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	<title>Mamadou Dia Archives -</title>
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	<title>Mamadou Dia Archives -</title>
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		<title>LES MARDIS DE DIODIO</title>
		<link>https://farafinanews.com/les-mardis-de-diodio-4/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Aug 2025 10:41:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Karantaba]]></category>
		<category><![CDATA[Cheikh Ahmadou Bamba]]></category>
		<category><![CDATA[Magal Touba]]></category>
		<category><![CDATA[Mamadou Dia]]></category>
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					<description><![CDATA[OÙ VA LE SENEGAL ? A PROPOS DE L&#8217;HOMMAGE DU PRESIDENT MAMADOU DIA A CHEIKH AHMADOU BAMBA C’était le 04 septembre 1957. En marge du grand Magal de Touba, le Président Mamadou Dia, rendait un vibrant hommage à Cheikh Ahmadou Bamba ”Pour nous Sénégalais, pour nous nationalistes sénégalais, le pèlerinage de Touba n’est pas, bien [&#8230;]]]></description>
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<p>OÙ VA LE SENEGAL ?</p>



<p>A PROPOS DE L&rsquo;HOMMAGE DU PRESIDENT MAMADOU DIA A CHEIKH AHMADOU BAMBA</p>



<p>C’était le 04 septembre 1957. En marge du grand Magal de Touba, le Président Mamadou Dia, rendait un vibrant hommage à Cheikh Ahmadou Bamba</p>



<p>”Pour nous Sénégalais, pour nous nationalistes sénégalais, le pèlerinage de Touba n’est pas, bien évidement, une ‘affaire politique électorale’.</p>



<p>Ce n’est pas non plus le simple accomplissement d’un rite ordinaire.</p>



<p>Plus que tout cela, et au-delà de toutes les petites préoccupations immédiates, Touba est pour nous, à travers les années, et dans la longue marche que nous avons entreprise, une référence fondamentale.</p>



<p>Car le mouridisme est une création originale, dont le fondateur est un Saint ‘pas comme les autres’. Ahmadou Bamba nous apparaît, avant tout, comme le marabout dont la vie, l’œuvre, la doctrine se sont définies en s’opposant, parfois durement, à toutes les influences étrangères et se sont exprimées dans une création toute nouvelle et purement africaine.</p>



<p>A ce titre, l’héritage d’Ahmadou Bamba constitue à la fois un enrichissement inappréciable de notre patrimoine spirituel et une affirmation de cette autonomie culturelle qui est, tout autant que l’indépendance économique, une condition nécessaire du développement national.</p>



<p>Lorsque je dis que toute la vie d’Ahmadou Bamba a été marquée par cette volonté de se définir par ses propres valeurs, et en s’opposant à toutes les influences, à toutes les pressions, je ne veux pas tout rappeler d’une histoire que chaque Sénégalais doit cependant connaître.</p>



<p>Et quel Sénégalais ignore les difficultés qu’a rencontrées Ahmadou Bamba, les persécutions mêmes qu’il a subies de la part des autorités administratives.</p>



<p>A toutes les menaces, à toutes les pressions, Ahmadou Bamba a résisté, simplement, sans ostentation, mais sans défaillance, maintenant la pureté de sa doctrine et son indépendance à l’égard des pouvoirs &#8211; cette indépendance à l’égard de César hors de laquelle aucune spiritualité ne peut s’épanouir.</p>



<p>Et la leçon d’Ahmadou Bamba ne s’arrête pas là</p>



<p>Car son attitude a porté ses fruits, que nous recueillons aujourd’hui.<br>Son inflexibilité a fini par forcer l’estime et l’admiration de tous, et d’abord de ceux-là mêmes qui l’avaient suspecté et poursuivi.</p>



<p>C’est pourquoi nous voyons, à chaque pèlerinage, et cette année encore, le gouvernement de la République française, en la personne de ses plus hauts fonctionnaires, apporter au souvenir d’Ahmadou Bamba son hommage et l’expression de son respect.</p>



<p>Touba est donc bien pour nous le lieu où a triomphé l’esprit de résistance et la dignité sénégalaise.</p>



<p>A qui serait tenté de l’oublier, Touba rappelle que l’estime, même celle des adversaires, se mérite.<br>Elle ne vient pas récompenser la servilité ou l’acquiescement systématique.</p>



<p>Elle reconnaît la valeur de qui s’affirme, dans l’opposition s’il le faut.<br>Toute personnalité qui maintient son intégrité, obtient sa reconnaissance.</p>



<p>La dignité, qu’elle soit d’un homme ou d’un peuple, se conquiert, mais ne s’achète pas.</p>



<p>Toute l’œuvre d’Ahmadou Bamba, dans sa forme comme dans son fond, du point de vue littéraire comme par son contenu spirituel, est nourrie des mêmes valeurs et porte le même témoignage.</p>



<p>Cette œuvre affirme et chante la négritude. Elle l’a chantée en Afrique et pour les Africains, bien avant que nos intellectuels de culture française l’aient retrouvée par le long détour des humanités occidentales et du retour au pays natal.</p>



<p>Nègre, son œuvre l’est dans sa technique de la poésie, dans sa versification originale.<br>Elle l’est dans son poème imagé, coloré, rythmé, qui rompt spontanément avec toutes les techniques étrangères, qu’elles soient de l’Occident ou de l’Orient, de l’Europe ou de l’Arabie.</p>



<p>Elle est déjà, par cela seulement, un de nos premiers monuments littéraires, un des fondements de notre littérature nationale.</p>



<p>Et cette œuvre, si riche formellement, vaut encore plus par la doctrine qu’elle apporte.</p>



<p>Car le mouridisme a repensé complètement l’Islam, dans le respect de l’orthodoxie, et selon le génie de notre peuple.</p>



<p>Par cet effort doctrinal, l’Islam au Sénégal a cessé d’être une religion ‘importée’ pour devenir une religion populaire, une religion vraiment nationale incarnée au plus profond de nous-mêmes.</p>



<p>Pour toutes ces raisons que j’ai dites à Touba jeudi dernier, pour tous ces apports constitutifs de notre personnalité sénégalaise, nous considérons Ahmadou Bamba comme une des valeurs essentielles du nationalisme africain, et le mouridisme comme un élément fondamental de notre patrimoine culturel.</p>



<p>C’est pourquoi le pèlerinage de Touba est notre pèlerinage, à nous nationalistes sénégalais, et tel est le sens du témoignage que nous rendons lorsque nous participons à ce grand rassemblement et à cet acte de foi sénégalais.”</p>



<p><strong>Mamadou DIA</strong><br><strong>Président du Conseil du Sénégal (18 mai 1957- 18 décembre 1962)</strong></p>



<p></p>
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		<title>La grande amitié entre Mamadou Dia et le père Louis-Joseph Lebret (Lebret), Dominicain français (Par Frère Dr Pierre-Marie Niang)</title>
		<link>https://farafinanews.com/la-grande-amitie-entre-mamadou-dia-et-le-pere-louis-joseph-lebret-lebret-dominicain-francais-par-frere-dr-pierre-marie-niang/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Jul 2025 01:57:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Frère Dr Pierre-Marie Niang]]></category>
		<category><![CDATA[Mamadou Dia]]></category>
		<category><![CDATA[père Louis-Joseph Lebret]]></category>
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					<description><![CDATA[À qui de droitL’amitié entre Mamadou Dia (Dia) et le frère Louis-Joseph Lebret (Lebret) est loin d’être un hasard. Aussi, au-delà de Lebret, c’est tous les Dominicains de Dakar-en charge de la Paroisse Universitaire Saint-Dominique-, à l’époque tous français, qui éprouvaient une réelle sympathie pour le Président du Conseil du gouvernement du Sénégal (1957-1962).Dans le [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>À qui de droit<br>L’amitié entre Mamadou Dia (Dia) et le frère Louis-Joseph Lebret (Lebret) est loin d’être un hasard. Aussi, au-delà de Lebret, c’est tous les Dominicains de Dakar-en charge de la Paroisse Universitaire Saint-Dominique-, à l’époque tous français, qui éprouvaient une réelle sympathie pour le Président du Conseil du gouvernement du Sénégal (1957-1962).<br>Dans le cadre du discours préliminaire sur la grande amitié entre Dia et Lebret, arrêtons-nous d’abord sur la distance qui a existé entre Senghor et les Dominicains. D’ailleurs, on peut émettre l’hypothèse selon laquelle, c’est l’amitié entre Dia et Lebret qui a contribué à éloigner Senghor des Dominicains.<br>L’admiration de Senghor pour les Jésuites et les moines Bénédictins à l’origine de son inimitié avec les Dominicains<br>Il faut dire que le différend entre Senghor et les Dominicains n’est pas difficile à expliquer. Probablement, c’est plus par dépit qu’autre chose qu’on pourrait comprendre la distance critique que Senghor a toujours observé vis-à-vis des Dominicains. Le ressenti de Senghor pourrait alors se justifier par le fait que dans son différend avec Dia, il s’est senti comme abandonné par ses propres coreligionnaires. Nous y reviendrons puisque ce ressenti de Senghor est très important à nos yeux surtout de nos jours. Et ce ressenti, Senghor l’exprimait en ces termes&nbsp;:<br>«&nbsp;Je n’ai absolument aucun atome crochu avec les pères dominicains&nbsp;». Archives Province de Lyon, Archive de Luc Moreau, n° 700, carton 57, lettre de Luc Moreau à Nicolas Rettenbach, 11 juillet 1968.</p>



<p>Ces propos de Senghor permettent de bien comprendre sa préférence pour les Jésuites et les Bénédictins de Keur Moussa. En effet,<br>« Il ne faut pas oublier non plus que Senghor avait une grande admiration pour les Bénédictins. Le père Dominique Catta raconte comment après l’inauguration officielle de leur monastère le 23 juin 1963, Senghor est resté pour les vêpres célébrés entièrement en latin. Pour qui connait Senghor et son attachement au latin, cela lui est allé certainement droit au cœur », (Dominique Catta, 2004, pp. 13-20) ; Dominique Catta, Aloyse-Raymond Ndiaye, 2012, p. 49).<br>C’est peut-être dans cette préférence senghorienne des Jésuites et des moines bénédictins, qu’il faut essayer de comprendre le conflit latent noté entre lui et les frères fondateurs de la mission dominicaine de Dakar.<br></p>



<p>De plus, pour des raisons évidentes, les Dominicains n’ont jamais manqué de manifester leur sympathie et leur estime à Dia. Aussi, n’est-il pas étonnant de constater ou d’imaginer que le Président Senghor était agacé du parti pris des Dominicains pour Dia au nom de l’amitié qu’il lui porte. En effet, prendre fait et cause pour le Président du Conseil du gouvernement du Sénégal dans son conflit avec Senghor comme l’ont fait les frères dominicains de Dakar ne pouvaient pas faire de ces derniers, des amis et intimes de Senghor. Le cardinal Hyacinthe Thiandoum (Thiandoum) lui-même a dû essuyer les mêmes susceptibilités de Senghor qui considéraient que ses coreligionnaires devaient le soutenir dans son différend avec Dia.<br>Voilà un aspect qui nous semble capital surtout de nos jours. Ce rappel historique montre clairement qu’il n’y avait pas de soutien automatique des catholiques pour le président catholique ! Cela mérite d’être fortement souligné. Du reste, on peut verser cet épisode tendu entre Senghor et les Dominicains dans le registre de la relation Église/État qui même sous un président catholique était loin d’être un long fleuve tranquille (Omar Guèye, 2017, pp. 221-241). C’est dire que les positions critiques du clergé catholique envers le pouvoir central de Dakar ne date pas d’aujoourd’hui.<br>Justement, « Mai 68 » peut être compté dans les épisodes où ce même clergé montre son désaccord avec le mode de gouvernement de Senghor. En effet, dans les troubles que connut le campus social de Dakar en ébullition, occasionnant la mort d’un étudiant, les Frères ressentent dans leur propre chair cette violence infligée à leurs « étudiants ». Ils n’hésiteront pas alors à prendre fait et cause pour eux au point de se compromettre aux yeux des autorités, le président Senghor en premier.<br>Dans une homélie du dimanche de la Pentecôte, le 2 juin 1968, le frère Luc Moreau, prédicateur du jour, ne manquera pas de dénoncer la brutalité avec laquelle les forces de l’ordre ont « cassé » de l’étudiant. Ne pouvant se taire selon leurs propres dires, ils se sont tous indignés face à ce qu’ils considéraient comme une violence gratuite déversée sur de pauvres étudiants sans défense. Cette prise de position des Frères n’était évidemment pas du goût de Senghor qui décida d’ailleurs d’expulser ces derniers du Sénégal.<br></p>



<p>Mais bien heureusement, c’est la médiation d’Alioune Diop et la position ferme de Thiandoum entre autres médiateurs dans le conflit des Dominicains avec Senghor, qui sauvera les premiers nommés d’une expulsion certaine.<br>Et ce désir de voir les Dominicains quitter le Sénégal, Senghor l’avait exprimé en ces termes :<br>« En conséquence, prenant mes responsabilités, j’ai décidé que les Pères dominicains quitteraient le Sénégal. Je préfère ne pas prendre une décision d’expulsion. Je vous demande donc de transmettre ma requête à Sa Sainteté le pape Paul VI. Qu’il veuille bien donner des ordres au Supérieur hiérarchique des Pères dominicains qui sont à Dakar, pour que ceux-ci quittent le Sénégal avant le 31 juillet 1968 » (Michel Ropers, 1997).<br>Néanmoins, il faut préciser que lorsque la tension a baissé Senghor n’a pas hésité à recevoir en audience le frère Luc Moreau lui-même. Ce qui signifie que Senghor, il est vrai n’ « appréciait » pas les Dominicains auxquels il préférait les Jésuites, mais il ne leur a jamais pour autant gardé rancune. La preuve, lorsque Luc Moreau a été élu provincial de l’ancienne province de Lyon, Senghor lui-même lui a adressé ses chaleureuses félicitations selon le témoignage du frère Michel Ropers (Michel Ropers, 1997).<br>La grande amitié entre Dia, musulman fervent et Lebret, prêtre catholique français<br>Pour en venir maintenant à la grande amitié entre Dia et Lebret, on peut se référer à Luc Moreau pour essayer de comprendre la relation particulière qui les unissait. Luc Moreau disait qu’il percevait le dialogue comme une relation d’amitié avec les musulmans (Luc Moreau, 1982). Assurément, c’est son frère Lebret qui l’a le plus mis en pratique. Son amitié avec le Président du Conseil du Sénégal était connue de tous.<br></p>



<p>En effet, nouvellement installés à Dakar, dans le contexte de la décolonisation-ce qui fait soixante ans de présence dominicaine au Sénégal-, les fils de Saint Dominique seront amenés à penser le développement des peuples dans une perspective autre que celui de leur pays d’origine.<br>Sous ce rapport, on a dit de Lebret qu’il<br>« fut l’un des premiers à révéler chez les catholiques, à leur conscience, l’importance primordiale de l’ordre économique, avec tout ce qu’il mettait en jeu comme valeurs humaines et antivaleurs » (Luc Moreau, 2012, 308).<br>La notion d’« humain » adossée à la problématique de l’économie ouvrait alors de nouvelles perspectives dans la conception du développement (Louis-Joseph Lebret, 1947). Avec Lebret toujours, on peut même parler de « développement global » c’est-à-dire un développement centré sur la personne et non contre la personne. Lecteur assidu de philosophes personnalistes comme Jacques Maritain et Emmanuel Mounier, Lebret va théoriser un développement qui se veut harmonisé, totalisant et humain (François Mallet, 1968, p. 268).<br>Il faut signaler que Lebret et son équipe-dont François Perroux-se sont donnés 18 mois d’efforts pour adapter les limites administratives aux vraies régions économiques, en tout sept régions ayant à leur tête des gouverneurs responsables de l’administration et du développement économique et humain.<br>« Quelques semaines auparavant le P. Lebret ( o.p. de Lyon, Économie et Humanisme et IRFED) était devenu expert N° 1 du gouvernement du Sénégal pour ses premiers plans de développement : appelé par le musulman Mamadou Dia ». (Luc Moreau, 2001, p. 278) ; (Dominique Catta, Aloyse-Raymond Ndiaye, 2012, p. 37).<br></p>



<p>Le frère Luc Moreau que nous avons cité ci-haut, lui-même islamologue, soulignait alors ce qui était la marque de l’amitié entre Dia et Lebret. C’était à l’occasion de la donnation du nom de Lebret à la grande salle de la Paroisse universitaire Saint Dominique le 30 novembre 1966 :<br>« Si donc (…), nous donnons à notre Centre le nom de « Louis-Joseph Lebret », c’est bien sûr en mémoire du travail qu’il a voulu faire loyalement avec le Sénégal, comme un mémorial de la solidarité très humaine qui s’est créée dans cette œuvre entre hommes de toutes croyances. Et il faut souligner la sympathique coopération islamo-chrétienne » (Luc Moreau, 2012, p. 311).<br>Tels sont les contextes dans lesquels il faut loger l’amitié de Dia avec Lebret. Cette amitié qui est un dialogue de vie et de convivialité-ou de cordialité (vitaconvivialisme/vitacordialisme)-, un dialogue des œuvres (ergonisme) et même au dialogue des actions communes (tallisme) est plus qu’exempaire. Et dans le cas d’espèce, on retrouve l’objectif même assigné au dialogue comme paradigme du développement en vue de la paix sans laquelle il n’y a pas de progrès possible. Et pour nous, le premier plan de développement « commandé » par Dia et mise en œuvre par Lebret et son équipe « Économie et Humanisme » est plus qu’édifiant !<br></p>



<p>C’est l’exemple type de collaboration réussie entre chrétiens et musulmans. Et bien évidemment, les deux hommes, l’un prêtre et l’autre musulman convaincu ont pu certainement de temps en temps échanger sur leurs convictions religieuses respectives. Sous ce rapport, ne pourrait-on pas dire que le premier plan de développement du Sénégal est le fruit du dialogue islamo-chrétien ? En effet, Lebret et son équipe signalée plus haut ont exécuté la « commande » passé par le Président Mamadou Dia. Ce qui donnera naissance au premier plan de développement du Sénégal.<br>Enfin, il faut signaler que Lebret a un héritier dominicain sénégalais de grande envergure intellectuel et spirituel. Il s’agit du Frère-Professeur des Universités (CAMES) Benjamin Sombel Sarr dont l’œuvre spirituel et théologique est d’une certaine manière la continuation de la pensée du dominicain français.<br>Que cette amitié entre un musulman convaincu qu’était Dia avec un prêtre dominicain français puisse continuer d’inspirer notre pays. Cette amitié étant la preuve que la diversité culturelle et pluralisme religieux ne sont point des obstacles à l’unité.</p>



<p><strong>Frère Dr Pierre-Marie Niang, Dominicain Professeur d’islamologie au Centre Saint Augustin, Dakar</strong></p>



<p></p>
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		<title>LES MARDIS DE DIODIO.</title>
		<link>https://farafinanews.com/les-mardis-de-diodio/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Jul 2025 21:45:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Karantaba]]></category>
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					<description><![CDATA[OÙ VA LE SENEGAL ? A PROPOS DU DOCTEUR YORO DIA Docteur si tu permets Dans un entretien avec Maymouna Ndour Faye MNF, suite à la publication de ses deux livres, Dr Yoro Dia a eu à faire des sorties bizarres/inattendues pour une telle sommité.Nous en avons relevé quelques unes pour les discuter.1- « L&#8217;intérêt général [&#8230;]]]></description>
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<p>OÙ VA LE SENEGAL ?</p>



<p>A PROPOS DU DOCTEUR YORO DIA</p>



<p>Docteur si tu permets</p>



<p>Dans un entretien avec Maymouna Ndour Faye MNF, suite à la publication de ses deux livres, Dr Yoro Dia a eu à faire des sorties bizarres/inattendues pour une telle sommité.<br>Nous en avons relevé quelques unes pour les discuter.<br>1- « L&rsquo;intérêt général n&rsquo;existe pas. C&rsquo;est la somme des intérêts individuels qui constitue l&rsquo;intérêt général. » .<br>Objection Docteur : là vous ne posez pas un problème d&rsquo;existence de l&rsquo;intérêt général, mais celui de son origine, de sa provenance ou d&rsquo;antériorité avec les intérêts individuels. Au contraire, il arrive bel et bien que l&rsquo;intérêt général ne provienne nullement de la juxtaposition d&rsquo;intérets individuels. La pureté de l&rsquo;eau, de l&rsquo;air et de l&rsquo;environnement est intrinsèquement d&rsquo;intérêt général. Notre intérêt à tous est qu&rsquo;il pleuve pour que les marres, les bassins de rétention, les rivières, les fleuves, les mers et les océans se remplissent et que les récoltes soient bonnes.<br>Quand nous sommes dans un véhicule, notre intérêt à tous est qu&rsquo;il parvienne à destination sans accident.<br>Quand notre pays est en guerre, notre intérêt à tous est qu&rsquo;il en sorte vainqueur pour nous éviter l&rsquo;esclavage.<br>La paix est un intérêt général.<br>L&rsquo;éducation nationale, la santé publique, la sécurité nationale, la justice, etc.. sont d&rsquo;intérêt général.<br>Tout celà relève de la responsabilité de l&rsquo;Etat et engendre les talents et les initiatives individuelles heureuses des gens. L&rsquo;intérêt général est le terreau fertile où se développent les intérêts individuels . Ces intérêts individuels ne sauraient primer sur l&rsquo;intérêt général dans une république démocratique digne de ce nom. L&rsquo;enrichissement illicite, le détournement des deniers publics, le blanchiment de l&rsquo;argent sale, les surfacturations sont aux antipodes de l&rsquo;intérêt général. L&rsquo;intérêt général est l&rsquo;autre face du contrat social.</p>



<p>2- « Je suis Senghorien. Ce qu&rsquo;il faut à notre pays, c&rsquo;est le libéralisme et le capitalisme » .<br>Bizarre! Senghor était un socialiste et panafricaniste. Son groupe avec Mamadou Dia entre autres a quitté la SFIO de Lamine Gueye qu&rsquo;il ne trouvait pas assez socialiste.<br>Senghor a adhéré et fini à l&rsquo;internationale Socialiste. De quel Senghor Yoro est-il le senghorien?</p>



<p>3- « Dia était pour le primat du parti sur l&rsquo;Etat et Senghor le contraire ».<br>Tous les responsables de l&rsquo;Etat ont eu leur poste à partir du Parti de par ses structures et instances. Ils étaient tous pour cette approche.<br>Quand les socialistes téorisaient et pratiquaient la « confiance avant la compétence » et le parti unique / parti Etat, le Président Dia n&rsquo;était plus là depuis longtemps.<br>Le complot contre Dia suite au Conseil National de la veille avait d&rsquo;autres motivations que cette dualité. L&rsquo;implication de la chambre de commerce de Gallenca représentant du patronat français en est une illustration.</p>



<p>4- Notre Docteur tourne en dérision la relance de la coopérative par le pouvoir PASTEF. La coopérative considérée comme la mutualisation des ressources est une de la panoplie des structures spontanées de résistance inventées par le Peuple souverain pour faire face à l&rsquo;aliénation, la domination, l&rsquo;oppression et l&rsquo;exploitation des capitalistes et impérialistes. Ces structures fédérées vont servir de structures d&rsquo;émancipation / libération du Peuple souverain, accompagné des militants de sa cause. Celà ne saurait plaire aux prédateurs du&rsquo; Peuple souverain.</p>



<p>5- « L&rsquo;Etat ne doit pas produire de la richesse ».<br>Le sol, le sous-sol, l&rsquo;eau, l&rsquo;air, le vent, les fréquences etc… sont la propriété de l&rsquo;Etat; ils sont la source des richesses du pays placées entre les mains de l&rsquo;Etat.<br>Toute détention temporaire ou définitive d&rsquo;une parcelle de cette richesse provient de la volonté / autorité de cet Etat.<br>En plus l&rsquo;Etat gére tous les services publics par l&#8217;emploi de ses agent dits fonctionnaires ou agents non fonctionnaires de l&rsquo;Etat.<br>Il arrive que l&rsquo;Etat retrocéde une partie ou la totalité de ses services à des tiers tout en les accompagnant pour une exploitation limitée ou non dans le temps. C&rsquo;est le secteur privé. Quand on prétend que l&rsquo;exploitation de ces services cédés au secteur privé est la seule productrice de richesse / emploi relève du dogme libéral capitaliste, impérialiste sans fondement scientifique.<br>Le secteur public doit être fort pour la sécurité nationale, la souveraineté nationale et le partenariat gagnant-gagnant équitable . Celà n&rsquo;est pas possible sans patrimoine stratégique.<br>Je saisis cette occasion pour relancer cet appel déjà fait pour la nationalisation de la SONATEL et des ICS, la relance de la SENELEC, la SONEES et la SONACOS.<br>C&rsquo;est en général l&rsquo;endettement de l&rsquo;Etat qui pousse ce dernier à céder, sous les pressions/ injonctions des bailleurs de fonds, une bonne partie de ses ressources au secteur privé et plus grave au secteur privé international; mais aussi à accompagner ce secteur privé par des dispenses /baisses d&rsquo;impôts, des exonérations avec beaucoup de tricheries au détriment de l&rsquo;intérêt général. Cet accompagnement devrait être conditionné à l&rsquo;accord de stage à nos étudiants.<br>Le secteur privé n&rsquo;assure jamais le plein emploi mais plutôt le plein de profits.</p>



<p>6- « Senghor a créé le cousinage à plaisanterie » .<br>Senghor est le parrain des vétérans de notre parti, mais « nak kal mom mo mag Leopold ». Le « kal » nous vient de la nuit des temps. Son utilité est d&rsquo;une telle salubrité publique que nous avons la charge d&rsquo;en créer entre nos religions révélées, entre nos confreries.<br>Yoro est très généreux pour Senghor, mais trop radin pour Dia. Il s&rsquo;offusque qu&rsquo;il puisse exister encore des Diaistes tout en revendiquant haut et fort d&rsquo;être Senghorien.<br>Oh sectarisme !!!<br>Oh ostracisme !!!<br>Oh subjectivisme !!!<br>C&rsquo;est peut être son combat contre PASTEF qui en est la cause; il ressemble en celà à Moustapha Diakhaté et Bachir Fofana. Peine perdue pour un combat d&rsquo;arrière garde.<br>Le Pape Jean XXIII, Le Cardinal Yacinthe Thiandoum, le philosophe Jean Paul Sartre, le socialiste Francois Mitterand, le parlementaire français et écrivain Aimé Césaire, le ministre Amadou Makhtar Mbow, le ministre Cheikh Amidou Kane, Ousmane Camara le procureur Général du procés, le Général Jean Alfred Diallo qui a arrêté Dia, le Serigne Abasse Sall, ne peuvent pas témoigner favorablement à Dia, l&rsquo;homme que vous diabolisez régulièrement.<br>Avec la déclassification des archives, votre entreprise sera toujours un échec patent. D&rsquo;autant plus que le Président Dia est de plus en plus parrainé par la nouvelle génération : Dia est le parrain de la Jeunesse Autogestionnaire de notre parti JAP MAMADOU DIA, de l' »Appel aux patriotes : gardiens du temple Mamadou Dia, de la Place de l&rsquo;Indépendance de Thiés, d&rsquo;une stèle à la promenade des Thiessois, du Building administratif et du Boulevard de l&rsquo;indépendance à Dakar, du boulevard Mamadou Dia et du musée en projet à Khombole, de l&rsquo;Espace Public Manège à Diourbel prochainement. Toutes ces distinctions proviennent d&rsquo;hommes et de femmes et d&rsquo;institutions d&rsquo;horizons divers.<br>L&rsquo;homerta est définitivement effacé. La revanche de l&rsquo;histoire.<br>« Doolee mo mën dëgg, waye dëgg mooy muje ».<br>Le président Dia, en quittant le pouvoir, n&rsquo;avait pas de maison, son lit, un vieux sommier entretenu avec du fil de fer, reposait sur des blocs de pierre, la portière de son frigo était attachée par une corde, il y avait moins de cent mille francs dans son compte aprés avoir été Instituteur, Directeur d&rsquo;école, Sénateur et Député au parlement français, vice gouverneur de l&rsquo;AOF, Président du Conseil, Maire de Diourbel.<br>Dia est le cosignataire avec Modibo Keita de l&rsquo;acte d&rsquo;indépendance de la Fédération du Mali prélude à l&rsquo;indépendance du Sénégal .<br>PASTEF se réfère à Mamadou Dia certes, mais tous ceux qui se réfèrent à Dia ne sont pas de PASTEF.<br>Rappelons que Mamadou Dia qui a créé le MSU était un Socialiste Autogestionnaire et PASTEF ne se réclame pas de cette doctrine.<br>RESPECT POUR le Président DIA SVP !!!<br>Le Dr Yoro Dia me rappelle un peu « les gens lettrés » de J.J.ROUSSEAU. Ces gens qui du fait de leur titre prestigieux, quittent le terrain scientifique pour s&rsquo;enliser dans des prises de position complètement erronées / « ascientifiques ». Ce sont ces gens là que que notre pharaon du savoir, Cheikh Anta Diop a combattu dans L&rsquo;égyptologie. Ce sont ces gens là qui accompagnent D Trump dans sa croisade contre le réchauffement climatique. Ce n&rsquo;est pas étonnant de quelqu&rsquo;un qui te cite Napoléon Bonaparte, nurnommé l&rsquo;ogre de Corse, réputé pour sa faculté à dévorer ses enfants.<br>Mon cher Docteur Yoro Dia, « armez vous de science jusqu&rsquo;aux dents. » C. A. Diop.<br>« Si l&rsquo;apparence des choses correspondait à leur essence, toute science serait superflue. » Karl Marx.</p>



<p>Humblement.</p>



<p>Paix et Développement.</p>



<p>El HADJ NDIAYE DIODIO<br>Ingénieur Télécom<br>Tel 776367842<br>Un des gardiens du temple Mamadou Dia.</p>
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