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	<title>Adama Sow Archives -</title>
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		<title>La presse sénégalaise au bord du gouffre : l’heure des responsabilités</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Aug 2025 21:42:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Adama Sow journaliste Ce jeudi 21 août 2025, les travailleurs du Groupe Futurs Médias (GFM) sont convoqués en assemblée générale. À l’ordre du jour : le licenciement annoncé par la Direction. Une simple ligne sur un communiqué, mais derrière ces mots froids se cache un drame humain, social et national. Des pères et des [&#8230;]]]></description>
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<p>Par Adama Sow journaliste</p>



<p>Ce jeudi 21 août 2025, les travailleurs du Groupe Futurs Médias (GFM) sont convoqués en assemblée générale. À l’ordre du jour : le licenciement annoncé par la Direction. Une simple ligne sur un communiqué, mais derrière ces mots froids se cache un drame humain, social et national. Des pères et des mères de famille qui ne savent pas de quoi demain sera fait. Des journalistes, des techniciens, des animateurs qui, hier encore, donnaient de la voix pour informer, divertir, éveiller les consciences, et qui aujourd’hui se retrouvent à trembler pour leur avenir. Ce qui se passe au GFM n’est pas un cas isolé. C’est le visage le plus éclatant d’une crise silencieuse qui gangrène toute la presse sénégalaise. Nous savons tous que les rédactions suffoquent. Les recettes publicitaires s’évaporent au profit des géants du numérique. Les journaux peinent à vendre leurs exemplaires dans un monde où les jeunes s’informent sur TikTok et WhatsApp. </p>



<p>Les radios et télévisions accumulent les charges, tandis que les revenus stagnent. Cette réalité, nous la connaissons. Mais que faisons-nous face à elle ?Allons-nous rester spectateurs d’une lente agonie ? Allons-nous regarder s’éteindre, un à un, les foyers de la liberté d’informer dans ce pays, comme on regarde tomber les étoiles d’un ciel jadis lumineux ?J’interpelle ici chacun devant ses responsabilités.Aux autorités publiques, je dis : la presse n’est pas un luxe. Elle est un pilier de notre démocratie, au même titre que la justice ou l’école. Laisser mourir les médias, c’est affaiblir le contrôle citoyen, c’est fragiliser la démocratie. L’État doit créer un cadre clair et équitable de soutien aux médias, à travers des subventions transparentes, un fonds pérenne et une fiscalité adaptée. Pas pour acheter des consciences, mais pour préserver un bien commun. </p>



<p>Aux patrons de presse, je dis : vous avez une part immense de responsabilité. Trop souvent, les médias ont été gérés comme des entreprises ordinaires, oubliant que leur première richesse n’est pas la publicité mais la crédibilité. La course au buzz, la précarisation des journalistes, les retards de salaires, tout cela a fragilisé la profession. Il est temps de réinventer nos modèles économiques, de miser sur le numérique, de valoriser les contenus de qualité et surtout, de placer l’éthique et la dignité des travailleurs au cœur de vos décisions. </p>



<p>Aux journalistes et syndicats, je dis : il est temps de dépasser les divisions et les rivalités. La crise que nous vivons impose un sursaut collectif. Sans unité, nous serons balayés un à un. Ensemble, nous devons bâtir un front pour défendre la dignité du métier, exiger des conditions de travail décentes et être force de proposition dans la refondation du secteur. À l’opinion publique, je dis enfin : ne détournez pas le regard. Derrière chaque émission, chaque article, chaque reportage, il y a des femmes et des hommes qui travaillent jour et nuit pour vous informer, souvent au prix de leur sécurité. Soutenir la presse, ce n’est pas soutenir des entreprises, c’est protéger votre droit fondamental à être informés. Quand une rédaction ferme, c’est une voix citoyenne qui s’éteint. Ce qui arrive au GFM doit être un électrochoc. Si même le premier groupe de presse du Sénégal chancelle, qui peut se croire à l’abri ? </p>



<p>Aujourd’hui ce sont des dizaines de travailleurs qui sont menacés. Demain, ce sera peut-être tout un pan de notre mémoire collective et de notre capacité à débattre librement qui disparaîtra.Le Sénégal a toujours été fier de sa tradition démocratique, de sa presse vivante, libre et critique. Mais cette fierté est en danger. Nous ne pouvons pas accepter que la survie de nos médias dépende de la charité, des intérêts politiques ou des calculs économiques de court terme. L’heure n’est plus aux constats. Elle est à l’action. Si nous ne faisons rien aujourd’hui, demain il sera trop tard.</p>
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		<title>Crise d’autorité à Kaolack : l’État face à la société de l’instantané (Par Adama Sow, journaliste)</title>
		<link>https://farafinanews.com/crise-dautorite-a-kaolack-letat-face-a-la-societe-de-linstantane-par-adama-sow-journaliste/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Aug 2025 13:56:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Karantaba]]></category>
		<category><![CDATA[Adama Sow]]></category>
		<category><![CDATA[kaolack]]></category>
		<category><![CDATA[Sérigne Mboup]]></category>
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					<description><![CDATA[Je ne m’arrête pas sur les faits eux-mêmes. Tout le monde les a vus ou entendus. Le maire de Kaolack, Serigne Mboup, s’en prenant verbalement au préfet après que ce dernier lui ai demandé de « dégager » devant un parterre de journalistes et de caméras. Une scène devenue virale, disséquée, commentée, moquée ou défendue [&#8230;]]]></description>
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<p>Je ne m’arrête pas sur les faits eux-mêmes. Tout le monde les a vus ou entendus. Le maire de Kaolack, Serigne Mboup, s’en prenant verbalement au préfet après que ce dernier lui ai demandé de « dégager » devant un parterre de journalistes et de caméras. Une scène devenue virale, disséquée, commentée, moquée ou défendue selon les camps.<br>Mais ce qui me préoccupe profondément, c’est ce que ce type d’épisode révèle de l’état de notre débat public et de notre rapport à l’autorité dans une société dominée par l’instantané.<br>Autrefois, le conflit entre un élu local et un représentant de l’État aurait été un fait administratif. Aujourd’hui, c’est une séquence virale.</p>



<p>Parce que l’espace public s’est déplacé. Il n’est plus dans les journaux du soir ni dans les bureaux feutrés de l’État. Il est en ligne. Il est filmé. Il est monté. Il est partagé.<br>Et dans ce nouvel espace, l’émotion a supplanté la raison. Le spectaculaire a pris le pas sur le symbolique.</p>



<p>Ce n’est pas simplement une affaire de réseaux sociaux. C’est plus profond. L’instantané est devenue la norme. Nous vivons dans une société qui veut tout, tout de suite. Une société où les faits n’ont plus le temps de se déposer, d’être discutés, d’être compris et analysés. L’indignation est immédiate. Le buzz est un verdict. Le clash devient une forme d’expression politique.</p>



<p>Ce que cette scène, entre Serigne Mboup et le Préfet Latyr Ndiaye, révèle, c’est à quel point l’autorité &#8211; celle de l’État, des élus, des préfets et gouverneurs, des institutions &#8211; est aujourd’hui sommée de se réinventer pour exister dans un monde qui ne laisse plus place à la lenteur, à la retenue, à la médiation.</p>



<p>Le préfet n’était pas prêt pour cette scène. Il représente encore une figure de l’État vertical, procédurier, ancré dans le rituel républicain. Le maire, lui, incarne une autorité entrepreneuriale, connectée à sa base, plus à l’aise dans la démonstration directe que dans le consensus silencieux. Mais tous deux se retrouvent piégés dans un théâtre devenu incontrôlable : celui du numérique.</p>



<p>Nous assistons, impuissants parfois, à la transformation du débat démocratique en une série d’altercations filmées. Les institutions sont décrédibilisées. Les figures d’autorité sont tournées en dérision ou érigées en héros selon la viralité du moment. Le respect se gagne moins dans l’action que dans la posture. Au Sénégal ou partout dans le monde, nous vivons l’avènement de la société du clash permanent.</p>



<p>Mais attention : ce n’est pas qu’un problème de forme. C’est un bouleversement du fond. Car lorsque l’on discute dans l’urgence, on ne construit pas. Lorsque la colère prime sur la raison, c’est tout le pacte démocratique qui vacille.<br>Ce n’est pas un appel à revenir au passé. C’est une alerte. Une alerte sur notre incapacité actuelle à produire un débat public apaisé, rationnel, fécond.</p>



<p>Une alerte sur le fait que nous avons collectivement délaissé les espaces de dialogue &#8211; les vrais &#8211; pour des scènes de spectacle permanent.<br>L’État ne peut plus se contenter de réguler l’espace physique. Il doit aujourd’hui comprendre &#8211; et investir &#8211; les territoires numériques. Il ne s’agit pas d’être à la mode ou de faire du marketing politique. C’est un enjeu vital pour l’Etat et la République. Il s’agit de retrouver une capacité à parler à tous, y compris à ceux qui ne lisent plus les journaux mais décryptent chaque vidéo TikTok.</p>



<p>Il nous faut une nouveau lexique, de nouveaux éléments de langage de l’autorité. Une autorité plus transparente, plus horizontale peut-être, mais tout aussi ferme. Une autorité qui n’a pas peur de la parole, mais qui sait aussi l’écouter, la cadrer, la structurer.</p>



<p>Ce que nous vivons à Kaolack et ailleurs n’est pas une crise passagère. C’est une mutation profonde. Et ceux qui dirigent aujourd’hui &#8211; Président, Premier ministre, maires, préfets, ministres, leaders d’opinion &#8211; doivent comprendre que leur pouvoir ne repose plus seulement sur leur fonction, mais sur leur capacité à incarner quelque chose de crédible dans un monde qui ne pardonne plus l’erreur, et encore moins la lenteur.</p>



<p>Ce n’est pas le numérique qu’il faut craindre. C’est l’abandon du débat de fond. Et sur ce terrain-là, nous avons tous un devoir : résister à l’immédiateté et reconstruire des espaces de parole où le respect, l’intelligence collective et l’intérêt général reprennent leurs droits.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/08/miniature.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/08/miniature-1024x683.png" alt="" class="wp-image-8610" style="width:30px;height:auto" srcset="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/08/miniature-1024x683.png 1024w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/08/miniature-300x200.png 300w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/08/miniature-768x513.png 768w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/08/miniature.png 1386w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p></p>
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		<title>Diomaye-Sonko : un pouvoir face au risque d’opinion, leur talon d’Achille (Par Adama Sow )</title>
		<link>https://farafinanews.com/diomaye-sonko-un-pouvoir-face-au-risque-dopinion-leur-talon-dachille-par-adama-sow/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Jul 2025 20:46:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Karantaba]]></category>
		<category><![CDATA[Adama Sow]]></category>
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					<description><![CDATA[Un an et demi après leur arrivée au pouvoir, le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko affrontent un défi redoutable, mais souvent sous-estimé : le risque d’opinion. Au-delà d’une supposée érosion de leur popularité, ce risque désigne une érosion silencieuse mais profonde du lien de confiance entre un pouvoir et ceux [&#8230;]]]></description>
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<p>Un an et demi après leur arrivée au pouvoir, le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko affrontent un défi redoutable, mais souvent sous-estimé : le risque d’opinion. Au-delà d’une supposée érosion de leur popularité, ce risque désigne une érosion silencieuse mais profonde du lien de confiance entre un pouvoir et ceux qui l’ont porté. Pour un régime né d’un élan populaire exceptionnel, forgé dans la contestation et élu au nom de la rupture, ce danger est à la fois politique, émotionnel et symbolique.<br>Pour rappel, l’élection présidentielle de mars 2024 fut un séisme démocratique. Diomaye Faye a été élu avec un score sans appel, adossé à une jeunesse exaspérée, une société civile mobilisée, et une opinion lassée des compromissions de l’ancien régime. L’espoir était immense, presque sacré.<br>Mais en politique, plus l’espérance est haute, plus la chute peut être brutale. Et l’usure n’attend pas le troisième mandat. Moins de deux ans après leur investiture, les premiers signes de fatigue dans l’opinion émergent. Loin de toute attaque extérieure, le principal danger vient de l’intérieur : la désillusion des soutiens d’hier, qui ne sont pas forcement des militants du Pastef.</p>



<p>Ce qui rend le pouvoir Diomaye–Sonko particulièrement vulnérable, ce n’est pas la force de l’opposition &#8211; encore morcelée &#8211; mais l’impatience d’une base qui exige des résultats concrets sur tous les fronts : pouvoir d’achat, emploi des jeunes, justice équitable, souveraineté économique, rupture avec les anciennes pratiques…<br>Or, les réformes profondes prennent du temps, et ce temps, l’opinion ne semble plus disposée à le concéder. L’inflation reste élevée, le chômage juvénile pèse, et les inégalités territoriales perdurent. Le fossé se creuse entre la promesse de la rupture et les lenteurs de l’action publique.<br>Des polémiques révélatrices d’un malaise croissant deviennent de plus en plus pesantes. En effet, ces dernières semaines, plusieurs épisodes ont cristallisé les tensions.<br>La tension avec le corps judiciaire, nourrie par des propos critiques du Premier ministre à l’encontre de certains magistrats, a ravivé un vieux clivage institutionnel, jetant un doute sur l’indépendance de la justice.<br>Les incidents impliquant des policiers à Cambérène, lors d’une manifestation de jeunes contre des déguerpissements, ont choqué l’opinion. Des vidéos montrant des violences policières ont circulé sur les réseaux, provoquant l’indignation et relançant le débat sur les méthodes de maintien de l’ordre.<br>L’affaire Badara Gadiaga-Amadou Ba, survenue lors de l’émission Jakarlo sur TFM, a mis en lumière la nervosité du pouvoir face aux critiques médiatiques. Le face-à-face tendu entre le chroniqueur Badara et le député de Pastef Amadou Ba a viré à la polémique nationale, notamment après l’appel à l’arrestation du chroniqueur, perçu comme une tentative d’intimidation.<br>Enfin, la cacophonie communicationnelle qui continue à devenir un marqueur dans la perception populaire, avec des versions contradictoires venant de différents membres du gouvernement, a conduit à une réunion de crise à la Primature, signe que le malaise n’est plus marginal. La Primature veut siffler la fin de la récréation et de l’inefficacité de la communication gouvernementale.<br>Le tandem exécutif repose sur une dualité de styles : Diomaye, président discret, presque ascétique ; Sonko, chef de gouvernement expansif et tribun hors pair. Si cette complémentarité a séduit au début, elle entraîne aujourd’hui des incompréhensions.<br>Entre les discours officiels et les prises de parole spontanées, entre les communiqués formels et les directs Facebook, le message du pouvoir perd en cohérence. L’opinion, toujours plus sensible au moindre signal, peine à s’y retrouver. Et dans une société où les perceptions comptent autant que les faits, la non maitrise communicationnelle est un poison lent mais fatal.</p>



<p>Pourtant, le plus grand danger pour le pouvoir Diomaye–Sonko n’est pas de commettre une erreur. C’est de laisser croire qu’il n’est plus du côté du peuple, qu’il a été absorbé par les logiques de l’État qu’il prétendait subvertir.<br>Le risque d’opinion, c’est cela : une rupture symbolique, insidieuse, entre le pouvoir et la population qui l’a hissé. Et ce risque s’alimente de chaque maladresse, chaque silence, chaque dissonance. Il se propage dans les réseaux sociaux, s’enracine dans les frustrations quotidiennes, et finit par prendre le visage de la trahison.</p>



<p>Pour prévenir cette crise larvée, le pouvoir doit réajuster son rapport à l’opinion. Cela suppose :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Une prise en charge hardie des urgences sociales, comme le cout de la vie, le chômage des jeunes, le cout du loyer, la dette due aux secteur privé, et l’arrêt des grands chantiers et projets .</li>



<li>Une professionnalisation de la communication, avec une voix unifiée, des porte-parole identifiés et une veille stratégique active.</li>



<li>Une capacité à réagir avec humilité et efficacité aux critiques légitimes.</li>



<li>Et surtout, une pédagogie permanente pour expliquer les choix, les réalisations, les délais, les contraintes du gouvernement.<br>Le pouvoir doit cesser de réagir à l’opinion comme à une attaque. Il doit l’écouter comme un baromètre, parfois imprévisible, mais toujours précieux.</li>
</ul>



<p>Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko ne pourront pas gouverner durablement s’ils deviennent étrangers à ceux qui ont fait leur victoire. Le risque d’opinion n’est pas un détail. C’est le talon d’Achille d’un régime qui a bâti sa légitimité sur une promesse de transformation radicale.<br>Pour durer, il ne suffit pas d’avoir été élu contre l’ancien monde. Il faut, jour après jour, prouver qu’on n’en reproduit pas les travers. Rester fidèles à l’espérance du Projet qui les a portés : voilà le vrai défi</p>



<p><strong>Adama Sow journaliste, analyste médias</strong></p>



<p></p>
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