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	<title>macky sall Archives -</title>
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	<title>macky sall Archives -</title>
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		<title>POURQUOI PASTEF N’A PAS ÉTÉ SUFFISAMMENT PRÉPARÉ A L’EXERCICE DU POUVOIR ?</title>
		<link>https://farafinanews.com/pourquoi-pastef-na-pas-ete-suffisamment-prepare-a-lexercice-du-pouvoir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Dec 2025 16:05:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Karantaba]]></category>
		<category><![CDATA[macky sall]]></category>
		<category><![CDATA[pastef]]></category>
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					<description><![CDATA[PAR MAIMOUNA DIA Comme nous le savons PASTEF s’est construit dans la lutte, la résistance et le sacrifice. Il a affronté la répression, les arrestations, l’exil, la diabolisation médiatique et politique. Cette trajectoire héroïque a forgé une base militante solide et loyale, mais elle n’a pas permis, dans le même temps, de préparer sereinement l’exercice [&#8230;]]]></description>
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<p>PAR MAIMOUNA DIA</p>



<p>Comme nous le savons PASTEF s’est construit dans la lutte, la résistance et le sacrifice. Il a affronté la répression, les arrestations, l’exil, la diabolisation médiatique et politique.</p>



<p>Cette trajectoire héroïque a forgé une base militante solide et loyale, mais elle n’a pas permis, dans le même temps, de préparer sereinement l’exercice du pouvoir d’État.</p>



<p>Frantz Fanon nous a inspiré, car nous ne devions pas rater ce train de l’histoire et en bandoulière nous scandions fièrement que « Chaque génération doit, dans une relative opacité, découvrir sa mission, la remplir ou la trahir. »</p>



<p>Aujourd’hui, la mission historique de PASTEF n’est plus seulement de conquérir le pouvoir, mais de le structurer et de l’exercer sans trahir l’idéal de rupture qui l’a porté.</p>



<p>Ousmane Sonko est incontestablement le pilier central sur lequel repose l’essentiel du projet. Or, aucun chef de parti, aussi charismatique et déterminé soit-il, ne peut gouverner durablement sans une équipe politique structurée, loyale et préparée.</p>



<p>Le constat est clair : il manque autour de lui des lieutenants solides, capables de le seconder, de porter la vision et d’assumer des responsabilités stratégiques.</p>



<p>Or, la nature ayant horreur du vide, celui-ci a été comblé. Non pas par les cadres issus de la lutte, éprouvés par la persécution sous le régime de Macky Sall, mais par des alliés de dernière minute, plus aguerris aux arcanes du pouvoir qu’aux exigences de la rupture.</p>



<p>Fanon puisqu’il est à l’honneur, nous mettait déjà en garde contre ce glissement lorsqu’il affirmait : « La bourgeoisie nationale, qui prend le pouvoir à la fin du régime colonial, est une bourgeoisie sous-développée, sans puissance économique, et dont l’esprit est tourné vers l’imitation. »</p>



<p>Ces acteurs au pedigree institutionnel plus imposant n’ont ni partagé les sacrifices ni subi la répression. Ils ont simplement senti le vent tourner. Leur présence pose un risque réel : celui de la dilution du projet de rupture dans des logiques de conservation, de partage du gâteau et de reproduction du système.</p>



<p>PASTEF n’a pas manqué de vision ni de légitimité populaire, mais plutôt d’une préparation organisationnelle à l’exercice du pouvoir : formation de cadres administratifs, structuration interne, clarification des rôles et protection du projet contre l’opportunisme.</p>



<p>Nous nous sommes engagés pour une exigence de lucidité et de responsabilité historique. Car, la rupture ne peut être portée par ceux qui n’y ont jamais cru. Le creuset de compétences est bien là mais il n’est pas utilisé à sa juste valeur. Que nos instances assument pleinement leur rôle pour former et accompagner les militants.</p>



<p></p>
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		<title>Affaire de la “dette cachée” : les avocats de Macky Sall dénoncent le refus des autorités de transmettre les documents</title>
		<link>https://farafinanews.com/affaire-de-la-dette-cachee-les-avocats-de-macky-sall-denoncent-le-refus-des-autorites-de-transmettre-les-documents/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Oct 2025 11:30:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Dette cachée]]></category>
		<category><![CDATA[Forvis-Mazars]]></category>
		<category><![CDATA[macky sall]]></category>
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					<description><![CDATA[En conférence de presse tenue ce jeudi 23 octobre 2025 à la permanence de l’Alliance pour la République (APR) à Dakar, les avocats de l’ancien président Macky Sall ont dénoncé le refus des autorités sénégalaises de leur fournir les documents officiels liés à l’affaire de la dette cachée. Selon eux, les rapports de la Cour [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>En conférence de presse tenue ce jeudi 23 octobre 2025 à la permanence de l’Alliance pour la République (APR) à Dakar, les avocats de l’ancien président Macky Sall ont dénoncé le refus des autorités sénégalaises de leur fournir les documents officiels liés à l’affaire de la dette cachée.</p>



<p>Selon eux, les rapports de la Cour des comptes, de l’Inspection générale des finances (IGF) et du cabinet Forvis-Mazars, relatifs à l’audit de la dette publique, n’ont toujours pas été communiqués, malgré leurs démarches.</p>



<p>Le coordonnateur du collège d’avocats et d’experts financiers, Me Pierre-Olivier Sur, ancien bâtonnier de Paris, a exprimé ses regrets :</p>



<p>« Jusque-là, nous n’avons reçu aucune réponse provenant du ministère des Finances ou de ses services. Il ne s’agit pas de faire le procès de l’État, mais d’avoir accès aux documents concernant cette supposée dette cachée. »</p>



<p>L’avocat a averti que, faute de réponse officielle, le collectif “engagera une réponse à la non-réponse de l’administration”, tout en précisant qu’aucune procédure judiciaire n’est actuellement enclenchée contre Macky Sall.</p>



<p>Pour sa part, Me Aïssata Tall Sall, membre du pool d’avocats, a souligné l’urgence pour leur client de disposer des documents administratifs nécessaires afin de répondre aux accusations formulées par le gouvernement.</p>



<p>« Nous voulons savoir sur quoi le Premier ministre s’est fondé pour parler d’une dette cachée sans apporter la moindre preuve », a-t-elle déclaré, estimant que l’affaire est passée d’une “dette cachée” à des “documents cachés”.</p>



<p>De son côté, Me Amadou Sall a rappelé que l’ancien chef de l’État a sollicité ces documents en toute transparence, affirmant qu’il n’a rien à se reprocher dans la gestion de la dette publique durant son mandat.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/10/FarafinaNews-11.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="740" src="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/10/FarafinaNews-11-1024x740.png" alt="" class="wp-image-12676" style="width:28px;height:auto" srcset="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/10/FarafinaNews-11-1024x740.png 1024w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/10/FarafinaNews-11-300x217.png 300w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/10/FarafinaNews-11-768x555.png 768w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/10/FarafinaNews-11-1536x1110.png 1536w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/10/FarafinaNews-11.png 2019w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p></p>
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		<item>
		<title>Macky Sall et l’écho du vide</title>
		<link>https://farafinanews.com/macky-sall-et-lecho-du-vide/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 20:19:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Diamniadio]]></category>
		<category><![CDATA[macky sall]]></category>
		<category><![CDATA[TER]]></category>
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					<description><![CDATA[À peine les portes du Palais refermées, Macky Sall s’est découvert une passion soudaine pour le globe. D’un sommet à l’autre, d’un forum à un autre, il bat la mesure d’un ex-président hyperactif, omniprésent, comme si la planète entière devait combler le vide qu’a laissé son départ du pouvoir. Mais ne nous y trompons pas [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>À peine les portes du Palais refermées, Macky Sall s’est découvert une passion soudaine pour le globe. D’un sommet à l’autre, d’un forum à un autre, il bat la mesure d’un ex-président hyperactif, omniprésent, comme si la planète entière devait combler le vide qu’a laissé son départ du pouvoir.</p>



<p>Mais ne nous y trompons pas : cet activisme diplomatique effréné n’est pas celui d’un homme d’État serein, c’est celui d’un homme en quête d’air.&nbsp; Au lieu de se tourner vers son propre pays, il projette vers l’extérieur l’énergie inquiète d’un ancien chef qui cherche dans la scène internationale un miroir de substitution.</p>



<p>Ce phénomène est dû <strong>au chancellement de la représentation de soi</strong> <strong>lorsque le pouvoir s’éteint.</strong> Le dirigeant, habitué à être observé, se met à s’observer lui-même. Pour ne pas affronter le vide intérieur, il s’invente une mission nouvelle, souvent sans ancrage.</p>



<p>Chez lui, cette fébrilité prend la forme d’un mouvement perpétuel : un trop-plein d’activité qui tient lieu d’équilibre. Mais cette hypermobilité n’est pas seulement une réponse au manque ; elle traduit aussi une conscience diffuse que le temps, désormais, ne joue plus pour lui.<br>Dans cette fuite vers l’agenda international, il y a autant de diplomatie que de stratégie : l’homme qui s’agite ainsi ne cherche pas seulement à continuer d’exister, il tente aussi de rester hors de portée du regard qui pourrait, un jour, le rappeler à ses responsabilités.</p>



<p>Macky Sall s’agite comme pour brouiller les pistes. Mais la poussière qu’il soulève finit toujours par retomber sur lui. Il faudra pourtant bien solder, tôt ou tard, les conséquences d’une gouvernance dont le pays porte encore les cicatrices politiques et morales.</p>



<p><strong>Les ombres d’un règne : 84 morts et des comptes à rendre</strong></p>



<p>Sous son règne, la République s’est couverte de cicatrices. De 2021 à 2024, les manifestations ont été noyées dans le sang et la peur : 84 morts selon plusieurs organisations locales, 65 selon les sources internationales — mais qu’importe le chiffre exact, une seule vie arrachée par la répression d’un pouvoir contesté est déjà une honte nationale.</p>



<p>Les prisons ont débordé de jeunes militants, d’opposants et d’étudiants ; les familles ont pleuré en silence ; et les médias, bâillonnés, ont dû choisir entre la censure et la fermeture.<br>Le pays qui se vantait d’être la vitrine de la démocratie africaine est devenu un laboratoire d’intimidation politique.</p>



<p>Il y a eu un glissement progressif du politique vers le sécuritaire : le régime a cessé de gouverner par adhésion pour gouverner par contrôle. L’État est devenu une architecture défensive, obsédée par la maîtrise des corps et des émotions collectives. Ce n’était plus une République qui arbitrait, mais un appareil qui se protégeait. Cette dérive, souvent insidieuse, s’installe quand la peur du désordre remplace la confiance dans le dialogue</p>



<p>Et pendant que la jeunesse se faisait gazer, tabasser ou exiler, les caisses de l’État se vidaient à coups de procédures opaques, marchés controversés et de dettes dissimulées : sept milliards de dollars de dettes dissimulées (FMI, 2025)&nbsp;; des “écarts financiers massifs” (Cour des comptes, 2025) et des projets d’émergence devenus gouffres d’endettement.</p>



<p>Le Sénégal a payé cher le repli d’un pouvoir réduit à un seul ego et l’aveuglement d’une cour fascinée par sa propre proximité du trône.</p>



<p><strong>La dérive autoritaire et la gabegie : quand la République devint un décor</strong></p>



<p>À force de vouloir incarner la République, Macky Sall a fini par la caricaturer.<br>Sous ses deux mandats, <strong>le pouvoir s’est resserré jusqu’à devenir un bunker</strong>, et la démocratie s’est peu à peu étouffée sous les couches de communication, de mise en scène et de béton.</p>



<p>Les grands travaux ? Des monuments d’orgueil. Le TER, Diamniadio, les autoroutes, tout cela brille, mais sans âme, sans équité, sans ancrage. Ce n’est pas le Sénégal qui a émergé : c’est une caste. Autour de lui, il a installé des “ministrons” et des affidés choisis moins pour leur compétence que pour leur loyauté. Des politiciens sans envergure, souvent coupés de la culture d’État, sans mémoire historique ni vision, persuadés que gouverner consiste à s’afficher derrière le Chef et à applaudir en cadence.</p>



<p>Les sciences politiques nomment cela la “routinisation du charisme” (Weber) : quand le pouvoir cesse d’être incarné pour devenir mise en scène, et que la loyauté remplace la légitimité. À ce stade, le système n’est plus dirigé, il s’auto-entretient : chacun sert pour ne pas disparaître, chacun se tait pour ne pas être vu. La cour devient alors le miroir déformant du chef — et plus il se replie, plus elle l’applaudit.</p>



<p>Mais derrière cette mécanique institutionnelle se cache un ressort intime : la peur du doute. Le chef ne cherche plus à convaincre, il exige d’être confirmé. Tout désaccord devient une menace, toute réserve une trahison. La distance entre le pouvoir et la paranoïa se réduit à mesure que l’entourage se vide de courage.</p>



<p>Il a consolidé un entourage de convenance, sans boussole ni conviction, bruyant mais sans substance, persuadé qu’être loyal, c’était se taire face aux dérives du pouvoir.<br>L’arrogance et le mépris dont il a parfois fait preuve envers ses compatriotes se mêlaient à une peur constante de la contradiction et à une méfiance maladive envers toute remise en cause.</p>



<p>C’est ainsi que la République s’est rétrécie : d’un projet collectif, elle est devenue un espace psychologique saturé par un seul ego. La verticalité s’est muée en isolement, et la parole publique en soliloque. Dans ce théâtre fermé, la politique n’était plus un acte, mais une posture.</p>



<p>Cette mécanique de la cour n’est pas nouvelle : elle prospère dans les régimes où la parole est risquée et le silence récompensé. L’obsession du contrôle finit par dissoudre la confiance, et le pouvoir se transforme en huis clos émotionnel — une scène saturée d’échos, mais vide de sens. Ce mélange d’autorité rigide et d’insécurité intérieure a durablement marqué son style de gouvernance, y compris après son départ du pouvoir. Sous cette cour de courtisans, la gouvernance a perdu son âme et le pays sa respiration. La République s’est faite minuscule, coincée entre l’égo d’un homme et la lâcheté d’un système.</p>



<p><strong>Le fils dévoyé</strong><strong> :</strong> l’élève sans grandeur du maître Wade. Macky Sall aime se présenter comme l’héritier politique d’Abdoulaye Wade qui serait son “père spirituel”, son modèle, son maître. Mais il n’en a gardé que la roublardise, jamais la vision, la ruse, jamais le courage, la prudence calculée, jamais la flamme du courage. Là où Wade maniait la stratégie comme un art, Macky en a fait un réflexe de défense, de survie. Là où le vieux maître pensait l’Afrique, son disciple n’a pensé qu’à lui-même et à son confort<br>Être l’enfant de Wade ne se limite pas à avoir connu le pouvoir, mais à savoir l’habiter.<br>Macky Sall, lui, l’a simplement occupé.</p>



<p>La psychologie du pouvoir offre ici une clé de lecture : le disciple sans filiation assumée tend à transformer l’imitation en compétition. Ce besoin d’effacer le père symbolique conduit à une gouvernance anxieuse, crispée sur la preuve permanente de sa légitimité. Ce n’est plus l’élève qui prolonge le maître, c’est le successeur qui cherche à le faire oublier. Il a pris de Wade le goût du calcul, mais non la flamme ; l’obsession du contrôle, mais non la capacité à innover ; la malice du politicien, mais non la hauteur de l’homme d’État. En somme, il fut le fils sans héritage : le produit d’une école dont il n’a retenu que les intrigues de cour, jamais les leçons de l’Histoire.</p>



<p>Les dynamiques sociales du pouvoir confirment souvent ce schéma : lorsqu’une filiation politique se rompt, le système se replie sur la loyauté personnelle et la peur de la comparaison. Le leadership devient défensif, tourné vers la protection de soi plus que vers l’invention collective. Ce qu’il a construit après Wade n’a pas prolongé une vision : cela l’a amoindrie.<br>Et en reniant la mémoire de celui qui l’avait fait roi, Macky Sall a confirmé ce que beaucoup pressentaient : qu’il n’était pas le continuateur d’un héritage, mais le miroir inversé d’une lignée.</p>



<p>De cette filiation blessée est née une personnalité politique paradoxale : prudente jusqu’à l’excès, méfiante, autoritaire dans le doute, obsédée par le contrôle. On pourrait parler ici d’un pouvoir orphelin : un exercice sans ascendance ni descendance politique, replié sur lui-même<strong>, incapable de transmettre autre chose que la peur de perdre</strong>.</p>



<p>Et dès qu’il a perdu ce contrôle, son vernis de sérénité s’est fissuré.</p>



<p><strong>Peur, hyperactivité et narcissisme : le vide du pouvoir</strong></p>



<p>Les psychologues ont un mot pour cela : <strong>syndrome du vide de pouvoir. </strong>Le patient type : un dirigeant déchu incapable de respirer sans les caméras, qui parle de tout sauf de ses fautes, et qui confond l’agitation avec l’existence. Depuis sa sortie du Palais, Macky Sall ne s’arrête plus. Il veut être vu, entendu, applaudi, reconnu, quitte à se répéter ou à se contredire.</p>



<p>Ses discours sur “l’émergence” et “la stabilité” sonnent comme un disque rayé, une thérapie de substitution à la perte du trône. L’on pourrait décrire ce moment comme une phase de “<strong>dissonance post-mandat”</strong> : l’esprit continue à régner alors que le corps n’a plus d’État. L’hyperactivité n’est pas qu’un réflexe de vanité ; elle devient un dispositif de survie psychique destiné à conjurer la perte d’autorité et, plus encore, la peur du jugement. C’est du déni&nbsp;!</p>



<p>Macky Sall fuit le silence, car le silence le met face à lui-même. Et rien n’effraie davantage un autocrate que le miroir de ses propres décisions. Cette fuite permanente s’explique moins par le tempérament que par la stratégie : multiplier les déplacements, les rencontres, les tribunes, c’est aussi se maintenir dans un espace diplomatique où le politique se confond avec l’immunité. Le mouvement devient un bouclier, la parole une armure ; chaque déplacement est une manière d’échapper à la fixité du regard judiciaire.</p>



<p>Aujourd’hui, Macky Sall cherche à échapper à son destin bien qu’il se dise croyant ! Car derrière tout cet activisme débordant qui le mène du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, de fora à fora, il tisse des réseaux d’influence dans une quête effrénée d’une armure, une cotte de mailles symbolique pour se protéger du rouleau compresseur de la justice internationale.</p>



<p>Derrière cet activisme et ce besoin viscéral d’être hypermédiatisé, de se rendre visible et audible jusqu’à chantonner « Le coq chante », au-delà de faire parler de lui, on pourrait penser à un ego surdimensionné, un problème de narcissisme débordant. Mais chez lui&nbsp;il ne s’agit pas de narcissisme de conquête mais plutôt de sauvegarde : le premier cherche l’adhésion, le second la protection. Ici, l’exposition médiatique n’est pas une démonstration de force ; c’est une manière de gagner du temps, de diluer la responsabilité, d’imposer une présence permanente pour ne pas devenir un sujet d’enquête.</p>



<p>Ses mobiles sont ailleurs : Il a peur ! Il a très peur de tomber dans l’oubli, que l’on ne parle plus de lui, car l’oubli, le silence le concernant, c’est la voie balisée et avec tapis rouge qui va lui être déroulé vers la CPI..&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Ce n’est plus du leadership : c’est du déni. Quand la fonction s’étiole, le chef transforme la politique en théâtre de sauvegarde personnelle. Il ne gouverne plus : il se protège. Hypermobilité, communication saturée, réécriture de soi : tout vise à différer l’heure des comptes.<br><br></p>



<p>L’homme à la mémoire trafiquée<br>Chez Macky Sall, la réécriture n’est pas un accident : c’est un mode de respiration. Il efface pour ne pas partager, réécrit faute de convaincre. Il se fabrique une autobiographie alternative où les compagnons deviennent figurants et la réalité se tord pour s’agenouiller devant son récit.<br>Ce n’est plus de la politique : c’est du rebranding existentiel. Son dernier livre n’est pas un témoignage, mais une mise en scène : angles redressés, erreurs repeintes, noms gommés, vertus inventées. Ce besoin de corriger le passé révèle une faille : l’incapacité à cohabiter avec sa propre vérité.<br><br></p>



<p>Il n’y a pas de grandeur sans mémoire juste. En s’arrogeant le monopole du souvenir, il dévoile l’imposture : vouloir être le propriétaire du passé. Il exige que l’Histoire s’incline non devant ce qu’il fut, mais devant ce qu’il prétend avoir été. Drame d’un homme qui cherche la célébration d’un récit qu’il a inventé alors que le pays se souvient encore de ce qu’il a renié.<br>Matrice d’une survie : agitation et réécriture pour gagner du temps, modeler le récit, saturer l’espace public et empêcher la mémoire de s’organiser en accusation. Derrière le vacarme : moins l’ego que la peur de la chute.<br><br></p>



<p><strong>Immunité par la diplomatie : la fuite vers l’ONU</strong><br>Les rumeurs d’un poste onusien ou africain relèvent d’une stratégie de repositionnement : chercher dans la diplomatie un refuge symbolique face à la reddition des comptes. De New York à Addis-Abeba, il se rêve en “sage africain”, médiateur et porte-voix. Ironie : celui qui a réprimé sa jeunesse voudrait parler au nom des générations futures.<br><br></p>



<p>Ses voyages ressemblent à un tour du monde d’autolégitimation, une quête d’immunité maquillée en mission humaniste. Les spécialistes parlent d’“immunisation symbolique” : convertir le pouvoir perdu en capital d’influence, déplacer la scène du jugement vers celle du prestige. La diplomatie devient un instrument de sauvegarde personnelle : transformer une légitimité interne déclinante en reconnaissance externe. C’est l’“externalisation de la légitimité” : utiliser visibilité et statut pour neutraliser la responsabilité. Autrement dit, la scène mondiale sert de refuge quand la scène nationale devient un tribunal.<br><br></p>



<p>Le monde n’a pas besoin d’un Macky Sall pacificateur ; il a besoin d’un Macky Sall redevable.<br>Car la politique n’est pas une scène d’auto-fiction : elle est une redevabilité concrète envers des vies brisées, des parcours stoppés, des promesses trahies. Le récit ne guérit pas les plaies ; la justice, si.<br><br></p>



<p>Difficile d’évaluer le coût de cet activisme (voyages, forums, conseillers, avocats). Avec quel argent ? Partenaires, réseaux, fonds privés ? Nul ne le sait. Et quel bilan ? Une gouvernance marquée par la répression la plus violente de notre histoire récente : 2021–2023, 84 morts selon plusieurs organisations indépendantes. Cette perspective onusienne n’est portée que par lui et quelques partisans encore enfermés dans le déni.<br><br></p>



<p><strong>Le miroir du destin : la justice approche</strong><br>Ironie de l’Histoire : celui qui ouvrit le sol sénégalais au jugement d’Hissène Habré pourrait être symboliquement rattrapé par le même modèle. Quand le pouvoir se sent menacé, il projette, transforme la justice en hostilité supposée, multiplie gestes et alliances pour écrire sa défense.<br>La Haute Cour de Justice du Sénégal existe — endormie dans l’article 101 de la Constitution — jamais activée, jamais abolie. Épée au fourreau qu’on commence à palper. Les juristes parlent de “latence institutionnelle” : un organe prévu pour juger les plus hauts responsables, neutralisé par la pratique. Cette inaction crée une dette de justice, un espace suspendu où la mémoire nationale n’a pas encore de traduction juridique.</p>



<p><br>Si la justice sénégalaise se tait, la justice africaine pourrait parler : une chambre spéciale mixte, sur le modèle Habré, pour examiner violences politiques et abus d’État. À défaut, le droit international invoquerait la complémentarité : quand un État ne juge pas ses responsables, d’autres juridictions le peuvent. Et si l’Afrique se taisait encore, la CPI — dont le Sénégal fait partie — écouterait les mères qui pleurent leurs fils. Le droit, au-delà des frontières, ne poursuit pas des hommes : il poursuit des précédents. C’est la logique du miroir institutionnel, qui renvoie à chaque pouvoir l’image exacte de ce qu’il a fait subir. Oui, Macky Sall peut redouter non un complot, mais le verdict de l’Histoire — plus implacable que les tribunaux, écrit dans la conscience collective qui ne prescrit jamais.<br><br></p>



<p><strong>2029 : l’illusion d’un retour</strong><br>On murmure “retour”. Retour de quoi ? Le parti s’est vidé, les fidèles se sont éparpillés. Les Sénégalais ont tourné la page. Imaginer Macky Sall candidat en 2029, c’est un feu d’artifice dans une maison en ruine. Avec quel parti ? Quels militants ? Quelle légitimité ? Où va-t-il battre campagne ? À partir de Marrakech ? Via WhatsApp ?</p>



<p><br>Faiseur de roi ? Qui voudrait d’un tel “sherpa” ? Ceux qui crurent à sa loyauté en ont payé le prix. Les Sénégalais savent ce qu’ils ne veulent plus : ni de lui, ni du système dont il fut le dernier dépositaire.<br>Avec le “syndrome du pouvoir épuisé”, la légitimité s’effondre avec l’appareil qui la soutenait ; le charisme ne produit plus que de la fatigue. Fin d’un cycle, non d’un mandat. Son itinéraire atteste d’une intelligence tactique et du goût de la mise en scène. Il a fait flèche de tout bois — souvent mal taillée — mais empoisonnée pour tout ce qui faisait obstacle à ses desseins. Dirigeant impulsif sous des dehors de froide maîtrise, il a fini par tirer sur sa propre image, puis sur son ombre.</p>



<p><br>Les analystes (Barber, Post) décrivent la phase post-mandat comme un “cycle de répétition symbolique” : plus le pouvoir s’éloigne, plus on rejoue les scènes anciennes. Faire campagne sans électorat, discours sans auditoire, ça n’est pas un projet, c’est une défense.</p>



<p>Au pouvoir, il rappelait Don Quichotte face aux moulins qu’il prenait pour des géants. On rirait… si 84 jeunes n’avaient pas péri. Entouré de courtisans bruyants confondant loyauté et vacarme, il s’y est identifié — persuadé que le bruit payait, car c’était ce qui les nourrissait. Il ne lui reste ni socle populaire, ni crédibilité morale, ni espace politique. Le Sénégal a mûri ; ce peuple qu’il croyait docile a appris la résistance. Il apparaît désormais comme ce qu’il est devenu : le passé, en costume bleu-nuit, en quête d’une lumière qui ne veut plus de lui.</p>



<p><br>Ce refus du retour n’est pas seulement moral : il est structurel. Les transitions démocratiques montrent qu’un pouvoir défait ne se régénère pas de son propre épuisement. Quand une société franchit un seuil de conscience civique, elle ne revient pas en arrière. Revenir, dans ce contexte, ne serait pas une ambition, mais une dissonance. La décence imposerait la réserve.<br><br></p>



<p>Mais il a choisi l’autolégitimation permanente : parler, s’expliquer, occuper la scène. L’homme d’État s’est mué en personnage agité. Derrière le calme, une fébrilité : tempérament impulsif, obsédé par le contrôle, vite débordé par la contradiction. Il n’écoute pas : il réagit. Il ne dialogue pas : il répond. Il ne s’interroge pas : il se justifie.<br><br></p>



<p><strong>La peur du silence</strong><br>Jamais un ancien chef d’État n’a fait autant de bruit après sa chute. Voyages, conférences, publications : une mise en scène de présence pour combler l’absence. Le mouvement n’est pas énergie : c’est une défense ; le bruit, une stratégie. Il ne veut pas convaincre le monde : il veut étouffer sa conscience. Pour celui qui gouverna par le contrôle, le silence n’est pas repos : c’est une menace, un gouffre.</p>



<p><br>Face à un héritage d’excès — répression brutale, morts en manifestation, gouvernance brouillonne, dérives financières et foncières — la dignité commanderait la retenue. Il a préféré le vacarme : une “fuite narrative” qui sature l’espace médiatique pour retarder le jugement.<br>Tout son activisme obéit à cette logique : occuper la scène pour éviter le face-à-face avec la mémoire. Agitation diplomatique relayée complaisamment par certains médias : non ce n’est pas un agenda, mais une peur organisée — celle d’être réduit à un nom sans fonction, à un souvenir sans contrôle.</p>



<p><br>Dans un État de droit, invoquer la “vengeance” pour esquiver la redevabilité est une diversion politicienne. La justice, rappelait René Girard, “rationalise la vengeance” et lui substitue un cadre qui prévient la spirale de violence, grâce à l’indépendance de l’autorité judiciaire (La Violence et le Sacré). Le Sénégal n’attend ni vengeance ni bruit : il attend la vérité. Elle ne se construit pas à New York ou Marrakech, mais ici, dans la mémoire des faits et les visages qui se souviennent. La justice, quand elle tarde, ne disparaît pas : elle mûrit.<br><br></p>



<p>Qu’on ne s’y trompe pas : la dignité d’un ancien chef d’État se mesure à sa capacité de silence responsable et d’explication devant la loi, non à l’addition de miles aériens et de selfies diplomatiques. Et aujourd’hui, la question n’est pas de savoir s’il reviendra, mais ce que son agitation dit de la fin d’un modèle. Macky Sall ne prépare pas un retour : il prolonge une disparition. C’est peut-être là, dans cette incapacité à se taire, que s’écrit la dernière page d’un règne qui refuse d’admettre sa clôture.<br><br></p>



<p>Macky Sall n’a pas quitté le pouvoir : le pouvoir s’est détaché de lui. Il voulait un symbole ; il laisse un symptôme — celui d’un modèle politique épuisé où régner fut confondu avec durer, et durer avec parler. Vient un temps où la parole ne protège plus : elle dénonce. Et des silences qui, loin de condamner, réhabilitent ceux qui savent s’y tenir.<br></p>



<p><strong>Mamadou Mbodji, psychologue clinicien<br>Karim Fall, analyste en psychologie politique et dynamiques sociales »</strong></p>
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		<title>Pourquoi attendre la confirmation du FMI ?  (Par Pape Sadio THIAM)</title>
		<link>https://farafinanews.com/pourquoi-attendre-la-confirmation-du-fmi-par-pape-sadio-thiam/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Oct 2025 17:59:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Karantaba]]></category>
		<category><![CDATA[Dette cachée]]></category>
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		<category><![CDATA[macky sall]]></category>
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					<description><![CDATA[Faillite médiatique et responsabilité politique dans l’affaire de la dette cachée La récente confirmation par le Fonds monétaire international (FMI) de l’existence d’une dette cachée contractée sous le régime de Macky Sall a provoqué un émoi considérable dans l’espace public sénégalais. Pourtant, cette « révélation »n’en est pas une : nos corps de contrôle avaient [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Faillite médiatique et responsabilité politique dans l’affaire de la dette cachée</strong></p>



<p>La récente confirmation par le Fonds monétaire international (FMI) de l’existence d’une dette cachée contractée sous le régime de Macky Sall a provoqué un émoi considérable dans l’espace public sénégalais. Pourtant, cette « révélation »n’en est pas une : nos corps de contrôle avaient depuis longtemps mis au jour ces dérives budgétaires et financières. De surcroît, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et son Premier ministre, Ousmane Sonko, avaient eux-mêmes reconnu publiquement l’existence de cette dette dissimulée, confirmant la véracité des constats nationaux. Dès lors, une interrogation s’impose : pourquoi fallait-il attendre la parole du FMI pour que cette vérité devienne audible et reconnue ?</p>



<p>La réponse, en apparence simple, révèle en réalité une pathologie collective : celle d’une dépendance intellectuelle et symbolique, où la légitimité du savoir national est suspendue à la validation d’une instance extérieure. Et cette dépendance ne touche pas seulement la société politique et civile : elle a contaminé une large partie de la presse sénégalaise, pourtant censée être le miroir critique du pouvoir.</p>



<p>Dans cette affaire, la société médiatique et politique a préféré attendre la confirmation du FMI, comme si la parole nationale manquait de légitimité. Ce réflexe est symptomatique d’une aliénation cognitive que Frantz Fanon décrivait déjà : « L’Européen est devenu le juge ultime de la vérité du colonisé. » Transposée au champ économique, cette domination prend la forme d’une tutelle symbolique où la vérité sénégalaise n’est considérée comme crédible qu’une fois certifiée à Washington.</p>



<p>Le rôle des médias dans cette affaire mérite une attention particulière. Car la presse, censée être le contre-pouvoir démocratique, s’est elle aussi révélée captive de ce réflexe d’attente vis-à-vis du FMI. Loin de valoriser le travail de nos corps de contrôle et les déclarations du chef de l’État, une grande partie des médias sénégalais a préféré s’en remettre au jugement du FMI pour “authentifier” l’existence de la dette cachée. Cette posture traduit une perte d’autonomie intellectuelle et une soumission symbolique à la parole internationale.</p>



<p>Cette situation illustre ce que Pierre Bourdieu appelait la dépendance des champs dominés, c’est-à-dire la tendance des élites culturelles et médiatiques des pays périphériques à chercher la validation dans le centre de légitimation mondial. En d’autres termes, la presse nationale, au lieu de produire une vérité sénégalaise sur la dette, s’est contentée d’attendre la bénédiction du FMI pour oser en parler avec gravité.</p>



<p>Il y a là une faillite de la mission critique du journalisme. Car informer, ce n’est pas attendre l’étranger pour confirmer ce que les institutions locales établissent ; c’est au contraire donner sens, contexte et légitimité à la parole nationale. En se plaçant dans une posture d’attente, la presse sénégalaise s’est faite l’écho d’une tutelle symbolique, confirmant que la dépendance politique s’accompagne d’une dépendance médiatique.</p>



<p>Cette dérive a des conséquences redoutables : elle désarme l’opinion publique, fragilise la confiance dans les institutions et réduit le champ médiatique à une simple caisse de résonance des puissances extérieures. Dans un pays où la presse devrait être un espace de souveraineté intellectuelle, ce renoncement est une trahison du rôle démocratique fondamental du journaliste.</p>



<p></p>
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		<title>Dette publique du Sénégal : la CCR exige la transparence et met la pression sur le Gouvernement</title>
		<link>https://farafinanews.com/dette-publique-du-senegal-la-ccr-exige-la-transparence-et-met-la-pression-sur-le-gouvernement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Oct 2025 23:25:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[cabinet Forvis-Mazars]]></category>
		<category><![CDATA[Convergence des Cadres Républicains]]></category>
		<category><![CDATA[macky sall]]></category>
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					<description><![CDATA[La Convergence des Cadres Républicains (CCR) est montée au créneau pour exiger la transparence totale sur la gestion de la dette publique entre 2019 et 2024. Réunis pour examiner la situation politique nationale, les cadres républicains ont publiquement soutenu la démarche entreprise par l&#8217;équipe de l&#8217;ancien Président Macky Sall visant à faire éclater la vérité [&#8230;]]]></description>
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<p>La Convergence des Cadres Républicains (CCR) est montée au créneau pour exiger la transparence totale sur la gestion de la dette publique entre 2019 et 2024. Réunis pour examiner la situation politique nationale, les cadres républicains ont publiquement soutenu la démarche entreprise par l&rsquo;équipe de l&rsquo;ancien Président Macky Sall visant à faire éclater la vérité sur l&rsquo;existence d&rsquo;une supposée « dette cachée ».</p>



<p>La CCR a salué la saisine officielle du pool d&rsquo;avocats de Macky Sall par le ministre des Finances et du Budget et le Premier Président de la Cour des Comptes. Pour l&rsquo;organisation, cette démarche est à la fois « sereine et responsable ».</p>



<p>Elle dénonce avec virulence la « campagne abjecte de manipulation et de désinformation » menée, selon elle, par l&rsquo;actuel gouvernement, notamment par le Premier ministre Ousmane Sonko. La CCR affirme que l&rsquo;annonce « fallacieuse » de septembre 2024 concernant une dette cachée a des « répercussions dramatiques » sur l&rsquo;économie sénégalaise :</p>



<p>Fragilisation de la stabilité économique.</p>



<p>Érosion de la confiance des investisseurs.</p>



<p>Vulnérabilité du Sénégal face aux marchés financiers.</p>



<p>Selon les cadres républicains, cette action relève d&rsquo;une « irresponsabilité » et vise cyniquement à « salir son opposition à des fins strictement politiciennes ».</p>



<p>La CCR insiste sur le fait que l&rsquo;initiative de réclamer la transparence vient de Macky Sall lui-même, malgré le fait qu&rsquo;il n&rsquo;ait « aucune responsabilité sur la gestion opérationnelle des Finances publiques ». Cette démarche, menée en tant qu&rsquo;Homme d&rsquo;État, est présentée comme un souci de « préservation de son bilan économique » et de la « garantie de la souveraineté nationale ».</p>



<p>Les cadres estiment que le gouvernement, après avoir passé près d&rsquo;un an à accuser l&rsquo;ancien régime, a désormais une « occasion unique d&rsquo;apporter toute la lumière requise ».</p>



<p>Pour une « manifestation de la vérité » totale devant le Peuple sénégalais, la Convergence des Cadres Républicains demande la publication immédiate et intégrale de plusieurs rapports d&rsquo;audit et d&rsquo;inspection :</p>



<p>Le « Rapport sur la situation des finances publiques » de l’Inspection Générale des Finances (IGF), couvrant la période de janvier 2019 à mars 2024.</p>



<p>Le Rapport provisoire de la Chambre des Affaires Budgétaires et Financières de la Cour des Comptes.</p>



<p>Le Rapport du cabinet Forvis-Mazars portant audit de la dette publique.</p>



<ol start="1" class="wp-block-list"></ol>



<p>La CCR avertit que « toute rétention sélective d’information et toute obstruction » seront interprétées comme la volonté du gouvernement de s&rsquo;enfermer dans l' »opacité, le dilatoire et la poursuite de la manipulation accusatoire ».</p>



<p>L&rsquo;organisation républicaine conclut en réaffirmant son engagement pour la vérité et la bonne gouvernance et en appelant l&rsquo;État à « faire preuve de la même volonté de transparence afin que cette affaire soit définitivement tirée au clair. »</p>



<p></p>
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		<title>Aliou Sall et son épouse placés en garde à vue dans une affaire de blanchiment</title>
		<link>https://farafinanews.com/aliou-sall-et-son-epouse-places-en-garde-a-vue-dans-une-affaire-de-blanchiment/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Oct 2025 23:13:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Aliou Sall]]></category>
		<category><![CDATA[Guédiawaye]]></category>
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					<description><![CDATA[Coup de théâtre dans le landerneau politique et judiciaire : l&#8217;ancien maire de Guédiawaye, Aliou Sall, et son épouse ont été placés en garde à vue dans les locaux de la Division des Investigations Criminelles (DIC). Cette mesure fait suite à une délégation judiciaire ordonnée par le président du collège des juges d&#8217;instruction du pool [&#8230;]]]></description>
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<p>Coup de théâtre dans le landerneau politique et judiciaire : l&rsquo;ancien maire de Guédiawaye, Aliou Sall, et son épouse ont été placés en garde à vue dans les locaux de la Division des Investigations Criminelles (DIC).</p>



<p>Cette mesure fait suite à une délégation judiciaire ordonnée par le président du collège des juges d&rsquo;instruction du pool judiciaire financier, Idrissa Diarra, dans le cadre d&rsquo;une enquête pour blanchiment de capitaux liés au foncier.</p>



<p>La procédure judiciaire vise le frère de l&rsquo;ancien président Macky Sall et sa femme après l&rsquo;exploitation du rapport d&rsquo;enquête de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF). </p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/10/FarafinaNews-2.png"><img decoding="async" width="1024" height="740" src="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/10/FarafinaNews-2-1024x740.png" alt="" class="wp-image-12157" style="width:28px;height:auto" srcset="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/10/FarafinaNews-2-1024x740.png 1024w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/10/FarafinaNews-2-300x217.png 300w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/10/FarafinaNews-2-768x555.png 768w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/10/FarafinaNews-2-1536x1110.png 1536w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/10/FarafinaNews-2.png 2019w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p></p>
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		<item>
		<title>Dettes cachées : l’impossible transparence ? Le cas du Sénégal et les leçons de l’histoire (Par le Dr. Seydina Oumar Seye)</title>
		<link>https://farafinanews.com/dettes-cachees-limpossible-transparence-le-cas-du-senegal-et-les-lecons-de-lhistoire-par-le-dr-seydina-oumar-seye/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Sep 2025 15:38:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Karantaba]]></category>
		<category><![CDATA[BECEAO]]></category>
		<category><![CDATA[Dette cachée]]></category>
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					<description><![CDATA[Alors que l’ancien président Macky Sall affirme que des dettes cachées sont « impossibles » sous le contrôle de la BCEAO et du FMI, l’actuel pouvoir sénégalais parle d’écarts massifs, d’audits révélateurs et d’une dette approchant les 119% du PIB. Retour sur une controverse qui dépasse les frontières sénégalaises et interroge les limites des garde-fous [&#8230;]]]></description>
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<p>Alors que l’ancien président Macky Sall affirme que des dettes cachées sont « impossibles » sous le contrôle de la BCEAO et du FMI, l’actuel pouvoir sénégalais parle d’écarts massifs, d’audits révélateurs et d’une dette approchant les 119% du PIB. Retour sur une controverse qui dépasse les frontières sénégalaises et interroge les limites des garde-fous financiers internationaux.</p>



<p>La polémique enfle dans le pays de la Téranga. D’un côté, l’ancien chef de l’État, Macky Sall, défend son bilan et clame, catégorique : la constitution de dettes cachées est une « impossibilité technique et juridique ». Il invoque le contrôle permanent et rigoureux de deux institutions phares : la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et le Fonds Monétaire International (FMI). De l’autre, le régime du président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko brandissent les résultats d’audits préliminaires, dénoncent des « non-conformités majeures » dans la gestion des comptes publics et évoquent une dette publique bien plus lourde qu’annoncée, flirtant avec les 119% du PIB.</p>



<p>Qui dit vrai ? Au-delà de l’affrontement politique, cette querelle soulève une question fondamentale : est-il vraiment impossible pour un État de dissimuler une partie de son endettement, même sous le regard supposé vigilant de la BCEAO et du FMI ?</p>



<p>La thèse de l’impossibilité : les garde-fous invoquésL’argumentaire de l’ancien pouvoir repose sur une architecture financière considérée comme infaillible.</p>



<p>1. Le rôle de la BCEAO : Dans l’UEMOA, les États membres ne peuvent pas « créer de la monnaie » en contractant des dettes directement auprès de leur banque centrale, comme cela peut être le cas ailleurs. Ils doivent emprunter sur les marchés financiers ou auprès de bailleurs. La BCEOA supervise le système bancaire et, en théorie, les flux financiers. Toute opération de dette souveraine majeure transite nécessairement par le système bancaire, qui est sous sa surveillance.</p>



<p>2. Le contrôle du FMI : L’institution de Washington impose des conditionnalités strictes dans le cadre de ses programmes d’aide. Des revues trimestrielles ou semestrielles examinent en détail la situation des finances publiques, le niveau d’endettement et le respect des critères de convergence de l’UEMOA (dont le fameux plafond de 70% du PIB pour la dette). Toute dette non déclarée serait, selon cette logique, immédiatement détectée lors de ces audits réguliers. Sur le papier, le système semble étanche. Pourtant, l’histoire récente et les mécanismes financiers opaques démontrent que cet optimisme est peut-être excessif. </p>



<p>La réalité des dettes cachées : un phénomène mondial et africain</p>



<p>La notion de « dette cachée » n’est pas une invention sénégalaise. Elle désigne un endettement public qui n&rsquo;est pas correctement enregistré dans les documents budgétaires et les statistiques officielles, souvent dissimulé dans les comptes d&rsquo;entreprises publiques ou via des instruments financiers complexes. Le cas emblématique du Mozambique (2013-2016) : C’est l’exemple parfait d’un État ayant réussi à cacher plus de 2 milliards de dollars de dettes. Le gouvernement a garanti des emprunts contractés par trois entreprises publiques (ProIndicus, EMATUM et MAM) pour des projets de sécurité maritime et de pêche. Ces dettes, présentées comme privées, n’apparaissaient pas dans les statistiques de la dette publique. Le FMI et les créanciers internationaux n’ont été informés que tardivement, provoquant un scandale, un défaut de paiement et une suspension de l’aide internationale. </p>



<p>Le FMI lui-même a reconnu des « failles » dans son système de surveillance.· L’exemple de la République du Congo (2017) : Le pays a été accusé d’avoir dissimulé une partie de sa dette à l’égard du trader suisse Glencore, empêchant ainsi une vision claire de sa soutenabilité budgétaire. Là encore, des créances pétrolières anticipées et des prêts directs n&rsquo;étaient pas pleinement transparents. </p>



<p>Les « prêts garantis » et les PPP (Partenariats Public-Privé) opaques : Un des moyens les plus courants pour contourner les plafonds d&rsquo;endettement est de recourir à des garanties de l&rsquo;État sur des emprunts contractés par des entités parapubliques. Tant que l&rsquo;entreprise publique rembourse, la dette reste « hors bilan ». Mais en cas de défaut, elle retombe intégralement sur les épaules de l&rsquo;État, comme une bombe à retardement. Les PPP mal structurés peuvent fonctionner sur le même principe.</p>



<p>Comment dribbler la BCEAO et le FMI ? Les mécanismes du contournement</p>



<p>Il est naïf de croire que ces institutions sont omniscientes. Leurs contrôles, bien que rigoureux, ont des limites que des acteurs déterminés peuvent exploiter.</p>



<p>1. L’ingénierie financière et les créanciers « parallèles » : Le FMI et la BCEAO s’appuient sur les données fournies par les États membres. Si un gouvernement contracte un prêt avec un créancier privé peu scrupuleux, une banque d&rsquo;affaires ou un fonds vautour, et convient de ne pas le déclarer immédiatement, l&rsquo;opération peut passer inaperçue un temps. Les créanciers bilatéraux non membres du Club de Paris peuvent également opérer dans une relative opacité.</p>



<p>2. Le recours aux entreprises publiques (le « modèle mozambicain ») : C’est le canal privilégié. L&rsquo;État fait contracter la dette non pas directement par le Trésor public, mais par une société d&rsquo;énergie, de transport ou de télécommunications. La dette est ainsi comptabilisée au bilan de l&rsquo;entreprise. La BCEAO surveille le secteur bancaire, mais le lien entre un prêt à une entreprise publique et une garantie de l&rsquo;État implicite ou explicite peut être obscurci. L&rsquo;audit du FMI se concentre sur la dette du gouvernement central ; il faut un examen plus poussé pour consolider la dette du secteur public élargi.</p>



<p>3. Les arriérés de paiement et la dette « flottante » : Un État peut accumuler des arriérés de paiement auprès de ses fournisseurs nationaux (entreprises de BTP, fournisseurs de carburant). Ces arriérés, qui constituent une forme de dette, ne sont pas toujours captés instantanément par les statistiques en temps réel. Ils gonflent la dette réelle sans être immédiatement visibles.</p>



<p>4. Le décalage temporel et la complexité comptable : Il existe un délai entre la signature d&rsquo;un contrat de prêt, son décaissement et son enregistrement dans les livres de comptabilité publique. Un audit comme celui du FMI est un instantané. Des engagements fermes pris juste après une revue peuvent rester dans l&rsquo;ombre jusqu&rsquo;à la revue suivante, six mois plus tard. De plus, la complexité délibérée de certains instruments financiers (prêts indexés sur des matières premières, swaps de taux) peut brouiller les pistes.Le cas sénégalais : entre soupçons, audits et réalités comptablesC’est dans ce contexte qu’il faut analyser les déclarations contradictoires à Dakar.</p>



<p>Les allégations du nouveau pouvoir : Le gouvernement « Diomaye-Sonko » s&rsquo;appuie sur les travaux de l’audit dit « MOZAR » (Mission d&rsquo;Optimisation et de Vérification des Acquisitions et des Recouvrements) et d&rsquo;autres examens des finances publiques. Ils pointent du doigt : Des dépassements systématiques des procédures de passation des marchés. Une non-consolidation de dettes d&rsquo;entreprises publiques qui engageaient la responsabilité de l&rsquo;État. Des engagements hors bilan qui n&rsquo;apparaissaient pas dans le calcul du ratio d&rsquo;endettement officiel. L&rsquo;objectif affiché est de dresser un état des lieux « véridique » de la situation financière du pays, qui serait bien plus alarmante que celle présentée jusqu&rsquo;alors. La défense de l&rsquo;ancien régime : L&rsquo;équipe de Macky Sall rétorque que toutes les opérations étaient légales, validées par les institutions compétentes et transparentes.En conclusion : Une question de volonté politique, pas seulement de contrôle technique. L’affirmation selon laquelle des dettes cachées sont « impossibles » ne résiste pas à l’épreuve des faits historiques et des mécanismes financiers. La BCEAO et le FMI sont des institutions puissantes, mais elles ne sont pas omnipotentes. </p>



<p>Leur efficacité dépend en grande partie de la bonne foi et de la transparence des États qu&rsquo;elles sont censées surveiller: la culture de la conformité. La révélation de dettes dissimulées au Mozambique, en Congo ou ailleurs, souvent par le biais de nouveaux gouvernements procédant à des audits, prouve que le système peut être contourné. La clé ne réside donc pas seulement dans le contrôle externe, mais dans la gouvernance interne, la transparence absolue dans la passation des marchés et la responsabilisation des dirigeants. La polémique au Sénégal est plus qu&rsquo;une simple querelle politicienne. Elle est le symptôme d&rsquo;un enjeu crucial pour l&rsquo;Afrique : la conquête d&rsquo;une souveraineté financière fondée sur une gestion irréprochable des deniers publics, hélas ! c&rsquo;était pas le cas pour les régimes précédents au Sénégal. Elle rappelle, amèrement, que les chiffres officiels ne disent pas toujours toute la vérité, et que la lumière des audits est souvent la seule à pouvoir dissiper l&rsquo;ombre des dettes cachées. L&rsquo;avenir économique du Sénégal, et sa crédibilité auprès des investisseurs, dépendront de la capacité de toutes les parties à faire toute la transparence sur ce dossier brûlant. </p>



<p>Au demeurant, le FMI devrait jouer le jeu à travers un nouveau programme pour l&rsquo;État du Sénégal et in fine, dépasser cette séquence de turbulence socio-économique de déclarations erronées et/ ou de de dette cachée.</p>



<p><strong>Dr. Seydina Oumar Seye</strong></p>
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		<item>
		<title>Macky Sall publie « l&#8217;Afrique au cœur » et plaide pour un nouveau rôle du continent</title>
		<link>https://farafinanews.com/macky-sall-publie-lafrique-au-coeur-et-plaide-pour-un-nouveau-role-du-continent/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Sep 2025 20:56:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[l'Afrique au cœur]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;ancien président de la République du Sénégal, Macky Sall, a publié son deuxième livre, intitulé « L’Afrique au cœur », présenté ce mercredi à New York. L&#8217;ouvrage, paru aux Éditions Odile Jacob, a pour ambition de replacer l&#8217;Afrique dans le contexte historique et géopolitique mondial, et de plaider pour son rôle central sur la scène [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-b3df58ab4337c14623f7c7fab581312c">L&rsquo;ancien président de la République du Sénégal, Macky Sall, a publié son deuxième livre, intitulé « L’Afrique au cœur », présenté ce mercredi à New York. L&rsquo;ouvrage, paru aux Éditions Odile Jacob, a pour ambition de replacer l&rsquo;Afrique dans le contexte historique et géopolitique mondial, et de plaider pour son rôle central sur la scène internationale.</p>



<p>Macky Sall explique que son livre n&rsquo;est « ni une plainte ni une complainte », mais un plaidoyer en faveur d&rsquo;une Afrique unie et revigorée. Il souhaite partager son expérience pour exposer les défis du continent, tout en mettant l&rsquo;accent sur sa capacité à innover et à se développer. Les 23 chapitres de l&rsquo;ouvrage s&rsquo;articulent autour des problématiques qu&rsquo;il a abordées en tant que Président du Sénégal, et dans ses mandats à l&rsquo;échelle panafricaine, notamment à la tête de l&rsquo;Union africaine.</p>



<p>L&rsquo;auteur insiste sur le concept d&rsquo;une « Afrique des solutions ». Contrairement aux narratifs habituels sur la pauvreté et les conflits, il met en lumière une jeunesse créative, une population résiliente et des ressources naturelles abondantes. Il rappelle que l&rsquo;Afrique possède 60 % des terres arables mondiales non exploitées et 30 % des réserves minières de la planète, dont des minéraux cruciaux pour la transition énergétique.</p>



<p>Macky Sall appelle à un panafricanisme d&rsquo;action, en exigeant une plus grande justice au sein de l&rsquo;ordre mondial. Il ne revendique pas une révolution, mais une « évolution nécessaire » des institutions internationales comme l&rsquo;ONU, le FMI et la Banque mondiale.</p>



<p>Tout en saluant l&rsquo;admission de l&rsquo;Afrique au G20, il insiste sur la persistance de défis majeurs qui entravent le développement du continent :</p>



<p>Le fardeau de la dette africaine.</p>



<p>Les obstacles à une transition énergétique juste et équitable.</p>



<p>Les notations biaisées des agences de notation qui compliquent l&rsquo;accès au crédit.</p>



<p>En conclusion, Macky Sall exprime son optimisme quant à l&rsquo;émergence d&rsquo;une Afrique unie et stable, actrice de son propre destin, et partenaire crédible dans la quête d&rsquo;un avenir meilleur pour le monde entier.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/09/FarafinaNews-9.png"><img decoding="async" width="1024" height="740" src="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/09/FarafinaNews-9-1024x740.png" alt="" class="wp-image-11739" style="width:28px;height:auto" srcset="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/09/FarafinaNews-9-1024x740.png 1024w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/09/FarafinaNews-9-300x217.png 300w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/09/FarafinaNews-9-768x555.png 768w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/09/FarafinaNews-9-1536x1110.png 1536w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/09/FarafinaNews-9.png 2019w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p></p>
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		<title>Aliou Sall dément toute volonté de poursuivre Ousmane Sonko et annonce son retrait définitif de la vie politique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Aug 2025 13:10:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Aliou Sall]]></category>
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<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-481f396e7f41f46db2d60f9aaf9c5b09">Dans un communiqué rendu public ce samedi, Aliou Sall, frère cadet de l’ancien président Macky Sall, a formellement démenti les rumeurs faisant état d’un dépôt de plainte imminent contre le Premier ministre Ousmane Sonko dans l’affaire dite des « 6 000 milliards de FCFA », liée au scandale Petrotim.</p>



<p>« Cette information est dénuée de tout sens », a-t-il déclaré, dénonçant un « tapage médiatique savamment orchestré » autour de cette polémique, qui continue d’alimenter le débat public plusieurs années après son éclatement. L’ancien maire de Guédiawaye affirme avoir « tourné la page » et dit avoir « sincèrement pardonné à tous ceux qui [lui] ont fait du mal, que ce soit par volonté ou par influence ».</p>



<p>Dans ce même communiqué, Aliou Sall a officialisé son retrait définitif de la scène politique, une décision prise, selon lui, dès le lendemain des dernières élections législatives. Il reconnaît la légitimité de la nouvelle majorité et appelle à la sérénité. « Une écrasante majorité a été dégagée, à qui il revient de gouverner dans la sérénité, que je sois d’accord avec eux ou pas », a-t-il indiqué.</p>



<p>Aliou Sall a également annoncé vouloir désormais se consacrer à une autre passion, qu’il décrit comme « tout aussi noble que la politique », sans en préciser la nature. Un choix qu’il justifie par la volonté de prendre de la distance avec les clivages et les polémiques.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/08/miniature-1.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/08/miniature-1-1024x683.png" alt="" class="wp-image-9084" style="width:30px;height:auto" srcset="https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/08/miniature-1-1024x683.png 1024w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/08/miniature-1-300x200.png 300w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/08/miniature-1-768x513.png 768w, https://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/08/miniature-1.png 1386w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
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		<title>Ce plan de redressement est un plan pollueur (Par Mamadou Djigo)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 Aug 2025 13:33:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Karantaba]]></category>
		<category><![CDATA[Diamniadio]]></category>
		<category><![CDATA[macky sall]]></category>
		<category><![CDATA[plan de redressement économique]]></category>
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<p>Le régime du Président Macky Sall avait posé des jalons clairs pour réduire la pollution urbaine, en fixant à 8 ans l’âge maximal des véhicules d’occasion autorisés à entrer au Sénégal. Ce choix n’était pas anodin. Il traduisait une volonté stratégique de protéger l’environnement, la santé publique et la mobilité urbaine.<br>Le Sénégal s’était résolument engagé dans une transition vers un transport collectif, propre, inclusif et moderne. Ce virage stratégique reposait sur des projets d’envergure nationale, à fort impact social, économique et environnemental :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>le Train Express Régional (TER), une première en Afrique de l’Ouest, qui relie Dakar à Diamniadio avec rapidité, confort et zéro émission de CO₂ ;</li>



<li>le Bus Rapid Transit (BRT), conçu pour désengorger les grands axes routiers et favoriser une mobilité urbaine efficace, économique et moins polluante ;</li>



<li>la modernisation des gares routières, des lignes interurbaines et du parc de transport public, pour mieux relier les régions tout en réduisant les inégalités territoriales.<br>Ces initiatives faisaient partie d’une vision d’ensemble cohérente, qui visait à transformer la mobilité sénégalaise à la fois pour réduire les bouchons dans la capitale et pour lutter contre la pollution atmosphérique, principale source de maladies respiratoires, cardiovasculaires et de certains cancers.<br>Elles répondaient aussi aux impératifs de santé publique, de justice sociale (en facilitant l’accès aux transports pour tous), et de transition énergétique dans un contexte mondial de plus en plus marqué par l’urgence climatique.<br>Mais voilà qu’en 2025, à peine quelques mois après son installation, le gouvernement des « Thiounés » opère un dangereux revirement : il autorise désormais l’importation de véhicules allant jusqu’à 10 ans d’âge, contre 8 auparavant.<br>Ce changement, présenté comme une mesure « sociale », n’est rien d’autre qu’un recul stratégique, dicté par des considérations populistes de court terme. Son but réel  est de satisfaire une frange de la diaspora bruyante mais électoralement utile, et flatter certains importateurs influents proches du pouvoir, au mépris des intérêts collectifs.<br>En effet, cette décision :</li>



<li>Encourage l’encombrement du parc automobile national, en facilitant l’entrée massive de véhicules vétustes, mal entretenus et peu adaptés aux normes urbaines modernes.</li>



<li>Alourdit la facture sanitaire du pays, en exposant les populations urbaines déjà fragiles à des niveaux de pollution accrus, favorisant l’explosion des cas de cancers, d’asthme, de bronchites chroniques et de troubles cardiaques.</li>



<li>Sabote tous les efforts consentis depuis plus d’une décennie pour faire du Sénégal un modèle de transport durable et intégré en Afrique de l’Ouest.<br>Pire encore, cette mesure a été prise sans étude d’impact préalable, sans consultation avec les experts en environnement ou en urbanisme, sans débat démocratique à l’Assemblée nationale. C’est un passage en force, révélateur d’une gouvernance solitaire, arrogante et déconnectée des enjeux du futur.<br>Là où l’État devait continuer à investir dans l’intelligence territoriale, dans l’innovation écologique, et dans la réduction de la fracture entre transport privé polluant et transport public durable, le gouvernement ces Thiounés choisissent de rouvrir les frontières aux vieilles carcasses roulantes de l’Europe, pour satisfaire des intérêts électoralistes à court terme.<br>Le progrès véritable, ce n’est pas d’augmenter le nombre de voitures fumantes dans les rues de Dakar. Le progrès, c’est de penser à la santé des enfants, à l’air que l’on respire, à la mobilité de demain. C’est de miser sur l’innovation, la planification, la sobriété et l’équité.<br>En reculant de deux ans sur l’âge des véhicules importés, ces incompétents n’ouvrent pas la voie à la modernité. Il creuse au contraire la tombe d’une politique de mobilité intelligente, et enlise le Sénégal dans les fumées noires d’un passé que l’on croyait révolu.</li>
</ul>



<p><strong>Mamadou DJIGO<br>Ingénieur Aménageur et Développeur de Territoires<br>Ancien DG de l’ANAT<br>Membre d SEN – APR</strong></p>
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