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	<title>Ubuntu Archives -</title>
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	<title>Ubuntu Archives -</title>
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		<title>L’urgence d’un geste décisif en faveur du monde paysan</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Feb 2026 19:43:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Ubuntu]]></category>
		<category><![CDATA[Bassirou Diomaye Diakhar Faye]]></category>
		<category><![CDATA[Coalition Diomaye Président]]></category>
		<category><![CDATA[Docteur Aliou Gori Diouf]]></category>
		<category><![CDATA[NawNaa Sénégal]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Docteur Aliou Gori Diouf Le Mouvement politique NAWLANTÉ NAATAL SÉNÉGAL – NawNaa Sénégal, membre de la Coalition Diomaye Président depuis le lancement de la campagne présidentielle de mars 2024, salue les actes à haute portée sociale posés par Son Excellence Bassirou Diomaye Diakhar Faye, Président de la République du Sénégal, dès les premiers mois [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Par Docteur Aliou Gori Diouf</strong></p>



<p>Le Mouvement politique NAWLANTÉ NAATAL SÉNÉGAL – NawNaa Sénégal, membre de la Coalition Diomaye Président depuis le lancement de la campagne présidentielle de mars 2024, salue les actes à haute portée sociale posés par Son Excellence Bassirou Diomaye Diakhar Faye, Président de la République du Sénégal, dès les premiers mois du magistère.</p>



<p>Des avancées sociales majeures au service de la dignité humaine</p>



<p>Les avancées sociales enregistrées témoignent d’une volonté politique claire de restaurer la justice sociale, de réduire les vulnérabilités structurelles et de replacer la dignité humaine au cœur de l’action publique.</p>



<p>À ce jour, 1 million de ménages sont inscrits au Registre National Unique, constituant une base solide pour un ciblage plus équitable des politiques sociales. La reconduction des bourses de sécurité familiale, combinée à la prise en charge sanitaire gratuite de près de 400 000 femmes et enfants, illustre concrètement cette orientation sociale assumée.</p>



<p>Dans le même esprit, la généralisation de l’indemnité de logement, la baisse des prix des denrées essentielles, ainsi que la réduction du coût des carburants (super et diesel), apportent un soulagement direct au pouvoir d’achat des ménages, sui devrait contribuer à la maîtrise des coûts de transport, de production et de distribution, notamment en milieu rural.</p>



<p>Ces mesures sont renforcées par des investissements publics significatifs : 91 milliards de FCFA pour la santé, 63 milliards de FCFA pour l’eau, et plus de 100 milliards de FCFA dédiés au monde rural et aux agropoles, traduisant un choix politique clair en faveur des territoires longtemps marginalisés.</p>



<p>Sur le plan économique et social, des résultats tangibles sont également à saluer :</p>



<p>130 000 emplois consolidés ou créés, 872 coopératives productives solidaires mises en place, 8 000 PME accompagnées, 8 000 enseignants recrutés et 2 401 nouvelles salles de classe construites, contribuant au renforcement du capital humain et de la cohésion sociale.</p>



<p>Gouvernance responsable, souveraineté affirmée et restauration de la confiance</p>



<p>À ces avancées s’ajoutent des réformes structurantes en matière de gouvernance et de souveraineté nationale : le renforcement de la transparence à travers les réformes de l’OFNAC et les lois sur le patrimoine, la relance stratégique de la SONACOS, l’accélération de l’exploitation du gaz de Grand Tortue Ahmeyim, ainsi que le rôle stabilisateur du Sénégal à travers la présidence de la Commission de la CEDEAO.</p>



<p>Ces choix concourent à restaurer la crédibilité de l’État et la confiance des citoyens.</p>



<p>Dans cette même dynamique, la gestion apaisée et responsable du dossier de Ndingler s’impose comme l’un des marqueurs forts de ce début de mandat. En désamorçant une crise foncière potentiellement explosive par le dialogue, la fermeté sereine et le sens élevé de l’État, le Président de la République a démontré qu’une gouvernance efficace peut s’exercer sans bruit, sans spectacle et sans confrontation inutile.</p>



<p>Le monde paysan face à une urgence nationale majeure</p>



<p>Cependant, parce que notre soutien est sincère et loyal et notre engagement responsable, il est de notre devoir politique et moral d’alerter sur une urgence nationale majeure : la situation critique du monde paysan.</p>



<p>Aujourd’hui, le financement de la campagne agricole, en particulier celle de l’arachide, appelle une réponse immédiate et exceptionnelle.<br>Dans plusieurs zones du pays, notamment le Nioro du Rip, le Kaffrine, le Fatick, le Tambacounda, ainsi que la Casamance (Kolda, Sédhiou, Ziguinchor), des milliers de tonnes d’arachide demeurent invendues, stockées dans des conditions précaires au sein des concessions familiales. Faute de mécanismes adéquats de conservation et de rachat, ces productions se détériorent, exposant les paysans à des pertes économiques lourdes et injustes.</p>



<p>Il convient toutefois de souligner un acquis important : grâce à l’action déterminée de l’État, notamment à travers la gendarmerie nationale, les pratiques prédatrices des « baana-baana » ont été efficacement contenues. C’est une victoire de l’État et de l’équité.</p>



<p>Mais cette victoire a engendré un effet pervers préoccupant : en l’absence d’un mécanisme public de rachat, les paysans se retrouvent avec leur production bloquée, privés de leur principale source de revenus. Déjà, dans plusieurs localités, des ménages commencent à vendre leur mil, pourtant base essentielle de leur alimentation. Si cette situation perdure, elle pourrait exposer de nombreuses familles rurales à un risque réel d’insécurité alimentaire, voire de pénurie grave à l’horizon septembre 2026.</p>



<p>Un appel solennel pour un geste historique en faveur des paysans</p>



<p>Face à cette urgence, nous lançons un appel solennel. Nous invitons respectueusement mais fermement le Président de la République à poser un geste exceptionnel en faveur du monde paysan, en mobilisant sans délai les financements nécessaires pour permettre l’achat de la production record d’arachide auprès des producteurs.</p>



<p>Une telle décision aurait un effet multiplicateur considérable, sur les plans économique, social et politique. L’histoire du Sénégal est constante : lorsque le monde rural respire, la Nation se stabilise ; lorsque le paysan est protégé, la légitimité de l’État se consolide.</p>



<p>Au-delà de cette réponse conjoncturelle indispensable, une vision structurelle doit s’imposer. Dans les trois prochaines années, la politique d’industrialisation nationale devra accorder une place centrale à la transformation locale des matières premières agricoles, avec une implication directe des producteurs en tant que acteurs économiques et propriétaires d’unités de transformation de petite et moyenne taille.</p>



<p>C’est en articulant financement agricole, réformes audacieuses y compris sur le foncier, refondation débouchant sur l’autonomisation des producteurs que la transformation durable du monde rural deviendra une réalité concrète et équitable.</p>



<p>Nous prions et espérons que le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye sera celui qui opérera ce changement de paradigme historique en faveur du monde rural sénégalais.</p>



<p></p>
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		<item>
		<title>Jean Marie Koné : le visionnaire qui dessine l’Afrique de demain, du savoir à l’innovation</title>
		<link>https://farafinanews.com/jean-marie-kone-le-visionnaire-qui-dessine-lafrique-de-demain-du-savoir-a-linnovation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Jan 2026 18:28:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Ubuntu]]></category>
		<category><![CDATA[CVPT]]></category>
		<category><![CDATA[IARPA]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Marie Koné]]></category>
		<category><![CDATA[Sorbonne Paris Nord]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans le tumulte de la croissance africaine, il est des figures dont la discrétion n’a d’égale que la profondeur de l’empreinte qu’elles laissent sur leur passage. Jean Marie Koné appartient à cette lignée de bâtisseurs silencieux qui préfèrent la solidité des structures à l’éphémère de la lumière. Diplômé d’un troisième cycle de l’Université Sorbonne Paris [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Dans le tumulte de la croissance africaine, il est des figures dont la discrétion n’a d’égale que la profondeur de l’empreinte qu’elles laissent sur leur passage. Jean Marie Koné appartient à cette lignée de bâtisseurs silencieux qui préfèrent la solidité des structures à l’éphémère de la lumière. Diplômé d’un troisième cycle de l’Université Sorbonne Paris Nord, cet intellectuel de haut vol a su marier, avec une élégance rare, l’exigence académique internationale à la vitalité entrepreneuriale du continent.</strong></p>



<p>Sa trajectoire ne se lit pas comme une simple carrière, mais comme une œuvre dédiée à la souveraineté du savoir. En présidant l’Institut Africain de Recherche Pluridisciplinaire Appliquée (IARPA) et en fondant la GESAO Business School, Jean Marie Koné a fait du développement des compétences le pivot de son action. Son influence, désormais transcontinentale, s’exerce aujourd’hui de Tunis, où il oriente le destin des cadres dirigeants au CVPT, jusqu’à New York, où il préside l’International ExEd Community, agence gardienne des standards de l’excellence éducative mondiale. Pour lui, l’Afrique ne doit plus seulement consommer du savoir, elle doit désormais l’édicter.</p>



<p>Cette ambition intellectuelle se cristallise dans une œuvre littéraire foisonnante, riche de centaines d’articles et d’ouvrages de référence. Dès 2016, il posait les jalons de sa réflexion avec&nbsp;<em>« L’intégration : un défi africain »</em>&nbsp;(Edilivre), avant d’explorer les structures du pouvoir dans&nbsp;<em>« État de droit et clivage politique en Afrique »</em>&nbsp;(Jet d’Encre, 2023). Observateur d’une Afrique en pleine mutation, il a offert aux décideurs des boussoles essentielles : de&nbsp;<em>« La théorie de la RSE en Afrique »</em>&nbsp;à&nbsp;<em>« La motivation : clé du bon manager »</em>, en passant par&nbsp;<em>« Les 30 lois du manager »</em>&nbsp;ou encore ses traités sur la gestion du temps, tous parus chez Edilivre en 2023. Son expertise technique s’est également illustrée avec le&nbsp;<em>« Référentiel de Compétences pour l’Entreprise Durable »</em>&nbsp;(Éditions Universitaires Européennes, 2022) et son récent essai percutant,&nbsp;<em>« Diplôme ou Mirage ?&nbsp;</em><em>Le MBA à l’Épreuve »</em>&nbsp;(2025).</p>



<p>Au-delà de la plume et des chiffres, Jean Marie Koné incarne cette nouvelle garde de dirigeants pour qui le développement est un engagement global et holistique. Qu’il s’agisse de piloter la transformation numérique avec OUEST Software, de structurer la communication visuelle avec Verso Print, ou de semer les graines d’une agriculture durable au sein de son Académie « Zone ECOPATURA » à Daloa, chaque initiative répond à une exigence unique : l’excellence.</p>



<p>À travers le Salon Africain de l’Édition Scientifique (SAES) ou la présidence de l’Union des Grandes Écoles d’Afrique de l’Ouest (UGEAO), il continue de tisser la trame d’un continent fier et autonome. Jean Marie Koné reste fidèle à son ultime crédo, qui sonne aujourd’hui comme une promesse pour l’avenir :&nbsp;<em>« Innover avec conviction, agir avec intégrité, bâtir l’avenir avec ambition. »</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="http://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/12/FarafinaNews-2.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="740" src="http://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/12/FarafinaNews-2-1024x740.png" alt="" class="wp-image-14430" style="width:28px;height:auto" srcset="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/12/FarafinaNews-2-1024x740.png 1024w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/12/FarafinaNews-2-300x217.png 300w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/12/FarafinaNews-2-768x555.png 768w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/12/FarafinaNews-2-1536x1110.png 1536w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/12/FarafinaNews-2.png 2019w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p></p>
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		<item>
		<title>COP30 : Enjeux et attentes pour l’Afrique (par Cheikh Niang, ministre des Affaires étrangères) </title>
		<link>https://farafinanews.com/cop30-enjeux-et-attentes-pour-lafrique-par-cheikh-niang-ministre-des-affaires-etrangeres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Nov 2025 14:38:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Ubuntu]]></category>
		<category><![CDATA[Belém]]></category>
		<category><![CDATA[Cheikh Niang]]></category>
		<category><![CDATA[COP30]]></category>
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					<description><![CDATA[La 30ᵉ Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP30), qui se tiendra du 10 au 21 novembre 2025 à Belém, aux portes de l’Amazonie, s’annonce comme une échéance stratégique majeure pour la gouvernance environnementale mondiale. Dix ans après l’adoption de l’Accord de Paris, la communauté internationale se trouve [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>La 30ᵉ Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP30), qui se tiendra du 10 au 21 novembre 2025 à Belém, aux portes de l’Amazonie, s’annonce comme une échéance stratégique majeure pour la gouvernance environnementale mondiale. Dix ans après l’adoption de l’Accord de Paris, la communauté internationale se trouve à la croisée des chemins : le temps du bilan se confond désormais avec l’urgence d’agir.</p>



<p>L’ambition formulée à Paris — contenir le réchauffement climatique en deçà de +1,5 °C — semble aujourd’hui vaciller sous le poids des contradictions. Les engagements nationaux demeurent inégaux, les contributions déterminées au niveau national (CDN) peinent à se traduire en politiques effectives, et la trajectoire collective du monde reste largement incompatible avec les objectifs initiaux. Dans ce contexte d’inertie et de désillusion climatique, la COP30 ne saurait se réduire à un rituel diplomatique de plus : elle doit être celle de la lucidité, de la redevabilité et de la cohérence entre la parole et l’action.</p>



<p>Le choix de Belém, au seuil de l’Amazonie, revêt une charge symbolique puissante. Il rappelle que le combat contre le dérèglement climatique dépasse la technicité des négociations et les abstractions statistiques : il engage la survie d’écosystèmes vitaux, de cultures ancestrales et de peuples entiers. Par cette localisation, les Nations Unies réaffirment un principe cardinal : la justice climatique n’est pas une option morale, mais un impératif politique et civilisationnel.</p>



<p>Pour l’Afrique, cette conférence s’inscrit dans une perspective à la fois existentielle et stratégique. Continent faiblement émetteur, l’Afrique demeure paradoxalement l’un des espaces les plus exposés aux chocs climatiques — sécheresses prolongées, inondations destructrices, crises hydriques, insécurité alimentaire et déplacements massifs de populations. Ces vulnérabilités cumulées menacent les équilibres économiques, sociaux et politiques d’États déjà fragilisés par d’autres urgences.</p>



<p>L’Afrique n’en appelle pas à la compassion, mais à la justice. Elle attend que les promesses répétées des pays développés se traduisent enfin en transferts financiers concrets, équitables et prévisibles. La réforme de l’architecture mondiale du financement climatique s’impose dès lors comme une priorité absolue : il s’agit de garantir que les fonds d’adaptation et de compensation deviennent réellement accessibles, sans conditions paralysantes ni mécanismes de dette additionnelle.</p>



<p>Mais le défi ne se limite pas aux flux financiers. Il s’agit, plus fondamentalement, de redéfinir les termes d’une transition écologique juste et équitable. La réduction des émissions, notamment du méthane issu des activités agricoles, pastorales et extractives, ne saurait compromettre le droit au développement. L’Afrique défend une trajectoire de transition qui articule justice climatique et croissance inclusive : décarboner sans désindustrialiser, protéger sans appauvrir, innover sans exclure.</p>



<p>Dans cette optique, la transition verte ne doit pas être perçue comme une contrainte, mais comme un levier de transformation structurelle. Elle peut devenir une source d’opportunités économiques, d’emplois durables et de souveraineté énergétique. Par la valorisation des ressources locales, l’investissement dans les énergies renouvelables et la formation des jeunes aux métiers du climat, le continent peut inventer un modèle endogène de développement durable.</p>



<p>La tenue de la COP30 en Amazonie réaffirme par ailleurs le rôle central des forêts dans la régulation climatique mondiale. Ce message résonne avec force pour l’Afrique, qui abrite le deuxième plus grand massif forestier du monde : le bassin du Congo. À l’instar des communautés amazoniennes, les populations riveraines africaines doivent être reconnues comme des actrices à part entière de la préservation de la biodiversité — non de simples bénéficiaires, mais des gardiennes éclairées des écosystèmes.</p>



<p>Ainsi, l’Afrique aborde la COP30 avec une exigence claire : celle de la reconnaissance et de la responsabilité partagée. Le continent ne saurait se contenter d’un rôle périphérique. Il revendique une place légitime dans la gouvernance climatique mondiale et appelle à transformer la justice climatique en principe opérationnel, contraignant et mesurable.</p>



<p>L’agenda africain du climat s’inscrit dans une vision cohérente de développement : une transition intégrée aux politiques nationales, adossée à la souveraineté énergétique, à la sécurité alimentaire et à la stabilité sociale. Cette vision porte un impératif moral — celui de refuser que l’Afrique paie le prix d’un désordre climatique dont elle n’est pas la cause.</p>



<p>La COP30 sera, en définitive, un moment de vérité pour la communauté internationale. Si les nations industrialisées respectent leurs engagements et si les États africains engagent les réformes structurelles nécessaires, un nouveau pacte climatique devient possible — plus juste, plus équilibré et plus humain.</p>



<p>Forte de sa jeunesse, de sa créativité et de sa résilience, l’Afrique ne se conçoit plus comme une victime passive des désordres du monde, mais comme une force d’imagination et de proposition. À Belém, elle rappellera, avec la gravité de l’histoire et la clarté de la conviction, que le destin de la planète ne saurait se jouer sans elle.</p>



<p><strong>Par Cheikh Niang</strong></p>



<p><strong>Ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur</strong></p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Prochaine sortie de »Campus Inconnu » : Youssoupha Kamité de l&#8217;engagement étudiant au roman engagé</title>
		<link>https://farafinanews.com/prochaine-sortie-decampus-inconnu-youssoupha-kamite-de-lengagement-etudiant-au-roman-engage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Oct 2025 16:27:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Ubuntu]]></category>
		<category><![CDATA[Campus Inconnu]]></category>
		<category><![CDATA[Faoye]]></category>
		<category><![CDATA[UGB]]></category>
		<category><![CDATA[Youssouf Kamité]]></category>
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					<description><![CDATA[Né le 22 novembre 2000 à Diamaguène Sicap Mbao et originaire de Faoye (région de Fatick), Youssoupha Kamité est une figure montante de la littérature sénégalaise. Après l&#8217;obtention de son baccalauréat en 2021, il intègre l&#8217;Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis au département de Géographie. À l&#8217;UGB, Kamité se distingue rapidement par son leadership et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Né le 22 novembre 2000 à Diamaguène Sicap Mbao et originaire de Faoye (région de Fatick), Youssoupha Kamité est une figure montante de la littérature sénégalaise. Après l&rsquo;obtention de son baccalauréat en 2021, il intègre l&rsquo;Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis au département de Géographie.</strong></p>



<p><strong>À l&rsquo;UGB, Kamité se distingue rapidement par son leadership et son engagement. Il exerce plusieurs responsabilités clés : président de séance du Collectif des Délégués de l’UFR Lettres et Sciences Humaines (LSH), membre actif de la Coordination des Étudiants de Saint-Louis (CESL), et membre du Conseil Académique de l’UGB.</strong></p>



<p><strong>Ces années d&rsquo;action et de lutte en milieu universitaire, marquées par « des deuils et des espoirs », ont forgé l&rsquo;inspiration de son premier ouvrage. Son roman, « Campus Inconnu », est une œuvre engagée qui rend hommage à la jeunesse étudiante sénégalaise, mêlant mémoire et critique sociale.</strong></p>



<p><strong>Actuellement en master, Youssoupha Kamité poursuit ses études, affirmant une double quête : académique et de justice. Il s&rsquo;impose comme le porte-étendard d&rsquo;une génération qui place la parole et l&rsquo;action au centre de sa lutte pour la dignité.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/10/WhatsApp-Image-2025-10-19-at-15.36.23.jpeg"><img decoding="async" width="724" height="1024" src="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/10/WhatsApp-Image-2025-10-19-at-15.36.23-724x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-12434" style="width:840px;height:auto" srcset="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/10/WhatsApp-Image-2025-10-19-at-15.36.23-724x1024.jpeg 724w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/10/WhatsApp-Image-2025-10-19-at-15.36.23-212x300.jpeg 212w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/10/WhatsApp-Image-2025-10-19-at-15.36.23.jpeg 764w" sizes="(max-width: 724px) 100vw, 724px" /></a></figure>



<p><strong>Entretien</strong></p>



<p><strong>Sans révéler l&rsquo;intrigue, pourriez-vous nous parler des principaux thèmes que vous abordez dans Campus Inconnu ? Qu&rsquo;est-ce qui a été l&rsquo;élément déclencheur, la source d&rsquo;inspiration principale, qui vous a poussé à explorer cet « univers de l&rsquo;inconnu » dans un cadre universitaire ?</strong></p>



<p>Campus Inconnu n’est pas seulement un roman sur la vie universitaire, c’est avant tout une plongée dans l’âme de la jeunesse sénégalaise, dans ce qu’elle vit, ressent, et espère derrière les murs du campus.<br>Les thèmes que j’aborde sont multiples :<br>il y a l’engagement étudiant, bien sûr, mais aussi la quête de justice, la solidarité, le deuil,<br>et surtout la résilience. C’est une histoire qui parle du prix de la dignité, de la force de la<br>mémoire collective, et de ce moment où la jeunesse se rend compte qu’elle doit elle-même<br>écrire son histoire.<br>L’élément déclencheur, c’est mon propre vécu. J’ai été acteur et témoin de beaucoup de<br>réalités sur le campus de Saint-Louis des moments de lutte, de douleur, mais aussi de<br>fraternité et d’espoir.<br>J’ai voulu transformer cette expérience en parole universelle, pour dire que derrière<br>chaque étudiant, il y a une histoire de courage, de rêve et de combat silencieux.<br>Le mot “inconnu” du titre renvoie à cela : à tout ce qu’on ne voit pas, à tout ce qui se vit<br>dans le silence des couloirs, dans les nuits d’attente, dans les cœurs blessés mais debout.<br>C’est une façon de donner un visage humain à la jeunesse, au-delà des clichés et des<br>statistiques.</p>



<p><strong>Pourquoi avoir choisi le milieu universitaire, un lieu souvent associé à la connaissance et à la rationalité, comme décor pour un récit intitulé Campus Inconnu ? Le titre suggère une dichotomie entre un environnement familier et une part d&rsquo;ombre ou de mystère. Comment cette opposition se traduit-elle dans l&rsquo;atmosphère ou la narration du livre ?</strong></p>



<p>Avant tout, je suis universitaire. J’ai vécu, ressenti et observé de l’intérieur ce que je<br>raconte dans Campus Inconnu. Ce n’est pas une fiction détachée de la réalité, mais une<br>portion de mon propre parcours, une mémoire vécue.<br>J’ai choisi le milieu universitaire parce qu’il représente à la fois l’espoir et la contradiction.<br>C’est le lieu du savoir, de la réflexion, de la rationalité mais c’est aussi un espace de lutte,<br>d’injustice et de désillusion. Un endroit où les étudiants, censés être le cœur battant de la<br>nation, se retrouvent souvent confrontés à des conditions de vie précaires, à la violence<br>symbolique, voire physique.<br>Le titre Campus Inconnu traduit ce paradoxe. Derrière le décor familier de l’université, il y a<br>un univers méconnu, une face cachée que j’ai voulu dévoiler.<br>C’est un monde de résilience, de solidarité, de sacrifices et de rêves brisés.<br>Dans le fond, c’est aussi un livre de transmission : montrer que derrière chaque étudiant<br>qu’on croise, il y a une histoire, un combat, un espoir.</p>



<p><strong>Comment avez-vous abordé la construction de vos personnages principaux, notamment dans leur confrontation avec l&rsquo;inconnu ou le mystère du campus ? Avez-vous puisé dans des archétypes d&rsquo;étudiants ou d&rsquo;enseignants, et dans quelle mesure leurs réactions face à l&rsquo;étrange reflètent-elles des questionnements humains plus larges ?</strong></p>



<p>La construction des personnages dans Campus Inconnu est avant tout un travail<br>d’humanité et de mémoire. Chaque figure, qu’il s’agisse d’un étudiant, d’un enseignant ou<br>d’un simple témoin des événements, a été pensée comme le reflet d’une réalité vécue sur<br>les campus sénégalais. J’ai voulu que chacun porte une part de vérité, une part de doute,<br>une part de résistance.<br>Bien vrai que Kathy fait référence à ma propre personne, la vraie Kathy existe bel et bien.<br>C’est une amie, une sœur de cœur, une étudiante que j’admire profondément. J’ai choisi<br>d’emprunter son nom pour m’auto-décrire, mais aussi pour donner un visage féminin à un<br>combat souvent dominé par les voix masculines. À travers elle, je voulais pousser les<br>jeunes filles à s’intéresser au militantisme universitaire, à la prise de parole, à la défense<br>des droits des étudiants.<br>Mais Campus Inconnu, ce n’est pas seulement Kathy. Toutes les autres personnes qui y<br>figurent ont réellement partagé ces luttes, ces nuits d’assemblée, ces moments d’espoir et<br>de désillusion. Ce sont des visages familiers, des camarades avec qui j’ai vécu les mêmes<br>combats, les mêmes colères, les mêmes rêves.<br>Et puis, il y a Alpha et Prospère, les deux martyrs. Ils n’ont pas été inventés. Ce sont des<br>camarades étudiants, des frères tombés dans la lutte, dont la mémoire habite chaque page<br>de ce livre. À travers eux, j’ai voulu immortaliser une génération entière qui a payé cher<br>pour défendre sa dignité et son droit à l’éducation.<br>En somme, Kathy, c’est moi à travers elle, mais aussi elles à travers moi. Et Campus<br>Inconnu, c’est nous tous ceux qui ont cru, qui ont tenu, qui ont souffert, mais qui ont<br>surtout espéré.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/10/WhatsApp-Image-2025-10-19-at-16.02.21.jpeg"><img decoding="async" width="576" height="1024" src="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/10/WhatsApp-Image-2025-10-19-at-16.02.21-576x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-12435" style="width:840px;height:auto" srcset="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/10/WhatsApp-Image-2025-10-19-at-16.02.21-576x1024.jpeg 576w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/10/WhatsApp-Image-2025-10-19-at-16.02.21-169x300.jpeg 169w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/10/WhatsApp-Image-2025-10-19-at-16.02.21.jpeg 720w" sizes="(max-width: 576px) 100vw, 576px" /></a></figure>



<p><strong>L&rsquo;écriture d&rsquo;un roman, surtout s&rsquo;il touche au mystère ou à l&rsquo;inexplicable, demande une gestion particulière de la tension et du rythme. Quel a été l&rsquo;aspect le plus défiant du processus d&rsquo;écriture de Campus Inconnu, et comment avez-vous maintenu la cohérence et le suspense tout au long du récit ?</strong></p>



<p>L’écriture de Campus Inconnu a été un véritable voyage émotionnel avant d’être un<br>exercice littéraire. Le plus grand défi n’était pas seulement de maintenir la tension, mais de<br>trouver le juste équilibre entre le réalisme et l’émotion, entre le vécu et la narration. Le livre<br>parle d’événements profondément humains la peur, la révolte, la perte, le courage et il<br>fallait que chaque page garde cette intensité sans tomber dans le pathos ou la froideur<br>documentaire.<br>Ce qui a été le plus difficile, c’était de faire ressentir le mystère sans l’inventer, de suggérer<br>l’inexplicable à travers le silence, le deuil, ou la solitude des personnages. Le suspense ne<br>repose pas sur des intrigues cachées, mais sur la tension morale et psychologique :<br>comment continuer à croire, à espérer, à lutter, quand tout semble perdu ?<br>Pour maintenir la cohérence du récit, j’ai beaucoup travaillé sur le rythme intérieur du texte.<br>Il y a des moments de tempête les manifestations, les décisions politiques, les drames puis<br>des respirations : la chambre 91M, les discussions entre amis, les scènes de doute. Cette<br>alternance donne au lecteur le temps de sentir, de réfléchir, de respirer avec les<br>personnages.<br>Chaque chapitre a été conçu comme une onde, avec une montée, une cassure, puis un<br>écho. C’est ce qui permet au suspense de rester vivant jusqu’à la fin pas parce qu’on<br>attend un rebondissement, mais parce qu’on suit des âmes en quête de sens.<br>Et finalement, c’est peut-être ça, le vrai mystère de Campus Inconnu : comment des jeunes<br>gens ordinaires, plongés dans des circonstances extraordinaires, trouvent encore la force<br>d’espérer.</p>



<p><strong>Quelle est, selon vous, la principale réflexion ou le sentiment dominant que vous aimeriez que le lecteur emporte avec lui après avoir refermé Campus Inconnu ? Avez-vous une attente particulière quant à la réception de ce livre par le public, notamment par ceux qui connaissent le milieu universitaire ?</strong></p>



<p>Ce que j’aimerais, avant tout, c’est que le lecteur referme Campus Inconnu avec un<br>mélange de lucidité et d’espérance. Lucidité, parce que ce livre montre la réalité brute du<br>milieu universitaire sénégalais : les inégalités, les luttes, les frustrations, les drames mais<br>aussi cette immense humanité qui habite chaque étudiant, chaque pavillon, chaque rêve.<br>Et espérance, parce que malgré tout, malgré les épreuves, il y a toujours une lumière : celle<br>de la solidarité, de la foi en l’avenir, et du pouvoir transformateur du savoir.<br>Je veux que le lecteur comprenne que Campus Inconnu n’est pas seulement une histoire<br>d’université c’est une histoire de société, une métaphore du Sénégal jeune, en quête de<br>reconnaissance, de dignité et de justice.<br>Ceux qui connaissent le milieu universitaire y verront sans doute un miroir : des visages<br>familiers, des lieux, des scènes qu’ils ont vécues. Mais j’espère surtout qu’ils y verront une<br>mémoire partagée, un hommage à tous ceux qui ont donné un sens à la lutte étudiante<br>parfois au prix de leur vie, comme Alpha et Prospère.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/10/WhatsApp-Image-2025-10-19-at-16.02.30.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="576" height="1024" src="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/10/WhatsApp-Image-2025-10-19-at-16.02.30-576x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-12436" style="width:840px;height:auto" srcset="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/10/WhatsApp-Image-2025-10-19-at-16.02.30-576x1024.jpeg 576w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/10/WhatsApp-Image-2025-10-19-at-16.02.30-169x300.jpeg 169w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/10/WhatsApp-Image-2025-10-19-at-16.02.30.jpeg 720w" sizes="auto, (max-width: 576px) 100vw, 576px" /></a></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/10/FarafinaNews-9.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="740" src="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/10/FarafinaNews-9-1024x740.png" alt="" class="wp-image-12437" style="width:28px;height:auto" srcset="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/10/FarafinaNews-9-1024x740.png 1024w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/10/FarafinaNews-9-300x217.png 300w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/10/FarafinaNews-9-768x555.png 768w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/10/FarafinaNews-9-1536x1110.png 1536w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/10/FarafinaNews-9.png 2019w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le travail de soins familiaux non rémunéré au Sénégal : un fardeau invisible</title>
		<link>https://farafinanews.com/le-travail-de-soins-familiaux-non-remunere-au-senegal-un-fardeau-invisible/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Sep 2025 13:10:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Ubuntu]]></category>
		<category><![CDATA[CREFAT]]></category>
		<category><![CDATA[travail de soins familiaux non rémunéré]]></category>
		<category><![CDATA[UN Women Data Hub]]></category>
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					<description><![CDATA[Le travail de soins familiaux non rémunéré (TSFNR), qui englobe les tâches domestiques et les soins familiaux effectués sans salaire (cuisine, nettoyage, garde d&#8217;enfants, etc.), est un pilier essentiel du fonctionnement de la société. Pourtant, il est majoritairement invisible dans les statistiques économiques et pèse de manière disproportionnée sur les femmes et les filles. Au [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Le travail de soins familiaux non rémunéré (TSFNR), qui englobe les tâches domestiques et les soins familiaux effectués sans salaire (cuisine, nettoyage, garde d&rsquo;enfants, etc.), est un pilier essentiel du fonctionnement de la société. Pourtant, il est majoritairement invisible dans les statistiques économiques et pèse de manière disproportionnée sur les femmes et les filles.</strong></p>



<p>Au Sénégal, ce travail est souvent confié aux femmes mariées ou en âge de l&rsquo;être, qui en ont la charge principale, perpétuant ainsi les inégalités de genre et limitant leur accès à l&rsquo;éducation et à l&#8217;emploi.</p>



<p>Le TSFNR est loin d&rsquo;être équitablement réparti. Selon le bulletin statistique d&rsquo;UN Women Data Hub, édition 2022, les femmes sénégalaises sont impliquées dans 90 % de ces activités, contre 54 % pour les hommes. Cet écart se traduit en temps passé : les femmes y consacrent en moyenne 5 heures par jour, soit 2,5 fois plus de temps que les hommes, qui y passent en moyenne 2 heures. Ce travail inclut des tâches variées, allant de la cuisine et la lessive aux soins des enfants et des personnes âgées, en passant par la corvée d&rsquo;eau et de bois de chauffage.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/09/image-2.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="945" height="591" src="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/09/image-2.png" alt="" class="wp-image-11782" srcset="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/09/image-2.png 945w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/09/image-2-300x188.png 300w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/09/image-2-768x480.png 768w" sizes="auto, (max-width: 945px) 100vw, 945px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><em>Femme en zone rurale lavant la vaisselle</em></figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Une contribution économique sous-estimée</h3>



<p>Malgré son caractère non rémunéré, le TSFNR a une valeur économique considérable. Une étude menée par le Centre de recherche en économie et finance appliquée de Thiès (CREFAT) avec le soutien du Fonds des Nations unies pour la population au Sénégal, publiée en avril 2015, a révélé que le travail domestique pourrait contribuer à 30 % du PIB national. Cette étude a retenu dix activités principales, et a mis en évidence que les plus importantes en termes de contribution économique :</p>



<p>S&rsquo;occuper des enfants et des personnes âgées : 11 % du PIB</p>



<p>Faire la cuisine : 4,7 % du PIB</p>



<p>Faire les courses : 4,3 % du PIB</p>



<p>Malgré leur contribution massive au TSFNR, les femmes sénégalaises sont confrontées à d&rsquo;importantes difficultés sur le marché de l&#8217;emploi. Selon toujours, l&rsquo;étude réalisée par le CREFAT leur taux d&rsquo;activité est de 33,3 %, contre 69 % pour les hommes. Le chômage touche également plus fortement la population féminine, avec un taux de 40,4 %, contre 18 % pour les hommes. Cette situation est en grande partie due aux responsabilités domestiques qui les empêchent d&rsquo;accéder pleinement au marché du travail formel.</p>



<p>Ces responsabilités domestiques sont en grande partie liées à la garde des enfants. Un véritable casse-tête qui freine non seulement leur épanouissement mais également leur déploiement professionnel.</p>



<p>Les mutations sociales, notamment l&rsquo;affaiblissement du rôle des grands-parents dans la garde des enfants, compliquent la vie des mères qui doivent jongler entre leurs responsabilités familiales et professionnelles. Comme le soulignent des experts de la Banque mondiale, le manque de services de garde d&rsquo;enfants abordables et de qualité force de nombreuses femmes à se tourner vers des emplois peu productifs, souvent dans l&rsquo;agriculture de subsistance ou le commerce informel.</p>



<p>Ce problème de la garde des enfants est au cœur des préoccupations. Le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) a mis en évidence, dans une étude réalisée en 2020 le triple défi auquel sont confrontées les femmes en matière de garde d’enfants : disponibilité, coût et qualité.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/09/image-3.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/09/image-3-1024x576.png" alt="" class="wp-image-11783" srcset="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/09/image-3-1024x576.png 1024w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/09/image-3-300x169.png 300w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/09/image-3-768x432.png 768w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/09/image-3.png 1056w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><em>Garderie d’enfants en zone rurale</em></figcaption></figure>



<p>Selon un article de la Banque mondiale parue en mai 2025, les services de garde d&rsquo;enfants jouent un rôle crucial dans le développement des nations. Ils soutiennent le capital humain, augmentent la productivité des parents et stimulent la croissance économique. «&nbsp;En Afrique de l&rsquo;Ouest, leur importance est de plus en plus reconnue comme essentielle pour l&rsquo;autonomisation des femmes, la réduction de la pauvreté et la promotion du développement équitable…&nbsp;», a souligné la même source.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Défis et solutions pour l&rsquo;expansion</h3>



<p>De plus, ajoute la Banque mondiale dans ladite publication, «&nbsp;malgré les avancées, l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest est confrontée à des défis majeurs pour étendre ces services. Seuls 28 % des enfants d&rsquo;Afrique subsaharienne sont inscrits dans des établissements d&rsquo;éducation de la petite enfance, contre 58 % dans les pays à revenu intermédiaire. Au Sénégal et en Côte d&rsquo;Ivoire, moins de 1 % des tout-petits fréquentent des programmes de garde préscolaire.</p>



<p>Les principaux obstacles sont :</p>



<p>L&rsquo;insuffisance des ressources financières et des infrastructures<strong>.</strong> La plupart des pays de la région sont loin de l&rsquo;objectif de 1 % du PIB recommandé par l&rsquo;Organisation internationale du travail (OIT) pour les dépenses publiques dédiées à l&rsquo;éducation de la petite enfance.</p>



<p>Le manque de professionnels qualifiés.</p>



<p>Les normes sociétales et les préjugés sexistes, qui continuent d&rsquo;entraver la participation des femmes au marché du travail.</p>



<p>Pour surmonter ces défis, des solutions adaptées au contexte socio-économique de la région sont nécessaires. Les partenariats public-privé, les modèles definancement durables et les solutions communautaires sont essentiels pour garantir l&rsquo;accès aux services de garde d&rsquo;enfants pour toutes les familles, notamment celles issues des communautés les plus défavorisées.</p>



<p>Ainsi, selon une déduction de la publication de la Banque mondiale, en permettant aux parents de travailler des heures plus longues et plus prévisibles, les services de garde d&rsquo;enfants ont un effet multiplicateur économique. Ils augmentent les revenus des ménages et stimulent la productivité nationale, tout en favorisant le développement de la petite enfance. «&nbsp;Cela jette les bases d&rsquo;une amélioration des résultats scolaires et professionnels, contribuant ainsi à une croissance économique durable à long terme&nbsp;», ont souligné les experts de l’institution financière mondiale.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/09/image-4.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="945" height="630" src="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/09/image-4.png" alt="" class="wp-image-11784" srcset="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/09/image-4.png 945w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/09/image-4-300x200.png 300w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/09/image-4-768x512.png 768w" sizes="auto, (max-width: 945px) 100vw, 945px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><em>Des femmes dans un centre hospitalier pour faire vacciner leurs nourrissons</em></figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Des vies en témoignage : Na Sira et Daba</h3>



<p>Le quotidien de Na Sira Koné, mère de quatre enfants, illustre parfaitement ce travail invisible. Elle se lève à 5h du matin pour s&rsquo;occuper de sa famille, de ses enfants et de sa belle-mère malade. En plus de ses tâches domestiques, elle gère une petite gargote pour gagner un revenu. Sa journée est un enchaînement ininterrompu de responsabilités familiales, démontrant la double charge qui pèse sur elle. Mais le principal problème auquel elle est confrontée reste la garde de ses enfants. Car La jeune mère de famille en plus de s’occuper de sa gargote pour gagner un peu d’argent, les trois après-midi dans la semaine, elle se rend au marché de Thiaroye pour se ravitailler en légumes. Elle quitte les HLM 4 pour s’y rendre. Ces deux enfants respectivement de 9 et 7 ans vont à l’école élémentaire du quartier, l’autre de 5 ans fréquente un jardin d’enfant islamique du quartier. C’est un petit lieu malfamé, des nattes posées à même le sol sur lesquelles sont installées les enfants pour apprendre de 9 h à 13 heures. «&nbsp;Mon enfant de trois ans, je le confie à une voisine, si je dois me rendre au marché de Thiaroye pour me ravitailler en légume. Et ça, c’est un véritable problème&nbsp;», a confié Na Sira Koné.</p>



<p>Pour Daba Ndoye, la trentaine et célibataire, les responsabilités domestiques ne disparaissent pas. Elle se lève à 6h du matin pour s&rsquo;occuper de sa maison et des enfants de sa sœur disparue il y a quelques années, avant d&rsquo;ouvrir son épicerie à 9h. Le plus difficile pour elle, c’est la garde des enfants. «&nbsp;Je suis terrifiée par leur éducation. C’est une obsession. L’un âgé de 6 ans vient juste de débuter, la sixième, l’autre de 4 ans fréquente un jardin d’enfants qui ne l’est que de nom. C’est une institution privée mais qui ne remplit pas les conditions adéquates pour l’épanouissement d’un enfant. Et cela m’inquiète&nbsp;», a-t-elle confié.</p>



<p>«&nbsp;Le Sénégal est à la traîne en matière de services de garde d’enfants. Au cours des dix dernières années, de nombreuses initiatives publiques, privées et communautaires ont cherché à combler ce manque, mais la plupart des femmes sont toujours confrontées au triple défi de la disponibilité, du coût et de la qualité des services de garde d’enfants&nbsp;», a souligné le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) dans une publication du 19 août 2024.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/09/image-5.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="945" height="562" src="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/09/image-5.png" alt="" class="wp-image-11785" srcset="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/09/image-5.png 945w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/09/image-5-300x178.png 300w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/09/image-5-768x457.png 768w" sizes="auto, (max-width: 945px) 100vw, 945px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><em>Femme tenant une épicerie dans son quartier</em></figcaption></figure>



<p>Confrontée à la charge de travail, Daba Ndoye a engagé une jeune fille nommée Gnilane, âgée de moins de 15 ans. Gnilane est une «&nbsp;bonne&nbsp;» qui a quitté son village pour gagner de l&rsquo;argent pendant les vacances et ainsi se procurer les fournitures et habits nécessaires pour sa rentrée scolaire en classe de quatrième.</p>



<p>Ces témoignages mettent en lumière non seulement le poids du TSFNR sur les femmes, mais aussi sa transmission intergénérationnelle et l&rsquo;impact sur les plus jeunes, souvent contraintes d&rsquo;y participer.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/09/image-6.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="945" height="532" src="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/09/image-6.png" alt="" class="wp-image-11786" srcset="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/09/image-6.png 945w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/09/image-6-300x169.png 300w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/09/image-6-768x432.png 768w" sizes="auto, (max-width: 945px) 100vw, 945px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><em>Une femme qui amène son enfant à une crèche mobile</em></figcaption></figure>



<p>Pour l&rsquo;économiste Magaye Gaye, il est crucial que les pouvoirs publics africains intègrent le TSFNR dans les statistiques nationales : « Les pouvoirs publics africains, je pense, gagneraient à représenter numériquement ce genre de travail. Puisque cela entre dans le dynamisme économique d’un pays ».</p>



<p>L&rsquo;égalité hommes-femmes dans la sphère domestique est un enjeu majeur, notamment souligné par l&rsquo;objectif de développement durable (ODD) 5.4, qui vise à « faire une place aux soins et travaux domestiques non rémunérés et les valoriser, par l’apport de services publics, d’infrastructures et de politiques de protection sociale et la promotion du partage des responsabilités dans le ménage et la famille, en fonction du contexte national ». Cet objectif s&rsquo;inspire du concept des « trois R » : Reconnaître, Réduire et Redistribuer le travail non rémunéré.</p>



<p><strong>Par Babou Landing Diallo</strong></p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’ONU à 80 ans : réflexions d’un travailleur de terrain</title>
		<link>https://farafinanews.com/lonu-a-80-ans-reflexions-dun-travailleur-de-terrain/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Sep 2025 21:17:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Ubuntu]]></category>
		<category><![CDATA[Antonio Guterres]]></category>
		<category><![CDATA[New York]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
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					<description><![CDATA[Alors que l’Assemblée générale des Nations Unies se réunit cette semaine à New York, les dirigeants du monde débattent des priorités mondiales. Pour moi, c’est aussi un moment de réflexion, après quinze années de service au sein d’une organisation qui a marqué ma vie, de mon enfance au Cameroun jusqu’aux crises traversées sur plusieurs continents. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Alors que l’Assemblée générale des Nations Unies se réunit cette semaine à New York, les dirigeants du monde débattent des priorités mondiales.</p>



<p>Pour moi, c’est aussi un moment de réflexion, après quinze années de service au sein d’une organisation qui a marqué ma vie, de mon enfance au Cameroun jusqu’aux crises traversées sur plusieurs continents.</p>



<p>Aujourd’hui, alors que l’ONU fête ses 80 ans, je me retourne sur ce parcours, non seulement comme fonctionnaire, mais comme quelqu’un dont le chemin a été profondément façonné par cette institution elle-même.</p>



<p>Mon itinéraire m’a conduit au-delà des frontières, au cœur de crises et de relèvements. Mais c’est l’ONU, cette institution vivante, qui a influencé ma vision du monde et la place que j’y occupe.</p>



<p>L’ONU est aujourd’hui plus âgée, parfois plus lente dans certains domaines, meurtrie par l’histoire et alourdie par les attentes d’un monde en mutation. Et pourtant, elle est toujours là, elle continue d’agir, de tenter, d’apparaître là où d’autres ne le font pas.</p>



<p>Il y a aujourd’hui des voix qui affirment que l’ONU échoue. Qu’elle est trop lourde, trop douce, trop lente. Qu’elle devrait se réduire, faire moins et coûter moins.</p>



<p>À vrai dire, ces voix n’ont pas tort de vouloir le changement : toute institution qui atteint 80 ans doit marquer une pause et se remettre en question.</p>



<p>Mais nous ne devons pas perdre de vue l’ensemble du tableau. Car si l’on se limite aux difficultés actuelles de l’ONU, on risque de passer à côté du miracle de ce qu’elle a déjà accompli et continue de réaliser.</p>



<p><strong>Comprendre d’où vient cette organisation.</strong></p>



<p>Les Nations Unies sont nées des décombres de la Seconde Guerre mondiale, avec une mission :&nbsp;<strong>« préserver les générations futures du fléau de la guerre ».</strong>&nbsp;</p>



<p>Lorsque 51 pays signèrent la Charte à San Francisco en 1945, le monde enterrait encore ses morts et reconstruisait des villes en ruines.</p>



<p>Un an plus tard, l’UNICEF voyait le jour, non pas pour le développement à long terme, mais pour répondre aux besoins d’urgence des enfants en Europe et en Asie d’après-guerre. Dès 1950, l’UNICEF avait aidé à vacciner plus de 20 millions d’enfants contre la tuberculose et la diphtérie, et nourrissait près de 6 millions d’enfants chaque jour.</p>



<p>En 1948, la Déclaration universelle des droits de l’homme fut adoptée, sous l’impulsion d’Eleanor Roosevelt.</p>



<p>À une époque où la ségrégation raciale sévissait encore dans de nombreux pays et où le colonialisme dominait une grande partie de l’Afrique et de l’Asie, ce texte affirmait audacieusement la dignité et l’égalité de tous les êtres humains. C’était révolutionnaire.</p>



<p>Les années 1950 et 1960 virent s’accélérer les mouvements de décolonisation.</p>



<p>Entre 1960 et 1980, plus de 80 pays accédèrent à l’indépendance<strong>,</strong>&nbsp;nombre d’entre eux bénéficiant de l’appui ou de la reconnaissance politique de l’ONU.</p>



<p>Rien qu’en 1960, dix-sept nouveaux États africains rejoignirent l’Organisation, lors de ce qu’on appela « l’Année de l’Afrique ».</p>



<p>L’ONU supervisa des référendums, forma des fonctionnaires et contribua à la rédaction de constitutions dans des États nouvellement indépendants, du Ghana à la Namibie.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://d2udx5iz3h7s4h.cloudfront.net/2025/9/22/67554f2d6d9083fcfea2a5a8/image/2025-09-12T145340Z_1456155692_RC2EQGALJUXY_RTRMADP_3_ISRAEL-PALESTINIANS-UN.webp" alt="L'AG des Nations Unies vote une résolution approuvant la déclaration sur la solution à deux États au siège de l'ONU à New York."/></figure>



<p>L&rsquo;AG des Nations Unies vote une résolution approuvant la déclaration sur la solution à deux États au siège de l&rsquo;ONU à New York.</p>



<p>En 1960, l’ONU créa le Département des opérations de maintien de la paix. La même année, elle déploya sa première grande mission au Congo, avec plus de 20 000 soldats — la plus vaste et la plus complexe de l’époque.</p>



<p>Le Congo était en proie au chaos après son indépendance.</p>



<p>Les Casques bleus aidèrent à stabiliser le pays, au prix fort : Dag Hammarskjöld, alors Secrétaire général, trouva la mort dans un crash aérien en mission en 1961.</p>



<p><strong>La santé, un pilier central.</strong></p>



<p>En 1974, l’OMS lança le Programme élargi de vaccination qui, d’ici 1980, avait permis d’immuniser plus de 50 millions d’enfants contre la rougeole, la poliomyélite et le tétanos. Et bien sûr, le grand triomphe : l’éradication de la variole.</p>



<p>Après deux décennies de coordination, l’OMS déclara en 1980 — l’année de ma naissance — que la variole avait été complètement éradiquée.</p>



<p>Cette maladie avait tué plus de 300 millions de personnes au seul XXe siècle. Le dernier cas fut enregistré en Somalie, un pays qui bénéficie encore aujourd’hui de l’assistance humanitaire des Nations Unies.</p>



<p>L’ONU ne s’est pas contentée de lutter contre la pauvreté : elle a redéfini la manière dont le monde la comprend.</p>



<p>Créé en 1965, dans un contexte de transitions post-coloniales et de revendications croissantes de solidarité mondiale, le PNUD fut établi pour soutenir les pays, non par la charité, mais en leur fournissant des outils pour construire leur avenir.</p>



<p><strong>L’idée révolutionnaire du “développement humain”</strong></p>



<p>Puis, il y a plus de trente ans, le PNUD introduisit une idée révolutionnaire : le développement humain. Elle défia le monde de cesser de mesurer la pauvreté par le seul revenu et d’y voir ce qu’elle est : le refus d’opportunité, d’éducation, de santé, de dignité.</p>



<p>Ce changement n’était pas cosmétique. Il transforma la manière dont les gouvernements conçoivent leurs politiques, dont les institutions mesurent les progrès, et dont des millions de personnes furent autonomisées — non par la charité, mais en retrouvant leur pouvoir d’agir.</p>



<p>Le développement humain a changé non seulement la façon de mesurer la pauvreté, mais aussi la manière de la combattre et de bâtir un monde où chacun compte.</p>



<p>J’ai vu cet impact de mes propres yeux.</p>



<p>Au Vietnam, la pauvreté est passée de 58,1 % en 1993 à 5,8 % en 2020, grâce notamment aux programmes soutenus par l’ONU qui ont autonomisé les communautés et amélioré l’accès à l’éducation et aux soins.</p>



<p>Au Mexique, la pauvreté a reculé de 43,2 % en 2018 à 36,3 % en 2022, sortant cinq millions de personnes de la pauvreté.</p>



<p>Dans le bassin du lac Tchad, le PNUD, avec ses partenaires et les gouvernements, a mené des initiatives de stabilisation qui ont aidé plus de 500 000 réfugiés et déplacés internes à rentrer chez eux, reconstruire leurs moyens de subsistance et retrouver leur dignité.</p>



<p><strong>En guerre contre la faim</strong></p>



<p>Dans les années 1970, l’ONU mena également des actions pionnières contre la faim.</p>



<p>Le Programme alimentaire mondial, créé en 1961 comme une expérience de trois ans, était devenu dès 1980 la plus grande agence humanitaire alimentaire du monde, nourrissant des millions de personnes lors de crises telles que la guerre du Biafra, la guerre de libération du Bangladesh et les sécheresses au Sahel.</p>



<p>Ainsi, l’histoire de l’ONU n’est pas seulement celle de ses difficultés récentes.</p>



<p>C’est une histoire de survie et de service, décennie après décennie, à travers les tensions de la Guerre froide, les guerres par procuration, les famines, les génocides et les effondrements économiques.</p>



<p>Je l’ai vu de mes propres yeux pendant la crise Ebola en Afrique de l’Ouest.</p>



<p>Alors que la peur paralysait le monde et que les frontières se fermaient, l’ONU courait vers le danger. Nous avons épaulé les gouvernements, construit des cliniques d’urgence à partir de rien, acheminé des fournitures vitales et frappé aux portes pour informer des familles terrorisées.</p>



<p>Ce n’était pas parfait. Mais c’était courageux. C’était humain.</p>



<p>Plus de 11 000 vies furent perdues, mais sans cette réponse, le bilan aurait pu être bien pire. L’ONU n’a pas seulement accouru : elle est restée.</p>



<p><strong>Entre Ebola et la Covid-19</strong></p>



<p>Puis vint la COVID-19. Les pays riches se précipitèrent pour protéger les leurs. Mais l’ONU contribua à lancer COVAX, livrant plus de 2 milliards de doses de vaccins à 146 pays.</p>



<p>Cela n’a pas seulement sauvé des vies : cela a rappelé au monde ce que signifie la solidarité, même en pleine pandémie.</p>



<p>J’ai vu l’ONU non seulement répondre à la guerre, mais aussi la prévenir. Mon propre pays, le Cameroun, était au bord du conflit avec le Nigeria à propos de la presqu’île de Bakassi.</p>



<p>Ce furent les Nations Unies, par une diplomatie discrète et grâce aux travaux de la Commission mixte Cameroun-Nigeria, qui aidèrent les deux nations à régler pacifiquement leur différend frontalier, évitant la guerre et donnant un exemple de résolution de conflit en Afrique.</p>



<p>En Sierra Leone, au Cambodge ou encore au Libéria, l’ONU a rassemblé les morceaux et aidé des nations à renaître de leurs cendres.</p>



<p>Nous avons désarmé des combattants, réinséré des ex-combattants, rapatrié des réfugiés, formé des juges, appuyé des commissions vérité et aidé à organiser des élections crédibles.</p>



<p>Dans ces moments fragiles d’après-guerre, l’ONU a aidé des pays à choisir la paix et à la préserver.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://d2udx5iz3h7s4h.cloudfront.net/2025/9/22/67554f2d6d9083fcfea2a5a8/image/2025-09-09T164112Z_2116870262_RC2FOGADVBOM_RTRMADP_3_UN-ASSEMBLY-BAERBOCK.webp" alt="Au centre, le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres."/></figure>



<p>Au centre, le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres.</p>



<p><strong>L’ONU a payé un lourd tribut.</strong></p>



<p>Près de 4 400 Casques bleus et plus de 650 civils ont perdu la vie dans l’exercice de leurs fonctions, dont plus d’une centaine en Haïti lors du séisme de 2010 et de l’épidémie de choléra qui a suivi.</p>



<p>Chaque perte rappelle que l’œuvre de l’ONU est noble mais périlleuse.</p>



<p>Ainsi, alors que l’Organisation des Nations Unies fête ses 80 ans cette année<strong>,</strong>&nbsp;elle avance peut-être avec le poids de ses années — plus prudente, parfois couverte par le bruit croissant des rivalités mondiales. Mais elle demeure.</p>



<p>Elle continue d’apparaître dans les lieux les plus difficiles. Elle offre encore un espace de dialogue quand tant d’autres choisissent la division. Je ne le dis pas parce que je l’ai lu dans un rapport ou entendu lors d’une réunion de haut niveau. Je le dis parce que je l’ai vécu.</p>



<p>Je fais partie des milliers de personnes qui ont consacré une grande partie de leur vie à ce travail, non pour la reconnaissance ou le statut, mais parce que nous croyons encore en des principes simples et puissants : que la paix vaut toujours mieux que la guerre.</p>



<p>Que la dignité n’est pas un privilège mais un droit. Qu’aucun enfant ne devrait mourir d’une maladie que nous savons déjà prévenir.</p>



<p>Que le même soleil qui alimente une clinique rurale à Ngarannam, au Nigeria, peut aussi brûler la terre, assécher les lacs et forcer des communautés entières à quitter leurs foyers à Islamabad.</p>



<p>Que la justice, la compassion et la liberté ne sont pas des idéaux lointains, mais le minimum que nous nous devons les uns aux autres, de Port-au-Prince en Haïti à Ziguinchor au Sénégal, et de Bamenda au Cameroun à Bogotá en Colombie.</p>



<p>À une époque où trop de pays se replient sur eux-mêmes et cèdent à l’intérêt égoïste, l’ONU reste l’un des derniers espaces où le monde tente, malgré ses imperfections, de parler et d’agir ensemble.</p>



<p>Elle n’y parvient pas toujours. Mais elle essaie encore. Et moi aussi.</p>



<p>La réforme est nécessaire, et elle l’est de toute urgence.</p>



<p>Comme beaucoup de collègues qui servent dans cette organisation, nous accueillons cet appel.</p>



<p>Nous devons faire mieux, être plus agiles, plus responsables, plus proches des populations que nous servons.</p>



<p>Mais je sais aussi ceci : si nous privons l’ONU de sa voix, de ses ressources et de sa portée, nous n’affaiblirons pas seulement une bureaucratie.</p>



<p>Nous détruirons l’un des derniers grands actes de solidarité mondiale que l’humanité ait construits.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><strong>Les Nations Unies n’ont pas été créées pour amener l’humanité au paradis, mais pour la sauver de l’enfer.</strong></p>
</blockquote>



<p>Dag Hammarskjöld</p>



<p>Cela reste vrai. L’ONU n’a jamais été conçue pour être parfaite. Elle devait être possible, réelle, humaine, imparfaite, mais déterminée.</p>



<p>Quatre-vingts ans, c’est long.</p>



<p>Mais pas trop long pour espérer. Ne quittez pas la table. Apportez votre chaise.</p>



<p>Dans un monde bouleversé par les conflits, le climat et la méfiance, l’ONU demeure un lieu où le monde essaie encore de tenir ensemble.</p>



<p>&nbsp;</p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sénégalaiseries</title>
		<link>https://farafinanews.com/senegalaiseries-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Sep 2025 13:34:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Ubuntu]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[ousmane sonko]]></category>
		<category><![CDATA[sénégalaiseries]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Ibou Fall « Kopar Express » à la place du FMI ? Apparemment, le FMI, qui attend toujours patiemment les vrais chiffres des finances publiques, se presse lentement pour renouer avec le Sénégal des relations de confiance et le Premier ministre Ousmane Sonko, qui n’est pas connu pour sa patience, commence à trouver le [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Par Ibou Fall</p>



<p>« Kopar Express » à la place du FMI ?</p>



<p>Apparemment, le FMI, qui attend toujours patiemment les vrais chiffres des finances publiques, se presse lentement pour renouer avec le Sénégal des relations de confiance et le Premier ministre Ousmane Sonko, qui n’est pas connu pour sa patience, commence à trouver le temps long.</p>



<p>Après la Chine, la Turquie, le revoilà en randonnée au moyen de l’avion présidentiel où il commence à avoir ses habitudes, à la tête d’une forte délégation, dans les Émirats arabes unis. Apparemment, il estime y avoir décroché le jackpot, pour avoir rajouté via Waly Diouf Bodian, quelques virgules et points de suspension aux accords de l’État du Sénégal et Dubaï Port World à propos de Ndayane.</p>



<p>Faudrait-il en conclure que, depuis tout ce temps, le président Erdogan reste toujours insensible à la demande pressante d’accompagner financièrement le régime du président Bassirou Diomaye Sonko, pardon, « Diomaye môy Sonko », ce qui est kif-kif bourricot ?</p>



<p>Sorti de là, direction Milan, en Italie, où l’attendent, venus des quatre coins de la planète PASTEF, ses infatigables groupies qui s’entassent dans un stade plein comme un œuf pour ingurgiter la bonne parole souverainiste comme du petit lait de brebis. Bien sûr, la brosse à reluire est là pour nos nombreux compatriotes qui symbolisent cette brave diaspora à travers le monde ; ceux-là mêmes qui transfèrent près de deux mille milliards de francs CFA tous les ans pour éviter des famines sévères ou des morts dans des déserts médicaux quand ce n’est pas tout juste le plat analphabétisme dans les recoins les plus reculés du bled.</p>



<p>Tout ça pour les convaincre de casser la tire-lire ou détricoter le bas de laine, en un mot comme en cent, abouler le fric parce que le Sénégal en a drôlement besoin. C’est bien, n’est-ce pas, les transferts d’argent mensuels pour entretenir la smala restée au pays, mais ça ne suffit plus. Vous savez bien, avec les chiffres truqués par le régime de Macky Sall que le translucide Ousmane Sonko révèle aux experts du FMI, lesquels apprennent par la même occasion qu’il se font ainsi couillonner depuis au moins une décennie, la planche à billets bugge.<br>Leur orgueil mal placé sans doute…<br>C’est vrai, dans la sous-région, ça lève glorieusement des centaines de milliards mais ça ne suffit toujours pas.</p>



<p>Et donc, comme au bon vieux temps de l’irrésistible ascension de PASTEF, l’appel aux cotisations s’impose. Vous savez bien, le système « Kopar Express » qui vaut, entre autres, à Guy Marius, pardon, Mohamed Sagna, un SUV pour services rendus au prolétariat dont il fut un membre éminent. Là, on n’est plus très sûr. Comme le dit l’un de ses collègues de l’Hémicycle, ils ont actuellement des mines bien plus réjouies que lors de leur première rentrée parlementaire.</p>



<p>Les effets agissants des bolides à cinquante millions ne doivent pas y être totalement étrangers.<br>Rappels utiles : ces émigrés, déjà, payent des taxes sur les transferts d’argent réguliers pour que leurs familles puissent manger à leur faim ; les provisions, bien entendu, sont taxées, n’est-ce pas… Ne parlons pas des extras, comprenez les réfections de maisons familiales, les pèlerinages des géniteurs, les mobiliers renouvelés, les véhicules d’occasion pour élever le standing familial et les épousailles à distance : ils sont tout aussi méchamment taxés. Après ça, ils n’ont plus que leurs yeux pour pleurer.</p>



<p>Moi, dans tout ça, ce qui me chiffonne, c’est surtout le lien qu’il y a à punir sévèrement l’émigration clandestine que les lanceurs d’alerte doivent dénoncer quand ils aperçoivent une embarcation suspecte et l’appel aux fonds de ces gens dont beaucoup sont arrivés quasiment à la nage en Europe.<br>Bon, retour aux sources, là où les gens vivent le tiaya retroussé, les eaux saumâtres jusqu’à la ceinture, le matelas sur la tête depuis plus d’un mois. Après mûres réflexions, le gouvernement passe à l’attaque via un communiqué officiel qui nous apprend l’audacieuse, que dis-je, la radicale initiative pour les sinistrés de Touba : quatre cent soixante et un millions de vrais francs CFA seront distribués à deux mille quatre cent quarante-sept familles : ça fera pour chaque famille, la colossale somme d’environ cent quatre-vingt-neuf mille francs qu’elles ne sauront pas où ni comment les dépenser puisque tous les commerces sont sous les eaux.<br>Ça fait certes un peu moins que les indemnités auxquelles les victimes des exactions du régime de Macky Sall, dont les fameuses « Forces spéciales », ont droit mais c’est le geste qui compte.<br>Ma tête à couper que ces sinistrés auraient préféré que l’on organise un camping au sec avec des services sociaux pour les soins de santé et la tambouille, en attendant que les motopompes vident la ville de ses eaux indésirables.</p>



<p>Mais ça, il faudrait y penser ?<br>Tout ceci intervient alors que l’OMVS, pour préserver ses ouvrages qu’elle ne finit pas de payer, annonce un lâcher des eaux du barrage de Manantali avant qu’il ne s’écroule sous nos yeux impuissants. Les habitants de Matam et Podor, peut-être même Saint-Louis, vont devoir patauger quelques jours dans leurs salons.<br>Ça commence à devenir d’une banalité…<br>Question impie : le président de la République se sentirait-il actuellement seul au monde ? Son « meilleur Premier ministre de tous les temps » lui prend ses ministères de souveraineté en plus de son avion…</p>
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			</item>
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		<title>La rentrée scolaire en Afrique : un couteau planté dans le portefeuille des parents</title>
		<link>https://farafinanews.com/la-rentree-scolaire-en-afrique-un-couteau-plante-dans-le-portefeuille-des-parents/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Sep 2025 21:55:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Ubuntu]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Rentrée scolaire]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Magaye GAYE, Économiste international Chaque année, la rentrée des classes, censée être un moment d’espoir et de renouveau, se transforme en véritable calvaire pour des millions de familles africaines. Dans un contexte d’inflation généralisée, l’école est devenue une machine qui saigne les ménages et affaiblit l’économie nationale. Mais au-delà des coûts, les résultats mêmes [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Par Magaye GAYE, Économiste international</strong></p>



<p>Chaque année, la rentrée des classes, censée être un moment d’espoir et de renouveau, se transforme en véritable calvaire pour des millions de familles africaines. Dans un contexte d’inflation généralisée, l’école est devenue une machine qui saigne les ménages et affaiblit l’économie nationale. Mais au-delà des coûts, les résultats mêmes de l’enseignement sont préoccupants. Malgré des taux de réussite apparemment parfois élevés dans les examens, force est de constater que l’école africaine souffre d’un déficit réel de qualité. </p>



<p>Dans un pays comme le Sénégal, le système éducatif formait jadis des élites capables d’occuper les plus hautes fonctions internationales, parfois jusqu’à diriger l’UNESCO ou la FAO. Aujourd’hui, beaucoup d’élèves peinent à prononcer une phrase correcte et accusent de graves lacunes techniques, conséquence d’un enseignement général trop privilégié au détriment des savoirs pratiques.</p>



<p>Un calvaire financier pour les familles : La charge financière des familles est écrasante. Les frais d’inscription atteignent des niveaux insupportables, et les parents doivent acheter des listes interminables de fournitures dont une partie ne sera jamais utilisée. La situation est aggravée par la qualité médiocre des articles vendus : des stylos qui s’assèchent en une semaine, des sacs qui se déchirent après un trimestre, des gourdes hors de prix déjà inutilisables après quelques jours.</p>



<p>Des dérives pédagogiques qui sapent l&rsquo;éthique : À cela s’ajoutent des pratiques pédagogiques qui creusent les inégalités et sapent la confiance dans l’école. Dans beaucoup d’établissements, des enseignants organisent des cours particuliers payants pour leurs propres élèves ou leur imposent l’achat de fascicules rédigés par leurs soins. Ces dérives créent un climat malsain où l’éducation se transforme en marché parallèle. Le plus grave, c’est que cette logique produit des diplômés qui peinent à maîtriser les savoirs fondamentaux et qui, souvent, n’ont pas acquis le comportement éthique attendu. Certains, malgré leurs titres universitaires, n’hésitent pas à détourner des fonds publics lorsqu&rsquo;ils sont mis dans des positiond de responsabilité. L’école africaine n’a pas encore réussi à intégrer l’héritage des grands penseurs et guides religieux locaux, qui ont pourtant prouvé leur efficacité en matière d’éducation morale et de formation de l’homme vertueux.</p>



<p>Une dépendance absurde aux importations  : Le problème dépasse les familles et les enseignants : il touche l’économie nationale. Presque toutes les fournitures scolaires sont importées, alors même que les matières premières existent localement. Prenons l’exemple de la gourde : deux millions d’élèves sénégalais, chacun avec une gourde achetée à 2000 francs CFA, représentent déjà quatre milliards de francs CFA injectés hors du pays. Et cela sans compter les renouvellements dus à la mauvaise qualité des produits. Ces milliards pourraient être investis localement si l’État africain soutenait sérieusement l’industrie nationale du papier et du plastique.À cette dépendance, s’ajoute l’incohérence des politiques éducatives observée depuis les indépendances. Les programmes changent sans cesse, obligeant les familles à racheter de nouveaux manuels sans valeur ajoutée réelle. Les livres de « Doudou et Fatou » sont remplacés par « Sidi et Rama », puis par d’autres, toujours au détriment des parents. Dans le même temps, les opportunités offertes par le digital ne sont pas saisies. Alors que des solutions numériques pourraient réduire les coûts et moderniser l’enseignement, l’école reste enfermée dans des pratiques classiques et coûteuses.L’éducation, qui devrait être un levier de souveraineté et de développement, est trop souvent abandonnée aux logiques mercantiles et aux influences étrangères. Elle devient un espace de consommation forcée, un fardeau économique et une dépendance organisée.</p>



<p>Réformer vite avec des mesures simples : Il est urgent de changer de cap. Les autorités africaines doivent agir, et vite. Encadrer le marché des fournitures scolaires, soutenir les industries locales, assainir les pratiques enseignantes, introduire le digital de manière intelligente et accessible. La rentrée des classes ne doit plus être une saignée pour les ménages ni une hémorragie pour l’économie. Elle doit redevenir ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : un moment de renouveau, d’investissement productif et de préparation de l’avenir.Il n’est pas nécessaire d’attendre des années ni de disposer de milliards pour commencer à réformer. Dès l&rsquo;actuelle rentrée des classes. un ministre de l’Éducation responsable pourrait prendre des mesures simples mais décisives : plafonner les frais d’inscription, interdire la vente de fascicules par les enseignants, rationaliser la liste des fournitures, et surtout mettre fin à l’emprise des éditeurs privés. </p>



<p>L’État devrait devenir propriétaire d’un manuel unique par matière et par classe, produit localement et librement reproductible, que ce soit par photocopie ou en version numérique. Une telle décision, peu coûteuse mais courageuse, permettrait d’alléger immédiatement la charge des ménages, de restaurer l’éthique et de redonner confiance dans l’école africaine.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;indignation est le ferment de l&#8217;esprit de résistance mais elle doit être pacifique (Par Chérif Salif SY)</title>
		<link>https://farafinanews.com/lindignation-est-le-ferment-de-lesprit-de-resistance-mais-elle-doit-etre-pacifique-par-cherif-salif-sy/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Sep 2025 15:21:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Ubuntu]]></category>
		<category><![CDATA[Chérif Salif Sy]]></category>
		<category><![CDATA[médias]]></category>
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					<description><![CDATA[À la presse en ligne qui se contente de copier, le temps de l’impunité est révolu. Il est temps de vous adresser directement, à vous, médias en ligne, blogs et plateformes, dont le modèle éditorial se résume trop souvent à une pratique aussi simple qu’illégale : la reprise, parfois mot pour mot, d’articles publiés par [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>À la presse en ligne qui se contente de copier, le temps de l’impunité est révolu.</p>



<p>Il est temps de vous adresser directement, à vous, médias en ligne, blogs et plateformes, dont le modèle éditorial se résume trop souvent à une pratique aussi simple qu’illégale : la reprise, parfois mot pour mot, d’articles publiés par d’autres. Vous n&rsquo;êtes ni des relais d&rsquo;information, ni des acteurs du débat public.</p>



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<p>Les conséquences de ces pratiques sont lourdes et vous vous y exposez sciemment.</p>



<p>Peu importe que le contenu soit puisé sur un site d’information ou sur un réseau social, sa reprise intégrale sans autorisation vous rend passible de sanctions civiles et pénales. Les dommages et intérêts pour préjudice économique et moral peuvent s&rsquo;avérer coûteux, mais c&rsquo;est surtout le volet pénal qui devrait vous faire réfléchir : jusqu&rsquo;à deux ans de prison et 10 millions de francs CFA d&rsquo;amende, conformément aux articles 45 et suivants de la loi n° 2008-09. Les réseaux sociaux ne sont pas une « banque d’articles gratuits » à votre disposition. Le vol reste le vol, qu’il soit commis en ligne ou ailleurs.</p>



<p>Pourquoi prendre un tel risque pour quelques clics supplémentaires ? Pour quelques clics supplémentaires ? Pour un trafic aussi éphémère qu’illégitime ? À quel prix ? Celui de votre crédibilité, de votre réputation, et, in fine, de votre survie même. Les lecteurs, de plus en plus avertis, savent reconnaître un contenu volé, un site qui ne produit rien, ne vérifie rien et ne mérite donc aucune confiance. Vous jouez avec votre avenir et celui de toute une profession déjà fragilisée.</p>



<p>Il est temps de choisir. Soit, vous vous érigez en acteurs responsables de l&rsquo;information en produisant vos propres contenus, en citant scrupuleusement vos sources et en respectant les droits de la création intellectuelle. Soit, vous persistez dans votre statut de pilleurs du travail d&rsquo;autrui, avec tous les risques juridiques, financiers et moraux que cela implique.</p>



<p>La décision vous appartient, mais sachez une chose : l&rsquo;impunité appartient désormais au passé. La loi est claire, les outils de détection du plagiat sont de plus en plus performants et les victimes de vos pratiques sont désormais déterminées à se défendre. Le journalisme de qualité se fonde sur l’intégrité, non sur le vol.</p>



<p>À vous de décider de quel côté de l&rsquo;histoire vous souhaitez figurer.</p>



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		<title>Têtes de cochon devant des mosquées : la France ne doit pas minimiser l&#8217;islamophobie</title>
		<link>https://farafinanews.com/tetes-de-cochon-devant-des-mosquees-la-france-ne-doit-pas-minimiser-lislamophobie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2025 20:08:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Ubuntu]]></category>
		<category><![CDATA[france]]></category>
		<category><![CDATA[islamophobie]]></category>
		<category><![CDATA[Magaye gaye]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Magaye GAYE L’actualité récente en France nous a révélé un acte d’une extrême gravité : des têtes de cochon déposées à l’entrée de mosquées. Il s’agit d’un geste islamophobe évident, conçu pour humilier une communauté et semer la peur. Un tel acte n’a pas sa place dans une démocratie moderne et ne peut être [&#8230;]]]></description>
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<p>Par Magaye GAYE</p>



<p>L’actualité récente en France nous a révélé un acte d’une extrême gravité : des têtes de cochon déposées à l’entrée de mosquées. Il s’agit d’un geste islamophobe évident, conçu pour humilier une communauté et semer la peur. Un tel acte n’a pas sa place dans une démocratie moderne et ne peut être banalisé.</p>



<p>UNE QUALIFICATION JUDICIAIRE MAL ORIENTÉE</p>



<p>Contre toute attente, certaines voix judiciaires françaises ont pointé la responsabilité vers des « étrangers qui ont aussitôt quitté le territoir», en invoquant notamment une immatriculation serbe. Cette manière d’écarter la responsabilité nationale et de chercher des boucs émissaires détourne le problème réel : l’islamophobie en France. C’est une stratégie dangereuse, qui fragilise la cohésion sociale en opposant les communautés au lieu d’affronter la racine du mal.</p>



<p>UNE HYPOTHÈSE QUI MANQUE DE CRÉDIBILITÉ</p>



<p>Il faut aussi interroger la logique de l’accusation. Quel intérêt des étrangers auraient-ils à parcourir des milliers de kilomètres pour venir en France déposer des têtes de cochon devant des mosquées ? Si leur intention était réellement de s’en prendre à l’islam, pourquoi ne l’auraient-ils pas fait dans leur propre pays ? Cet argument, à lui seul, révèle l’incohérence d’une telle hypothèse. Tout indique qu’il s’agit plutôt d’actes ancrés dans le contexte français, portés par des réseaux locaux islamophobes qui cherchent à semer la peur et à diviser. Pointer du doigt « l’étranger » est donc non seulement simpliste, mais aussi dangereux, car cela détourne l’attention des vrais fauteurs de haine.</p>



<p>UN RISQUE POUR LA COHÉSION NATIONALE</p>



<p>En refusant de nommer clairement l’islamophobie et en déplaçant la responsabilité sur des acteurs extérieurs, la France prend le risque de créer une fracture durable. La communauté musulmane, déjà souvent stigmatisée, constate une différence de traitement : fermeté immédiate lorsqu’il s’agit d’antisémitisme, minimisation lorsque l’agression touche les musulmans. Ce déséquilibre est non seulement injuste, mais dangereux pour l’unité nationale.</p>



<p>LA FRANCE FACE À SES RESPONSABILITÉS</p>



<p>La République française s’honorerait en appliquant une règle simple : même gravité, même fermeté. Toute atteinte à un lieu de culte, qu’il s’agisse d’une synagogue, d’une église ou d’une mosquée, doit être condamnée avec la même vigueur. La cohésion nationale repose sur l’égalité de traitement entre les citoyens, quelles que soient leurs croyances..</p>



<p>UNE LECTURE PROSPECTIVE NÉCESSAIRE</p>



<p>Ces gestes doivent aussi être replacés dans un contexte plus large. Ils surgissent à un moment où la France vit la fin d’un cycle politique, avec un gouvernement fragilisé et des incertitudes sur l’avenir. L’histoire montre que les périodes de transition sont souvent des terrains propices aux provocations identitaires : les groupes extrémistes testent leurs forces, profitent du vide d’autorité et cherchent à polariser la société.<br>Il est donc essentiel de voir ces actes non seulement comme des agressions contre les musulmans, mais aussi comme des signaux d’alerte sur l’état de la démocratie française. Derrière l’islamophobie, il y a une stratégie plus large : profiter des incertitudes pour diviser, fracturer et instrumentaliser la peur à des fins politiques.</p>



<p>En conclusion, la France doit comprendre que chaque fois qu’elle banalise un acte islamophobe, elle envoie un signal dangereux : celui d’une communauté citoyenne considérée comme de seconde zone. Or, une République indivisible ne peut se construire dans la hiérarchisation des souffrances. La justice doit être claire, ferme et impartiale : l’islamophobie est un crime, et elle doit être combattue comme tel.</p>
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