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	<title>Antananarivo Archives -</title>
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	<title>Antananarivo Archives -</title>
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		<title>Madagascar : l’armée se mutine, le président Rajoelina a quitté Antananarivo</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Oct 2025 15:20:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Afriknews]]></category>
		<category><![CDATA[Andry Rajoelina]]></category>
		<category><![CDATA[Antananarivo]]></category>
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					<description><![CDATA[Le contingent de l’armée qui avait appelé, en début de matinée, les forces de l’ordre à « refuser de tirer » et « à prendre leur responsabilité » a pris le contrôle du centre de la capitale. Le président Andry Rajoelina aurait quitté la ville. l était à peine plus de 17h, ce samedi 11 octobre, lorsque des militaires [&#8230;]]]></description>
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<p>Le contingent de l’armée qui avait appelé, en début de matinée, les forces de l’ordre à « refuser de tirer » et « à prendre leur responsabilité » a pris le contrôle du centre de la capitale. Le président Andry Rajoelina aurait quitté la ville.</p>



<p>l était à peine plus de 17h, ce samedi 11 octobre, lorsque des militaires du Corps d’administration des personnes et des services de l’armée de terre (CAPSAT) ont pénétré dans Antananarivo. Des tirs ont été échangés, mais il semble que les mutins aient rencontré peu de résistance, selon l’envoyé spécial de&nbsp;<em>Jeune Afrique.&nbsp;</em>Ils&nbsp;ont&nbsp;pris&nbsp;position sur&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1489564/politique/a-madagascar-la-place-du-13-mai-sera-t-elle-larbitre-de-la-presidentielle/">la très symbolique place du 13-Mai, au coeur de la capitale, célébrés pour une foule en liesse.&nbsp;</a>Depuis les années 1970, c’est là que se font et défont les régimes&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/pays/madagascar/">malgaches</a>. Une foule en liesse l’a investie dans le courant de la journée,</p>



<p>Selon nos sources, le président Andry Rajoelina,&nbsp;acculé&nbsp;par plusieurs semaines de manifestations, a pour sa part quitté la ville.</p>



<p>Une foule nombreuse s’était réunie quelques heures plus tôt devant le camp militaire du CAPSAT, à Soanierana, près d’Antananarivo. En début de matinée, dans un message publié sur Facebook, ce contingent de l’armée avait appelé les forces de l’ordre à «&nbsp;prendre leurs&nbsp;responsabilités&nbsp;»&nbsp;et à «&nbsp;refuser les ordres de tirer&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading">«&nbsp;On est devenus des lèche-bottes&nbsp;»</h2>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://prod.cdn-medias.jeuneafrique.com/cdn-cgi/image/q=auto,f=auto,metadata=none,width=1215,fit=cover,gravity=0.5000x0.5000/https://prod.cdn-medias.jeuneafrique.com/medias/2025/10/11/13-mai-liesse-emre.png" alt="Des manifestants et des soldats, sur la place du 13-Mai, à Antananarivo, le 11 octobre 2025."/><figcaption class="wp-element-caption">Des manifestants et des soldats, sur la place du 13-Mai, à Antananarivo, le 11 octobre 2025. © Emre Sari pour JA</figcaption></figure>



<p>« Nous, militaires, ne jouons plus notre rôle, s’indignait le CAPSAT. On est devenus des lèche-bottes. On a préféré s’assujettir et exécuter des ordres bien qu’ils soient illégaux au lieu de protéger la population. C’est ce qui s’est passé dans la nuit du 25 septembre et dans la journée du 26 septembre. Et les exactions continuent sur le terrain : coups et blessures [à l’encontre de] jeunes étudiants qui ne réclament que leurs droits. » Une référence explicite aux manifestations lancées à l’appel du collectif Madagascar Gen Z, qui ont démarré fin septembre et ont été violemment réprimées par les forces de l’ordre (22 morts selon l’ONU).</p>



<p>Certains militaires ont rapidement répondu à l’appel du CAPSAT, ainsi qu’a pu le constater&nbsp;<em>Jeune Afrique</em>. De son côté, le ministère des Forces armées a immédiatement exhorté à l’unité face aux mutins. À la mi-journée, plusieurs sources faisaient alors état d’une possible attaque du&nbsp;camp&nbsp;du CAPSAT par un régiment de la gendarmerie demeuré fidèle au président Rajoelina. «&nbsp;On est au courant, on est prêts, on les attend&nbsp;», lançait alors, bravache, un militaire rencontré par&nbsp;<em>Jeune Afrique</em>&nbsp;aux abords du camp.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://prod.cdn-medias.jeuneafrique.com/cdn-cgi/image/q=auto,f=auto,metadata=none,width=1200,height=801,fit=cover/https://prod.cdn-medias.jeuneafrique.com/medias/2025/10/11/afp__20251011__78fd82r__v1__midres__madagascareconomyunrestdemo.jpg" alt="Des membres d’un contingent de l’armée malgache s’adressent aux médias sur une route près de leur camp, aux environs d’Antananarivo, le 11 octobre 2025."/><figcaption class="wp-element-caption">Des membres d’un contingent de l’armée malgache s’adressent aux médias sur une route près de leur camp, aux environs d’Antananarivo, le 11 octobre 2025. © RIJASOLO / AFP</figcaption></figure>



<p>Initialement, les manifestants réclamaient un meilleur accès à l’eau et à l’électricité, et dénonçaient l’état du&nbsp;système&nbsp;de santé et le niveau de corruption à Madagascar. Mais face à la répression, et convaincus qu’ils n’étaient pas entendus, ils ont commencé à réclamer la démission d’Andry Rajoelina, 51 ans, lui-même porté au pouvoir par la rue en 2009, puis élu en 2019 et réélu en 2023.</p>



<p><a href="https://www.jeuneafrique.com/1727665/politique/madagascar-andry-rajoelina-denonce-une-tentative-de-coup-detat/">Tout en dénonçant&nbsp;une&nbsp;tentative de «&nbsp;coup d’État&nbsp;» à son encontre,</a>&nbsp;le chef de l’État avait dit, ces derniers jours, entendre les frustrations de la jeunesse malgache et avait démis tous les membres de son gouvernement, remplaçant le Premier ministre Christian Ntsay par le général Ruphin Fortunat Dimbisoa Zafisambo, le 6 octobre. Cela n’a toutefois pas suffi&nbsp;à&nbsp;calmer la colère et, le 9 octobre, des milliers de manifestants étaient de nouveau descendus dans la rue.</p>



<p>Ce vendredi,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1729767/politique/madagascar-lonu-demande-aux-autorites-de-cesser-le-recours-a-une-force-inutile/">le haut commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Volker Türk,</a>&nbsp;avait appelé les autorités malgaches à «&nbsp;cesser le recours à une force inutile&nbsp;» alors que de nombreux blessés étaient de&nbsp;nouveau&nbsp;signalés.</p>



<p><strong>Source :</strong> <strong>jeuneafrique</strong></p>



<p></p>
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		<title>Madagascar: les Tananariviens défient l’interdiction et manifestent contre les coupures d’eau et d’électricité</title>
		<link>https://farafinanews.com/madagascar-les-tananariviens-defient-linterdiction-et-manifestent-contre-les-coupures-deau-et-delectricite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Sep 2025 17:00:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Afriknews]]></category>
		<category><![CDATA[Antananarivo]]></category>
		<category><![CDATA[Madagascar]]></category>
		<category><![CDATA[manifestations]]></category>
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					<description><![CDATA[Journée sous haute tension à Antananarivo : dans la capitale malgache, les sirènes et les tirs continuaient de retentir dans le centre-ville à la mi-journée, ce 25 septembre 2025. Les rassemblements pacifiques de protestation contre les coupures d’eau et d’électricité sont réprimés par des tirs de bombes lacrymogènes et de balles en caoutchouc. Après une journée [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Journée sous haute tension à Antananarivo : dans la capitale malgache, les sirènes et les tirs continuaient de retentir dans le centre-ville à la mi-journée, ce 25 septembre 2025. Les rassemblements pacifiques de protestation contre les coupures d’eau et d’électricité sont réprimés par des tirs de bombes lacrymogènes et de balles en caoutchouc. Après une journée à avoir été la cible des forces de l’ordre, les protestations semblent prendre une autre tournure : pillages de magasins et incendies de symboles du pouvoir.</p>



<p>«<em>&nbsp;De l’eau, de l’électricité, c’est tout ce qu’on vous demande&nbsp;!&nbsp;</em>», hurle cet homme aux forces de l’ordre. «&nbsp;Laissez-nous réclamer nos droits&nbsp;!&nbsp;»&nbsp;&nbsp;Les manifestants brandissent des drapeaux malgaches, et puis bien sûr, des drapeaux noirs, avec au centre, le logo One Piece, cette tête de mort devenue symbole des contestations anti-régime ces dernières semaines au Népal, coiffée cette fois d’un chapeau malgache.</p>



<p>Un important dispositif de forces de l’ordre mixte a été dépêché et quadrille tout le centre-ville depuis 05h30 ce jeudi matin. Chaque ruelle de la capitale de&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/madagascar/">Madagascar</a></strong>, chaque artère de la capitale permettant de rejoindre la place d’Ambohijatovo, est cernée par un très important cordon de sécurité. Impossible pour les manifestants de rallier le lieu de rassemblement.</p>



<p>Par petits groupes d’une centaine de personnes, les manifestants essaient donc de trouver une brèche, et rappellent aux forces de l’ordre, à chaque barrage, qu’ils manifestent pacifiquement et ont le droit d’exprimer leur mécontentement. Sur les banderoles, les pancartes, on peut lire : «&nbsp;<em>Laissez-nous faire entendre nos droits</em>&nbsp;», «&nbsp;<em>Stop à une vie faite de bidons jaunes et de noirceur</em>&nbsp;», «&nbsp;<em>Nous ne voulons pas de troubles, nous voulons juste nos droits</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading">«<em>&nbsp;On était pacifiques et on nous tire dessus&nbsp;!&nbsp;</em>»</h2>



<p>Mais dès 10h45 locales, les premiers tirs de gaz lacrymogènes retentissent. Des hommes entièrement cagoulés de l&rsquo;unité de la gendarmerie GSIS foncent en 4&#215;4 blanc et tirent sur les protestataires.</p>



<p>Au cœur du centre-ville, un épais nuage blanc flotte sans vouloir se disperser. Les rares passants pleurent. À 15h00, heure locale, les forces de l’ordre continuent à tirer des dizaines de cartouches de gaz pour faire fuir les manifestants. «&nbsp;<em>Regardez</em>, pleure une jeune étudiante,<em>&nbsp;moi, je suis venue les mains vides, juste avec cette pancarte où j’ai écrit :&nbsp;</em>« On en a marre »<em>, en malgache. On était pacifiques et on nous tire dessus&nbsp;! Il faut que le monde sache ce qu’ils nous font&nbsp;!</em>&nbsp;»</p>



<p>Dans les mains d&rsquo;une sexagénaire, une pancarte en carton avec écrit, «&nbsp;<em>Nous ne voulons pas de troubles, nous voulons juste nos droits&nbsp;</em>». Elle n’avait, assure-t-elle, plus manifesté depuis 2009 :&nbsp;«<em>&nbsp;J&rsquo;ai décidé de redescendre dans la rue parce que c&rsquo;est devenu insupportable. Le mode de fonctionnement, c&rsquo;est l&rsquo;arbitraire, c&rsquo;est la corruption, c&rsquo;est le manque de transparence de nos dirigeants, et ça, ce n&rsquo;est plus acceptable.&nbsp;</em>»</p>



<p><strong>La maison d&rsquo;une sénatrice proche du président en feu</strong></p>



<p>En fin d’après-midi, des barrages ont été installés à presque tous les carrefours de la ville. Bennes à ordure retournées, pneus en feux. La population semble être à bout et exprime son mécontentement.</p>



<p>De grandes enseignes d’alimentation et d’électroménager ont été pillées. Plusieurs stations du téléphérique flambant neuves brûlent.</p>



<p>Au moins deux maisons de personnalités politiques proches du pouvoir ont été incendiées. La maison de la sénatrice Lalatiana Rakotondrazafy est en feu. Cette très proche d’Andry Rajoelina, ancienne ministre, connue pour ses sorties médiatiques pro-Rajoelina, fait partie des personnalités les plus visées par le mouvement Gen Z, qui soutient ardemment la manifestation. Ces derniers jours, son adresse ainsi que celles d’autres personnalités du pouvoir avaient été diffusées massivement sur les réseaux sociaux.</p>



<p>Une dizaine de blessés a été recensée.&nbsp;En ville, les tirs continuent de résonner.</p>



<p><strong>RFI</strong></p>
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