les ménages et une dépendance accrue aux importations.<br>L’économie des réflexes propose une autre approche : privilégier des équipements intelligents, capables de s’éteindre automatiquement après une période d’inactivité, de limiter les consommations passives et de durer dans le temps. Le critère n’est plus le prix d’achat immédiat, mais le coût économique total sur la durée.<br></p>



<p><strong>Des effets directs sur le pouvoir d&rsquo;achat </strong> <br>L’un des grands avantages de l’économie des réflexes est son impact immédiat sur le niveau de vie.<br>Moins d’eau gaspillée, moins d’électricité consommée inutilement, moins d’équipements à remplacer : ce sont autant de dépenses évitées pour les ménages.<br>Autrement dit, le pouvoir d’achat n’augmente pas seulement par l’augmentation des revenus, mais aussi par la réduction intelligente des dépenses contraintes.<br>Dans des contextes où les marges salariales sont faibles, cette approche est souvent plus efficace, plus rapide et plus socialement équitable que de longues politiques de croissance incertaine.<br></p>



<p><strong>Un levier macroéconomique sous-estimé</strong><br>À l’échelle nationale, l’économie des réflexes agit comme un amortisseur macroéconomique.<br>En réduisant les gaspillages énergétiques :<br>les importations d’équipements diminuent,<br>les sorties de devises sont limitées,<br>la balance commerciale s’améliore mécaniquement,<br>les États réduisent la pression sur leurs infrastructures énergétiques.<br>Il s’agit là d’une politique de souveraineté économique par la sobriété intelligente, souvent plus efficace que des subventions coûteuses ou des investissements mal ciblés.<br></p>



<p><strong>Une voie africaine du développement</strong><br>L’économie des réflexes est particulièrement adaptée aux réalités africaines : croissance démographique rapide, ressources limitées, besoins sociaux urgents, capacités budgétaires contraintes.<br>Elle repose sur une philosophie simple mais exigeante :<br>avant de chercher à produire davantage, il faut apprendre à mieux utiliser ce que l’on a.<br>Cette approche ne s’oppose pas à l’industrialisation, à l’innovation ou à la croissance. Elle les prépare. Elle crée les conditions d’une croissance plus saine, plus durable, plus enracinée dans les réalités locales.<br></p>



<p><strong>Conclusion</strong><br>L’économie des réflexes n’est pas une théorie de plus.<br>C’est une invitation à repenser le développement par le bas, par l’usage, par le quotidien.<br>Maîtriser l’énergie, c’est déjà créer de la richesse.<br>Réduire le gaspillage, c’est déjà redistribuer.<br>Optimiser les réflexes, c’est déjà gouverner.<br>Dans un monde de plus en plus contraint, l’Afrique gagnerait à faire de cette économie de la maîtrise un pilier central de sa trajectoire de développement.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Savoir partir : le courage que le management africain n&#8217;enseigne pas encore</title>
		<link>https://farafinanews.com/savoir-partir-le-courage-que-le-management-africain-nenseigne-pas-encore/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Nov 2025 15:57:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Karantaba]]></category>
		<category><![CDATA[BOAD]]></category>
		<category><![CDATA[Magaye gaye]]></category>
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					<description><![CDATA[Apprendre à démissionner doit être au cœur du système de management en Afrique. Lorsqu’un cadre ou un responsable constate qu’il ne peut plus faire valoir ses idées, qu’il ne progresse plus et que le respect disparaît, la dignité commande de partir. Démissionner, c’est faire preuve de maturité, de courage et de foi. C’est un saut [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Apprendre à démissionner doit être au cœur du système de management en Afrique.</p>



<p>Lorsqu’un cadre ou un responsable constate qu’il ne peut plus faire valoir ses idées, qu’il ne progresse plus et que le respect disparaît, la dignité commande de partir.</p>



<p>Démissionner, c’est faire preuve de maturité, de courage et de foi.</p>



<p>C’est un saut dans l’inconnu, mais un saut guidé par la conscience et l’honneur.</p>



<p>Dans ma propre trajectoire, à la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), en 2003, à l’époque où le président de l’institution allait devenir plus tard président de la République du Bénin, j’avais choisi de partir, non seulement pour des raisons de manque de respect notoire, mais aussi par désaccord profond avec les comportements et les méthodes de ce premier responsable.</p>



<p>À l’époque, plusieurs collègues cherchaient à me convaincre de revenir sur ma décision, en me répétant :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Faites attention, vous ne trouverez pas mieux. »</p>
</blockquote>



<p>Mais l’histoire avait tranché.</p>



<p>Dans l’institution où j’ai ensuite atterri, mon salaire avait été multiplié par trois et demi, avec des conditions professionnelles de travail beaucoup plus saines et stimulantes.</p>



<p>Cette expérience m’a définitivement appris que la dignité et la foi attirent toujours la grâce divine, et que savoir partir au bon moment est souvent la clé de l’élévation.</p>



<p>Trop souvent en Afrique, des responsables, même lorsqu’ils sont désavoués, contestés ou épuisés par le système, s’accrochent à leurs fonctions.</p>



<p>Par peur de perdre leurs privilèges, ils se résignent à des environnements qu’ils n’estiment plus.</p>



<p>Or, persister dans un cadre où l’on ne croit plus à rien, c’est renoncer à soi-même.</p>



<p>Un professionnel responsable doit savoir se retirer lorsque sa présence ne rime plus avec cohérence ni efficacité.</p>



<p>Nos écoles de management, publiques comme privées, devraient enseigner cette culture de la démission responsable.</p>



<p>Chaque dirigeant devrait venir au travail avec sa lettre de démission symboliquement dans la poche — non pour la remettre, mais pour se rappeler qu’il reste libre, responsable et redevable à sa conscience avant tout.</p>



<p>Car le vrai courage n’est pas de rester à tout prix, mais de savoir partir avec honneur.</p>



<p>Ceux qui, quelles que soient les circonstances, refusent de démissionner alors qu’ils savent qu’ils n’ont plus leur place, finissent toujours considérés comme des faibles ou des incompétents.</p>



<p>Ne pas démissionner quand l’honneur est atteint, c’est renier sa propre dignité.<br>Savoir partir au bon moment, c’est se préserver, c’est s’élever.</p>



<p><strong>Magaye Gaye<br>Économiste international<br>Ancien cadre de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD)</strong></p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Faut-il repenser les techniques de mesure des moteurs de la croissance mondiale ?</title>
		<link>https://farafinanews.com/faut-il-repenser-les-techniques-de-mesure-des-moteurs-de-la-croissance-mondiale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Oct 2025 17:38:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Karantaba]]></category>
		<category><![CDATA[BOAD]]></category>
		<category><![CDATA[Magaye gaye]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Magaye Gaye, économiste international, ancien de la BOAD Nouvelle équation proposée : G = Cu + P + X + Iu Par Magaye GAYE – Économiste international, Ancien cadre de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) Depuis les pères fondateurs de la science économique, la croissance est définie à partir de trois moteurs [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Par Magaye Gaye, économiste international, ancien de la BOAD</strong></p>



<p>Nouvelle équation proposée : G = Cu + P + X + Iu</p>



<p>Par Magaye GAYE – Économiste international, Ancien cadre de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD)</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>UNE INTERROGATION NÉCESSAIRE À L’ÈRE DES DÉSÉQUILIBRES MONDIAUX</li>
</ol>



<p>Depuis les pères fondateurs de la science économique, la croissance est définie à partir de trois moteurs : la consommation, l’investissement et les exportations.<br>Mais ces critères de mesure, hérités d’un contexte industriel du XIXᵉ siècle, ne reflètent plus les réalités actuelles.<br>Ils ignorent les mutations du commerce mondial et les dépendances structurelles.<br>Il faut donc repenser la mesure de la croissance pour la reconnecter à la création réelle de valeur et à la souveraineté productive.</p>



<ol start="2" class="wp-block-list">
<li>LA CONSOMMATION : D’UNE DÉPENSE À UNE CONSOMMATION UTILE</li>
</ol>



<p>Dans beaucoup de pays du monde, la croissance paraît tirée par la consommation.<br>Or, lorsque cette consommation repose surtout sur des produits importés, elle devient un moteur externe et une fuite interne.<br>D’où la nécessité de promouvoir une consommation utile (Cu) : une consommation satisfaite localement, enracinée dans la production nationale, créatrice d’emplois et de savoir-faire</p>



<ol start="3" class="wp-block-list">
<li>DE L’INVESTISSEMENT CLASSIQUE À LA PRODUCTION RÉELLE</li>
</ol>



<p>On a trop longtemps placé l’investissement au centre par principe.<br>Pourtant, tous les investissements ne sont pas productifs : projets de prestige, infrastructures sans entretien, zones industrielles désertes, bâtiments administratifs sans activité réelle.<br>Ils créent parfois des emplois temporaires sans transformer durablement la structure productive.<br>Il faut donc remplacer la centralité de l’investissement par la PRODUCTION RÉELLE (P), c’est-à-dire l’activité qui crée effectivement de la valeur, du savoir-faire et de l’emploi.<br>La production est le seul moteur tangible et durable de la croissance.</p>



<ol start="4" class="wp-block-list">
<li>LES EXPORTATIONS : UNE PORTE VERS LE MONDE</li>
</ol>



<p>Toutes les exportations contribuent à la croissance car elles génèrent des devises.<br>L’enjeu n’est pas d’opposer brut et transformé, mais d’inscrire toute stratégie d’exportation dans un projet de montée en gamme et de réinvestissement productif au service de la production réelle</p>



<ol start="5" class="wp-block-list">
<li>L’IMPORTATION UTILE : LE MOTEUR CACHÉ</li>
</ol>



<p>Toutes les importations ne se valent pas.<br>Les importations utiles (Iu) — machines, équipements, logiciels, savoir-faire, compétences, transfert de technologie — agissent comme des investissements invisibles qui relancent la machine productive.<br>Il faut les distinguer des importations de consommation qui appauvrissent la balance des paiements.<br>Les importations utiles sont donc un levier stratégique pour la transformation technologique et la montée en productivité.</p>



<ol start="6" class="wp-block-list">
<li>UNE NOUVELLE ÉQUATION DE LA CROISSANCE</li>
</ol>



<p>Le modèle classique résume : G = C + I + X.<br>Cette équation confond dépenses et création de valeur.<br>Par la grâce de Dieu, je propose une formulation plus fidèle à la réalité productive :</p>



<p>{G = Cu + P + X + Iu}</p>



<p>Cette équation distingue les flux régénérateurs (Cu, P, Iu structurantes) des flux destructeurs (consommations importées non productives).<br>Elle recentre la mesure de la croissance sur l’utilité économique et technologique.</p>



<ol start="7" class="wp-block-list">
<li>CONCLUSION : VERS UNE CROISSANCE RÉGÉNÉRATRICE</li>
</ol>



<p>Repenser la mesure de la croissance, c’est replacer l’homme, le savoir et la production au cœur du développement.<br>Les nations qui progresseront ne seront pas celles qui dépensent le plus, mais celles qui produisent intelligemment, importent utilement et transmettent le savoir.<br>Par la grâce de Dieu, c’est le passage d’une économie d’imitation à une économie de régénération.</p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>QUAND LE DESTIN D’UNE NATION TIENT À LA FRAGILITÉ D’UN SEUL HOMME</title>
		<link>https://farafinanews.com/quand-le-destin-dune-nation-tient-a-la-fragilite-dun-seul-homme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 19:59:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Karantaba]]></category>
		<category><![CDATA[BOAD]]></category>
		<category><![CDATA[Magaye gaye]]></category>
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					<description><![CDATA[La crise politique et institutionnelle que vit la France aujourd’hui révèle une fragilité beaucoup plus profonde que celle d’un régime : celle du modèle de gouvernance lui-même. Comment des dizaines de millions de citoyens peuvent-ils voir leur destin suspendu aux humeurs, aux faiblesses ou aux hésitations d’un seul individu ? Ce constat n’épargne aucun pays. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>La crise politique et institutionnelle que vit la France aujourd’hui révèle une fragilité beaucoup plus profonde que celle d’un régime : celle du modèle de gouvernance lui-même.</p>



<p>Comment des dizaines de millions de citoyens peuvent-ils voir leur destin suspendu aux humeurs, aux faiblesses ou aux hésitations d’un seul individu ?</p>



<p>Ce constat n’épargne aucun pays.</p>



<p>Dans la plupart des systèmes politiques contemporains, francophones ou non, le pouvoir reste concentré entre les mains d’une personne censée incarner la raison collective.</p>



<p>Mais lorsque cette personne chancelle, c’est tout un peuple qui vacille avec elle.</p>



<p>Il devient donc urgent de repenser les fondements de la représentation politique, d’imaginer des mécanismes institutionnels plus participatifs, plus inclusifs, et moins dépendants de la psychologie individuelle.</p>



<p>Les défis économiques, écologiques et sociaux du monde moderne exigent des structures capables de mobiliser l’intelligence collective plutôt que de la confiner à un seul sommet.</p>



<p>Réfléchir à un autre modèle de gouvernance, plus collégial, plus moral et plus responsable, n’est pas une utopie : c’est une nécessité historique si nous voulons rendre nos sociétés réellement résilientes.</p>



<p>C’est le moment d’ouvrir un grand débat mondial sur la démocratie du futur.</p>



<p><strong>Magaye Gaye<br>Économiste international<br>Ancien cadre de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD)</strong></p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La BOAD rejoint la lutte mondiale contre la faim et la pauvreté</title>
		<link>https://farafinanews.com/la-boad-rejoint-la-lutte-mondiale-contre-la-faim-et-la-pauvrete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Sep 2025 20:42:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Afriknews]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[BOAD]]></category>
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					<description><![CDATA[La Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD) franchit une étape décisive dans son engagement pour le développement en devenant officiellement membre de l’Alliance mondiale contre la faim et la pauvreté. Cette adhésion stratégique, validée en août 2025, positionne la banque au cœur des efforts internationaux pour atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD) 1, 2 et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>La Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD) franchit une étape décisive dans son engagement pour le développement en devenant officiellement membre de l’Alliance mondiale contre la faim et la pauvreté. Cette adhésion stratégique, validée en août 2025, positionne la banque au cœur des efforts internationaux pour atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD) 1, 2 et 10, qui visent respectivement à éradiquer la faim et la pauvreté et à réduire les inégalités.</p>



<p>Lancée par la présidence brésilienne du G20, l&rsquo;Alliance mondiale réunit 197 membres, dont des pays, des organisations internationales, des institutions financières et des fondations. En rejoignant ce réseau, la BOAD s&rsquo;associe à un mouvement de grande envergure pour la sécurité alimentaire et le développement en Afrique de l&rsquo;Ouest. Cette collaboration s&rsquo;articule autour de deux axes principaux :</p>



<p>Le financement : La BOAD partagera ses objectifs de financement de projets dédiés à la sécurité alimentaire dans la sous-région, contribuant ainsi directement à l&rsquo;effort mondial.</p>



<p>Le partage de connaissances : Forte de plus d&rsquo;un demi-siècle d&rsquo;expérience au service des populations de l’UEMOA, la BOAD mettra son expertise à la disposition de l&rsquo;Alliance. En retour, elle bénéficiera du savoir-faire d&rsquo;un vaste réseau de partenaires.</p>



<p>Cette synergie renforcée permettra à la banque d&rsquo;accélérer la mise en œuvre de programmes à fort impact, en s&rsquo;appuyant sur les instruments politiques et le soutien financier mobilisés par l&rsquo;Alliance. Pour la BOAD, cette adhésion représente une opportunité unique d&rsquo;amplifier son action et de concrétiser ses ambitions en matière de lutte contre l’insécurité alimentaire et la pauvreté dans la région.</p>



<p><strong>Par BLD</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Lutte contre la corruption : la BOAD et le HCPC du Bénin s’unissent pour une gouvernance renforcée</title>
		<link>https://farafinanews.com/lutte-contre-la-corruption-la-boad-et-le-hcpc-du-benin-sunissent-pour-une-gouvernance-renforcee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Aug 2025 12:31:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Afriknews]]></category>
		<category><![CDATA[BOAD]]></category>
		<category><![CDATA[HCPC du Bénin]]></category>
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					<description><![CDATA[La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et le Haut Commissariat à la Prévention de la Corruption (HCPC) du&#160;Bénin&#160;ont signé un protocole d’accord de coopération pour la lutte contre la corruption. Ce partenariat vise à renforcer les mécanismes de prévention, de détection et de répression de la corruption, de la fraude et des infractions économiques [&#8230;]]]></description>
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<p>La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et le Haut Commissariat à la Prévention de la Corruption (HCPC) du&nbsp;<strong>Bénin</strong>&nbsp;ont signé un protocole d’accord de coopération pour la lutte contre la corruption. Ce partenariat vise à renforcer les mécanismes de prévention, de détection et de répression de la corruption, de la fraude et des infractions économiques et financières dans l’ensemble de l’espace Uemoa.</p>



<p>L’accord a été paraphé par<strong> Braïma Luis Soarès-Cassama</strong>, Vice-Président de la Boad, et<strong> Jacques Migan</strong>, Haut-Commissaire à la Prévention de la Corruption du <strong>Bénin</strong>. Cette coopération s’inscrit dans une dynamique régionale de mutualisation des expertises, des ressources et des outils pour une gouvernance plus transparente et efficace. Les deux institutions s’engagent à mettre en place un cadre opérationnel clair, fondé sur des échanges réguliers, des consultations techniques et une coordination rigoureuse. L’objectif est de maximiser l’impact des initiatives anticorruption dans les États membres de l’Uemoa.</p>



<p>Lors de la cérémonie de signature, le Vice-Président de la Boad a salué la portée de cet accord, le qualifiant de « <em>jalon important </em>» dans la coopération régionale. Il a réaffirmé l’engagement de la Boad à œuvrer avec le Hcpc « <em>avec détermination et dans l’esprit d’un partenariat exemplaire </em>». Pour le Hcpc, ce protocole avec une institution régionale de renom comme la Boad est une reconnaissance de son rôle stratégique dans la lutte contre la corruption au Bénin et dans la sous-région.</p>



<p>En s’associant à cette démarche régionale, le Haut-Commissaire&nbsp;<strong>Jacques Migan&nbsp;</strong>affiche sa volonté d’inscrire l’action du Hcpc dans une dynamique proactive et transfrontalière, s’attaquant aux réseaux de corruption à l’échelle de l’Uemoa. Cet accord est le huitième partenariat stratégique de la Boad dans la région. Il vient consolider un réseau déjà solide de collaborations avec des institutions de référence dans plusieurs pays de l’Uemoa, comme l’Ofnac au<strong>&nbsp;Sénégal,</strong>&nbsp;la Haplucia au&nbsp;<strong>Togo</strong>, la Habg en&nbsp;<strong>Côte d’Ivoire</strong>, ou encore l’Asce-LC au&nbsp;<strong>Burkina Faso</strong>.</p>



<p>Ce maillage institutionnel témoigne de la détermination de la Boad à bâtir un environnement économique plus sain, fondé sur l’intégrité, la responsabilité et la transparence. En conjuguant leurs efforts, la Boad et le Hcpc du Bénin entendent faire de la lutte contre la corruption un levier de développement durable et de confiance régionale.</p>



<p><strong>lanouvelletribune.info</strong></p>
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		<title>Renforcement du journalisme économique dans l’UEMOA : une feuille de route adoptée à Abidjan</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Jun 2025 14:14:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[abidjan]]></category>
		<category><![CDATA[BOAD]]></category>
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					<description><![CDATA[D’après des informations publiées par le quotidien béninois de service public « La Nation », le premier colloque sous-régional sur le journalisme économique dans l’espace UEMOA s’est tenu à Abidjan du 25 au 27 juin 2025. À l’issue des travaux, une feuille de route structurée en cinq axes a été élaborée pour professionnaliser durablement le secteur.]]></description>
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<p>D’après des informations publiées par le quotidien béninois de service public « La Nation », le premier colloque sous-régional sur le journalisme économique dans l’espace UEMOA s’est tenu à Abidjan du 25 au 27 juin 2025. À l’issue des travaux, une feuille de route structurée en cinq axes a été élaborée pour professionnaliser durablement le secteur.</p>



<p>Les participants, journalistes, universitaires, experts et représentants d’institutions, ont insisté sur la nécessité d’une formation continue renforcée, intégrant des modules tels que la macroéconomie, l’IA, le datajournalisme et le fact-checking. Une étude régionale est également envisagée pour cartographier les acteurs du secteur et mettre en place une base de données partagée. Le colloque a par ailleurs abordé les enjeux liés à l’usage de l’intelligence artificielle dans les rédactions, plaidant pour une charte éthique portée par la Plateforme Médias UEMOA. La diversification des sources de revenus, la valorisation du leadership féminin, et la collaboration avec les institutions régionales (BCEAO, BOAD, BRVM, etc.) ont également été soulignées.</p>



<p>Parmi les mesures fortes : la création d’un Prix du Journalisme Économique pour récompenser les meilleures productions dans l’espace UEMOA. « Ce colloque n’est pas un aboutissement, mais un point de départ », a déclaré Léonard DOSSOU, coordonnateur de la Plateforme Médias UEMOA. De son côté, Gustave DIASSO, représentant de la Commission de l’UEMOA, a rappelé que « la transformation structurelle des économies de l’Union ne peut s’accomplir sans une information économique et financière crédible, continue et accessible ». Il a annoncé une prochaine session de formation à Cotonou, prévue pour septembre.</p>



<p><strong>Par Tchékpémi Jacques AHOUANSOU</strong> </p>
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		<title>BOAD : 273 milliards FCFA approuvés pour 13 nouveaux projets dans l’espace UEMOA</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Jun 2025 23:17:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
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					<description><![CDATA[La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) a tenu, ce jeudi, sa 146ᵉ session ordinaire du Conseil d’Administration par visioconférence, sous la présidence de M. Serge Ekue, président du Conseil d’Administration et président de l’institution. Les administrateurs ont approuvé 13 nouvelles opérations pour un montant global de 273,308 milliards FCFA, portant à 9 774,5 milliards [&#8230;]]]></description>
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<p>La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) a tenu, ce jeudi, sa 146ᵉ session ordinaire du Conseil d’Administration par visioconférence, sous la présidence de M. Serge Ekue, président du Conseil d’Administration et président de l’institution.</p>



<p>Les administrateurs ont approuvé<strong> </strong>13 nouvelles opérations pour un montant global de 273,308 milliards FCFA, portant à 9 774,5 milliards FCFA le volume cumulé de financements de la BOAD depuis le démarrage de ses activités en 1976.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des projets à fort impact régional</h3>



<p>Parmi les financements notables figurent :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>40 milliards FCFA pour le renforcement des moyens de communication des forces de sécurité au Sénégal (Dakar, Diamniadio, Saly).</li>



<li>36 milliards FCFA pour le Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES), pour soutenir les entreprises à fort potentiel.</li>



<li>30 milliards FCFA pour une facilité en faveur de Senelec (Sénégal), destinée à l’apurement partiel de sa dette envers les producteurs d’électricité.</li>



<li>30 milliards FCFA pour la construction de trois lycées techniques au Bénin.</li>



<li>37 milliards FCFA pour la construction de 1 100 logements sociaux à Yamoussoukro et Bouaké (Côte d’Ivoire).</li>



<li>15 milliards FCFA à JB COCOA Côte d’Ivoire pour une unité de transformation de fèves de cacao, soutenant la stratégie de transformation locale.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">D’autres projets concernent :</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li>Des aménagements routiers à Niamey (14 milliards FCFA),</li>



<li>Le secteur minier au Burkina Faso (30 milliards FCFA),</li>



<li>Le renforcement de la production énergétique en Guinée-Bissau (7,458 milliards FCFA),</li>



<li>Le développement du gaz butane au Mali et en Guinée-Bissau (13,85 milliards FCFA),</li>



<li>Le soutien aux PME/PMI via AFG Bank au Mali (10 milliards FCFA),</li>



<li>La reconstruction de marchés modernes à Yopougon (10 milliards FCFA).</li>
</ul>



<p>Le Conseil a également approuvé le procès-verbal de la session précédente tenue à Dakar et examiné le bilan à mi-parcours de l&rsquo;exercice 2025, saluant l’état de recouvrement des créances au 31 mai.</p>



<p>Enfin, le président Serge Ekue a salué la qualité du travail des équipes techniques, soulignant l’importance de ces financements pour soutenir la croissance inclusive, l’intégration régionale et la résilience économique dans les pays membres de l’UEMOA.</p>



<p><strong>BLD</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/06/FarafinaNews.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="730" src="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/06/FarafinaNews-1024x730.png" alt="" class="wp-image-6412" style="width:28px;height:auto" srcset="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/06/FarafinaNews-1024x730.png 1024w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/06/FarafinaNews-300x214.png 300w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/06/FarafinaNews-768x547.png 768w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/06/FarafinaNews-1536x1094.png 1536w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/06/FarafinaNews.png 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p></p>
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		<title>Quand les Banques de développement ressuscitent les anciens dirigeants pour piloter le futur de l&#8217;Afrique -Un pari risqué (Par Magaye Gaye, économiste international, ancien cadre de la BOAD)</title>
		<link>https://farafinanews.com/quand-les-banques-de-developpement-ressuscitent-les-anciens-dirigeants-pour-piloter-le-futur-de-lafrique-un-pari-risque-par-magaye-gaye-economiste-international-ancien-cadre-de-la-boad/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Jun 2025 13:31:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Ubuntu]]></category>
		<category><![CDATA[BOAD]]></category>
		<category><![CDATA[Magaye gaye]]></category>
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					<description><![CDATA[Les banques de développement, censées impulser un véritable changement dans les économies africaines, semblent parfois se tourner vers des stratégies qui, loin de renouveler les modèles de développement, réactivent des figures du passé. De nombreux séminaires sont organisés où sont invités des anciens responsables gouvernementaux, tels que des ex-Premiers ministres, censés être des leaders capables [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p> Les banques de développement, censées impulser un véritable changement dans les économies africaines, semblent parfois se tourner vers des stratégies qui, loin de renouveler les modèles de développement, réactivent des figures du passé. </p>



<p>De nombreux séminaires sont organisés où sont invités des anciens responsables gouvernementaux, tels que des ex-Premiers ministres, censés être des leaders capables de guider le continent vers un avenir prospère.Pourtant, cet attachement au passé semble souvent un frein au véritable progrès que l&rsquo;Afrique attend.En effet, l&rsquo;Afrique d&rsquo;aujourd&rsquo;hui n’a pas besoin de réhabiliter des expertises ou des valeurs d’un autre temps. </p>



<p>Les discours qui reviennent constamment sur des concepts tels que la « banque d’investissement », le « recours systématique aux partenaires multilatéraux », le « PIB », la « lutte contre l’inflation » ou encore le « cadrage macroéconomique » sont certes importants, mais ils font partie du vocabulaire qui a montré ses limites.Au-delà de ces notions, l’Afrique s’est aussi longtemps appuyée sur des approches techniques et stratégiques qui, bien que présentées comme innovantes à leur époque, n’ont pas réussi à impulser un développement durable et inclusif. Par exemple, la focalisation excessive sur les grandes infrastructures « phares » sans ancrage local, les plans d’ajustement structurel dictés par des institutions externes qui ont parfois fragilisé les économies, ou encore la dépendance aux matières premières sans diversification économique réelle.</p>



<p>Ces méthodes, qu&rsquo;on a trop longtemps utilisées, n&rsquo;ont pas permis de créer les emplois, de réduire les inégalités, ni de développer des économies résilientes.Le véritable changement ne se trouve pas dans la répétition des recettes qui n’ont pas permis de faire décoller les économies africaines. L’avenir du continent réside dans un changement de paradigme. L&rsquo;Afrique doit sortir des schémas classiques et s’appuyer sur de nouvelles compétences, des talents jeunes et créatifs, ainsi que sur des approches innovantes. Les solutions de demain passent par une capacité à penser autrement : remettre en question les modèles de développement hérités, encourager l&rsquo;émergence de leaders capables de penser le futur et, surtout, libérer le potentiel d&rsquo;une génération prête à réinventer l’Afrique. La question est donc : pourquoi continuer à placer en avant des figures du passé alors que l&rsquo;Afrique a besoin d&rsquo;un renouveau ?Pourquoi faire appel à des experts qui ont gouverné dans un contexte où les défis contemporains étaient absents ?La réponse réside peut-être dans la peur du changement ou dans une certaine forme de confort intellectuel qui privilégie l&rsquo;ancien au détriment de l&rsquo;audace. Ou dans des stratégies de positionnement politiques  d&rsquo;actuels dirigeants de banques qui songent peut etre à des échéances electorales présidentielles Pourtant, il est grand temps de se tourner vers l’avenir en favorisant l’émergence de nouveaux talents et d’un environnement propice à une transformation véritable et durable.</p>



<p>Aujourd&rsquo;hui, plus que jamais, l’Afrique a besoin de penser autrement. Il est impératif de trouver de nouvelles solutions, d’appliquer des stratégies fondées sur des compétences émergentes et de repenser la coopération entre les acteurs publics et privés. Il est temps de tourner la page et de passer à l’étape suivante du développement africain..On ne fait pas du neuf avec vieux.</p>
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